«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Ottawa n’a pas la moindre idée des exigences du français

LIBRE OPINION

Le français, une langue officielle malmenée

mardi 18 juillet

Encore une fois, le gouvernement fédéral vient s’excuser pour avoir malmené la langue française dans ses communications écrites. Lors du dernier gala de remise des Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle, le compte Twitter officiel de cette institution a commis des fautes grossières dans sa description des événements. La Fondation des Prix du Gouverneur général s’est excusée et la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, s’est engagée à faire respecter la Loi sur les langues officielles.

 

Décidément, le gouvernement fédéral souffre d’une ahurissante compulsion de répétition d’excuses relativement au manque de respect de sa Loi. En guise d’explication, on invoquera le manque de temps, le fait que l’erreur est humaine ou, plus désolant encore, on pointera les limites des logiciels de traduction. J’ignore si l’auteur des fautes s’est servi du nouvel outil de traduction automatique déployé par le Bureau de traduction, mais si c’est le cas, on pourra conclure que cet outil ne s’est vraiment pas amélioré. En effet, dès son lancement au printemps 2016, il multiplia les erreurs, dont celle-ci : « To decline our invitation » devenait « diminuer notre invitation ». Interrogé sur ces problèmes de traduction, le député libéral d’Hull-Aylmer, où se trouve le Bureau, Greg Fergus, déclarait que son parti est celui de la politique des langues officielles, et il s’attend à ce « qu’on adresse cette question [sic] comme il faut ». Très rassurant ! La directrice générale du Bureau, Donna Achimov, précisait, elle, que les gens peuvent toujours faire des plaintes. Belle affaire !

 

Au mois de mai de cette année, autres excuses : le bureau de la ministre de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, reconnaissait, à la suite d’une lettre d’une citoyenne, que « la situation était inacceptable » sur le plan de la qualité de la langue française dans ses communications aux citoyens et promettait d’y voir.

 

Stéphane Dion, dans une allocution du 19 juin 2015 (« L’avenir du français au Canada »), affirmait que « le gouvernement fédéral doit faire progresser le bilinguisme dans sa fonction publique et considérer la maîtrise des deux langues officielles comme une compétence nécessaire pour les postes de responsabilité supérieure y compris, bien sûr, le poste de vérificateur général ou celui de ministre des Affaires étrangères ».

 

Quelle ironie ! Une des raisons officieuses avancées pour expliquer la chute du ministre en 2017 fut précisément ses difficultés… en anglais. À quand la démission de ministres anglophones unilingues ?

 

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