«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le PQ ne sera pas pris au sérieux si...

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Tribune libre de Vigile
vendredi 7 mars 2008
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Le PQ veut renouer avec les Québécois, tant mieux.

Les souverainistes sont tannés du flou et de l’indécision. Ils veulent un plan d’action qui s’inscrit dans un horizon menant à l’indépendance.

Si le plan qu’il propose ne paraît suffisamment radical et crédible, si le leadership se révèle faible ou indécis, le PQ ne réussira pas à convaincre sur ce point. Dans ce cas, les Québécois ne voteront pas pour lui. Ce qui le condamnerait à la disparition. Ce qui laisserait la place à un parti plus jeune, plus radical, plus décidé.

***

Le PQ ne réussira pas à convaincre si...

- Si le PQ refuse de franciser les cégeps. Cette mesure est absolument nécessaire pour endiguer la croissance du secteur anglophone aux dépens du secteur francophone. D’ailleurs comment prendre au sérieux la francisation des entreprises si la main-d’oeuvre ne l’est pas... Il faut jumeler ces deux politiques. Évidemment, cela demandera du courage, mais il le faudra car l’enjeu identitaire l’exige.

Vigile

- Si le PQ refuse d’annoncer dès maintenant la réouverture du contrat avec ALCOA, un véritable scandale aux frais des contribuables québécois. Le PQ doit augmenter le prix exigé pour ses kilowatt-heure. Il doit de plus exiger un plan de transformation de l’aluminium au Québec. Surtout, il doit retirer cet engagement de garanti de prêt en faveur d’une multinationale capable de financer son développement autrement qu’en siphonnant les ressources fiscales des Québécois.

Vigile

- Si le PQ ne s’engage pas à combattre fermement et efficacement cette fumisterie qui veut que tous les élèves du Saguenay Lac St-Jean doivent obligatoirement parler anglais pour gagner leur vie

Ce qui ne signifie pas que la connaissance d’une langue seconde et même tierce ne soit pas un enrichissement, on s’entend. Mais continuer de prétendre que tous les québécois doivent absolument connaître l’anglais sur le bout des ongles pour gagner leur vie, je trouve ça parfaitement maladif comme attitude. Et ça donne l’exigence d’un bilinguisme fonctionnel dans des emplois sans aucun rapport avec la connaissance de l’anglais. (...)

Et le PQ ce sera quoi au juste sa position et son plan d’action pour que le français soit la vraie langue du Québec ?

Gilles Théberge, 7 mars 2008

- Mme Marois doit annoncer que l’éducation sera non seulement en français d’un bout à l’autre, mais qu’elle assurera la compétence professionnelle des Québécois, nécessaire pour qu’ils remettent eux-mêmes le chantier en marche vers ce Pays qui peut arriver.

Pour y croire, les Québécois ont besoin d’espoir. Mais d’espoir pour le court et le moyen terme. Les Québécois se maintiennent pauvres, dans le Canada. Ça les mène au manque d’éducation, au sous-emploi, à la dépendance, à l’humiliation défaitiste. Parfois même perte de dignité humaine, pour cause de survie…(inexcusable mendicité à Montréal !)

Récemment, M. Parizeau n’a pas parlé que de la Bourse et de la Banque. Son discours d’octobre dernier, lors du 90ième anniversaire de l’Action nationale, développait abondamment l’idée de refaire le système d’enseignement professionnel et technique au Québec. Le faire avec la même force qu’au temps de la Révolution tranquille. Cela veut dire de gros changements. D’ailleurs, insiste-t-il, quand les Québécois disent qu’ils veulent faire les choses graduellement, cela veut dire, généralement, qu’ils ne veulent pas les faire. Et il donne comme exemple marquant : l’étapisme !

M. Parizeau fonde cette urgence sur le décrochage scolaire, notamment des garçons (jusqu’à 30%, dit-il). Il s’en indigne avec véhémence : « Quel gaspillage inouï de talent ! ». Ce gaspillage, précise-t-il, n’est dû ni au fédéral, ni à la mondialisation, ni au capitalisme sauvage, ni au syndicalisme rigide. Il est dû à notre incapacité de comprendre que dans le monde d’aujourd’hui, la seule richesse naturelle vraiment payante est celle que l’on a entre les deux oreilles. Le texte suggère des exemples de pays à observer à ce sujet. (Allemagne…) Cf. Jacques Parizeau : « Le projet d’une génération ? » L’Action nationale, numéro spécial 90ième anniversaire, nov./déc. 2007. pp.14-30

Ouhgo, 7 mars 2008

- Si le PQ ne renforce pas l’application de la Loi 101

1) L’application des clauses d’accès scolaire de la loi 101 aux Cégeps est absolument essentielle. Le réseau anglais est en croissance rapide à Montréal tandis que le réseau de langue française est en décroissance ou stable dans beaucoup de régions du Québec. Prétendre franciser la langue de travail sans franciser la formation est une fumisterie.

2) L’engagement à ignorer le jugement de la Supreme Court of Canada si jamais cette cour venait à invalider la loi 104.

3) Ne pas construire le méga- "McGill University Health Center".

4) Franciser les entreprises de 50 employés et moins. Le non-respect de la loi devrait entraîner des conséquences significatives.

Frédéric Lacroix, 7 mars 2008

- VOUS ÊTES INVITÉS À SOUMETTRE VOS PROPRES CRITÈRES qui vous permettront d’adhérer à ce parti en train de mettre à jour son programme électoral.

Commentaires

  • David Poulin-Litvak, 11 mars 2008 22h20

    Le PQ, ou aucun parti indépendantiste, ne pourra jamais être pris au sérieux :

    -  S’il ne fixe pas les conditions nécessaires pour déclarer l’indépendance du Québec, et/ou pour déclencher un référendum à cet effet ; le moyen d’accéder à l’indépendance doit être clair ;
    -  S’il n’esquisse pas minimalement les grandes lignes d’un projet de pays ;
    -  S’il n’esquisse pas minimalement les grandes lignes d’une gouvernance provinciale si les conditions d’accession à l’indépendance susmentionnées ne sont pas remplies.

    Assez ironiquement, le PQ ne répond pas aux deux premiers points, ce qui dénote un genre de défaitisme indépendantiste, tandis que le PI, lui, ne répond pas au dernier point (il écarte la question par le jeu de la voie électorale), et, à ma connaissance, n’est pas (encore) si clair pour ce qui en est du deuxième, puis, QS, lui, indirectement défaitiste, évite la deuxième question, simplement en nous disant qu’il convoquera une constituante pour proposer une constitution aux Québécois (on peut imaginer qu’il y aurait là un projet de pays). Il y a donc, au Québec, un clair manque de leadership politique indépendantiste.

    Cela ne veut pas dire, en revanche, que l’indépendantisme n’a pas d’avenir, mais simplement qu’il n’a pas d’avenir dans les structures présentes du pouvoir partisan. Nous sommes encore dans la phase du souverainisme, qui est en phase terminale, il importe donc de préparer, sans précipitation, la phase indépendantiste qui, elle, pourra réaliser l’indépendance du Québec.

    Pour ma part, mon option favorite serait d’investir massivement QS, en proposant une révolution indépendantiste interne marquée, symboliquement, par un changement de nom pour Québec indépendant. Sinon, l’option d’États généraux sur l’indépendance du Québec, États généraux indépendantistes, et non souverainistes, pourrait aussi servir de point d’ancrage pour créer un tel parti, fusionnant idéalement QS et le PI.

    En revanche, l’idée d’investir soit le PI ou le PQ, elle, me semble mauvaise, car la premier a déjà tracé son chemin, qu’il a le droit de défendre et de promouvoir, tandis que le second lui, admettons-le, fonce droit dans le mur. Le PQ est irréformable, ce qui ne veut pas dire qu’il ne peut y avoir entente avec ce parti sur certaines choses, mais il ne faut pas espérer que ce parti plie sous la pression, bien au contraire, ce n’est pas la pression qu’il faut, mais bien une compétition légitime, celle de l’indépendantisme pur et dur face au souverainisme des flous et mous. L’indépendantisme doit donc sortir de cette mentalité de lobby, et justement, assumer, ironie oblige, son indépendance.

    Les conciliateurs (Paquette et cie.), donc, qui veulent rassembler tout le monde, ont tort, c’est du leadership qu’il faut, pas une bonne entente avec des gens qui n’ont pas de vision de pays, le peuple, lui, suivra, mais il faut absolument, impérativement, écarter les élites péquistes ou souverainistes de la construction d’une nouvelle formation politique, sans quoi, ces gens, qui ont plus à cœur le pouvoir que le pays, chercheront le pouvoir, et sacrifieront, comme l’a fait le PQ, le pays.

    Merci à M. Frappier de tenter de susciter un débat sur ces questions sur Vigile. Pourquoi ne pas créer une rubrique « Débats Vigile » pour ce genre d’article qui vise plus spécifiquement à faire un brainstorming sur les idées de la communauté de Vigile. Les propositions de débats (question, propos, article) pourraient être envoyées à M. Frappier, qui en ferait le difficile tri et qui pourrait sélectionner ou synthétiser lorsque cela s’applique (plusieurs propositions convergentes). Un jour précis à toutes les semaines ou à tous les mois pourrait être le jour du lancement de ces « Débats Vigile ».

    David Poulin-Litvak

  • Résistant tenace, 10 mars 2008 23h50

    Le PQ ne sera pas pris au sérieux si…

    Si, en campagne électorale, il ne ressort clairement en contraste avec le parti libéral qui balaie sous le tapis la question linguistique pour ménager ses amis les clients de Me Brent Tyler, pourfendeurs féroces de la loi 101.

    …ne sera donc pas pris au sérieux s’il ne suscite pas l’enthousiasme des Québécois francophones en bloquant tout espoir de vie unilingue anglaise dans un Québec libéré. Ça veut dire d’annoncer clairement sa détermination à confronter publiquement les discours francophobes des Galganov, Nutik et cie qui continueraient à sévir dans les médias sur le territoire du Québec. Ces discours les plus virulents s’alimentent à la menace démagogique de la partition du territoire, qu’il leur suffirait de réclamer d’Ottawa en tout temps sous prétexte de minorité anglophone en danger ! Le PQ ne sera pas pris au sérieux s’il ne dispose pas de constitutionnalistes chevronnés pour démentir sans équivoque ces attaques terroristes.

  • René P., 8 mars 2008 09h18

    Le PQ doit se battre en attaquant le fédéralisme étouffant de la société québécoise s’il veut être pris au sérieux. Ca fait 40 ans que le PQ "converse", qu’il a peur d’attaquer pour ne pas "faire peur aux québécois". Le PQ doit absolument soulever le peuple contre les attaques insidieuses du Canada anglais. Une loi de la vie veut que pour survivre, il faut de battre. On a rien sans se battre,seuls les vainqueurs survivent. Il faut cesser de seulement se défendre, il faut attaquer. Il faut faire le bélier et non plus le mouton. Si le peuple québécois ne veut pas participer et suivre le PQ, il ne méritera pas de vivre ; il mourra d’avoir été trop lâche.

  • Christian Charron, 7 mars 2008 23h53

    Le PQ doit :

    - adopter une réforme scolaire qui revient avec une méthode d’apprentissage qui donne d’excellents résultats, en particulier pour l’apprentissage du français

    - prendre un virage anti-gaz à effets de serre, en développant le réseau des trains de banlieue

    - nous donner un système de santé qui a de l’allure, sur lequel on peut se fier quand on en a besoin. Donc : des médecins de famille pour tout le monde et une réponse de service satisfaisante. Différentes possiblités peuvent être étudiées, comme les ticket modérateurs, mais on veut du service ! C’est un résultat qu’on veut, pas des annonces d’injection de fonds !

    - être courageux dans ses décisions et cohérent dans ce qu’il dit

    - augmenter les tarifs d’électricité et réduire les impôts en conséquence, pour encourager les économies d’électricité et les gens à travailler

    - les assistés sociaux aptes à travailler doivent travailler ou étudier un nombre d’heures équivalent aux montants qu’ils reçoivent

    - les immigrants doivent être intégrés correctement : sélection des immigrants qui parlent français, et reconnaissance facilitée de leurs compétences professionnelles

    - les taxes et les tarifs d’électricité pourraient être augmentés, mais il faudrait qu’on en voit les résultats concrèment, surtout par rapport aux soins de santé et à l’entretien des routes

    - arrêter d’augmenter la taille de l’État et la réduire pour ce qui n’est pas essentiel

    - arrêter d’ajouter de nouveaux services, comme l’assurance-médicaments et se concentrer à améliorer la qualité de ceux qui existent déjà

  • Gaston Boivin, 7 mars 2008 15h49

    1) S’il ne cesse de se conduire comme un parti qui, plus souvent qu’autrement, semble avoir peur d’afficher l’option même qui est à la base de son existence.

    2) S’il n’a cesse de sautiller à droite et à gauche pour tenter ainsi de prendre le pas de la cadence que semble vouloir lui imposer l’empire Gesca et la propagande fédéraliste.

    3) S’il n’a cesse de dire souvent n’importe quoi dans l’espoir de se mettre à la mode du jour et de tenter de séduire à son avantage l’électorat au lieu plutôt d’essayer de le convaincre.

    4) S’il ne prend pas la décision d’abandonner sa nouvelle obsession de bien paraître, qui l’oblige plus sauvent qu’autrement à oublier son bon jugement, pour plutôt revenir à sa raison d’être qui seul lui permettra de le retrouver en même temps que cet enthousiasme d’antan, si contagieux à l’époque et qui savait tant convaincre et susciter l’adhésion et le dévouement à son projet.

    5) S’il peut enfin redevenir le parti qu’il a déjà été à son origine pour cesser d’être celui qu’il est maintenant devenu et qui de plus en plus nous laisse souvent incrédule, même au point où parfois l’on se demande s’il croit encore à son option ou, plus encore certains jours, s’il n’est pas en train de devenir, en sourdine, fédéraliste !

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