«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le gâchis de l’élection de 2014

Après la défaite de 2014

Le Parti Québécois doit redevenir une coalition

Chronique de Rodrigue Tremblay
mardi 8 avril 2014
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« Diviser pour régner »
(provient du latin « Divide ut regnes »)

(N. B. : Stratégie visant à semer la discorde et à opposer les éléments d’un tout pour les affaiblir et à user de son pouvoir pour les influencer. Cela permet de réduire des concentrations de pouvoir en éléments qui ont moins de puissance que celui qui met en œuvre la stratégie, et permet de régner sur une population alors que cette dernière, si elle était unie, aurait les moyens de faire tomber le pouvoir en question.)

« Une grande idée lorsqu’elle tombe dans de petits esprits, elle en prend le contour. »
Mme du Deffand [Marie de Vichy-Chamrond] (1697-1780)

« Un individu conscient, éveillé et debout est plus dangereux pour le pouvoir en place que 10,000 individus endormis et apeurés. »
Mahatma Gandhi (1869-1948)

Le PLQ de Philippe Couillard prend, en effet, le pouvoir avec sa coalition d’une minorité d’électeurs francophones conservateurs et d’une concentration des électeurs anglophones et allophones, ces derniers votant en masse pour son parti. Les électeurs francophones nationalistes représentent, en effet, environ 71 pourcent du vote francophone, ce dernier s’étant émietté entre le PQ (35%), la CAQ (27%) et QS (9%). Si ceux-ci ne divisaient pas leurs votes, ils seraient en permanence au pouvoir à Québec.

C’est la vocation historique du Parti Québécois de constituer une coalition la plus large possible de cet électorat patriotique et de prendre le pouvoir à Québec. Pour ce faire, un tel parti rassembleur ne doit pas être dogmatique mais pratique. S’il échoue comme ce fut le cas lors de cette élection du 7 avril 2014, c’est tout le Québec francophone qui perd en émiettant ses appuis dans toutes les directions.

Je ne connais pas les circonstances pour lesquelles l’ex ministre François Legault a quitté le PQ. Cela n’aurait pas dû se produire. On voit comment cette division des votes entre le PQ et la CAC est source de faiblesse et d’impuissance.

Quoiqu’il en soit, cette campagne électorale de 2014 passera à l’histoire comme l’une des plus gaspillée au cours des dernières décennies. On a manipulé la population d’une façon éhontée et on a détourné la démocratie au profit d’un parti, le Parti libéral du Québec, reconnu pour ses presque dix ans de gouverne corrompue, de 2003 à 2012.

Néanmoins, la stratégie électorale du parti de M. Philippe Couillard était brillante, quoique machiavélique : elle consistait à faire en sorte de transformer l’élection générale de 2014 en un genre de « référendum sur un référendum » qu’un gouvernement Marois pourrait hypothétiquement tenir s’il obtenait un renouvellement de mandat. C’était la stratégie de la peur et de l’intimidation. C’est ce que j’appellerais un kidnappage d’élection.

Dès le début, Philippe Couillard a lancé sa campagne en agitant le spectre d’un référendum si le Parti Québécois (PQ) était reporté au pouvoir avec un gouvernement majoritaire. On ne peut pas dire que c’était une stratégie secrète. C’était même une stratégie prévisible de sa part étant donné que les sondages indiquaient que plus de 60 pourcent de l’électorat n’était pas d’humeur à se laisser entraîné dans une autre aventure référendaire perdante.

La tactique électorale libérale consistait donc à provoquer une polarisation de l’électorat sur le thème de la peur d’un référendum, de manière à ce que les électeurs puissent paniquer et reporter leurs appuis au Parti libéral du Québec (PLQ).

Cet électorat souhaitait plutôt qu’on l’invite à se prononcer sur des initiatives concrètes pour relancer l’économie, sur l’adoption d’une charte d’encadrement des accommodements pour des motifs religieux ou culturels, sur l’adoption de règles précises pour combattre la corruption, sur des amendements à apporter à la loi 101 pour que le français cesse de reculer à Montréal, etc.

En d’autres termes, la table était mise pour une élection charnière sur des thèmes majeurs. Le parti du gouvernement sortant avait tous les atouts en mains pour obtenir un mandat majoritaire. D’ailleurs, au départ, les sondages le donnaient gagnant. Mais alors pourquoi alors s’être entêté à servir un plat dont le client n’avait pas envie à ce moment-ci ?

Les libéraux de Philippe Couillard et leurs consultants faisaient une lecture pointue et correcte de la situation politique. La meilleure façon pour eux de gagner était de provoquer une polarisation référendaire de manière à rallier dans leur camp ce 60%+ d’électeurs attentifs à cette question, et à créer ainsi une coalition majoritaire d’une minorité de francophones craintifs, et d’une majorité d’anglophones et d’allophones fédéralistes décidés. L’art de la politique, en effet, consiste à créer des coalitions et à diviser l’adversaire. C’est ce dont les libéraux de Philippe Couillard firent en 2014.

À eux seuls, les libéraux n’auraient sans doute pas pu imposer un thème unique à la campagne. C’était, cependant, sans compter sur l’appui inespéré que le parti de Mme Marois leur apporta, et cela en tout début de campagne, en mettant à l’avant-scène un livre blanc sur la souveraineté, et un éventuel référendum sur l’indépendance du Québec, au cours duquel on discuterait de frontières, de monnaie et de passeports, etc. Quoi de plus surréaliste et de plus éloigné de la préoccupation des gens !

Par exemple, juste avant le déclenchement officiel de la campagne électorale, le ministre des Relations internationales Jean-François Lisée disait en entrevue, le 2 mars 2014, que son gouvernement, s’il était réélu, entendait tenir « un référendum le plus rapidement possible, au moment opportun », en plus de publier un « livre blanc sur l’avenir du Québec ».

C’était justement là un thème dont la population, en très grande majorité, ne voulait pas entendre parler au cours de cette courte campagne électorale, lancée en plein hiver. Elle n’était pas d’humeur à écouter ce genre de message. Et en politique, il faut respecter la population et non pas essayer de la violenter, sans quoi elle peut se rebuter. Une certaine modestie s’impose en pareilles circonstances. Personne n’aime se faire prêcher avec trop d’insistance. Or, le ministre Lisée disait, en empruntant des termes ‘parizeauistes’, vouloir « brusquer » ou même « braquer » les électeurs. Mais, en démocratie, ce sont eux, les électeurs, qui ont le dernier mot.

Même l’arrivée d’une candidature de prestige, celle de M. Pierre Karl Péladeau, se transforma en fiasco quand certaines déclarations maladroites et non planifiées vinrent renforcer et accentuer la stratégie libérale de créer un climat de polarisation.

Chez les adversaires du PQ, on a sabré le champagne devant si peu de sens politique et si peu de sens stratégique. À partir de ce moment, les appuis au PQ dans les sondages commencèrent à chuter et n’arrêtèrent pas de baisser. Toutes les tentatives de ramener l’attention de l’électorat vers les vraies questions, (Charte des valeurs, corruption, intégrité, langue, etc.), furent vaines. Le ciment électoral avait déjà commencé à figer et beaucoup d’esprits restèrent fermés aux arguments de ceux qui avaient si maladroitement laissé échapper le ballon.

En début de campagne, les deux principaux partis, le PLQ et le PQ, le premier par stratégie mathématique et le deuxième par inconscience, ignorance, arrogance ou incompétence, ont tous les deux contribué à transformer cette élection en une campagne électorale, polarisée sur un seul thème. Pour le PLQ, c’était une stratégie gagnante. Pour le PQ, c’était une stratégie perdante.

Les libéraux de Philippe Couillard prennent donc le pouvoir aujourd’hui et ont maintenant un mandat majoritaire de quatre ans devant eux, même si c’est grâce à un procédé démocratique douteux, digne d’un pays du Tiers monde. La légitimité démocratique de ce gouvernement s’en trouve diminuée. On espérait que l’équipe de Mme Pauline Marois comptait un minimum de stratèges aguerris et savait utiliser les moyens modernes de consultation !

Cette élection de 2014 a donc été une fausse élection car tous les autres thèmes importants qui auraient dû retenir l’attention de l’électorat ont été évacués et remplacés par une campagne de peur et d’intimidation, ne portant pour plusieurs électeurs que sur une question qui n’était même pas à l’ordre du jour, à savoir un « éventuel référendum sur le statut constitutionnel » du Québec.

S’il est vrai que les peuples ont les politiciens qu’ils méritent, le peuple québécois, en majorité, ne méritent pas grand’ chose.

II- Une répétition de l’élection du 5 juin 1966 perdue par le PLQ de Jean Lesage

Lors de l’élection du 5 juin 1966, le Premier ministre Jean Lesage avait décidé de mener la campagne à lui seul, et de laisser ses ministres les plus populaires, René Lévesque et Paul Gérin-Lajoie, à l’arrière-plan. Le 5 juin 1966 au soir, il perdit le pouvoir aux mains de l’Union nationale de Daniel Johnson.

Le lendemain, la plupart des observateurs furent fort surpris de constater que le parti de la Révolution tranquille, le Parti libéral du Québec avec Jean Lesage comme chef, avait été défait par la vieille Union nationale de Daniel Johnson, cette dernière obtenait moins de votes (40,8%) que le PLQ (47,3%), mais en faisait élire 56 députés contre 50.

Un thème majeur de la campagne avait été l’insatisfaction d’une partie importante de la population, notamment par rapport à la réforme de l’éducation et concernant la place de la religion dans les écoles. Le vieux Québec conservateur avait eu le dessus sur le Québec moderne et progressiste de la Révolution tranquille. La peur du changement l’avait emporté sur la poursuite des réformes amorcées depuis 1960. — (Court rappel historique : L’Union nationale avait été au pouvoir au Québec de 1936 à 1939, et de 1944 jusqu’à sa défaite lors des élections du 22 juin 1960, aux mains des libéraux).

En 2014, Mme Marois a fait une erreur semblable à celle de Jean Lesage en 1966, principalement en ne donnant pas la parole au ministre Bernard Drainville, responsable de la Charte de la laïcité, dès le début de la campagne et en le gardant dans l’ombre pendant deux longues semaines. En politique, les mêmes erreurs produisent souvent les mêmes résultats.

En 1966, les deux tiers partis indépendantistes du temps, le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) et le Ralliement national (RN) avaient récolté ensemble près de neuf pourcent des votes, quoique aucun siège, mais ils avaient affaibli considérablement le Parti libéral en divisant le vote progressif. En d’autres termes, en 1966, ces deux tiers partis ont joué à l’endroit du PLQ un rôle similaire à celui qu’a pu joué le Parti Québec Solidaire (QS) et celui d’Option nationale (ON) face au Parti Québécois (PQ), lors des élections du 7 avril 2014, soit celui de diviser le vote nationaliste et de faciliter l’élection d’un parti réactionnaire appuyé massivement par sa base anglophone et allophone.

Encore ici, les mêmes aveuglements produisent les mêmes résultats, de sorte que l’on peut dire qu’à peu de choses près, l’histoire s’est en quelque sorte répétée le 7 avril 2014.

Aujourd’hui, nous sommes donc confrontés à la réalité toute crue que nous n’aurons ni une charte des valeurs qui en vaille la peine, ni un nettoyage de nos mœurs politiques au-delà de quelques réformes cosmétiques, et j’ajouterais à l’intention de ceux et celles qui affectionnent vouloir aveuglement se cogner la tête contre le mur, ni un avancé vers l’indépendance du Québec, mais plutôt un recul majeur.

Pendant ce temps-là, des dizaines de millions$ auront été gaspillés en vain dans la Commission Charbonneau et dans une élection détournée de ses véritables objectifs. Qui osera croire qu’un gouvernement libéral dirigé par Philippe Couillard fera siennes les recommandations à venir de la Commission Charbonneau pour enrayer la corruption au Québec ?

Nous aurons de surcroît comme premier ministre, en effet, un politicien non seulement fort médiocre et mal préparé, et qui connaît mal l’histoire du Québec, mais aussi un politicien fort dangereux pour les intérêts supérieurs du Québec, en la personne du Dr. Philippe Couillard.

En effet, M. Couillard est une personne qui fait partie du Conseil privé de la Reine à Ottawa, et cela depuis le 21 juin 2010, et qui a été très près des hautes instances des services secrets canadiens, ayant siégé avec son ami Arthur Porter sur le Comité de surveillance des services secrets canadiens à Ottawa (CSRAS), tous les deux nommés à ce poste par Stephen Harper.

Le futur Premier ministre du Québec est aussi quelqu’un qui a vendu son expertise médicale comme neurochirurgien à un des plus répressifs gouvernements de la planète, celui de l’Arabie saoudite. On soupçonne que ce dernier gouvernement avec celui du Qatar, interviennent impunément au Québec comme ils le font d’ailleurs en Europe, en finançant la construction de mosquées et en finançant diverses activités intégristes à même leurs énormes revenus de pétrole. (Réf. : http://quebec.radiox.com/emission/)

Il faudra donc être vigilant car de puissantes influences extérieures vont vouloir s’exercer sur le Québec pendant le règne de Philippe Couillard.
Sur ce point, on sait où loge Philippe Couillard : N’a-t-il pas rencontré Stephen Harper et d’autres chefs de partis fédéraux, juste avant le déclenchement de l’élection, afin d’établir une stratégie commune avec ses alliés ?

Il n’est certes pas impossible que cet aréopage veuille aussi signer la constitution canadienne imposée de 1982, rejetée à l’unanimité par l’Assemblée nationale, sans consulter au préalable la population souveraine du Québec, de manière à profiter du désarroi du Parti Québécois et de la polarisation politique qui les sert. Le désastre serait alors complet.

De même, si le vote nationaliste allait continuer à s’émietter entre le PQ, QS et ON, on devra en conclure que l’élection qui a favorisé cette polarisation de la droite fédéraliste aura véritablement été une élection charnière. Il est possible que le paysage politique québécois ne redevienne jamais ce qu’il était avant cette élection manquée. Il nous reste à souhaiter que le mal fait ne soit pas irréparable et que les prochains leaders du Parti Québécois sauront reconstruire une large coalition nationale.

III- Conclusion

Tous s’entendent pour dire que la chef du PQ, Mme Pauline Marois, a mené une campagne des plus médiocre. Mme Marois a perdu les deux seuls débats télévisés, le premier aux mains de Philippe Couillard et le second devant un François Legault plus articulé. Ce dernier débat a marqué une nette rupture dans les intentions de vote, la CAQ remontant brusquement la pente, passant de 14 à 23 pourcent dans les intentions de vote, tandis que le PQ chutait de 37 à 29 pourcent dans les mêmes intentions de vote, et s’enlisait davantage. Quelques semaines de plus, et cela aurait pu être un hécatombe encore plus cuisant pour le parti de Mme Marois. On devra rendre des comptes en certains milieux, car au début de cette campagne électorale, le parti au pouvoir avait tout en mains pour aller chercher un mandat de gouvernement majoritaire.

Force nous est de constater que le gouvernement du Québec sera, pendant quatre longues années, aux mains d’un Philippe Couillard inféodé comme jamais aucun premier ministre du Québec ne l’a été à la nomenklatura ‘Canadian’ et anti Québec d’Ottawa. Ce sera un gouvernement qui a obtenu 41,5 pourcent d’appuis, et qui a donc été rejeté par la majorité de la population, grâce à notre mode de scrutin désuet. Un second tour comme en France pour tous les candidats qui ont obtenu moins de 50% des votes, soit la très grande majorité des « vainqueurs », aurait donné un tout autre résultat.

Quoiqu’il en soit, le Québec sera dirigé pendant quatre années par un Philippe Couillard qui est un libéral fédéraliste réactionnaire, d’avant la Révolution tranquille, et il est même un adversaire avoué de la Révolution tranquille en récusant le « Maîtres chez-nous » des Jean Lesage, René Lévesque, Paul Gérin-Lajoie, de Robert Bourassa, et de tous les leaders politiques du Québec depuis plus d’un demi-siècle. Le Québec aura à sa tête un politicien qui se veut être le fossoyeur du Québec moderne. (Voir son article dans le journal Le Devoir, du 5 décembre 2012 : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/365585/revenir-aux-sources-de-l-idee-liberale)
Un homme dangereux en effet. Un homme du 19ème Siècle !

Et sous son règne, il est à craindre que le Québec continue d’avoir la réputation peu enviable d’une contrée mal administrée et affligée par la corruption, avec en plus un gouvernement qui aura peu de légitimité démocratique.

Et cette Louisianisation* du Québec que je craignais il n’y a pas si longtemps risque de s’accélérer.

Quel gâchis, en effet ! Mais, « à une prochaine fois », comme disait l’autre ! Peut-être !

Par Rodrigue Tremblay
Professeur émérite de l’Université de Montréal, ancien ministre et auteur du livre « Le Code pour une éthique globale », [http://www.amazon.ca/Code-pour-une-éthique-globale/]


* La Louisianisation du Québec, chap. 5, Les grands enjeux politiques et économiques du Québec, Rodrigue Tremblay, Éd. Transcontinentales, 1999. [http://classiques.uqac.ca/contemporains/tremblay_rodrigue/grands_enjeux_pol_eco_qc/grands_enjeux_tdm.html]

N. B. : Rodrigue Tremblay est l’auteur du livre « Le Code pour une éthique globale » :
http://www.amazon.ca/Code-pour-une-éthique-globale/dp/2895781737/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1380631023&sr=1-1&keywords=Le+code+pour+une+éthique+globale
“The Code for Global Ethics“ :
http://www.amazon.ca/Code-Global-Ethics-Humanist-Principles/dp/1616141727/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1380631099&sr=1-1&keywords=The+code+for+global+ethics

Commentaires

  • Jean-Claude Michaud, 12 avril 2014 11h34

    Merci monsieur Tremblay de nous éclairer. Beaucoup d’opinions aussi très intéressantes de la part des commentaires que je viens de lire.

    Le PQ a tout un défi pour survivre. Je crois qu’un rapprochement entre les deux partis nationalistes est une option. Legault est l’énigme toutefois car il doit clarifier sa position constitutionnelle. Il est clairement le nouveau Maurice Duplessis, autonomie et affirmation nationale du Québec à l’intérieur du Canada pour les prochaines années. Cependant, est-il encore souverainiste pour le long terme. C’est-à-dire, Est-ce qu’un Québec riche qui ne reçoit plus de péréquation et qui n’aurait plus une aussi grosse dette devrait devenir un pays souverain ? J’aimerais l’entendre sur cela. J’ai personnellement appuyé la CAQ cette année pour brasser la cage du PQ suite à une mauvaise campagne ou le PQ a patiné sur son option et a été très médiocre pour défendre ses idées.

    PKP est une candidature très intéressante, j’ai laissé des commentaires ici sur vigile dans les derniers mois en faveur de son saut en politique. Je suis d’accord avec le commentateur qui dit que les discours et réponses qu’a faite monsieur Péladeau laisse voir qu’il a besoin de solidifier sa pensée politique et son aise à faire des discours politiques.

  • Michel (Mike), 11 avril 2014 20h55

    Pour moi Bernard Landry était un homme de cœur, un homme
    de conviction. L’un des plus grands. il avait de la prestance.
    Il imposait le respect s’était inné chez-lui.

    Qu’est il arrivé je n’en sais rien. S’est ce genre de "charisme"
    qu’il nous manque quelque chose qui se constate mais qui ne
    se voit pas. Il était là pour les vrais raisons, il ne servait pas
    de divertissement.

  • Gary Gaignon, 11 avril 2014 19h16

    @Cjpolitic

    Petite rectifiction idéologique, selon moi, QS se situe bel et bien au centre de la nouvelle gauche éclairée de par le monde qui est en train de vivre une véritable renaissance. Car nous vivons à l’époque des Nouvelles Lumières du 21e siècle. Le Québec retarde là-dessus de manière dramatique.

    L’erreur d’interprétation de la boussole électorale - je l’ai notée même de la part de chercheurs universitaires qui ont publié récemment les conclusions absurdes d’une de leurs recherches dans Le Devoir - vient du fait que c’est la droite qui s’est beaucoup extrémisée et banalisée d’autant au cours des deux dernières décennies. Beaucoup de gens en ont perdu tout sens de l’orientation politique.

    C’est pourquoi il s’agit d’écrémer parmi les nationalistes caquistes et même libéraux ceux qui sont d’authentiques conservateurs traditionnels, qui ont le sens des valeurs patriotiques et familiales, en rompant le charme qui les lient pour le moment avec les extrémistes de droite libertariens qui se sont emparés d’Ottawa sous de fausses représentation de centre droit.

    Il faut absolument démasquer à leurs yeux ces derniers et les ramener au centre gauche, soit au bercail. Et c’est possible parce que ces conservateurs traditionnels ont une grande sensibilité religieuse. Raison pour laquelle il faut se montrer très délicat et nuancé lorsqu’on tente de leur vendre grossièrement une certaine laïcité de l’État trop autoritaire.

  • Éric Lévesque, 11 avril 2014 17h35

    Voici ce que le mouvement indépendantiste doit faire à partir de maintenant, tout partis confondus et de préférence, un chef clair et affirmé au sein du PQ...

    1. Se reconnecter à la population sur leurs aspirations premières. (Faut prioriser la santé, l’éducation et l’économie dans le discours, pas uniquement l’indépendance pour l’indépendance et uniquement l’indépendance, dans les rassemblements internes et externes)

    2. Établir la pédagogie massive de l’indépendance, surtout chez la jeunesse, qui répondra et solutionnera les enjeux concrets du quotidien. (Ceci a clairement été déficitaire dans le mouvement depuis 95.)

    3. Rester clair et cohérent dans sa démarche et dire explicitement dans l’ordre le procédé pour arriver à l’indépendance une fois élu. (Encore une grande lacune du mouvement, il faut rester clair et non floue par peur de déplaire, mais pour être congruent et assuré dans son plan de match.)

    4. Élaborer les grands principes d’une constitution pour la présenter à la population, qui répondra directement à leur aspirations, histoire de bien les informer (Sur une feuille 8 1/2 x 11 sur deux pages, mettre les grands principes visé par l’indépendance, question de clarté encore une fois et les gens seraient à quoi s’attendre)

    Une fois le pouvoir repris par la convergence :
    5. Rapatrier les plus de pouvoirs fédéraux possibles et démonter à la population les blocages. (Ceci va montrer que nous ne pouvons pas accomplir les grands principes qu’en étant indépendant)

    Après le point 5, les appuis à l’indépendance devrait largement atteindre les 60 %

    6. Procéder à une consultation populaire à élaboration d’une constitution québécoise avec la légitimité d’être écrite par celle-ci pour celle-ci. (On réitère les grands principes, on les développe et on explique concrètement tous les aspects que le peuple veut pour se diriger lui-même, ses institutions, ses valeurs, etc.)

    7. La faire entériner par voie de référendum séparés ou simultanés. (Pour la reconnaissance internationale et monter qu’une majorité est d’accord avec la scission du Québec avec le reste du Canada sur la prise de son destin)

  • Cjpolitic, 11 avril 2014 12h49

    @ M. Gary Gaignon (Gagnon ?)

    Votre point de vue est tout à fait légitime et votre proposition d’un rapprochement d’un PQ renouvelé et de QS l’est tout autant.

    Mais est-ce la meilleure option ? La réponse à cette question dépend si vous favorisez l’option avant tout idéologique ou l’option avant tout nationale et identitaire.

    Regardons comment le vote global s’est réparti le 7 avril 2014, même si cela ne garantit rien pour l’avenir :
    Résultats de l’élection du 7 avril 2014 au Québec
    PLQ (41,52%) 1,760,000
    PQ (25,38 %) 1,075,000
    CAQ (23,05 %) 976,000
    QS (7,63 %) 323,000
    ON (0,73%) 31,000

    I- Première hypothèse : Le PQ se déplace vers l’extrême gauche et se rapproche de QS.

    Si le PQ et QS se fusionnaient, quel serait le résultat net en pourcentage de votes d’une pareille fusion ? Le résultat serait le pourcentage de votes QS (7,63%) plus ce qui resterait au PQ après une pareille fusion. Comme la majorité des péquistes de l’extérieur de Montréal ne se retrouveraient pas dans ce parti essentiellement gauchiste et de Montréal, on peut supposer qu’au moins la moitié de ses appuis de 2014 iraient ailleurs, soit vers la CAQ, soit vers ON. Un résultat net approximatif : 20,32% des votes pour la nouvelle formation.

    II- Deuxième hypothèse : Le PQ se rapproche de la CAQ.

    Supposons pour simplifier que le PQ et la CAQ se fusionnent. Ici on doit postuler que le PLQ et sa base formée d’anglophones et de francophones fédéralistes est à son apogée à 41,52%. On peut aussi postuler qu’une telle fusion ferait perdre au PQ un certain pourcentage d’appuis qui iraient vers QS, disons le quart de ses appuis du 7 avril. Donc, un résultat net approximatif de cette deuxième hypothèse : 42,08% pour cette nouvelle formation.

    Conclusion

    La deuxième hypothèse est la seule qui permet d’une façon réaliste de défaire le PLQ et de prendre le pouvoir. Ce n’est donc pas à l’extrême gauche que se retrouvent les votes, mais au centre. C’est donc vers le centre que le PQ a intérêt à se déplacer et non pas vers l’extrême gauche. C’est sans doute ce qu’un chef comme René Lévesque ferait.

  • Gary Gaignon, 11 avril 2014 10h46

    Élections printemps 2014. Quand on pense que même dans le bastion indépendantiste de Taillon, l’ancien compté de René Lévesque lui-même, dans lequel je vis depuis 1980, le PQ ne l’a emporté de justesse sur les Libéraux qu’avec 887 voix... alors que QS fait un beau 11,5 % du vote, presque autant que sur le Plateau... si le message n’est pas assez clair, il ne le sera jamais !

    C’est la faute à Bouchard le conservateur fédéral qui a fait basculer le PQ à droite toute alors qu’il fallait garder le cap sur le centre gauche authentique et laisser PLQ et CAQ s’entredéchirer carrément à droite. Le PQ doit arrêter d’avoir honte de son article 1 et nous proposer un vrai projet de pays dans toutes ses dimensions au lieu de nous demander carte blanche au lendemain d’un référendum perdant d’avance à l’aveuglette. Il y a d’autres manières d’accéder à l’indépendance qu’un maudit référendum dont personne ne veut plus.

    Lisée erre donc un peu sur l’interprétation à donner aux deux points de pourcentage supplémentaire (de 6 à 8%) que QS a été chercher. Non, ils ne viennent pas tous de ON. En fait, d’après la boussole électorale, les électeurs de ON, QS et du PQ partagent au moins 70 % de leurs valeurs très profondes qui se situent nettemment au centre gauche et non pas du tout à droite toute comme depuis ce virage stupide pris sous Bouchard le conservateur transfuge du fédéral.

    Répétons-le, dans mon comté de Taillon, bastion indépendandiste de René Levesque, la PQ ne l’a emporté que par 887 voix sur les Libéraux. Raison pour laquelle, je présume, Malavoy a laissé la place à la présidente de la corportation des pharmaciens. Il y a 11,5 % de solidaires dans Taillon, soit environ autant que sur le Plateau.

    Il va donc falloir que le PQ renoue avec ses racines et contribue à réinventer à la source la tradition social-démocrate qui a mordu la poussière partout en Europe après avoir tombé dans le panneau du droitisme électoraliste croyant pouvoir contrebalancer ainsi les anarcho-capitalistes mondialistes qui ont mis au fond de leur poche les conservateurs traditionnels sans lesquels les Libertariens de Harper, entre autres, n’auraient jamais pu prendre le contrôle du Canada pour le dénaturer sur tous les plans.

    Voilà pourquoi le PQ erre complètement en flirtant avec les populistes de droite de la CAQ, des conservateurs traditionnalistes. Il devrait plutôt laisser PLQ et CAQ s’entredéchirer carrément à droite et reprendre le flambeau, haut et fort, de la nouvelle gauche éclairée, écologique et altermondialiste d’où est en train d’émerger l’élite de l’avenir.

    Je crois que c’est la meilleure stratégie afin de réveiller sur le long terme - le chantier d’un pays à bâtir ! - le sens des valeurs traditionnelles des conservateurs qui ont été envoûtés par le chant de sirène des extrémistes de droite qui prêchent les baisses d’impôts généralisées et la refonte de l’État sur le modèle d’une simple entreprise de services réduits au minimum alors qu’en fait ils ont livré les classes moyennes occidentales aux transnationales apatrides qui les réduisent au chômage structurel de plus en plus.

    À preuve : leurs revenus réels n’ont pas augmenté depuis plus de 30 ans tandis que la classe des 1% ont accaparé entre-temps toute la création de richesse qu’ils s’amusent à jouer au casino de la bourse au lieu de réinvestir et de créer des emplois de qualité. Il y a longtemps que la richesse ne percole plus de haut en bas de l’échelle sociale.

    Ne cherchez pas plus loin la déconfiture totale partout en Occident de tous les partis jadis sociaux-démocrates tels que le PQ qui ont renié leurs valeurs fondatrices dans le seul but de converser le pouvoir dans la corruption et la collusion. Soit le PQ se réinvente et ressuscite, soit QS prend le relais à la suite de sa disparition méritée comme ce fut le cas à une certaine époque de l’Union nationale parce qu’elle rejetait la nécessité historique de la révolution tranquille.

  • Cjpolitic, 11 avril 2014 09h57

    La pire erreur de la campagne

    La décision de Mme Marois de rester entre deux chaises et de promettre « pas de référendum… tant que les Québécois ne seront pas prêts » s’est avérée la pire décision de toute la campagne. En fait, ce fut une décision des plus désastreuse :
    1- les péquistes les plus pressés ont compris qu’il y en aurait quand même un et que ce n’était que du verbiage d’élection ;
    2- tandis que la majorité des électrices et des électeurs ont compris qu’elle gardait les portes ouvertes et qu’il y en aurait probablement un, d’où le ralliement au Parti libéral et au Parti Avenir Québec.

    Comme entre 60 et 70% de la population ne voulait pas se voir imposer un tel référendum dans la conjoncture actuelle, l’issue de l’élection était scellée.
    La décision de Mme Marois a éclipsé tous les autres thèmes de la campagne.

    À partir de ce moment, l’élection est vraiment devenue une élection référendaire, alors que le parti de Mme n’était pas du tout préparé à faire porter l’élection sur ce seul thème. Le PLQ de M. Couillard, par contre, ne souhaitait que cela. Vu sous cet angle, il est juste de dire que cette fameuse « élection » a été une sorte de « troisième référendum perdu » pour le PQ, mais cette fois-ci dans les pires conditions.

    Si le PQ refuse de faire son examen de conscience, ce qui est fort possible, et continue de blâmer tout le monde pour sa défaite excepté lui-même, son message et sa stratégie, ce parti risque à terme de subir le même sort que la vieille Union nationale, et perdre sa pertinence comme cela a été le cas plus récemment avec le BQ, lors des élections fédérales du 2 mai 2011.

    Cela n’est pas inévitable, mais si le PQ ne réussit pas à se repenser et à se repositionner sur l’échiquier politique, la population souveraine va prendre la décision à sa place. Pour elle, le PQ est un instrument comme un autre pour la servir, et s’il ne fait plus l’affaire, elle se tournera vers d’autres partis plus prêts de ses vraies préoccupations.

  • J L Trudel, 10 avril 2014 14h50

    Je suis toujours surpris de voir certaines personnes prêtes à couper les ponts avec des alliés.

    Démoniser QS est irresponsable. Si QS fut créé c’est parce que la grande coalition du PQ d’il y a 20 ans n’avait pas su répondre aux attentes d’une aile plus progressiste.
    La même chose pour la frange plus conservatrice qui est allée vers la CAQ.

    À mon avis il faut absolument qu’une génération plus jeune prenne en charge le PQ. Il faut faire de la place entre autres aux militants d’Option nationale. Ouvrir un débat avec les souverainistes actifs dans QS. Et on verra bien où nous mènera tout cela.

    Pour ma part je ne crois pas que la CAQ, comme parti, puisse adhérer à une telle coalition. Ce parti est un parti en réaction. C’est un parti refuge pour les gens en réaction aux autres partis. Nous n’avons pas à concevoir un programme de droite pour accommoder ce parti. Faisons une coalition sérieuse, social-démocrate et cela saura accommoder et séduire les caquistes d’un jour.

    Mais avant tout, une première chose à admettre serait d’être un peu moins arrogants. Les invectives méprisantes telles que "chouverainiste", ou à l’autre extrême le mot "xénophobes" à qui mieux mieux, ou bien les accusations de traitres à la solde du NPD, tout cela n’aidera pas à reformer une coalition. Les résultats du 7 avril commande pour le moins une certaine retenue.

    Merci M. Tremblay pour votre article qui permet de garder espoir.

  • Cjpolitic, 10 avril 2014 12h24

    @ M. Carmichael

    Ce qui compte, c’est l’avenir du Québec, pas l’avenir du PQ. Le PQ n’est qu’un instrument, le Québec est notre patrie.

    Il importe de refaire une grande coalition des patriotes québécois et d’empêcher le PLQ et sa base anglophone de demeurer au pouvoir et de faire reculer le Québec.

    C’est à cela qu’il faut réfléchir.

  • Gaston Carmichael, 10 avril 2014 08h00

    @CJpolitic :

    Si on accepte votre diagnostique, qu’est-ce que vous proposez comme remède ?

  • Cjpolitic, 10 avril 2014 07h34

    Les messages que la population envoie aux partis politiques et aux politiciens

    Dans une démocratie, la population a toujours le dernier mot. C’est elle qui porte un jugement collectif sur les partis politiques et sur les politiciens qui les dirigent. Et habituellement ce jugement collectif est le bon.

    Une défaite électorale est donc une bonne occasion pour un parti politique de s’interroger sur les raisons de la désaffection de l’électorat à son endroit. Si un tel effort d’introspection et de remise en question n’est pas fait, il y a risque de ne point saisir le message que la population souveraine lui envoie. Et, si un parti politique se fige dans son dogmatisme et dans son approche, et refuse de s’adapter aux besoins du moment, cela peut mener à terme à sa disparition. C’est alors la faillite électorale.

    Que reproche la population québécoise au Parti québécois et à ses dirigeants ? Dans l’immédiat, elle n’a pas aimé la façon dont le gouvernement Marois a abandonné la proie pour l’ombre en se lançant en élection en plein hiver alors qu’il pouvait encore faire avancer des dossiers importants, comme celui de la Charte de la laïcité et de la neutralité de l’État qu’une majorité appuyait, et cela sans avoir été renversé par un vote formel à l’Assemblée nationale.

    Pourquoi ne pas avoir fait adopter une première version de compromis, quitte à revisiter ce dossier plus tard ? En se lançant précipitamment en élection, le PQ de Mme Marois a donné l’impression qu’il souhaitait brusquer la population et profiter électoralement de l’appui que la population accordait au projet. Jouer au plus fin avec la population est toujours risqué.

    Et maintenant, l’éléphant dans la pièce : la population est tout à fait dans son droit de reprocher au Parti québécois et à ses dirigeants de l’avoir menée à deux défaites désastreuses dans des référendums perdus, en 1980 et en 1995, qui ont fait fortement reculer le Québec au plan constitutionnel.

    Si un capitaine prend de grands risques et coule son bateau, les passagers sont en droit de se demander si ce capitaine est fiable ou pas. Comment reprocher à la population d’être craintive quand ce même parti parle de se lancer dans une troisième aventure référendaire, avec tous les coûts qu’une troisième défaite lui ferait encourir ? Chat échaudé craint l’eau froide, et la population n’acceptera pas passivement d’être entrainée dans un référendum futur par le même parti qui a lamentablement échoué dans le passé.

    Je crois que le Parti québécois ferait mieux d’en prendre bonne note sans quoi la désaffection à son endroit risque de se poursuivre et même de s’accélérer.

  • Rodrigue TREMBLAY, économiste et humaniste, 9 avril 2014 16h51

    @ Yvan,

    Comme en 1936 quand Maurice Duplessis et Paul Gouin fusionnèrent le Parti conservateur (PC) et l’Action libérale nationale (ALN), il faudra que le prochain chef du PQ et François Legault fusionnent le PQ et la CAQ pour former un parti de l’avenir national, sans quoi le PLQ est au pouvoir pour longtemps avec sa solide base anglophone. Cela n’est pas pour demain, mais dans deux ou trois ans les choses vont paraître plus claires.

    La coalition de M. Duplessis resta au pouvoir presque pendant vingt ans. (L’Union nationale a été au pouvoir au Québec de 1936 à 1939, et de 1944 jusqu’à sa défaite lors des élections du 22 juin 1960, aux mains des libéraux.)

    Le Parti libéral de Jean Lesage qui fit la Révolution tranquille était lui aussi une large coalition dans laquelle on retrouvait des Georges-Émile Lapalme et des Paul Gérin-Lajoie, mais aussi un René Lévesque.

    Pourquoi ne pas inclure QS ? Essentiellement parce que ce dernier parti a pour objectif de détruire le PQ et il est la tête de pont au Québec du NPD fédéraliste et anti nationaliste et la moitié de ses adhérents sont des anglophones d’allégeance ‘Canadian’. Quand il se dit « indépendantiste », c’est pour mieux tromper et siphonner des appuis au PQ.

    Rappelons que l’indépendance pour le Québec est un processus et qu’un futur référendum qui doit absolument être gagnant sur la question n’est pas le point de départ du processus mais le point d’arrivée. Quand on a un objectif à long terme, il faut savoir être patient. Parfois, il vaut mieux contourner un mur que de s’y lancer contre tête première.

    Rappelons aussi que de nos jours aucune nation et aucun pays n’est complètement indépendant. L’indépendance est une question de degré. L’important, c’est de progresser dans la bonne direction, et non pas reculer comme on s’apprête à le faire avec Philippe Couillard. Un Québec qui saura se rallier vers l’avenir est capable d’accomplir de grandes choses. Restons divisés, et nous faisons l’affaire de nos adversaires, lesquels sont parfois nos ennemis car ils souhaitent notre disparition.

    Rappelons aussi que la politique est l’art du possible et l’art de faire des coalitions et des compromis. Ceux et celles qui recherchent la pureté des dogmes et de l’absolu dans les objectifs devraient fonder une religion, car la politique sied mal aux dogmes et aux absolutismes.

  • yvan, 9 avril 2014 13h49

    Vous qui êtes un économiste et un homme de chiffre ,il vas falloir dans la situation actuelle se poser des questions et faire des mathématiques de base

    En 2012 le PQ avait obtenu 32% du vote

    En 2014 le pq as obtenu 25% du vote soit moins de 7% de votes

    Ou est aller ce moins 7% de votes obtenu par le pq ?

    Considérant que Couillard as obtenu 41% du vote

    Ou les libéraux sont -il aller chercher ce 10 % supplémentaires de votes ?

    A l’évidence un 7 a 8% vient de la région de Québec et des environs qui as délaisser la caq au profit de Couillard

    Ce vote perdu par la caq dans la région de Québec as été remplacer par le vote gagner dans le 450 et ce vote allait au parti québécois

    En admettant comme pré requis que le vote de 25% obtenus par le pq est un vote minimum sous lequel le parti québécois seras reléguer au rang de tiers parti avec une vingtaine de députés il faut se poser de sérieuses questions

    Donc pour prospérer la caq devras reprendre son vote parti chez les libéraux tout en essayant de ne pas perdre celui du 450 qui était celui du parti québécois

    Je doute fort qu’après avoir voter libéral que la région ultra fédéraliste de Québec vas laisser tomber la proie pour l’ombre et retourne vers la caq a moins de penser que Legault et la caq puisse forrner un gouvernement ce qui n’est pas envisageable avec 22 a 27% du vote pour la caq

    Ce qui vas donner une situation bloquer autant pour le pq que pour la caq qui ne peut espérer a moins d’une surprise aller gruger encore dans le vote du pq et qui placerait le pq sous 25%

    Sous 25% le pq seras reléguer au rang de tiers parti avec une vingtaine de députés tout au plus et qui faute de relève disparaitras a petit feu dans le temps

    Ayant actuellement 22% pour la caq et 25% pour le pq ces deux partis récoltent 47% du vote ce qui est largement suffisant pour battre les libéraux

    Par contre chacun de leur coté avec 22% pour la caq et 25% pour le pq c’est l’opposition garanti a perpétuité et aussi le pouvoir a perpétuité pour les libéraux

    Tout ce que la caq et le parti québécois peuvent espérer avec ce faible pourcentage de vote c’est une alternance entre eux pour être l’opposition a vie face aux libéraux

    Que faire ?

    Une coalition comme vous dites ..sans doute

    Mais comment ,de quelle manière,.sur quelle base ?

    Certainement pas sur la base de voir notre projet de pays disparaitre

    Legault parlait hier du projet de pays imaginaire qui nuit au Québec

    Pour Legault ce n’est pas le Canada qui nuit au Québec mais selon lui c’est un projet d’un pays imaginaire qui nuit au Québec

    Certainement pas une coalition sur cette base

    Car cette base est celle de la propagande fédéraliste

    On dit que le temps arrange les choses mais dans notre cas comme peuple le temps détériore les choses

    Peut être qu’un nouveau chef au parti québécois pourrait renverser la situation mais qui ?

    Un chef charismatique ,un chef aimer par les québécois ,un tribun ,un chef moderne,un chef jeune de la génération montante qui vas attirer cette clientèle du futur qui délaisse le parti québécois,un chef qui sauras leur parler ,les convaincrent ,qui parle leur language et qui leur propose des choses et des pojets novateurs qui les intéressent,un chef qui s’implique et participe avec eux dans ce qui les intéressent ,un chef qui participe de sa propre personne que ce soit le sport,l’écologie,le multimédia .

    Je sais que vous allez dire que je cherche un chef qui n’existe pas présentement mais il faut chercher le maximum de qualité comme nouveau chef ..semer pour assurer la relève de demain pour que le pays puissent un jour exister dans la réalité et pas seulement juste dans notre coeur et dans nos têtes

    Sans que ce soit la perle rare ,il nous faut un chef qui est au moins capable d’égalé au minimum les deux autres ce qui on s’entend ne devrait pas être trop difficille a réaliser devant la médiocrité des deux fédéralistes Legault et Couillard

    Couillard qui rêve au Canada jour et nuit

    Legault qui parle du pays imaginaire et qui se contente de rêver sur un compte de banque qui serait dans le Canada

    Mieux vaut un vrai pays pour les Québécois

    Pas nécéssairement une vedette actuelle du parti québécois mais un chef en qui le québécois moyen pourras se reconnaitre,avoir pleine confiance et PKP n’est pas celui la ...du moins pour l’instant

    C’est un homme controversé socialement et il traine cela comme un boulet

    Un boulet alimenter par la propagande haineuse des néo fédéralistes ultras gauchiste de Québec Solidaire ainsi que celle venant de leur pendant fédéralistes affairistes que sont les libéraux

    A tord ou a raison mais cela polarise le clivage gauche droite tant rechercher par QS qui veut plutot changer de système que de pays ,QS qui veut abattre le parti québécois en s’imaginant que les indépendantistes iront se réfugier vers ce parti néo fédéraliste doctrinaire ultra gauchiste ..mais QS se trompe et le résultat du vote en pourcentage démontre hors de tout doute qu’après autant d’années ils en sont au même point a faire du surplace dans le pateau profond de l’ultra gauche

    Leur troisième député élu n’étant du qu’au frationnement du vote et qui de peu aurait fait élire une libérale a la place de leur candidat`

    Il ne s’agirait que du transfert de quelque vote caquistes dans Ste Marie vers la candidate libérale a la prochaine élection pour que Qs perde ce conté et c’est ce que je leur souhaite la prochaine fois

    En plus PKP est tres vulnérable aux attaques démaguogiques des libéraux du a sa situation comme propriétaire d’un empire médiatique et comme homme d’affaire

    On l’as vu dans les attaques vicieuses,malicieuses et sans fondement mener par Khadir qui accusait faussement PKP de se servir du Delaware comme paradis fiscal pour éviter de faire payer de l’impot par ses entreprises au Québec ..ce qui était faux mais la fausseté est la marque et surtout le fond de commerce de ce parti d’extrémistes et d’intégristes et leur faussetés sont toujours bienvenues et pris comme parole d’évangile par la médiacratie fédéralistes Radio Canadienne qui leur as accorder 30 minutes pour mentir sur PKP sans rien dire

    PKP est aussi un homme dans lequel le québécois moyen ne se reconnait pas même s’il reconnait et appécie ses succès et sa réussite en affaire

    PKP aurait avantage a mieux se faire connaitre mais je doute énormément que cela changeras le regard du québécois moyen qui seras intoxiquer par la propagande haineuse venant de QS et des fédéralistes et qui seras ad nausem véhiculer a Radio Canada qui as toujours été en guerre contre son empire médiatique qui s’oppose a celui de Gesca et de Desmarais pour lequel les libéraux fédéralistes a la tête de Radio Canada roule corps et âme

    Radio Canada est un mélange.hybride anti parti québécois, d’anti indépendantiste composé de fédéralistes libéraux anti péquistes a la tête et qui a la base font alliance politique avec les bobogauchistes multiculturalistes altermondialistes bien pensant de Québec Solidaire qui sont des anti péquistes qui empestent litérallement TLMP avec leur doctrine d’ultra gauchiste patenté

    PKP est un orateur très moyen selon ce que j’ai pu constater ..rien pour écrire a sa mère

    Il n’y as pas urgence a ce que le pq se donne un nouveau chef car les libéraux en ont pour 5 ans, non pas gouverner le Québec mais a gérer le Québec comme disait Bourassa `

    D’ailleurs les libéraux de Gesca ont déja jeter leur ligne a l’eau avec leur sondage du jour pour demander qui ferais le meilleur chef pour le parti québécois

    Dans la liste apparait PKP

    Quand j’ai regarder le résultat il est avant dernier avec a peine 17%

    Sur les 5 proposés c’est une autre personne qui receuille le plus de votes a 47%

    Evidemment il s’agit d’un sondage du genre mouchard pour que Gesca puisse avoir une petite idée et se préparer en conséquence pour salir et démoniser celui qui serait le plus populaire

    On ne perd pas de temps chez Desmarais ..on veut savoir qui

    A 47% qui disent vouloir une autre personne Gesca et Pratte vont se gratter le coco pour savoir et Pratte de Gesca devras attendre pour pouvoir commencer a dénigrer le nouveau chef

    J’en reviens a mon questionnement ..comment faire sans abondonner le pays pour débloquer la situation de quasi égalité de votes entre deux partis qui ensemble pourrait faire battre facilement les libéraux avec 47% mais qui chacun de leur coté seront dans l’opposition pour longtemps a moins que le parti québécois ne disparaisse au profit de la caq ce qui n’est pas envisageable

    Il faut aussi considérer que le vote caquiste est un vote avant tout anti- libéral mais pas nécéssairement en faveur de l’indépendance

    Comme disait Chrétien nous sommes en guerre

    IL FAUT BRISER LA BARAQUE FÉDÉRALISTE CANADIAN

    Pourquoi ne pas se donner un nouveau chef venant de la nouvelle génération d’indépendantistes pour y arriver, semer pour demain et pour la relève existe avec un nouveau chef énergique et dynamique qui ne s’enfargeras pas dans la politique de la langue de bois que les fédéralistes multiculturalistes trudeauistes ont réussis as imposer aux québécois sur l’indépendance a travers leur médiacratie qu’ils controlent d’une main de fer

    Il faut aussi renverser les tables de la loi de la langue de bois fédéraliste et utiliser les vrais mots qui sont ..Libération ,colonialisme canadian ,république ,indépendance,vrai pays ,liberté et évacuer le gluant discours gentrifier qui utilise les mots du vocabulaire de la langue de bois comme chouveraineté

    Refuser aussi comme parti de travailler pour les fédéralistes en cherchant as trouver des accomodements impossibles a trouver pour faire fonctionner ce régime néo colonialiste canadian qui vas nous faire virer en rond jusqu’as ce que mort s’en suive pour la nation qu’ils refuseront toujours de reconnaitre

    Ce n’est pas notre but car notre but.. c’est le pays ..le vrai pays que les québécois méritent et qui est notre cause et pas celle des fédéralistes qui veulent nous voir disparaitre comme peuple en trouvant des accomodements pour y arriver

    Il y en as en masse de ces partis fédértalistes comme la caq ,les libéraux et les néo fédéralistes de Qs associés au NPD de Mulcair

    Nous n’avons plus rien a perdre sinon que de disparaitre dans l’indifférence si nous continuons dans la fuite vers l’arrière

    Et tant qu’as disparaitre comme parti il faut foncer ,dire les vrais mots ,désacraliser les mots dans un discours clair et sans ambiguités ce qui nous permettras d’être innataquable sur le fond et de dire a nos adversaires qui en perdront les pédalles ce qu’ils sont dans de vrais mots qui ne seront pas enrober de mashmallow

  • Marcel Haché, 9 avril 2014 00h30

    @ Gaston Carmichael

    Vrai que le bilinguisme a maintenant une bien plus grande importance que dans les années héroiques du P.Q.

    Mais la laicité, ce n’est pas Nous comme la langue.

    Lorsque Pauline Marois s’est dite inquiète pour la langue française, quelque part, c’est pour Nous qu’elle s’inquiétait. Elle n’était pas inquiète pour une charte de la laicité ou quelque chose comme le bon parler français. Le West Island peut se sentir concerné,en accord ou en désaccord, avec une charte sur la neutralité.

    La langue française ne concerne que Nous, ou du moins Nous d’abord...Si la langue française disparaissait, plus personne ne dirait Nous. Nous utiliserion plutôt We en lieu et place.

    Nous sommes les premiers concernés par l’Indépendance, sinon l’Indépendance est une rigolade.

  • Jean-Louis Pérez-Martel, 8 avril 2014 21h44

    Bonsoir Monsieur Tremblay,

    Avant tout je profite de cette occasion pour vous remercier d’avoir écrit le livre Le Québec en crise (Montréal, 1981), lequel a été une source inestimable lors de mes études de l’Histoire politique du Québec dans les années quatre-vingt.

    Concernant votre chronique d’aujourd’hui Le Parti Québécois doit redevenir une coalition , permettez-moi de vous dire que la ‘’coalition’’ dont vous faites référence (PQ-CAQ-QS), n’est pas viable ni propice. La seule et unique voie pour reprendre le Pouvoir est l’Union des patriotes dans un ‘’pacte de sang’’ entre ceux-ci.

    Ces deux articles peuvent résumer cette voie patriotique incontournable si nous voulons arriver à faire du Québec un pays indépendant et digne de ses actes collectifs. Comme exemple individuel de cohérence et de vision politique :

    ● Pourquoi j’ai démissionné comme membre-militant du PQ avant les Élections générales de 2012 :

    La caste des carriéristes au Québec*, le cancer politique à extirper

    La politique mercenaire contre l’État

    Avec de tels politiciens, pas besoin de s’occuper de nos ennemis

    http://www.vigile.net/La-politique-mercenaire-contre-l

    ***

    ● Pourquoi je suis retourné au PQ le jour même de l’annonce de Pierre Karl Péladeau de militer pour l’indépendance du Québec au sein du PQ :

    Pierre Karl Péladeau

    Le patriotisme éclairé contre la traîtrise institutionnalisée

    Pour un ralliement majoritaire de survie nationale

    http://www.vigile.net/Le-patriotisme-eclaire-contre-la

    Jean-Louis Pérez-Martel


    Note. Quelques mois avant les élections générales de 2012 j’ai décliné l’assentiment de Mme Marois d’être candidat dans un comté de Laval

  • Rodrigue TREMBLAY, économiste et humaniste, 8 avril 2014 19h14

    Les questions économiques sont très importantes pour beaucoup de monde.

    Un des problèmes de l’équipe Marois c’est qu’il n’y avait pas beaucoup de porte-paroles qui parlaient d’économie au monde au cours de cette courte campagne électorale.
    Pour certains, cela n’est pas tellement important, soit parce qu’ils ou elles sont à la retraite ou ont un emploi assuré. Pour les jeunes, en particulier, se trouver un emploi est une question primordiale. On ne peut seulement vendre du rêve. Faut-il aussi être sur le plancher des vaches et vendre du concret.

    Où était l’équipe économique de Mme Marois pendant cette élection ? Même M. Péladeau de qui on se serait attendu mieux ne parlait que d’indépendance et de rêve. Où étaient les projets économiques concrets qu’un gouvernement sortant pouvait présenter à la population ?

    Les jeunes auraient bien aimé savoir comment un gouvernement péquiste allait les aider à trouver un emploi. J’appellerais cela avoir de l’empathie pour ceux et celles qui luttent quotidiennement pour leur survie économique et financière. Cela aussi est important pour les gens qui ont de la difficulté à payer leur compte d’électricité chaque mois ou dont le réfrigérateur est vide.

    C’est ce que j’appellerais se mettre à l’écoute des gens et de leurs problèmes. Si on n’est pas prêt à faire cela, on ne devrait pas être en politique.

    @ Mon ami Pierre Cloutier :

    Le gouvernement de Mme Marois n’était pas prêt à se lancer dans une campagne référendaire, c’est évident. Alors pourquoi avoir fait semblant qu’il acceptait le défi du PLQ de M. Couillard de faire de l’élection une sorte de référendum sur un référendum hypothétique dans l’avenir ? C’était aller jouer sur le terrain miné de l’adversaire. Il fallait absolument fermer cette porte, comme j’en ai supplié Mme Marois de le faire dans une lettre ouverte assez publicisée.
    Le leadership, c’est cela. Il ne faut pas reculer devant l’obligation de prendre les décisions qui s’imposent quand on est en pleine bataille, sans quoi on court à sa perte. Il est trop facile de glorifier le capitaine qui coule avec son bateau. Ce que l’on veut, c’est un capitaine qui mène le bateau à bon port, ou un général qui gagne la guerre, pas celui qui se fait hara-kiri sur son épée.

    Le Québécois aiment les leaders mais fuient ceux qui hésitent et ne savent pas où ils vont. Souhaitons que le prochain chef du PQ sera un leader et un rassembleur, et qu’il ou elle saura s’entourer en conséquence. Les Québécois ont en un urgent besoin.

  • Rodrigue TREMBLAY, économiste et humaniste, 8 avril 2014 19h12

    Les questions économiques sont très importantes pour beaucoup de monde.

    Un des problèmes de l’équipe Marois c’est qu’il n’y avait pas beaucoup de porte-paroles qui parlaient d’économie au monde au cours de cette courte campagne électorale.
    Pour certains, cela n’est pas tellement important, soit parce qu’ils ou elles sont à la retraite ou ont un emploi assuré. Pour les jeunes, en particulier, se trouver un emploi est une question primordiale. On ne peut seulement vendre du rêve. Faut-il aussi être sur le plancher des vaches et vendre du concret.

    Où était l’équipe économique de Mme Marois pendant cette élection ? Même M. Péladeau de qui on se serait attendu mieux ne parlait que d’indépendance et de rêve. Où étaient les projets économiques concrets qu’un gouvernement sortant pouvait présenter à la population ?

    Les jeunes auraient bien aimé savoir comment un gouvernement péquiste allait les aider à trouver un emploi. J’appellerais cela avoir de l’empathie pour ceux et celles qui luttent quotidiennement pour leur survie économique et financière. Cela aussi est important pour les gens qui ont de la difficulté à payer leur compte d’électricité chaque mois ou dont le réfrigérateur est vide.

    C’est ce que j’appellerais se mettre à l’écoute des gens et de leurs problèmes. Si on n’est pas prêt à faire cela, on ne devrait pas être en politique.

    @ Mon ami Pierre Cloutier :

    Le gouvernement de Mme Marois n’était pas prêt à se lancer dans une campagne référendaire, c’est évident. Alors pourquoi avoir fait semblant qu’il acceptait le défi du PLQ de M. Couillard de faire de l’élection une sorte de référendum sur un référendum hypothétique dans l’avenir ? C’était aller jouer sur le terrain miné de l’adversaire. Il fallait absolument fermer cette porte, comme j’en ai supplié Mme Marois de le faire dans une lettre ouverte assez publicisée.
    Le leadership, c’est cela. Il ne faut pas reculer devant l’obligation de prendre les décisions qui s’imposent quand on est en pleine bataille, sans quoi on court à sa perte. Il est trop facile de glorifier le capitaine qui coule avec son bateau. Ce que l’on veut, c’est un capitaine qui mène le bateau à bon port, ou un général qui gagne la guerre, pas celui qui se fait hara-kiri sur son épée.

    Le Québécois aiment les leaders mais fuient ceux qui hésitent et ne savent pas où ils vont. Souhaitons que le prochain chef du PQ sera un leader et un rassembleur, et qu’il ou elle saura s’entourer en conséquence. Les Québécois ont en un urgent besoin.

  • Gaston Carmichael, 8 avril 2014 16h55

    "Autrement dit : la game, ce n’est pas la Charte, c’est la langue. Sur ce point, je crois que Pauline Marois a eu raison bien trop tard."

    Vraiment ?

    Selon les Ayatollah de la langue, l’aveu de M. Couillard qu’il est bien plus intéressé à faire la promotion du bilinguisme, que de protéger la langue française, était une gaffe monumentale.

    Manifestement, les électeurs ne l’ont pas vu ainsi. C’est comme si M. Couillard aurait exprimé un fait que les québécois ont maintenant assimilé (comme dans assimilation)

    Pour la grande majorité de québécois, le bilinguisme individuel est un atout important pour quiconque aspire à une carrière réussie. Seulement une petite minorité d’intellectuel fait la distinction entre bilinguisme individuel et bilinguisme collectif.

    Dans ce contexte, parler du danger du bilinguisme, ou imposer des restrictions à la bilinguisation est souvent mal vu.

    Dans un autre billet, Rodrigue Tremblay écrit qu’il faut faire preuve de pragmatisme, et ne pas imposer aux électeurs des thèmes dont ils ne veulent pas. En référant au référendum, il écrit "Mais alors pourquoi s’être entêté à servir un plat dont le client n’avait pas envie à ce moment-ci ?"

    Est-ce que la question linguistique est encore un élément porteur pour le projet indépendantiste ?

    Avant d’en faire un cheval de bataille, il faut donc s’assurer de bien "lire" ce qu’en pense l’électorat. Il ne faut pas prendre pour acquis que ce qui était vrai en 1970, l’est encore aujourd’hui.

  • eric roger, 8 avril 2014 16h05

    Monsieur Tremblay,

    Vous dites que :

    "Ce sera un gouvernement qui a obtenu 41,5 pourcent d’appuis, et qui a donc été rejeté par la majorité de la population"

    Est-ce-que le gouvernment péquiste élu le 4 septembre, 2012 avec 31.9% du vote était donc plus légitime ?

  • Jean-Paul Lahaie, 8 avril 2014 14h10

    Bonjour M. Tremblay,

    Je suis en accord avec votre analyse. On voit en vous l’humaniste rompu à la réflexion.
    La plus élémentaire stratégie sur un projet de société aussi gros que l’indépendance d’un pays consiste à préparer le terrain par une « offensive médiatique » à long terme, avec des médias de propriétés indépendantistes. Comme disait Michel Chartrand : « Le parti Québécois veut nous donner un pays mais il n’est même pas capable de nous donner un journal d’envergure nationale ». Le PQ va à la boucherie à chaque fois qu’il propose son option souverainiste. Il n’est pas capable de contrebattre le feu d’une presse fédéraliste déchaînée comme cela s’est produit depuis 18 mois. Si PKP est à moindrement sincère et engagé dans le projet indépendantiste, il pourrait facilement fonder un grand média de masse (TV – portail internet – et journal) de type presse d’opinion comme La Presse et Radio-Canada.
    Tout à fait en accord avec le fait que le vote nationaliste est divisé. Il conduit à la réduction du poids politique des francophones au Québec. Le multiculturalisme canadien a le même effet sur notre rapport de force au Canada et au Québec. Je ne serais pas surpris d’apprendre un jour que les services de renseignements canadiens ont infiltrés ON et QS dans le but de nuire à l’accession du Québec à la souveraineté.

  • yvan, 8 avril 2014 14h01

    Dans son discours de victoire une phrase dit absolument tout des intentions de P Couillard

    Il as fait allusion a la fin des problèmes des immigrants et de l’immigration vécus sous le pq

    Avec la réélection du parti libéral il as ajouter fier de lui :

    AU PARTI LIBÉRAL NOUS VOUS DISONS BIENVENUE CHEZ VOUS

    Pourquoi Couillard n’as t-il pas dit bienvenue chez nous ?

    ou bienvenue au Québec ?

    Parce que son chez lui est ailleurs et pas au Québec dans sa tête de fédéraliste canadian

    C’est assez révélateur du combat que Couillard entend mener pour nous tasser et ignorer notre existence comme peuple parce qu’il vient de prouver par son bienvenue chez vous .. que le CHEZ NOUS des Québécois n’existe pas pour lui

    Je ne connais pas d’endroit dans le monde a part le Québec colonisé ou ont dit comme Couillard bienvenue chez vous

    Tout les pays normaux qui se respectent vont dire bienvenue chez nous et non bienvenue chez vous

  • Gaston Carmichael, 8 avril 2014 13h38

    Oui, la question du référendum a joué contre le PQ. Mais, il y a plus.

    La question de la charte qui était censé être porteur pour le PQ (60% des francophones l’appuyaient) s’est retourné contre eux.

    On a vu les communautés religieuses (autant musulmane, juif, que catholique) lancé le mot d’ordre d’aller voter, et de s’assurer de battre le PQ.

    Pour beaucoup de francophones, quoiqu’on appuyait la charte, ce n’était pas un argument suffisant pour déterminer son X. D’autres facteurs avaient plus d’importance à leurs yeux, et leur X est sans doute allé à QS, à la CAQ, ou même au PLQ.

    Au final, on avait une vote massif des membres de communautés religieuses contre la charte, et les autres qui étaient pour la charte se sont éparpillés un peu partout.

  • micheline St-Pierre Otis, 8 avril 2014 12h17

    Très bonne évaluation de cette déconfiture du PQ.
    Je vous trouve cependant un peu sévère en ce qui a trait à Mme Marois et à son équipe. Certes, il y eu d’énormes maladresses dans le parcours de la campa-gne, un gros manque d’attaque. Plusieurs militants dont moi avons tenté par divers messages lui demander de sortir plus ses crocs et de montrer davantage qu’elle était entourée d’une formidable équipe. Rien de cela n’arriva : on était en face d’une 1ère Ministre qui fuyait et montrait un visage de peur,
    J’aurais aimé que vous abordiez davantage le 4e pouvoir, celui qu’ on joué nos médias, surtout GESCA et SRC. Vous nous laissez entrevoir des avenues intéressantes pour l’avenir d’un Québec indépendant mais il sera toujours dificile de convaincre nos concitoyens qui s’intéressent à la politique qu’une fois aux 4 ans sans avoir nos médias sous haute surveillance durant toute une campagne électorale, cela par un comité de surveillance aguerri qui évalue, critique et sensure au moyen de conférences de presse à rythme régulier.

  • Marcel Haché, 8 avril 2014 11h55

    Totalement d’accord avec votre texte.

    Une occasion historique a été manquée. Si Pauline Marois avait ramené vers elle micros et caméras et avait solonnellement promis qu’il n’y aurait pas de référendum advenant son élection, elle serait probablement encore en poste, plutôt que d’avoir laissé gratuitement toute la place à ce qu’il y avait et qu’il y aura de plus réactionnaire au Québec.

    Cependant, le nombre de votes péquistes à travers tout le Québec n’a pas tellement reculé. Hélas, sa tendance historique à la baisse se manifeste encore. C’est cela le plus inquiétant. Il y a là un déni à éviter, qui pourrait inciter le mouvement indépendantiste à renouer avec un discours déphasé des préoccupations du peuple québécois.

    Le pays n’a pas à être mis constamment sur la table.Le pays, ce sont les québécois. Sans québécois, il n’y a pas de pays ni de Québec.

    Le pays c’est même un peu plus que les québécois. C’est Nous. Et c’est bel et bien Nous-rien à voir avec le West Iskand- qui avons procuré une belle victoire à la C.A.Q. précisément contre le P.Q., attendu que le West Island n’a pas voté pour la C.A.Q.

    Le référendum n’est pas un incontournable pour les indépendantistes. Cependant Nous le sommes. Autrement dit : la game, ce n’est pas la Charte, c’est la langue. Sur ce point, je crois que Pauline Marois a eu raison bien trop tard.

  • Pierre Cloutier, 8 avril 2014 11h45

    Monsieur Tremblay

    Quand on cache son option constitutionnelle dans le placard comme on l’a fait depuis le dernier référendum et plus particulièrement avec une doctrine aussi peu invitante que la gouvernance "chouverainiste mollassonne et ronronnante", ne trouvez-vous pas normal que le peuple ait peur du "tigre de papier" ou de l’épouvantail à moineaux, si on n’a pas eu le minimum de fierté et d’intelligence de lui expliquer en détails les raisons et les contours de l’indépendance nationale ?

    Depuis 2005, avec le départ de Landry, le PQ a été dirigé par les "électoralistes" (Boisclair et Marois) et aujourd’hui il en paie de prix.

    Pierre Cloutier

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