«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Indépendance polique du Québec

Le défi majeur

L’erreur des souverainistes : « On est presque déjà indépendant ! »

Chronique de Bruno Deshaies
mardi 8 décembre 2015
994 visites 4 messages

« Si tous les indépendantistes n’arrivent pas à mettre le cap sur l’indépendance du Québec et confondent tout, comment pensent-ils convaincre et mobiliser la population québécoise en vue de sa réalisation ? (1) »

Une des grandes failles de la logique des indépendantistes consiste à raisonner comme si le Québec était indépendant. « Si l’on était indépendant, on pourrait… » Le rêve occulte la question du « Quoi », ce qui fait que « nous n’avons jamais la réponse ». Et madame Chapdelaine ajoute avec justesse : « Il est très difficile d’en discuter. [...] Ils [les indépendantistes] sont dans les processus. »

Il est dangereux d’escamoter, sciemment ou inconsciemment, le fait que le Québec est une province annexée avec un demi-État superposé idéologiquement et de facto inscrit dans le système fédéral canadien et pancanadien. Il faut être vraiment dupe pour imaginer la liberté collective sous un carcan aussi implacable que l’Acte constitutionnel de 1982 conçu par Pierre Elliot Trudeau et tout ce qui s’est greffé autour par la suite durant trente-trois ans (autrement dit, depuis une génération. (2)

Types ou degrés d’annexion politique

D’après notre situation politique, il y a plusieurs degrés ou types d’annexion. Voici comment, on pourrait décrire le cas du Québec-Français de la Province de Québec dans le Canada :

Nationalité groupée, majorité locale, maîtrisant un organisme politique régional officiel (province ou État provincial) et représentée dans l’État central par des députés élus directement par le peuple en général, indépendamment de l’organisme régional.

Pour ceux et celles qui raisonnent vraiment dans l’optique indépendantiste, il est évident que la liberté collective est foncièrement limitée dans ce type d’union fédérale. Cette liberté collective signifie que la nation indépendante est celle qui a la maîtrise de sa vie collective à côté d’autres nations a) de même force, b) plus forte ou c) moins forte, tout en demeurant maîtresse chez elle. Voilà la réponse à la question du « Quoi ». La vraie nation indépendante conserve tous les moyens politiques, économiques et culturels de son agir (par soi) collectif. Donc une constitution pour une nation qui s’assume sans entraves des privations que lui cause un autre État superposé et en plus sur place. Fini le remplacement de l’agir par soi collectif, de l’inaction volontaire ou imposée qui appauvrit mais plutôt le contraire, soit l’action qui assure notre présence, la réaction par soi-même qui est signe d’autonomie contre l’inaction qui dépend du remplacement par un autre et de l’absence par subordination collective.

« La lutte doit commencer bien avant la préparation d’une élection… »

On ne peut y parvenir sans un effort colossal d’information auprès du public québécois par des groupes réels qui sauront alimenter tous les publics du Québec. La lutte doit commencer bien avant la préparation d’une élection qui pourrait porter le Parti québécois au pouvoir à Québec. C’est le premier jalon de l’offensive indépendantiste.

« Le combat pour passer du statut de nation annexée à celui de nation indépendante est en soi une révolution politique. Il exige donc un sens des responsabilités, de la cohérence, de la lucidité, du courage, de la ténacité, de l’abnégation, de la franchise, et une entente cordiale et efficace entre les forces indépendantistes de tous les horizons. (3) »

Le défi est de taille. La disparité des discours souverainistes auquelle le Parti québécois fait face [sans parler de tous les mouvements souverainistes qui défendent autant de causes qu’il y a de mouvements et que dire de ces inlassables débats d’opinion dans la presse et les médias électroniques (4)], rend le dialogue avec le public très erratique. Si la fin unique de l’indépendance politique est concevable, pourquoi faut-il autant de préambules, de préliminaires, finalement de débats qui n’aboutissent pas à une concertation sur l’essence du nationalisme politique que tous ces groupements semblent partager ? C’est peut-être qu’ils ne comprennent pas vraiment que le nationalisme dit plus que le patriotisme (bien qu’il puisse mener au nationalisme). Il est fort probable qu’ils n’admettent pas véritablement que tout nationalisme complet est séparatiste et qu’il est donc la volonté d’affirmer, d’épanouir, de défendre l’héritage ancestral et le territoire habité par des compatriotes. Par conséquent, il est plus rationnel, plus dur… Au fond, pourtant, le nationalisme s’apparente à cette tendance générale de toute société, de tout groupement humain organisé de maîtriser et de réussir sa vie collective selon sa fin propre. « Tout homme, tout gouvernement organisé d’hommes sur la terre, possède le droit de se gouverner soi-même. (Thomas Jefferson, 1790) » Pourquoi cette fin si noble est-elle si « divisive », si porteuse d’incompréhension, de discorde et même de rivalités ? Que les Vigilistes élèvent la voix pour que l’Institut ne soit pas une coquille vide.

La position du PLQ est dans le droit fil du spectacle fédéraliste et du libéralisme.

Ne nous faisons pas d’illusions. Dans le style de Jean Chrétien, le parti libéral provincial de Philippe Couillard ne ratera aucune occasion pour fustiger les indépendantistes québécois. Comme on sait aujourd’hui, la démocratie est un concept « nuage » selon Edgar Morin. A cet égard, on sait à quel point les libéraux fédéralistes en abusent abondamment. C’est ce que fait en ce moment le gouvernement Couillard. Il a le mandat de gouverner envers et contre tous. Il est majoritaire ! Ces deux ministres Carlos J. Leitão et Martin Coiteux contrôlent à eux seuls tout l’appareil gouvernemental du Québec. Le PM leur a donné le champ libre. Les autres ministres, y compris Gaétan Barrette, doivent absolument s’aligner sur la ligne dressée par les deux autres ministres seniors. Quant au ministre de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et ministre responsable du Loisir et du Sport, François Blais, on dirait qu’il n’a rien à réclamer pour ses « ministères ». Il reflète très bien l’état d’esprit de son premier ministre. La disparition des commissions scolaires (?), c’est de la poudre aux yeux.

Quant au Premier ministre, il est dans le droit fil du spectacle fédéraliste et du libéralisme tout azimut (p. ex. : le cafouillis au sujet des garderies). En gros, Philippe Couillard, se place dans l’optique fédéraliste. Si l’on résume sèchement son discours, il souligne que ce serait « démissionner » que de se replier comme dans une réserve, sur le seul État où la nationalité minoritaire pourrait devenir une nation majoritaire. Bref, il ne voit pas d’objections au fonctionnement du système fédéral si tous les politiques sont de bonne foi. Il est guidé par les grands traits de sa vision du fédéralisme. Résumons brièvement en quoi elle consiste.

L’optique fédéraliste

- n’élève aucune objection à la « mise en commun », à la « centralisation » de ces « services matériels » dans un État central qui serait la propriété de toutes les nationalités de l’État fédéral et qui agirait au profit de chacune de ces nationalités ;

- au contraire, loin d’avoir des objections, elle découvre une « économie substantielle » réalisée par les nationalités fédérées  : diminution des frais de la défense, de la diplomatie, de la perception des droits de douanes, etc. ;

- proclame que l’autonomie provinciale suffit au peuple minoritaire, s’il le veut, pour être maître chez lui en économique (« pour parfaire son autonomie économique ») ; qu’un échec en économique n’est pas une raison pour rejeter tout le régime... l’autonomie économique est comprise dans un sens très réaliste, car on sait les liens qui unissent les « Grandes Affaires » dans de vastes ensembles et la nécessité d’un marché étendu... ;

- ne voit pas pourquoi un tel régime de partage fédéral respecté n’aboutirait pas à l’épanouissement culturel de la nationalité minoritaire : celle-ci n’a-t-elle pas pleine juridiction sur ses organismes culturels et même ne peut-elle pas négocier directement avec l’étranger en ce qui concerne l’éducation, les relations culturelles (techniques, scientifiques, artistiques), etc. ;

- trouve des « justifications supplémentaires » dans la « protection » et le « soutien » que, sous un régime d’union fédérale de provinces-sœurs, la nation minoritaire peut (ou pourrait) apporter à ses minorités dispersées dans les États provinciaux dominés par la nation majoritaire. Il ne faudrait pas « abandonner » ces sentinelles ou ces avant-postes…

- Et ces nuances varient selon les saisons...

Grosso modo, pour Philippe Couillard, la doctrine du fédéralisme et l’unité canadienne nous est globalement acceptable, voire même avantageuse. Jean-Marc Fournier, fédéraliste sans nuance jusqu’au bout des ongles (pire encore que Claude Ryan), représente de belle façon ce discours agressif d’unité pancanadienne. Il en est de même pour tous les autres député(é)s du PLQ qui endossent inconditionnellement cette idéologie fédéraliste. Leur fierté est dans la « plussssss » grande fédération démocratique au monde. Du Jean Chrétien tout craché ! Ce dernier est déjà dans l’entourage de Justin Trudeau.

Les responsabilités du PQ face à l’indépendance politique du Québec

Du côté des indépendantistes, l’embrouillamini de leurs cheminements est tel qu’il leur est impossible de rassembler les forces nationalistes en vue d’une fin commune crédible pour le public sur l’objet même de l’indépendance politique du Québec. Les trois obstacles historiques sont toujours présents (5). Deux questions doivent être posées :

1. Comment transformer les effets de causes historiques qui perdurent dans le temps ?

2. Pourquoi est-il difficile pour le mouvement indépendantiste à atteindre son objectif ?

Il ne faut pas se voiler la face devant la vérité historique. Le mythe de l’égalité à deux dans le Canada a la vie dure. La propagande des défenseurs du fédéralisme autour de ce thème est persistante. « Il serait urgent que les forces indépendantistes prennent la mesure réelle de la mission et des tâches qu’elles ont à accomplir. » Cette suggestion nous vient d’un historien chevronné qui a consacré sa carrière à l’étude de l’histoire des deux Canadas du point de vue de l’affrontement de deux nationalismes « inquiets » (6). Le « matraquage psychologique » des fédéralistes ne cessera pas demain matin. Car le credo fédéraliste domine toujours au sein de la nation « civique » québécoise. Il revient à la parole indépendantiste de s’affirmer avec assurance et détermination.

À notre avis, tant et aussi longtemps que les chefs du PQ croiront suspectes les indépendantistes sincères et fervents, ils seront toujours en face du plus gros obstacle de leurs intentions voilées. Après tellement de témoignages de confiance répétée par ces nationalistes-indépendantistes, il est difficile de croire qu’ils ne cherchaient pas comme eux La solution souhaitée. Contrairement à ceux et celles qui souhaitaient le pouvoir, ces nationalistes sentaient au fond d’eux-mêmes que le pari était avec tout le public québécois et non seulement pour la quête du pouvoir. Ce message, le Chef du PQ doit en prendre conscience le plutôt possible. Une élection, si importante soit-elle, ne fera pas le printemps (7). Le Parti québécois devra réussir à se faire élire majoritairement pour pouvoir gouverner. Dans un deuxième temps, il sera soumis à toutes les conditions et exigences de la gouvernance provinciale et des jeux de coulisses du Canada et de leurs adversaires politiques au Québec et au Canada. En outre, il aura la lourde tâche de satisfaire les indépendantistes québécois qui les auront conduits au pouvoir. Or, cette lutte politique, il devra la mener concurremment avec toute la gouvernance provinciale et la gestion de l’État québécois ainsi qu’avec toutes ses limites constitutionnelles. Une organisation devrait être mise en place pour relever ce défini national. Le gouvernement péquiste aurait-il le courage de le faire ?

« …l’indépendance politique du Québec est fondamentale pour mettre fin à l’oppression… »

La lutte indépendantiste est plus que la lutte nationale traditionnelle de la société civile québécoise. Elle déborde le social et surtout l’englobe pour le bien commun collectif. Véritablement, l’indépendance politique du Québec vise fondamentalement à mettre fin à l’oppression, c’est-à-dire à cette servitude imposée par un système politique qui diminue notre liberté collective en tant que nation québécoise.

Cette oppression essentielle, née du partage fédéral en lui-même, peut s’accompagner – et ordinairement s’accompagne – de persécutions… de négligence… d’incompréhension… d’incompétence..., c’est-à-dire des multiples formes d’oppressions accidentelles.

Sur l’essentiel, la nation majoritaire au Canada ne changera pas de position. Son nationalisme est inscrit dans la défense pure et simple de l’unité canadienne. Ce nationalisme existe réellement. Au point où la propagande canadienne suppose qu’il n’y aurait que deux types de nationalismes, le narrow nationalism et le broad nationalism. Comme dirait l’autre, on sait bien que ce qui est narrow (ou malsain) est le nationalisme québécois et le broad (ou sain), c’est celui de la nation majoritaire. Par exemple : celui du Canada est ouvert, non-divisif, humaniste, pluraliste, etc. ; celui des Québécois est revanchard, vindicatif, replié sur lui-même, fermé, etc. Être indépendantiste pour une nation minoritaire, c’est vouloir se renfermer sur elle-même tandis que pour la nation majoritaire, c’est vouloir s’ouvrir sur le monde, s’affirmer. Ce que peuvent répondre les indépendantistes québécois à une telle objection des fédéralistes, c’est que le nationalisme est le contraire de l’isolationnisme. La coopération internationale n’est possible que s’il y a « nation ».

Conclusion

« Certains cherchent un chef parfait, c’est peine perdue. »

D’une personne qui s’interroge sur les discussions entre indépendantistes, voici ce que j’ai pu retenir :

Nous ne devons jamais perdre de vue que nous sommes des indépendantistes et notre objectif ultime est de réaliser l’indépendance politique du Québec. Au lieu de travailler à l’élaboration, en équipe, d’un plan d’action solide pour atteindre notre but, nous dispersons nos énergies en discussions improductives.

À ce stade-ci de notre montée vers l’indépendance, les émotions doivent faire place à la rationalité. Je suis donc très déçue que A. Ferratti (et d’autres) ait laissé ses émotions prendre le dessus. Certains cherchent un chef parfait, c’est peine perdue. Notre rôle est de contribuer à faire avancer notre projet par l’apport de points de vue constructifs.

Pierre Falardeau disait crûment :

« Le bateau coule et des passagers veulent discuter de l’aménagement intérieur de la chaloupe. Ramons, câlice ! On discutera ensuite de la couleur de la casquette du capitaine ou de la forme des rames. »


NOTES

(1) Tribune libre de Vigile, Monique Chapdelaine, « L’indépendance du Québec, un choix décisif. Il est impératif de choisir l’indépendance nationale du Québec et d’adopter un discours unique, clair et cohérent. » 27 septembre 2015.

(2) Quoique différemment, le fils Justin va poursuivre l’œuvre de son père en s’appuyant sur les fondements constitutionnels consolidés par son père. Il ne faudrait pas s’imaginer que l’idéologie pancanadienne et le canadianism va diminuer en intensité. Les racines du discours de l’unité canadienne que l’on peut traduire par le slogan « Le Canada n’est pas divisif, il est inclusif ». Donc le vivre ensemble doit être aligné sur les règles uniformes du régime fédéral canadien.

(3) Monique Chapdelaine, « Faut-il satisfaire l’invitation de François Legault ? À renoncer à leur option d’un Québec indépendant. » Surtitre : « Assoiffé de pouvoir. » Tribune libre de Vigile, samedi 14 novembre 2015, 283 visites 1 message.

(4) Sur ce genre de débat, les pages de Vigile sont remplies à profusion. Le dernier en ligne concerne l’intervention de Madame Andrée Ferretti sous l’onglet Tribune libre Si vous voulez lire la description d’un Académicien sur « Les frères ennemis », aller lire les pages 81 à 85 du dernier ouvrage de Dany Laferrière, Ce qu’on dira pas, Mongo, Montréal, Mémoire d’encrier, 2015. Un plaisir à lire !

(5) « Comment s’affranchir du fédéralisme. » Les obstacles sont plus profonds que ne l’imagine l’élite péquiste. Celle-ci devrait faire une révision déchirante de son idéologie optimiste « comme si on était indépendant ».
« L’histoire ne plaide pas en faveur des nationalistes-indépendantistes. » Voir mon commentaire sur ma chronique précédentedu 3 décembre dernier.

(6) Maurice Séguin, Histoire de deux nationalismes au Canada, Montréal, Guérin Éditeur, 1997. Une analyse systématique du phénomène de l’annexion d’une nation par une autre nation dans l’histoire canadienne.

(7) Des chercheurs ont étudié le discours des libéraux au Québec dans les années 1930 et ils ont trouvé une forte tendance vers le libéralisme. Voir Claude Couture et Paulin Mulatris, La nation et son double. Essai sur les discours postcoloniaux au Canada, Québec, PUL, 2012, 218 p. PDF 9782763792880 https://www.pulaval.com/produit/la-nation-et-son-double-essai-sur-les-discours-postcoloniaux-au-canada Consulter le Chapitre 4 : « Le fils du Québec ? Retour sur les années 1930 » (p. 93-124).] Les auteurs ont étudié systématiquement les éditoriaux de la presse québécoise (Le Canada, Le Soleil et La Presse) tant sur le plan international, canadien et québécois. Une section du chapitre est consacrée à « Quelques questions relevant de la politique provinciale » (p.117-124). Extrait PDF offert par l’éditeur couvre une partie de l’introduction qui donne le ton au sujet des concepts de nationalisme civique et nationalisme ethnique. http://www.google.ca/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=0ahUKEwjcvtqfsr3JAhUIcj4KHcUIB5UQFggbMAA&url=http%3A%2F%2Flivres.prologuenumerique.ca%2FTelechargement%2FExtrait.cfm%3FISBN%3D9782763792880%26type%3Dpdf&usg=AFQjCNF0cB4A0Ewo9SY_afbWJ4Jq1KG9pQ Le lecteur pourra se rendre compte finalement que les indépendantistes de l’Institut de recherche sur l’indépendance du Québec vont avoir beaucoup à faire avec bien d’autres questions que de constitution, de constituante, de grande alliance ou de référendum ou même de la prise anticipée, en 2018, du pouvoir par le PQ. Ils pourront se rendre compte que les idées de Philippe Couillard ont des racines dans les années 1930 et celles de 1930 remontaient à Sir Wilfrid Laurier, un libéral canadian notoire. Et plus encore, les idées libérales ont fait leur chemin depuis l’Acte constitutionnel de 1791. Consulter Pierre Tousignant, « L’acte de naissance de la démocratie représentative au Canada. Une nouvelle ère constitutionnelle. » Source : La revue Forces, no 96, Hiver 1991-1992, p. 4-10 (voir P. J.). Et Id., « La Constitution de 1791 : source d’illusions et de conflits. » Bibliothèque de l’Assemblée nationale. Bicentenaire des institutions parlementaires du Québec. Voir l’article de Gilberte Boilard et Maurice Champagne, « Bicentenaire des institutions parlementaires du Québec. » Dans le Bulletin de la Bibliothèque de l’Assemblée nationale (août 1993). http://www.bibliotheque.assnat.qc.ca/01/PER/811681/1993/Vol_22_nos_2-3_(aout_1993).pdf

Commentaires

  • Claude Champagne, 20 décembre 2015 14h08

    Monsieur Gignac, plusieurs fois vous écrivez, « le PQ infiltré » est-ce que je peux vous demander une précision, est-ce le chef ? ou est-ce généralisé ? merci d’avance.

  • Bruno Deshaies, 17 décembre 2015 09h41

    17 décembre 2015 9 h 20

    Bonjour Monsieur André Gignac,

    Je comprends votre réaction. Votre conclusion paraît être la suivante : « Péladeau devra choisir très rapidement entre l’establishment économique ou le peuple québécois ; ça passe ou ça casse ! »

    Je pense que c’est encore plus compliqué. Le Parti québécois a un problème sérieux de communication avec le public tout court. Les organisations locales vivent en vase clos et elles croient être en contact avec le public. NON ! Ils se parlent entre eux, ils discutent entre eux et ils ne font pas le vrai débat. Ils échangent des idées dans toutes les directions. Une grande ouverture d’esprit mais aucune unité de pensée. Ce n’est que l’Actuel qui les intéresse. Tous les yeux sont dans la Grande alliance. Ils n’ont aucun intérêt à mettre en place un atelier de réflexion qui ferait le ménage dans les idées confuses qui entourent le « pays ».

    Pour revenir à votre propos sur les relations entre les nations, j’aimerais faire remarquer que les relations interétatiques sont différentes de celles qui sont intraétatiques. Les premières existent entre les nations indépendantes dotées d’un État souverain (ONU). Un État comme celui du Québec dans un système de relations intraétatiques se trouvent dans une fédération ou une union fédérale. Donc, dans ce cas de figure, la nation québécoise n’est pas indépendante mais annexée et elle ne jouit pas d’un État souverain.

    Je suis d’accord avec vous : « Beaucoup de travail sur la planche, je vous l’assure. »

    C’est pourquoi la mise en place de l’Institut est urgente. Voici ce que j’avais écrit dans une chronique précédente :

    COMMENT PEUT-ON MONTER VERS L’INDÉPENDANCE ?
    Par un effort colossal auprès du public québécois pour l’entraîner à concevoir l’indépendance comme un bien en soi.

  • André Gignac, 17 décembre 2015 07h31

    Erratum Erratum

    À qui de droit

    Tu prends pays (l’indépendance) en nouant des relations extérieures (d’égalité et de fraternité) avec d’autres pays indépendants... au lieu de...Tu prends pays (l’indépendance) dans des relations extérieures (d’égalité et de fraternité) avec d’autres pays indépendants. Merci !

    André Gignac 17/12/15

  • André Gignac, 16 décembre 2015 13h54

    Monsieur Deshaies

    L’indépendance, ce n’est pas sorcier ; c’est de se prendre en main pour commencer, en tant qu’individu, et d’aller vers les autres dans une relation d’égalité et de fraternité sur un plan individuel. Maintenant, transposez ceci sur le plan collectif, c’est du pareil au même sauf dans une optique différente. Tu prends pays (l’indépendance) dans des relations extérieures (d’égalité + fraternité) avec d’autres pays indépendants. Il n’y a pas de subordination ni d’annexion à un autre pays ((le Canada) comme dans le contexte politique que nous vivons, présentement, au Québec.

    Dans un PQ infiltré jusqu’à l’os par les fédéralistes et le SCRS et avec toute la mafia médiatique contre nous-autres, que faites-vous ? Et que faire dans un contexte d’immigration massive au Québec qui nous dilue de plus en plus ? Le temps joue contre nous. Et comment voulez-vous suivre un chef qui est totalement absent pour motiver ses troupes ? Péladeau devra choisir très rapidement entre l’establishment économique ou le peuple québécois ; ça passe ou ça casse ! Mieux que ça se règle le plus vite possible avant la prochaine élection. C’était mon opinion ! Pour résumer mon idée du début, l’indépendance collective ou le pays du Québec, c’est la somme de toutes les indépendances individuelles des Québécois. Beaucoup de travail sur la planche, je vous l’assure.

    André Gignac 16/12/15

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