«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

À l’échelle où ils l’ont pratiqué, c’est tout à fait justifié

Le financement revient hanter le Parti libéral

jeudi 4 mai

(Québec) Les histoires de financement douteux appartiennent au passé et ne sont pas l’exclusivité du Parti libéral du Québec (PLQ), s’est défendu mercredi le gouvernement Couillard, aux prises avec de nouveaux courriels embarrassants.

Cette fois, ce sont des communications de Violette Trépanier, directrice du financement du PLQ pendant plus de 10 ans, qui ont retenu l’attention sur la colline parlementaire.

Des courriels obtenus par Le Journal de Montréal alimentent la thèse que Mme Trépanier devait vérifier les allégeances politiques de candidats avant de recommander leur nomination à des conseils d’administration. Les échanges de Mme Trépanier donnent aussi à penser que des nominations et l’obtention de certains contrats publics - l’implantation d’une garderie, la construction d’un CLSC - étaient conditionnelles à du financement au PLQ.

Des révélations qui semblent contredire le témoignage de Mme Trépanier devant la commission Charbonneau. Elle y aurait minimisé ses liens avec les cabinets politiques et son attachement aux filiations partisanes.

« Ils sont dans les vieilles nouvelles que tout le monde connaissait déjà, a raillé le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, face aux questions de l’opposition. [...] On est passé à une autre époque. On est en train de progresser. »

Le premier ministre Philippe Couillard a affirmé que le PQ avait le même genre de pratique avec Ginette Boivin, qui a elle aussi défilé devant la commission Charbonneau. « Ça montre que dans tous les partis politiques, [...] il y a certainement eu une hypertrophie du rôle des responsables du financement politique. »

Enquête demandée

Mais le chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée, juge qu’une enquête policière doit établir si Mme Trépanier s’est parjurée devant la commission Charbonneau. À son sens, le PLQ ne peut affirmer avoir fait peau neuve. « Ce gouvernement est clairement issu du gouvernement précédent », a-t-il noté. Les libéraux doivent « porter le poids de leur passé "réputationnel" », a ajouté M. Lisée.

À la Coalition avenir Québec, le député Éric Caire a plaidé pour une vérification de l’ensemble des nominations effectuées par le gouvernement libéral depuis 2003. « Si Philippe Couillard veut rompre avec l’ère Charest, il doit faire les vérifications nécessaires pour savoir qui, dans l’appareil public, a obtenu son poste en raison de son allégeance ou de donations au PLQ », a lancé M. Caire.

La solidaire Manon Massé souhaite que le premier ministre sorte de son « déni », qu’il reconnaisse que « son parti est corrompu » et qu’il cesse de jouer dans « un film qui fait horreur aux Québécois ».

De son côté, le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau, n’a toujours pas digéré un reportage, diffusé la semaine dernière à TVA, qui lui faisait jouer le rôle du porte-parole des intérêts de Marc Bibeau, l’ex-grand argentier du PLQ. Les révélations de mercredi ont ajouté à son courroux. Sans vouloir « défendre personne », il déplore que des conclusions soient tirées sur la base de faits « parcellaires » et appelle à laisser les policiers travailler.

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