«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

« Le PQ s’enfonce dans des culs-de-sac »

Le PQ et la diversité

Tous les mots dont use Jean-François Lisée pour parler des « membres de la diversité » – en clair les immigrants – sont choisis pour confondre l’électorat.

Le PQ n’arrive pas à attirer le vote anglophone et allophone malgré ses efforts du passé. On ignore que, en leur temps, Gérald Godin, Bernard Landry et René Lévesque ont sincèrement tenté d’attirer à leur cause les néo-Québécois. Ils ont réussi, et ce n’est pas négligeable, à imposer le respect de leur personne, voire l’admiration, dans le cas de René Léves­que, de nombreux membres des communautés culturelles. Mais le vote n’a jamais été au rendez-vous.

Jean-François Lisée, malgré les atten­tes qu’il a d’abord suscitées, est difficile à suivre, et ce, « dans tous les chantiers », comme on dit au Québec des bûcherons, qu’il met de l’avant.

Détendre l’atmosphère

À la recherche de supporteurs de la souveraineté, il lance un énième cri du cœur aux « non de souche », car trop de « de souche » manquent désormais à l’appel. « C’est important, a décla­ré J.-F. Lisée, que des Juifs de Montréal, des Kabyles de Montréal rencontrent des députés du Lac-Saint-Jean et de la Gaspésie. » Si pareille remarque n’était pas triste à mourir, on se croirait dans un vaudeville. Et pour en rajouter, le chef du PQ précise : « Le fait d’avoir décidé de ne pas tenir de référendum durant le premier mandat contribuera à déten­dre l’atmosphère. » Avec les membres de la diversité, on l’aura compris.

En suivant la logique de celui qui a donné, après son élection à la tête du PQ, quelques espoirs de crédibiliser l’option avec une nouvelle dynamique et des idées non recyclées, on peut croire que la seule façon de vraiment « détendre l’atmosphère » serait de reje­ter l’option.

En effet, un PQ fédéraliste aurait plus de chance de percer l’électorat croissant des néo-Québécois, qui abandonneraient ainsi la raison principale de leur engouement pour le PLQ.

Le PQ s’enfonce dans des culs-de-sac. Pour briser le cycle du pouvoir libé­ral à Québec, Jean-François Lisée est en train de jouer sa peau.


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