«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le Québec dans le monde

Deux fautes du PQ en 2016

Vigile manque de nerf

Chronique de Gilles Verrier
mercredi 4 janvier
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Politique internationale

Deux fautes du Parti québécois en 2016

Sur la scène internationale ce qui a caractérisé le PQ en 2016 c’est décidément sa volonté de passer inaperçu. Un mouton blanc parmi les autres.

Sa première faute a été de refuser de rencontrer Marine Le Pen. Faute diplomatique de taille. Considérant qu’elle devienne président de la France ou pas, elle représente le parti le plus populaire de France. Même si par hasard elle représentait un parti moins populaire, dans un cas comme dans l’autre, le PQ n’aura pu s’élever au dessus du médiocre consensus de la bien-pensance libérale-caquiste-solidaire-Radio-Canada de la bourgade. C’était pourtant pour lui, le PQ de PKP, l’occasion de donner la mesure de son niveau d’indépendance politique, la mesure de sa capacité à nouer des liens avec tous les partis politiques du monde, dès que la possibilité de donner de la visibilité internationale au combat des Québécois s’offrait. Arguer qu’il ne fallait pas donner de visibilité à un parti d’extrême droite, selon les desiderata de la classe dominante est de l’enfantillage politique, y céder est inqualifiable. Ce n’est pas notre combat. C’est aux Français de décider si le Front national mérite un vote ou pas. Quant aux Québécois, c’est de juger de l’intérêt des choses à partir de leur propre situation qui importe. Regrettable, c’est cet événement plus que tout autre qui a montré que PKP ne pouvait jouer dans les grandes ligues. C’est dans ce moment de vérité arrivé à l’improviste qu’il est apparu être un autre chef ordinaire du PQ, le reste de l’histoire, prévisible, est connu...

Pierre-Karl Péladeau s’est défaussé de ses responsabilités, immédiatement appuyé par l’ineffable Jean-François Lisée dans un tweet. Vigile, site pourtant marqué au signe de la dissidence a emboîté le pas. Richard LeHir et Jean-Claude Pomerleau ont jugé a posteriori, sur Radio info-cité, que « ce n’était pas jouable ». Pourquoi ? L’explication n’est jamais venue. Dans cette prise de position bizarre, l’équipe éditoriale de Vigile se positionnait contre le sentiment de la grande majorité de ses lecteurs qui avaient soutenu par des commentaires exceptionnellement nombreux et bien sentis, bétonnés de bons arguments, les jeunes péquistes qui avaient rencontré Marine LePen.

La position surprenante de Vigile dans cette affaire fait contraste avec sa couverture des événements internationaux, ceux des pays étrangers, où la contestation de la classe dominante mondialiste est généralement soutenue et encouragée. Or, lorsque vient le temps d’imaginer la même dissidence au Québec, Vigile loge aux abonnés absents, est déstabilisé, ou se fait rabatteur pour les politiques les plus discutables du Parti québécois.

Pourquoi faut-il au Québec se contenter d’applaudir la dissidence étrangère et soutenir chez nous le conformisme politique le plus timoré ? Le déterminisme du colonisé, expression qu’emploie Christian St-Germain dans son livre l’Avenir du Bluff québécois serait-il un atavisme plus fort qu’on le suppose ? Alors que le monde change rapidement autour de nous, que les conventions établies au profit de la classe dominante sont malmenées ici et là, au Québec, le PQ, et ceux qui le suivent avec un « esprit critique », comme Vigile, restent attachés à un conformisme politique auto-bloquant qui, par conséquent, ne sert nullement les intérêts de l’auto détermination politique du peuple québécois. C’est comme si, par peur de mourir, il ne fallait surtout pas dire tout haut ce qu’on pense tout bas. Et surtout ne pas être indépendants ici et maintenant. La lutte contre la corruption libérale se suffisant pour le moment à elle-même comme projet national emballant.

Il est vrai que le Québec, compte tenu de son poids dans le Canada et dans le monde ne peut, hormis qu’une grâce exceptionnelle descende sur lui, être le chef de file de la résistance mondiale. On conçoit aussi que toute politique aventuriste pourrait lui être défavorable et même pire. Soit. Mais entre l’aventurisme des bravades et le conformisme le plus plat, il y a un espace laissé vacant : celui de la résistance intelligente et de l’affirmation opportune de notre existence. Le Québec retarde sur le reste du monde, les pieds figés sur place à force de jongler avec les perspectives assombries de son destin national devenu incertain. Une sorte de grande noirceur post moderniste reste impénétrable aux rayons venus d’ailleurs, sauf pour en constater la lumière exotique. Faut-il que l’incertitude nationale continue de servir d’excuse à l’immobilisme et aux ambitions toujours revues à la baisse ?

Rencontrer Marine LePen était non seulement « jouable » mais c’était un passage obligé pour le PQ de PKP. Obligatoire. Il y avait pour justifier ce geste un festin d’arguments, dont les arguments de la grande diplomatie. Arguments dont pouvaient facilement se saisir les représentants d’une province qui a encore la prétention de constituer un pays. Or, au PQ, la tradition veut que se prendre en mains n’est jamais pour tout de suite. Le PQ, cette fois-là comme avant, nous communiqua sa peur panique et nous demanda d’entonner avec lui : rejetons vivement l’occasion de figurer aux premières loges de la scène internationale, à tout le moins de la France et de la francophonie.

Résultat ...le Québec est resté misérablement province. Les mots étouffés, pris dans la gorge, parce que, dirait-on, tant qu’il ne sera pas pays le Québec se comportera comme une « tite » province. Belle occasion ratée, selon les règles de la tradition péquisteuse. En fait, est passée à la trappe cette occasion en or comme il s’en présente peu, de rappeler au monde que l’indépendance est toujours d’actualité au Québec. Mais le monde continuera de parler d’Écosse et de Catalogne, parfois de Palestine ou de Transnistrie, mais pas du Québec. Merci PKP, merci Lisée.

La deuxième faute du PQ est bien entendu la déclaration de Jean-François Lisée sur la victoire de Donald Trump. Encore là, ce qui frappe c’est la petitesse du point de vue partisan à partir duquel il se place pour s’exprimer : un point de vue provincial dépourvu de toute perspective internationale et de toute indépendance pour une entité politique qui se destinerait à constituer un pays. Lisée a promis que l’indépendance ne sera pas sur la table avant un deuxième mandat. Tout laisse croire qu’il tiendra parole. Il a été élu sous des promesses de sous performance : pas autre chose qu’une province. Québec ne parlera jamais depuis la hauteur d’une nation qui aspire à la pleine reconnaissance nationale, c’est du sous-duplessisme ! C’est du sous-Bourassa ! C’est du sous Honoré Mercier ! Pourtant, tenir le langage de la dignité nationale de la part d’une nation violemment annexée, fondatrice à elle seule du Canada, établissement humain où les rapports entre autochtones et européens-canadiens connurent une perfection inégalée dans la colonisation européenne, cette histoire, notre histoire est franchement une épopée, désormais reniée, méprisée et oubliée. Oubliée et reniée plus par Lisée que Mercier, Duplessis et Bourassa. Avancez en arrière !

On l’aura compris, les fautes présentées ici ne sont des fautes que dans la mesure où l’indépendance du Québec constitue un engagement fort, chevillé à une volonté sans faille. Un engagement solennel. Pour que le PQ, sous PKP comme sous JFL, n’agisse pas dans le meilleur intérêt de l’indépendance, il faut que l’engagement de ce parti soit fait de mollesse et d’indécision. En fait, oui, mollesse et indécision, nourries dans le marais du multiculturalisme, du mondialisme, du rejet de nos traditions et de notre héritage national. Que vaut cette indépendance désincarnée et oublieuse de notre épopée nationale ? Elle ne vaut rien. Et c’est pourquoi eux-mêmes ne la désirent pas tant que ça, tant est qu’ils la désirent vraiment. Leurs faits et gestes sont à l’avenant.

Commentaires

  • Marcel Haché, 23 janvier 10h00

    Ailleurs...

    « Décidément, « quelqu’un » n’a pas fait son travail en 1995... et pas davantage depuis » Gilles Verrier.

    Et pas davantage maintenant, hélas, Gilles Verrier.

    N’est-ce pas absolument incroyable cette capacité de tout savoir comment faire avec le Pouvoir, mais ne pas savoir comment faire pour se l’approprier ? Y a-t-il des gens sérieux pour croire que le P.Q. est ben parti en direction de 2018 ?

    On va jouer encore la game des victimes, et dénoncer à temps et contretemps la « méthodologie » des sondages, mais jamais au grand jamais la démagogie des jaunes et des vichystes de Radio Canada.

    Immobiles et tétanisés depuis 1995, les péquisteux veulent maintenant faire « bouger » les québécois et les québécoises, cependant que François Legault connecte parfaitement avec l’électorat, inquiet du protectionnisme économique américain.
    J’attends en vain la même détermination que Trump, pas la même que Clinton…

  • Pierre Marchand, 15 janvier 16h10

    La forme "Bloc Québécois" peut être réutilisée en tant que Parti Souverainiste, Patriotique, Chrétien, anti-establishment et anti-mondialiste au Québec et non plus à Ottawa ! Un schiste au Parti Québécois est fort possible actuellement. Ainsi, on briserait l’équation abrutissante droite-gauche de bonne gouvernance au Québec qui ne conduit à rien de tangible depuis cinquante ans ! Ce nouveau Parti politique au Québec servirait de catalyseur et de résonateur afin de rapatrier illico presto toutes les forces vives indépendantistes du Québec, séparant ainsi le bon grain de l’ivraie ! La mobilisation des québécois patriotes serait ainsi accélérée et générale ! Pourquoi pas ! Le miracle Trump n’est pas le seul possible ! Et nous en avons bien besoin au Québec ! Ce n’est pas dans mes cordes d’élaborer ce projet davantage, si quelqu’un voulait défricher cette possibilité, cela pourrait être intéressant !

  • Robert Lachance, 10 janvier 19h32

    Avec respect, comme dirait Me Guy Bertrand, si le PQ a commi la première faute, il a choisi la moindre. Elle serait imputable à Carole Poirier plutôt qu’à Jean-François Lisée. Cabinet fantôme de PKP, 6 septembre 2015, Carole Poirier, Hochelaga-Maisonneuve, Relations internationales, Francophonie, condition féminine et habitation. Qu’est-ce qu’un tweet à côté d’un mandat ? Il appuyait son chef comme il se doit. Sur son blogue, il se justifiait.

    Jean-François Lisée : Rosemont, Services sociaux, protection de la jeunesse, soins à domicile, santé publique et prévention, Lieutenant pour la métropole, Responsable de la région de Montréal–Ville-Marie.

    http://pq.org/nouvelle/porte-parole-de-lopposition-officielle-une-equipe/

    Il s’est cependant permis cette page Facebook le 22 mars 2016 :

    https://www.facebook.com/jflisee/photos/a.396239737107138.93309.395848377146274/1046170935447345/?type=3

    Cabinet fantôme de JFL, 14 octobre 2016, Carole Poirier whip du parti. Stéphane Bergeron : Sécurité publique, Relations internationales, Francophonie et Francophonie d’Amérique.

    Jean-François Lisée s’est gardé le développement durable et la langue française.

  • yves corbeil, 7 janvier 17h04

    J’ai relu Bourgault de Jean-François Nadeau durant la période des fêtes et je termine Rhapsodie Québécoise de Monsieur Akos Verboczy un enfant de la loi 101 d’origine Hongroise.

    À lire ou re-lire par tous ceux qui ne comprennent pas encore qu’on ne cesse de s’éloigner du pays avec les façons de faire des quatre dernières décennies.

    Bourgault le comprenait très bien mais ça sortait dru des fois et les autres en profitaient pour le démoniser et nous détournez des vrais enjeux auquel nous aurions du faire face à ce moment là de notre histoire ou la situation se prêtait favorablement à la démarche référendaire pour notre république. On avait le ’’gros boutte du batte’’ et on s’en est pas servi. On a préféré écouter les rêveux d’association qui nous ont gardé à plat ventre comme des carpettes.

    Le livre de M.Verboczy est très éclairant sur notre mauvaise façon de faire avec nos nouveaux arrivants et NOTRE système d’éducation (là c’est gênant) mais a voir aller les choses faut être vraiment de mauvaise foi pour ne pas abonder dans ce sens.

    Il n’y a pas juste du mauvais mais ça manque grandement d’affirmation de soi de notre part au niveau culturel et social. On est chez nous et on ne se respecte pas de manière générale alors comment espérez avoir le respect des autres.

    Au lieu de continuer à se battre pour préserver notre langue qui est la base fondamentale de notre société et qui devrait-être une condition Sine qua non pour tous ceux qui vivent ici ou veulent y venir. La loi 101 a perdu du mordant au lieu d’en gagner et ça c’est notre responsabilité collective si on veut pas disparaître.

    Donc on est loin de se diriger vers un pays en suivant nonchalamment ceux qui se sépare le pouvoir depuis la fin des années 70. Québécois réveillez-vous car ça prendra pas beaucoup de décennies avec les façon de faire présente et qui s’accélère aux deux paliers gouverne menteux pour qu’on deviennent les Astérix d’Amérique conté aux enfants de nos tyrans.

  • André Gignac , 7 janvier 09h11

    Erreur...

    Mon dernier message aurait dû être adressé à M. Yves Corbeil au lieu de : M. Gilles Corbeil. Mes excuses M. Corbeil ! Merci

    André Gignac 7/1/17

  • Jean-Paul St-Cyr, 6 janvier 21h43

    Monsieur Verrier,

    Je vous remercie pour votre article.

    Hélas, vous exprimez justement le sentiment d’une grande proportion de souverainistes de la première heure qui croient, ou souhaitent, que ce PQ dénaturé sombrera dans sa propre déchéance aux prochaines élections provinciales. Les autres, peu nombreux, ont rarement entendu parler d’indépendance. Mais ils ont clairement entendu Lisée plaider en faveur du bilinguisme à la Société de Transport de Montréal.

  • Danièle Fortin, 6 janvier 19h18

    - 

    J’appuie à 500% la proposition de M. Yves Corbeil.
    L’indépendance du Québec commande, en premier lieu, de se déprendre,de se sortir du péquisme de collaboration avec la couronne d’occupation et de ses intendants à Québec comme à Ottawa, soit TOUS les partis politiques présents à la chambre des Communes et à l’Assemblée dite « nationale » du Parlement de Québec et j’y inclus Option nationale qui n’est qu’un écran de fumée pour empêcher la formation d’un véritable parti indépendantiste et forcément républicain.
    Et que ce ne soit pas là que des vœux pieux.
    Comme les prochaines élections auront lieu le 1er octobre 2018, il reste un an et dix mois.
    Aussi, dès qu’un parti politique allant dans ce sens sera créé, si l’un de ses candidats est élu, il sera clair, dans le programme du parti, qu’aucun de ses représentants ne portera allégeance à la couronne étrangère. Dès lors, l’élection sera annulée et reportée. Le candidat du parti indépendantiste et républicain devra se présenter à nouveau. Il est fort à parier que ces événements auront une portée internationale. Le parti n’aura pas Couillard, Legault, Lisée,Khadir ou junior Trudeau comme interlocuteurs mais l’international au nom du peuple québécois.

    Pour se faire deux ingrédients sont essentiels : de la vision et de la volonté.
    - 

  • Gabriel Proulx, 6 janvier 16h15

    Merci pour ce texte, M. Verrier. La vérité est souvent difficile à accepter, mais d’autres, comme vous, doivent sonner l’alarme par rapport au sombre futur pour notre peuple, avec le globaliste JFL comme chef d’un PQ avec son leadership figé dans le temps, qui s’obstine à revenir à la charge avec une stratégie perdante consistant à s’écraser toujours un peu plus devant les libéraux en espérant que leurs médias mercenaires finiront par montrer de la clémence. Ça n’arrivera jamais, mais certains refusent de l’accepter.

    Les globalistes ont perdu du terrain en 2016. L’Union Européenne s’effondre lentement, Clinton a perdu ses élections et les plans de l’OTAN en Syrie ont échoué avec la libération d’Alep. Il faut maintenant se préparer contre leur éventuelle réaction, qui finira par être autrement plus radicale, une fois qu’ils auront pleinement pris la mesure de l’inutilité de leurs médias mercenaires propagandistes.

    Seul un Québec pleinement indépendant pourra espérer trouver les outils pour se défendre contre la tempête à l’horizon. Ceux qui retardent l’avancée du peuple vers l’autodétermination en espérant négocier avec nos ennemis, ne doivent plus jamais diriger le mouvement indépendantiste.

    Il est grand temps de donner plus de pouvoirs aux militants.

  • Robert J. Lachance, 6 janvier 14h20

    Phare éclairant !

    Est-ce que la fondation du Québec remonte à 1663 ?

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_l’histoire_du_Québec_(1663_à_1759)

    Je dirais que la Nouvelle-France a été fondé en 1663. En 1759, c’est le gouvernement de la Nouvelle-France qui se retire à Montréal, pas celui du Québec.

    À 1763 ?

    D’accord, « Les indigènes n’étaient pas « fondés historiquement » dans le sens européen de l’acception ». J’ai lu Géopolitique et avenir du Québec de J.R.M. Sauvé, 1994.

    Je me suis laissé écrire à propos des indigènes que sans eux, Champlain et ses compagnons n’auraient pas passé l’hiver en 1609. Champlain n’est pas le fondateur du Québec mais de Québec, capitale de la Nouvelle-France. S’il l’est, nous nous en devons une aux Wandats.

    À propos des Premières-Nations, je sais qu’il y en a 10 ou 13 et que sans les Wandats, Champlain et ses compagnons n’auraient pas passé l’hiver en 1609. Ça se paye.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Autochtones_du_Québec

    Pour qu’il y ait un peuple plurinational, je dirais que ça prend du coeur, de l’imagination et du bras. C’est conditions ne sont pas réunies pour l’instant. Je crois que ce n’est pas demain la veille qu’elles le seront. Au hasard de lectures sur l’indépendance des peuples, je savais que la Russie avait la particularité d’en compter plusieurs dizaines. Elles sont sûrement inégales.

    Les Anglo-Saxons sont réels et un mythe pour envoyer les enfants se coucher à 7 heures. Au Canada sans le Québec, les Canadiens anglais sont-ils toujours majoritaires ? Les Canadiens anglo-saxons, certainement pas.

  • André Gignac , 6 janvier 12h28

    @ M. Gilles Corbeil

    Encore moi. Pourquoi pas J.M Aussant ou Martine Ouellet à la tête de ce nouveau parti résolument indépendantiste ? En parlant de Martine Ouellet, je me demande bien ce qu’elle peut aller faire à Ottawa comme chef du Bloc ? Duceppe a été là presque 20 ans et je ne trouve pas qu’il a changé grand-chose ; le Québec est toujours annexé au Canada avec moins de pouvoirs qu’auparavant. Nous nous faisons toujours enc.... dans ce régime bicéphale ; nous l’avons encore constaté dernièrement avec le ministre de la Santé Barrette qui s’est fait refusé ses demandes par le gouvernement du pays des autres. Le masochisme collectif a ses maudites limites !

    André Gignac 6/1/17

  • André Gignac , 6 janvier 07h24

    @ M. Yves Corbeil

    Je suis entièrement d’accord avec vous et ça presse !

    André Gignac 6/1/17

  • Gilles Verrier, 5 janvier 23h46

    @ Robert Lachance

    « ...un peuple plurinational à trois groupes de nations fondatrices : Les Premières-Nations, les deuxièmes, les troisièmes ? »

    Par définition on ne fonde qu’une fois. Les « autres » entrent en « relation » diverses avec les fondateurs : s’y superposent pour les assimiler (cas du Québec, cas des Métis du Manitoba-Saskatchewan), les exterminent (Beotuks), les déportent (Acadiens).
    Les indigènes n’étaient pas « fondés historiquement » dans le sens européen de l’acception. Premières nations ? Qu’est-ce qu’une nation ? Les Anglais disputent à savoir si nous en sommes une, mais consentent à cette appellation pour les autochtones. Une recherche s’imposerait sur l’origine de l’appellation « premières nations ». En savez-vous quelque chose ?

    À moins de verser dans le révisionnisme historique, ce que les Anglais ne manquent pas de faire à leur avantage, les fondateurs du Canada dans le sens européen sont les Français et les néo-français-canayens. Point barre. Les Anglais sont les usurpateurs. Ils se superposent sur une colonie de peuplement qui leur est antérieure de 200 ans, par l’emploi de moyens militaires et ensuite administratifs à l’issue de la Guerre de sept ans.

    Pour qu’il y ait peuple pluri national, il faut un minimum d’égalité. Si ces conditions existent ailleurs, elles n’existent pas ici. Si elles existaient, toute la problématique de l’indépendance serait artificielle. Le croyez-vous ?

    Par conséquent, l’appellation de peuple pluri national, qui existe dans le cas de la Constitution de la Fédération de Russie n’est pas applicable ici selon moi. Le sentiment de supériorité anglo-saxon et la pratique qui en a découlé est trop historiquement marqué dans un sens pour qu’il soit possible de nouer des relations égalitaires. Toute notre histoire passée et récente en fait foi. Il est possible de le revendiquer, mais les Anglais vous répondront que rien ne sert de le réclamer puisque c’est exactement ce que nous avons via une constitution qui garantit l’égalité entre les citoyens.

  • Gilles Verrier, 5 janvier 22h02

    @ Yves Corbeil

    Oui, absolument. On peut enterrer une fois pour toute ce parti et c’est une urgence de le faire. Vous avez raison.

    @ Luc Drapeau

    « « Finalement, dernier épisode de notre trame historique de perdants, PKP nous aura valu un autre vaudeville. Une autre marée montante suivie d’un même ressac. Ce cas de l’homme providentiel, nouveau venu en politique, adulé parce que fortuné, aura conquis bien des militants en quête d’expédients, toujours prêts à essayer le prochain raccourci vers la victoire. Avec son remplaçant, Jean-François Lisée, on est sûr et maintenant tout à fait réconcilié avec l’idée que l’indépendance est un projet reporté. Reporté dans un deuxième mandat, confiant que le nouvel horizon vers le pays est de battre les libéraux et la corruption qui leur est associée, sans faire de vagues. Lisée n’aura pas à souffrir de son manque de défense de l’indépendance. Contrairement à Bouchard et Landry qui souffrirent de mettre le pays sous le boisseau, Lisée a été élu explicitement pour le faire. » »

    Avancez en arrière. Mais que peut-on espérer d’autre ?

    Le début et la suite se trouvent sur un article à paraître sur le site du Bonnet des patriotes, décapant, qu’apprécieront Yves Corbeil et ceux pour qui a sonné l’heure du réveil.

    GV

  • micheline st-pierre otis, 5 janvier 20h46

    Je ne suis pas accord que le PQ se mêle de la politique de France et surtout de mme Le Pen. J’endosse entièrement l’analyse de M. Drapeau. Il a une vision des choses qui est nuancée et juste. Je vous invite à le relire au lieu de enfler la
    tête avec des idées irréfléchies.
    Et j’exprime la même chose que M. Drapeau sur le PQ et JFL. Cessons de casser
    du sucre sur JFL. Ce faisant, nous jouons les perdants et influençons nos adversaires, surtout caquistes, à renflouer leurs forces et leur nombre.

  • yves corbeil, 5 janvier 14h24

    Monsieur Verrier,

    Est-ce qu’on peut enterrer une fois pour toute celui qui fut un grand parti Provincial, fonder par René Lévesque sur des bases indépendantistes mais plus en association avec le ROC. Celui qui a gouverné mieux que les autres mais...quand même à l’intérieur du Canada et qui s’en est satisfait depuis sa fondation.

    Aurons-nous un jour, un vrai parti indépendantiste qui ne fera pas dans l’ambiguïté sur sa raison d’être. Un vote pour celui-ci=un vote pour l’indépendance, si c’est 35% au début tant mieux, on fera mieux la prochaine élection et ce jusqu’à ce qu’on prennent le pouvoir et entreprennent les démarches pour la séparation du ROC.

    De cette façon ont réunira les gens qui veulent l’indépendance sous une seule bannière pendant que les PLQ, PQ, CAQ et QS se partageront les fédéralistes.

    Ça aura le mérite d’être clair et ça prouvera encore plus que ce mode de scrutin électoral qui sévit aux deux parlements Britannique Canadien est vraiment ridicule et dépasser.

    Je ne suis plus capable de blairer les hypocrites qui prétendent me représenter, pareils comme les curés pédos dans le temps ’’aux services de Rome et de Dieu’’.

  • Drapeau Luc, 5 janvier 10h51

    Comme j’ai pu le constater quand j’ai soutenu que le Parti québécois avait été exemplaire et irréprochable dans l’affaire Michaud, monsieur Verrier semble croire que la justesse de ses positions est directement proportionnelle à la longueur de ses interventions. Contrairement à son idole Donald Trump qui tente de définir la politique étrangère des Etats-Unis à coup de messages courts : les tweets.

    Je me marre quand je lis ceux qui disent que Trump est souverainiste. Ses derniers tweets approuvent Assange et Wikileaks après ceux qui faisaient l’éloge de Poutine. Or ce qui préoccupe Trump ce n’est pas la réalité des cyberattaques. Déjà emmerdé parce que Hilary Clinton a obtenu 2.8 millions de votes de plus que lui ce qui prouve que le système des grands électeurs est de la bullshit, sa peur est qu’on conteste son élection troublée par des interventions étrangères. C’est ce qui le motive avant tout. Il tweets ce qui lui est utile à ce moment ici comme disait Jean Chrétien. (What is conveniant for him is the truth.)

    Des commentateurs américains et le sénateur McCain et plusieurs Républicains soutiennent que par ses tweets sur Poutine, Assange et Wikileaks, Trump affaiblit la souveraineté des Etats-Unis.

    Au sujet de Marine Le Pen, je maintiens ma position exprimée pour la première fois sur Vigile dans un commentaire à un texte d’Arthur Beauchesne : la neutralité. Je ne suis pas Français, je n’ai pas droit de vote en France. Et j’ai autre chose à faire que de me demander si Marine Le Pen deviendra présidente de la France. Je souhaite bonne chance aux Français qui ont d’énormes problèmes. Et si j’interviens sur l’identité québécoise ou le nombre d’immigrants (50,000, c’est trop) que le Québec devrait accueillir chaque année étant donné notre capacité limitée d’intégration au marché du travail ou à notre culture avec le français comme priorité, je ne veux pas pour aucune considération qu’on me compare au Front national pour miner mes positions. Ceux qui se croient supérieurs parce qu’ils se gargarisent de géopolitique alors que nous ne sommes qu’une province du Canada m’énervent. La politique internationale du Québec province, il y a des livres de Claude Morin là-dessus.

    Quant à Jean-François Lisée, je serai lapidaire : sa conception des intérêts du Québec vaut bien celle de monsieur Verrier. Si j’étais professeur ce que je ne suis pas même si j’aurais rêvé de l’être, je donnerais A plus plus à sa dissertation. Puis je lui poserais la question suivante : monsieur Verrier, vous êtes un brillant élève mais en quoi vos attaques incessantes contre le Parti québécois et Jean-François Lisée vont-elles nous aider à vaincre Philippe Couillard en 2018 ? Quand on fait de la politique et vous en faites, il faut poursuivre un but précis qui est autre que de se faire valoir par des analyses qui sont brillantes...si j’en juge par les commentaires qui vous approuvent.

    J’ai un point de vue différent. Méfiez-vous de l’unanimité des suiveux qui n’ont aucune pensée politique, qui s’imaginent que s’opposer c’est penser et qui se contentent de slogans comme : Make America great again. Saviez-vous que sur les emplois prétendument sauvés à l’usine Carrier à Indianapolis, les chiffres de Trump étaient gonflés ? He said what was convenient for him at that place et at this point in time. Il a dit ce qui faisait son affaire à cet endroit et à ce moment-là. C’est la morale de la victoire à tout prix c’est-à-dire l’absence totale d’éthique. Avec mes salutations les meilleures et bonne année 2017.

    Luc Drapeau, 5 janvier 2017

  • Jean-Luc Gouin, 5 janvier 00h52

    - 

    Hâtons-Nous à pas de Sioux…
    De l’antéexistence à l’Existence

    - 

    Je partage largement votre analyse, M. Verrier. Que j’ai appréciée.
    Détermination, vivacité, vigueur, conviction. Rigueur aussi.
    Et toujours dans une langue élégante, claire, maîtrisée.

    Qualités toutes ensemble que pour ma part, en un mot, dans mon petit calepin du flâneur, je nomme : Directitude.

    Appréciée. Tout comme j’aurai apprécié que la rédaction de Vigile ne glissât pas cette intervention sous le tapis. Notre ami à tous, Bernard Frappier, homme de qualité, et sincèrement regretté, à qui on doit ce/cette Vigile, aurait certes, ce constatant, opiné du bonnet.

    La mollesse tranquille et la rectitude politique dans lesquelles nous baignons puissamment, au sein même des forces de Libération du pays-à-naître (ne parlons même pas de notre société, de manière générale), a quelque chose qui devient, et je pèse mes mots, franchement dégoûtant. Et épuisant, par voie de conséquence. Le dégoût, eh oui, ça use lorsqu’il s’installe en permanence au tréfonds de l’âme.

    Toutefois, comme je ne désire pas disputailler sur le détail de votre propos (« Oui, mais... »), et donc de l’inessentiel (encore que), je condenserai mes réserves dans la formule suivante (qui, je l’admets par ailleurs, ne constitue pas un « argument" en soi) :

    Je me refuse à croire que l’homme qui a sué tous les pores de sa peau pour pondre les sommes du Tricheur, du Naufrageur et de Sortie de secours (liste non exhaustive) — ouvrages articulés, de bénédictin aussi, qu’il faut lire et relire — soit un homme qui vise autre chose, à terme, que l’Indépendance du Québec.

    Rien moins. Rien d’autre.

    En essayant, par réalisme (vocable qui me déplaît fort, mais enfin), de composer (d’aucuns diront : louvoyer, ce en quoi ils n’auraient pas entièrement tort, il est vrai) avec le réel présent. Avec la factualité du ici et maintenant.

    Bien des maîtres de voiliers, grand capitaines sur leur pont, qui n’ont pas froid aux yeux pour trois sous (pour ne pas dire que : rien ne les effraie), vous diront qu’il y a des circonstances, parfois, où le louvoiement constitue, contre les vents contraires, stricto sensu, la manière la plus sûre d’arriver à bon port.

    Cela dit, Jean-François Lisée n’a pas beaucoup de temps pour convaincre les... convaincus — dont vous êtes, M. Verrier, et dont je suis — de cette... conviction. À savoir : un Pays et rien d’autre. JFL, Dont je me suis même fait, à titre personnel, un porte-voix, les vigiliens ne l’ignorent pas, à la faveur de la course à la chefferie de l’automne dernier.

    Cet homme a conscience, je pense, terrible destin, qu’il n’a pas le droit de faillir. Puisque comme peuple, nous n’avons plus le droit de faillir. C’est d’une criante évidence. Nous ne donnerons pas naissance au pays de Gilles Vigneault, de défaites en défaites jusqu’à la victoire finale. Ainsi que semble nous le répéter — tel un mantra morbide suspendu à une vision providentielle de notre peuple "élu" — notre Inconscient collectif. Et que le grand Miron aura cristallisé dans la (pourtant si jolie) déclamation : « Ça ne pourra pas toujours ne pas arriver ».

    Eh bien oui. Et tant pis pour l’icône : Ça pourrait bien "toujours" ne jamais arriver…

    Il faut absolument casser ce moule.

    Celui de ce providencialisme qui rime trop bien avec provincialisme pour ne pas être suspect.

    Ce moule. Celui du Grand soir.
    Jamais à l’orée du Jour, comme Soleil vainqueur des froides ténèbres.

    Certes. Casser ce moule.
    De la passivité. De l’incurie… victorieuse.

    Pour gagner, il faut se battre. Et avec la plus grande fermeté. Protestations emmaillées aux lamentations ne produisent plus - si tant est - aucun résultat. Ne reste que l’action. Le pays de Pierre Bourgault, il faut cesser de (seulement) le rêver. Plus encore, cesser de le quémander. À dieu sait qui. Il n’adviendra que parce que nous le construirons. Ici. Maintenant. Nous. Nous-Mêmes. L’impatience est parfois messager de la sagesse. Bien que, concurremment, il faille savoir aussi se hâter doucement. Piano, lontano… Pas simple toujours. Que non les quenouilles !

    C’est que non seulement nous nous épuisons, systématiquement, toutes ces saisons durant (de défaites en défaites…), mais nous nous étiolons un peu plus de génération en génération. Oui. Assurément. Il est moins deux.

    Et plus que la plupart, Jean-François Lisée ne l’ignore pas. J’en suis persuadé.

    Aussi, donnons-lui le temps, M. Verrier (vous-même victime, dans votre propre chair, des rafles barbares de Trudeau père et de son sous-adjoint Robert, ô combien je comprends votre impatience (sic) ces 47 longues années durant…*), de chausser les bottes des Lévesque et des Parizeau.

    (Parenthèse -. Lucien Bouchard a fait son bout de chemin également, il est vrai. Mais comme il se fait un devoir, hélas, sur ce Pays-à-bâtir, de se discréditer en permanence depuis vingt ans (l’Échec de 1995) — comme pour solidifier (!) rétroactivement, au mortier, cet échec-même ? (duquel il n’est tout de même pas responsable, admettons-le à revers) —, il devient impensable désormais de maintenir celui-ci sur la très courte liste de nos « quasi-libérateurs-de-peuple »)

    Chausser les bottes, disais-je.
    Pour gagner, cette fois.
    Gagner quoi ?

    Notre propre existence comme Peuple.

    Le Peuple québécois.

    Jean-Luc Gouin,
    Capitale nationale, nuit du 5 Janvier de 2017

    * D’autant qu’à l’époque, jeune ado, j’étais déjà tout entier avec vous, dans ma tête de Québécois, et avec les Gérald Godin, les Gaston Miron et les Pauline Julien. Derrière les barreaux de cette démocratie de carton-pâte à la Canadian. Or après 47 ans, moi aussi, vous savez, M. Verrier, j’éprouve grand’difficulté à m’entretenir de "réalisme" et de "louvoiement". Mais, de grâce, ne gâchons pas ce qui, à ce qu’il me semble, constitue sans nul doute notre ultime chance de devenir, vraiment, et enfin, un Pays français en Amérique. Pourquoi ? Pour rien moins - aux antipodes de la divise constamment présentée en propagande - qu’enrichir l’Humanité de notre différence magnifique. Jean-François, fils de ma propre génération, pouvons-nous compter sur vous… ?

  • Robert J. Lachance, 4 janvier 20h43

    Fort bien, fort bien !

    Si l’on parlait d’indépendance comme passage obligé à une interdépendance mondiale à réussir pour un peuple plurinational à trois groupes de nations fondatrices : Les Premières-Nations, les deuxièmes, les troisièmes ?

    Maintenant que Jean-François Lisée est le chef du PQ, il faut se mettre en tête qu’il n’en est que le chef, bien que plus que Bernard Gauthier, « Rambo », qui n’est qu’un des porte-paroles du parti Peuple au pouvoir du Québec, continuité du Parti des sans parti, officiel depuis le premier janvier à la DGEQ.

    Si j’ai bien compris les Statuts de 2011, le PQ au fond est l’employeur de JFL. Je me trompe ?

    Place à nous au congrès national du PQ et les vaches de M. Ricard seront bien gardé.e.s.

  • Michel Blondin, 4 janvier 19h22

    J’abonde dans ce sens avec plaisir.

    Le bon sens n’est ni à gauche ni à droite. La diplomatie a des manières qui doivent montrer l’adresse et la délicatesse à l’ouverture.

    Il serait intéressant que le groupe réinvite Marine LePen. Avec plus de capacité organisationnelle cette fois-ci.

    Qu’il prépare les rencontres pour que l’arrimage se fasse avec le PQ, le Bloc, l’option nationale, le OUI, les syndicats et peut-être même une conférence publique/privé sur un thème nationaliste comme l’indépendance du Québec.

    Nous devons comprendre la France. Ses réponses aux angoisses françaises semblent en faire la personne à battre.
    J’ai été surpris de voir que cette personnalité intéresse plus d’un. Il semble y avoir une certaine sympathie qui passe par les thèmes de la charte, l’immigration et le nationalisme. Le Québec ne peut se permettre de rater l’arrimage d’un accueil diplomatique avec la personne qui cogne aux portes de la présidence de la France.
    Elle a quelque chose à dire.Nous devons l’écouter. La France l’écoute par millions.

    Et le Québec est le seul État français en Amérique et le deuxième État dans le monde de la francophonie. À ne pas rater ! Et le français est la deuxième langue internationale. Prenons notre place !

    Lisée ferait de la diplomatie en culotte courte, s’il ne fait pas face à cette personnalité forte. Il a tout avantage à en faire une affaire une stratégie gagnante d’ouverture en terme identitaire et de complicité toute française.
    Filion, n’en serait pas de reste, lui qui a ses relations établies.

    La réaction très forte des multiculturalistes et des médias est un signe qui ne ment pas.
    Marine LePen doit être au Québec avant son élection comme invitée. Ne pas l’inviter, c’est risquer un impair. A-t-on besoin de cela ?

  • Marcel Haché, 4 janvier 17h25

    Ce qui n’est pas « jouable », c’est s’en remettre aux fonctionnaires quant au seuil acceptable d’immigration. Cette méthode politique de JFL est le contraire de la méthode politique qui a valu au Front National de sortir des limbes.

    La méthode politique de JFL est assez simple : parier sur la règle de l’alternance (qui n’existe pas de la même façon en France).

    Quoi qu’ils en pensent, quoi qu’ils en disent et quoi qu’ils fassent, les péquisteux vont s’apercevoir que la règle de l’alternance n’est pas faite pour les partis séparatistes.

  • Jean Claude Pomerleau, 4 janvier 14h05

    Petite correction :

    Petite précision au sujet de la citation « pas jouable » qu’on m’attribue . Ce que je disais était plutôt, à supposé que la direction péquiste eut jugé que « ce n’était pas jouable », fallait il en ajouter dans le dénigrement du FN (et la même chose valait aussi pour Trump). En quoi ces gesticulations pour payer son tribut à la bien pensance de la part du PQ servait les intérêts supérieurs du Québec.

    À la dernière émission de Point de bascule, répondant à la question de M Le Hir sur la définition de ce qu’est une doctrine souverainiste et une doctrine d’État (qui n’existe pas dans le mouvement souverainiste pour son plus grand malheur ), j’ai donné l’exemple de J F Lisée qui n’avait pas eut le sens des intérêts supérieurs de l’État du Québec, comme en témoignaient ses sorties contre le FN et Trump. En quoi le dénigrement du premier parti de France, un allié pour le projet souverainiste, set notre cause. Et, en quoi le tapochage de effigie du Président américain sert nos intérêts, quand 85 % de nos exportations ce font vers ce pays. Le sens de l’État au PQ, connaît pas.

    Depuis des mois à Point de bascule on a répété que notre grille de lecture politique était : le Globalisme contre le Souverainisme, en démontrant que 2016 était justement un point de bascule planétaire en faveur du souverainisme.

    Le problème c’est que nos provinciaux n’ont aucune idée de ce qu’est une doctrine souverainiste et une doctrine d’État.

    Néanmoins, il faut appuyer le Parti Québec, le seul choix véritable pour reprendre le contrôle de notre État

    JCPomerleau

  • D&8217;Arcy Archambault, 4 janvier 13h58

    Un grand bravo pour votre texte Monsieur Verrier.

    En effet la visite de Marine Le Pen ainsi que l’élection de Donald Trump auront été deux occasions manquées pour le PQ.

    Quand en 2017 on reste encore englué dans le clivage gauche-droite au lieu de celui de la Mondialisation s’opposant aux identités et aux Nations c’est qu’on est passé à côté de la réalité ...

  • André Gignac , 4 janvier 12h57

    Monsieur Verrier

    J’avais oublié de vous mentionner que je n’ai jamais compris l’idée de M. Pomerleau demandant aux Vigiliens d’appuyer la candidature de Lisée comme chef du PQ lorsque nous savons très bien que Lisée, c’est un pro-mondialiste. Quelle contradiction si, aujourd’hui, c’est le combat entre le globalisme et les souverainetés nationales. J’en perds mon latin !
    INDÉPENDANCE OU ASSIMILATION !

    André Gignac 4/1/17

  • André Gignac , 4 janvier 12h46

    Monsieur Verrier

    Vous avez exprimé tout haut ce que je pense tout bas depuis belle lurette. Le site Vigile devrait être un site qui donne la chance à tous et chacun de critiquer, de dénoncer, d’exprimer fort avec agressivité, avec véhémence et SANS RETENUE ce que le PQ à merde ne veut pas faire, c’est-à-dire, se battre pour l’indépendance. La meilleure attaque, c’est toujours l’offensive non la défensive. Vigile est trop sur le neutre avec le PQ. Encore hier, j’ai été censuré dans mon commentaire suite au dernier texte de M. Lachapelle intitulé : Qu’est-ce qu’un Québécois ? Et ce que j’avançais, n’avait rien de révolutionnaire, c’était un simple constat adressé au PQ qui ne fait pas sa "job" comme on dit en québécois.

    À Vigile, la direction a peur de critiquer à fond de train le PQ qui stagne depuis des années sur la question de l’indépendance. Et durant ce temps, le PQ continue à pelleter l’indépendance par en avant malgré cette immigration massive qui entre par les portes toutes grandes ouvertes au Québec. Maintenant, c’est remis à 2022 ce qui signifie 5 années encore à ne pas parler d’indépendance. C’est devenu l’étapisme à la Lisée qui reçoit ses ordres de Bouchard et de Charlevoix comme Legault de la CAQ (un Québec fort dans un Canada uni !) Vive le statut quo fédéraliste "canadian" ! Ça vous démotive de continuer le combat avec cette maudite retenue et cette censure de Vigile. Plusieurs bons commentateurs sont partis et je pense sérieusement faire de même. Je ne laisserai pas ma santé à tenter de sauver le Québec s’il n’y a pas plus d’appui et de désir de réaliser l’indépendance du Québec. Excellent texte ! VIVE LE FRONT NATIONAL QUÉBÉCOIS (FNQ) ! INDÉPENDANCE OU ASSIMILATION !

    André Gignac 4/1/17

  • François Ricard, 4 janvier 11h47

    """Lisée a promis que l’indépendance ne sera pas sur la table avant un deuxième mandat."""
    Ce que je retiens des propos de Jean-François Lisée lors de la course à la chefferie du PQ, c’est que le référendum n’était pas sur la table mais que l’indépendance y demeurait et qu’il faudrait la planifier de façon sérieuse.
    Et, il m’a semblé, il a rejeté le multiculturalisme canadien qunad il a pârlé plutôt de convergence.
    Il s’agit maintenant de rappeler M. Lisée à l’ordre et aussi demander au PQ, lors de son congrès national, de mieux définir ses positions.

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