«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Soyons clairs : le Parti Québécois du XXIe siècle sera nationaliste ou risque de ne plus être du tout

Commission sur le racisme systémique

Le PQ à la croisée des chemins

Éviter le désastre électoral

Chronique d’Alexandre Cormier-Denis
dimanche 30 juillet
2 774 visites 20 messages

Dans un message sur les médias sociaux, le militant islamo-multiculturaliste Haroun Bouazzi a remercié ouvertement Québec Solidaire, les jeunes du PLQ, le parti municipal Projet Montréal ainsi que deux ténors du Parti Québécois – Alexandre Cloutier et Paul St-Pierre Plamondon - en raison de leur soutien à la commission sur le racisme systémique que souhaite lancer le gouvernement Couillard.

Rappelons aux lecteurs qui ne suivent pas passionnément la palpitante, mais non moins déprimante vie interne du Parti Québécois, que MM. Cloutier et St-Pierre Plamondon ont tous deux étés candidats à la dernière primaire du parti. M. Cloutier avait d’ailleurs été désigné comme le candidat officiellement respectable par les médias fédéralistes, devant un Jean-François Lisée qui jouait au trublion en associant ouvertement terrorisme, niqab et kalashnikov afin de remporter la course à la direction.

Quant à PSPP, rappelons également qu’à défaut d’être député, ce dernier a été mandaté par l’actuel chef péquiste pour faire le tour du Québec afin de renouveler une énième fois le Parti Québécois. Ses conclusions ont été d’un banal sans équivoque : appel au renouvellement générationnel, quota ethnique dans les comités du parti pour assurer la promotion de la « diversité », alliance systématique sur les thèmes « progressistes », délaissement des questions identitaires jugées clivantes, etc.

Soulignons le choc, peut-être même la stupeur, qui devrait saisir n’importe quel nationaliste lucide de voir associés QS, le PLQ, Projet Montréal ainsi que deux têtes d’affiche du mouvement souverainiste par un militant multiculturaliste qui a ouvertement combattu la Charte des valeurs du gouvernement Marois. Ce qui pourrait être considéré comme une simple anecdote est en fait révélateur du réel problème qui gangrène le mouvement souverainiste.

L’alliance mortifère

Depuis cinquante ans, le mouvement souverainiste québécois a été associé au camp progressiste, à la gauche, voire même au socialisme, et ce, pour des raisons historiques. Les revendications sociales et nationales des Canadiens français devenus Québécois se sont naturellement jointes dans une lutte commune. Ainsi, la libération nationale et l’émancipation économique se sont trouvées en quelque sorte fusionnées dans un même projet politique : la souveraineté du Québec. Évidemment, cet imbroglio entre le militantisme socialiste et le souverainisme – tendance qui culminera dans la doctrine de la revue Parti pris, mais dont la dissolution en 1968 annonce les limites de l’indifférenciation entre les deux luttes – sera mis à terme par le second gouvernement Lévesque qui opéra un tournant économique libéral dès 1981.

Passé le second référendum, les années Bouchard ont terminé de convaincre les anciens marxistes-léninistes, maoïstes patentés et trotskystes zélés d’en finir avec leur division et de se réunir sous une bannière commune en se joignant à tous les « istes » de la gauche québécoise afin de former Québec Solidaire dont la mission sera la lutte progressiste, nouveau vocable de la gauche post-marxiste.

Devant l’alignement du camp progressiste québécois sur les thèmes multiculturalistes canadiens – défense systématique de la diversité ethnique, de l’immigration massive, des revendications des minorités religieuses et sexuelles, de l’ultra-féminisme etc. – le mouvement souverainiste s’est trouvé en quelque sorte coincé dans sa propre alliance avec la gauche sociétale. Depuis l’élection de Justin Trudeau, cet enfermement dans les thèmes progressistes n’ont fait que radicaliser l’indifférenciation qui existe entre la doctrine officielle de l’État canadien et les aspirations progressistes des souverainistes québécois.

On peut en effet se demander en quoi diffère fondamentalement la vision politique du Québec promue par l’actuel premier ministre canadien et celle des progressistes souverainistes ? Quelle est la différence fondamentale entre la vision politique de Paul St-Pierre Plamondon ou d’Alexandre Cloutier de celle de Justin Trudeau ?

La stratégie reposant sur une embrassade de tous les enjeux progressistes est également inepte. Au jeu du politiquement correct, jamais le mouvement souverainiste ne remportera la bataille des idées. Justin Trudeau fera sans problème la couverture du Rolling Stones en étant présenté comme un chef d’État modèle, tandis que Jean-François Lisée sera toujours suspecté de promouvoir un nationalisme rance et moisi même si son parti tombe dans la surenchère progressiste en proposant une loi protégeant les droits des immigrants transgenres.

La commission sur le racisme systémique, une chance pour le PQ

Rappelons l’évidence : le mouvement souverainiste est dans son fondement même un projet qui contient une essence conservatrice. Il s’agit en effet de faire du Québec un État souverain au nom d’un peuple habitant un territoire national, ayant une histoire nationale et parlant une langue nationale. Quiconque au Canada anglais ou parmi les minorités immigrantes a très bien compris sur quoi reposait ce combat. C’est d’ailleurs la raison de leur hostilité intrinsèque à notre lutte nationaliste. Nous voulons un pays où nous serons maîtres chez nous. On dirait que seule l’élite souverainiste semble l’avoir oublié.

Gangréné de l’intérieur par des membres plus « progressistes » que souverainistes, il est temps que le PQ fasse le ménage en son sein et qu’il assume véritablement sa nature politique : il est fondamentalement un parti nationaliste.

D’ailleurs, la commission sur le racisme systémique que vient d’annoncer le gouvernement Couillard est une bénédiction pour le Parti Québécois. Ce sera l’occasion pour lui de se démarquer radicalement de QS, de tuer symboliquement la CAQ en adoptant des positions plus fermes, et de se présenter comme le seul parti se portant résolument à la défense des Québécois.

Remarquons que la dénonciation de la commission sur le racisme systémique par Jean-François Lisée démontre que le virus progressiste n’a pas encore totalement englué tous les cerveaux de ce parti. Cela révèle aussi que, s’il est possible d’identifier un courant multiculturaliste au sein du PQ – dont les figures de proue sont Alexandre Cloutier et Paul St-Pierre Plamondon – il est objectivement impossible d’identifier leur équivalent dans un camp conservateur qui n’existe tout simplement pas.

Éviter le désastre électoral

Afin d’éviter la catastrophe électorale et politique, il est primordial que le Parti Québécois sorte de son alliance mortifère avec la gauche qui nuit à la défense concrète de la Nation. Il faut dénoncer de manière virulente cette inféodation du souverainisme aux postulats de l’antiracisme officiel décrété par nos ennemis politique dans le but de diluer un peu plus la conscience nationale du peuple par un procès d’auto-flagellation médiatisé permanent.

Devant le désastre électoral qui s’annonce, il est temps plus que jamais que le Parti Québécois ouvre ses horizons et sorte radicalement de son alliance systémique avec la gauche. Car, qu’il le veuille ou non, le PQ est associé à la fierté de la Nation québécoise, à la défense de la langue française et à la confrontation avec Ottawa. C’est son ADN politique. C’est également son créneau électoral.

En faisant de la surenchère systématique sur les enjeux progressistes, non seulement il risque de perdre des électeurs plus conservateurs, mais il légitime la pensée de ses adversaires solidaires et libéraux en se soumettant à leur vocabulaire. Il s’agit donc d’une double défaite.

Bien sûr, certains me rétorqueront que l’enjeu de l’oléoduc Énergie Est représentera un moyen pour le PQ d’affronter frontalement Ottawa et de se démarquer sur le plan électoral, mais ce serait faire fi de l’intelligence politique qui prévaut dans le camp fédéraliste. Il faut plutôt s’attendre à ce que cet enjeu électoral explosif soit mis au rancart afin de ne pas froisser inutilement le Québec. La question de l’oléoduc et du pétrole canadien risque de demeurer un enjeu marginal de la campagne électorale qui s’annonce, surtout qu’une part significative des Québécois pourrait s’y montrer favorable.

La commission sur le racisme systémique est une bénédiction pour le PQ car cela pourrait lui permettre de débuter sa rupture – qui sera douloureuse mais nécessaire – avec la gauche québécoise. Pour cela, il devra notamment revenir sur cette absurde promesse de mettre en place une « police contre le racisme », véritable inquisition moderne qui condamnerait un commerçant ayant décidé d’embaucher Monique plutôt que Aïcha. Sortir de l’alliance avec la gauche multiculti commencera d’abord par une contestation radicale de la bien-pensance antiraciste.

Devant cette croisée des chemins, le mouvement souverainiste a deux choix : soit il s’enfonce dans le progressisme à tout crin et devient une pâle copie du Parti libéral du Canada en défendant le communautarisme ethno-sexuel, l’immigration massive et les thèmes propres à la gauche sociétale, risquant ainsi de ne plus être politiquement identifiable pour l’électorat. Soit il reprend conscience de son rôle historique, sort du politiquement correct imposé par les médias progressistes, affronte directement la propagande de l’État fédéral et se positionne en champion de son électorat traditionnel, les nationalistes québécois.

Soyons clairs : le Parti Québécois du XXIe siècle sera nationaliste ou risque de ne plus être du tout.

Commentaires

  • Bonjour, 12 août 13h13

    Libéral minoritaire en 2018 au Québec. Le PQ avec une douzaine de députés. QS 4 députés.

  • Bruno Deshaies, 6 août 11h43

    2017-08-06 11:35

    Mettre le cap sur la lutte indépendantiste pour sortir du régime et cesser de vouloir le réformer

    Dans son commentaire, M. André Gignac, 4 août 10h03, a raison de mettre en évidence la nécessité qu’une équipe soit dédiée à la cause indépendantiste qui n’est pas seulement un combat social et après on verra... pour l’indépendance.

    À ce jour, ce que la lutte sociale à perpète à donner, c’est ce que j’ai nommé, il y a 17 ans, sous le vocable « le ton plaintif » (infra). On peut même parler d’un comportement politique qui entretient la fatigue culturelle. C’est presque devenu de la procrastination.

    Nous avons besoin, collectivement, d’un État souverain pour les Québécois. il faut le dire, pour être capable d’entretenir des relations interétatiques, d’égal à égal, et non des relations fédérales-provinciales ou interprovinciales où le maître suprême est l’État fédéral canadian. Justin Trudeau est même rendu jusqu’au concept de « postnational » pour décrire l’unité canadienne.

    La logique de l’indépendance doit prendre le dessus sur l’enfermement dans le fédéralisme avec ses limites, ses séquelles et surtout ses illusions. Les travers de ce régime sont pourtant connus. Les Québécois devraient le savoir depuis le temps qu’on se plaint du pouvoir centralisateur d’Ottawa qui ne baisse JAMAIS les bras.

    Référence :

    « « « Indépendance du Québec
    LE TON PLAINTIF
    Des souverainistes occupés par des combats fédéralistes
    Bruno Deshaies
    05-10-2000

  • Patrice-Hans Perrier , 6 août 11h25

    Excellent papier Alexandre !

    Toutefois, je ne crois pas que le PQ ait jamais été un parti nationaliste.

    Le PQ c’est l’aile centre-gauche du Parti libéral.

    S’il a bien fallu tuer l’UNION NATIONALE pour que le PQ prenne forme (entrisme)...

    Alors, force nous est de comprendre qu’il faut tuer le PQ et dégommer ses apparatchiks pour qu’une nouvelle période débute.

    C’est le sens de l’histoire.

    Pourquoi vouloir prêter de fausses intentions à une bande de faussaires de l’indépendance ?

    Allons-nous être englués durant un autre demi-siècle de manipulations ?

    Il faut avoir le courage de tourner la page.

    Haro sur les imposteurs et les ventriloques !

  • Guy Pruneau, 5 août 18h35

    Monsieur Cormier-Denis, vous avez entièrement raison. Cependant, ne comptez pas sur Jean-François Lisée. Que fait-il concrètement depuis qu’il est chef du PQ pour faire progresser l’idée d’indépendance ? Il semble beaucoup plus intéressé à faire progresser la rectitude politique et le paradigme mondialisation/libre-échange/multiculturalisme. Et par ailleurs, a-t-il pris une seule bonne décision depuis qu’il est chef ? Dire que cet homme passe pour "stratège".

    (En passant, puisque je parle de ne rien faire, suis-je le seul à penser que l’institut de PKP est bien parti pour être un pétard mouillé ? L’idée était bonne, mais à voir les premiers sujets d’étude qu’ils ont mis sur la table, il n’y a rien là pour donner un début d’argumentation aux indépendantistes. On mentionne un chantier "Jeunes et indépendance" et un chantier "Processus constituants". Clairement pas des "vraies affaires" qui intéressent la population.)

    Je ne comprends pas ceux qui opposent nationalisme et indépendantisme. Les deux vont ensemble. Sans le premier, pourquoi le deuxième ? Le premier est le ferment du deuxième, même si d’autres raisons, économiques notamment, peuvent s’ajouter. Comment André Boisclair, Alexandre Cloutier ou les gens de Québec Solidaire peuvent-ils être indépendantistes avec les idées qu’ils ont ? C’est aussi logique que de défendre les privilèges du 1% et se dire communiste.

    Monsieur André Gignac : Effectivement, la création d’un nouveau parti véritablement indépendantiste serait souhaitable. Mais le principal problème à résoudre est : comment en créer un qui ne rejoindra pas Option nationale et le Parti indépendantiste dans la marginalité en termes de résultats électoraux ?

    Monsieur François Labonté : Pour trouver que nos anglos du West Island sont ouverts, vous ne devez pas lire souvent les sections des commentaires des articles de politique québécoise de la "Gazette".

  • André Gignac, 4 août 10h03

    Monsieur Jean Brilland vient de résumer parfaitement ma pensée politique sur le PQ. Et j’ajouterai ceci : sans la formation d’un nouveau parti indépendantiste vraiment dédié à la cause, oubliez le pays québécois. Il n’y a même pas eu d’écho politique de tous nos chefs de partis politiques québécois suite à deux refus de Trudeau, dernièrement, d’ouvrir la constitution "canadian".

    La classe politique québécoise (PQ inclus) est fédéraliste et vendue aux intérêts de Bay Street et à ceux des oligarques financiers de la planète. Le statu quo est installé pour longtemps au Québec à moins d’un réveil collectif pour changer les choses et j’en doute fortement ; le maintien du "standing" de vie étant plus important que la fierté et l’identité nationale québécoise. Je désespère !

    André Gignac 4/8/17

  • 4 août 09h56

    Jean Brilland, 2 août 14h52

    "La théorie veut que Lévesque soit moins dangereux à l’extérieur du parti libéral qu’à l’intérieur"

    C est exactement ma conclusion dans ce vidéo :

    Géopolitique 101 – L’erreur historique du mouvement souverainiste du Québec

    http://nomos-tv.com/geopolitique-101-lerreur-historique-du-mouvement-souverainiste-du-quebec

    JCPomerleau

  • Jean-Louis Perez-Martel, 3 août 21h21

    Le prix de l’indolence et de l’antipatriotisme

    Montréal : de métropole francophone la plus puissante du Canada à ville anglophone et sanctuaire des réfugiés pro-fédéralistes.

    [Hier, le maire de Montréal a publié un message sur Twitter dans lequel il a souhaité la bienvenue aux réfugiés haïtiens. M. Coderre a également fustigé les politiques migratoires de l’administration Trump. « Encore une conséquence de la politique d’immigration de Donald Trump », a-t-il écrit.]

    « Montréal est une ville sanctuaire », rappelle Coderre
    http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201708/03/01-5121722-montreal-est-une-ville-sanctuaire-rappelle-coderre.php

    ***

    JLPM

  • François Labonté, 3 août 04h04

    J’oubliais : les Anglos purs et dures du West-Island ont sacré leur camp à Toronto, Calgary ou Vancouver depuis longtemps. Ceux qui restent sont beaucoup plus ouverts qu’on pensent à donner à l’État Québécois les pleins pouvoirs. Ils veulent juste être convaincus qu’un Québec souverain leur donnera une plus grande emprise sur leur destinée. Les plus fervents fédéralistes ne sont pas des ’’anglos du W-I" ce sont, bel et bien, des Canadiens-Français vendus à la Couronne Britannique et ses banksters mondialistes.

    « C’est vrai, c’est vrai qu’on a été battus, au fond, par quoi ? Par l’argent puis des votes ethniques, essentiellement. Alors, ça veut dire que, la prochaine fois, au lieu d’être 60 ou 61 % à voter « Oui », on sera 63 ou 64 % et ça suffira. » — Jacques Parizeau (discours du 30 octobre 1995)

    Tellement vrai. Sauf que bientôt, même si tous les Canadiens-français du Québec votent OUI, ça ne suffira pas...

  • François Labonté, 3 août 03h38

    Bonjour Monsieur Cormier-Denis,
    Bonjour à tous,

    Enfin un article écrit par un politicien qui touche le cœur du problème et pose les vrais enjeux et défis que les indépendantistes doivent relever si ils veulent, non pas un pays, mais tout bonnement éviter l’assimilation à moyen terme.

    Les chiffres sont clairs et la réalité encore pire : Le peuple Québécois est aujourd’hui composé de 15% d’immigrants. L’arrivée d’immigrants chaque année et les naissances d’immigrants ou de leurs enfants (1ere et 2eme générations) sont responsable de 87% du renouvellement de la population Québécoise. Ainsi, les Québécois de 3ème générations ou plus ne participent qu’à 13% du renouvellement (et ce sont eux qui meurent en masse ou qui déménagent ailleurs...). 2 bébés sur 3 nés à Montréal à au-moins un parent immigrant, 1 sur 2 à Laval et 3 sur 10 pour l’ensemble du Québec. Ces chiffres sont en hausses exponentielles. PDF 2015 du MIDI

    En 2011, seulement 18,6% des immigrants au Québec ont déclaré que le français est leur langue maternelle.
    http://www12.statcan.gc.ca/nhs-enm/2011/as-sa/99-010-x/99-010-x2011001-fra.cfm#a5
    La langue maternelle des immigrants est la seule donnée sur laquelle nous pouvons nous fier, puisque les immigrants qui déclare ’’parler" français ne sont pas testés et savent très bien que c’est à leur avantage de mettre un X dans la case French !

    De toutes façons, que les immigrants soit francophones ou non, qu’ils finissent par apprendre le français ou non ; ne changent strictement rien au fait que leurs racines, leurs cultures, leurs histoires, leurs valeurs, leurs religions, leurs idées politiques ne seront JAMAIS les mêmes que celles d’un descendant d’un coureur des bois, d’un autochtone, d’une fille du Roi, d’un métis oû même d’un Anglais, Irlandais ou Écossais. JAMAIS. C’est complètement utopique de croire que le peuple Québécois peut assimiler cette masse d’immigrants. C’est eux qui nous assimilent. Francophones ou non. Même la communauté anglophone historique du West-Island Montréalais sent qu’elle perd elle aussi du terrain. Et c’est certainement pas à la faveur des Canadiens-Français.
    Voilà ceux que le PQ doit convaincre à faire l’indépendance du Québec : les communautés historiques anglo-saxonnes, amérindiennes et même les Néo-Brunswickois. Vous croyez l’idée folle ?

    René Lévesque est né à Campbellton au Nouveau-Brunswick et a grandit à New Carlisle, un village à majorité anglophone et bourgeoise en Gaspésie.

    Voici une entrevue en anglais de René Lévesque :
    https://www.youtube.com/watch?v=6niMyWFJza4

    Ici une conférence questions-réponses au Scarborough College :
    https://www.youtube.com/watch?v=ga-T1WT7qmE

    La communauté anglophone du Québec, commence à comprendre que c’est à leur tour d’être conquis... par l’immigration !

    L’Immense majorité des ’’Anglos" du Québec parlent et écrivent le français et parfois même mieux que les Québécois francophones. À minima, ils maitrisent bien mieux le français que nous l’anglais. Après 10 ans de scolarité, une trop grande proportion de Québécois francophones est incapable d’écrire un texte en français, structuré et sans fautes d’orthographe ou de conjugaison à chaque phrase. Après plus ou moins 7 ans de cours d’anglais au primaire et secondaire, combien peuvent commander, en anglais, un repas au restaurant ? Même simplement des frites ?!? C’est scandaleux !

    Arrêtez de me faire chi*r avec votre refus de permettre certains programmes bilingues dans certains Cégeps (qui à mon sens ne devraient même plus offrir la formation générale obligatoire pour entrer à l’université) ! L’anglais est la langue de communication et d’échange internationale, tout le monde apprend l’anglais. Aujourd’hui, plusieurs parlent couramment 3,4,5 langues, dont plusieurs immigrants reçus ici... Refusez aux Québécois l’apprentissage de langues secondes c’est leur fermer des portes, les maintenir dans l’ignorance.

    La devise du Québec est ’’Je me souviens", PAS ’’Je parle français" !

    Posez-vous les questions suivantes :
    Entre un descendant Irlandais de Verdun (anglo) et un Marocain de NDG (franco), avec lequel ai-je le plus de points communs ? Lequel me ressemble
    le plus ?

    Bonne réflexion...

    FL

    P.S. : SEUILS DIMMIGRATION !

  • Jean Brilland, 2 août 14h52

    "Afin d’éviter la catastrophe électorale et politique, il est primordial que le Parti Québécois sorte de son alliance mortifère avec la gauche qui nuit à la défense concrète de la Nation. Il faut dénoncer de manière virulente cette inféodation du souverainisme aux postulats de l’antiracisme officiel décrété par nos ennemis politique dans le but de diluer un peu plus la conscience nationale du peuple par un procès d’auto-flagellation médiatisé permanent."

    Monsieur Cormier,

    Le PQ est le fruit des calculs et manipulations des Desmarais. Dans le livre "Dans l’oeil du tigre", (http://en.calameo.com/read/00011179030fd555d1a92 p. 105", JF Lisée rapporte les propos de Claude Frenette, bras droit de Desmarais à l’époque : "La théorie veut que Lévesque soit moins dangereux à l’extérieur du parti libéral qu’à l’intérieur". Ce dernier confirmant que le PLQ et Desmarais ont orchestré la danse pour que Lévesque créé son propre parti indépendantiste.

    Depuis, les Québécois subissent jour après jour les effets du rouleau compresseur médiatique fédérale. On en vit les conséquences aujourd’hui. Le peuple Québécois est anesthésié à coup d’informations fumeuses sur le multiculturalisme, le mondialisme, l’immigration "obligée", etc. Les Québécois ont tourné le dos à la politique. Il en résulte des inepties comme celle de l’élection d’un gouvernement corrompu grâce aux votes ethniques et au noyau dur de 15 % des électeurs Québécois.

    QS et la CAQ sont également des produits des Desmarais. Bouchard a brisé le PQ pour laisser les plus progressistes filer vers la gauche et les plus nationalistes par la droite. Il reste un PQ sans âme et sans vision.

    A partir de là, vous faites quoi ?

    Le peuple est pris en otage et ne le sait même pas. C’est là où le bat blesse.

    Tant et aussi longtemps que ne seront pas créées une constituante et l’assemblée constituante, un temps précieux sera perdu à déblatérer sur un PQ à la proue fracassée, la coque percée et l’absence d’un capitaine digne de ce nom.

  • Jean-Louis Perez-Martel, 2 août 11h26

    Des Québécois contre Canadiens français*

    [La commission sur le racisme systémique est une bénédiction pour le PQ car cela pourrait lui permettre de débuter sa rupture – qui sera douloureuse mais nécessaire – avec la gauche québécoise. Pour cela, il devra notamment revenir sur cette absurde promesse de mettre en place une « police contre le racisme », véritable inquisition moderne qui condamnerait un commerçant ayant décidé d’embaucher Monique plutôt que Aïcha. Sortir de l’alliance avec la gauche multiculti commencera d’abord par une contestation radicale de la bien-pensance antiraciste.] Alexandre Cormier-Denis

    Cette réalité de fragmentation sociétale est la même au Québec que partout ailleurs, car l’objectif du Front commun mondialiste est de provoquer la désintégration des États-nation en favorisant les groupes ethniques pro-fédéralistes (95 % est contre la souveraineté politique des Canadiens français).

    Face à cette constatation de désintégration nationale employant mille arguties pour arriver, telle la discrimination positive . Ainsi, le patriote-président Donald J. Trump vient d’ordonner à son ministre de la Justice, Jeff Sessions, de faire une enquête afin de mettre un terme à cette désintégration nationale de l’ Amérique profonde . Le seul moyen de stopper l’expansionnisme multiculturaliste devenu la vraie idéologie raciste contre la majorité nationale :

    Enquête sur la discrimination contre les… Blancs
    http://blogues.lapresse.ca/hetu/2017/08/02/enquete-sur-la-discrimination-contre-les-blancs/

    ***

    JLPM


    *. Comment les Canadiens français vont-ils s’en sortir ?
    http://vigile.quebec/Comment-les-Canadiens-francais

  • Bruno Deshaies, 1er août 15h23

    2017-08-01 15:20

    Les trois derniers commentaires m’ont incité à ajouter mon grain de sel.

    En posant la question du national, on ne peut ignorer tous les problèmes sociaux qui entourent la vie en société. Cela dit, le national nous rend conscients de nos rapports avec les autres sociétés ou nations. Nous avons ce problème national non-réglé et nous manquons de moyens et d’un certain nombre de pouvoirs constitutionnels essentiels qui devraient nous aider à le résoudre nous-mêmes collectivement et librement. Cette dimension nationale des Québécois.es a un passé de 250 ans de nation annexée. Jusqu’à ce jour, nous sommes encore empêtrés par la question du rapport « fédéralisme et nationalités ». C’est pourquoi le problème des « Québécois libres » demeure énigmatique pour le public.

    Que faisons-nous pour le comprendre ? J’ai soumis mon point de vue dans ma Chronique 458. Il est évident que nous ne parviendrons pas à nous satisfaire complètement comme nation si le discours ne s’unifie pas autour des concepts fondamentaux de l’indépendance. En ce moment nous sommes dans l’errance. Face à nous, par contre, se regroupent les fédéralistes inconditionnels qui jouissent de moyens considérables pour nous tenir en échec avec pugnacité. Je vous suggérerais de voir à quel point la Fondation Pierre Elliott Trudeau fonctionne (supra Chronique 458). Peut-on dire que la reprise de la bataille de la langue ne suffira pas à riposter aux offensives fédéralistes.

    Les indépendantistes ont un problème de communication entre eux. Le public le sent et la masse s’en désintéresse au point de ne plus savoir à quoi ressemblent les principaux partis politiques provinciaux. Ne sont-ils pas un petit peu fédéralistes, indépendantistes, gauchistes, socio-démocrates, environnementalistes, etc. D’où le retour au pouvoir à Québec des libéraux provinciaux comme Couillard qui nous rabâchent le même discours traditionnel : « Québécois. Notre façon d’être Canadiens ». Puis, en sous-titre : « Politique d’affirmation et de relations canadiennes ». Claude Ryan a passé sa vie à endosser ce message. Il a dit NON aux souverainistes, puis ce fut le rapatriement de la constitution avec toutes ses conséquences. Trudeau, Lévesque et Ryan, chacun avait sa façon de réformer la constitution canadienne. Trudeau les a coiffés comme Premier ministre de l’État canadien.

    Depuis plus de 50 ans, les Québécois ne parviennent pas à s’en sortir. Mathieu Bock-Côté en est rendu à écrire : « Quarante ans après la loi 101, il faut lancer une nouvelle offensive linguistique. » À défaut de faire l’indépendance dans le gouvernement Lévesque, Camille Laurin a dû se rabattre sur la défense de la langue majoritaire française au Québec pour accoucher difficilement de la Loi 101 dont on connaît la suite.

    Plus d’un citoyen pensent que l’indépendance est nécessaire, puis ajoutent immédiatement qu’ils ou elles ne verront pas de leurs vivants sa réalisation ni prochaine ni tangible. Une partie du problème réside dans le comportement politique des indépendantistes eux-mêmes. Avant une assemblée constituante et une constitution, il faudrait s’entendre sur ce qu’on veut dire quand nous parlons d’indépendance de la nation québécoise. Il nous faut un accord sur la notion de nation indépendante pour convaincre le public du bien en soi de l’indépendance pour une société nationale rendue à ce stade de maturité. La lutte nationale est entre nous et non contre celui qui nous domine. Et celui qui nous domine a les moyens de défendre solidement l’idéologie fédéraliste qui camoufle son nationalisme oppressif.

  • Gilles Toupin, 31 juillet 18h42

    Brillant ! Pertinent et on ne peut plus juste. Bravo !

  • J. Binette, Montréal, 31 juillet 10h32

    Cette analyse me rappelle ce qu’a écrit Facal sur les fondements du PQ : le nationalisme : "en se faisant le défenseur de la nation québécoise, le PQ renouerait avec sa raison d’être existentielle" écrivait-il. Le retour à la "vraie " valeur fondatrice du PQ serait le nationalisme.
    Je crois que c’est faux : la vraie valeur fondatrice était l’indépendance, pas le nationalisme. C’est l’Indépendance qui était le ciment du PQ à ses tous débuts. L’indépendance de la nation, bien sûr, du peuple, de la société d’ici ! Mais l’indépendance : faire du Québec un pays, cela rassemblait les "gauchistes" et les autres.
    En parlant d’indépendance comme il le faisait à ses débuts, en démontrant et démontant les destructions que subit le Québec et la nation québécoise dans le système canadian, le PQ reviendrait à ses origines. N’en faire qu’un porte-parole du nationalisme traditionnel ne le mènera qu’à devenir une nouvelle Union nationale.
    Pour faire l’indépendance, il faut mettre l’Indépendance de l’avant.

  • Vic Survivaliste, 31 juillet 09h35

    Si vous étiez médecin, vous feriez le meilleur diagnosticien qui soit, battant même à cette discipline le fameux personnage fictif Dr House !

    On dirait que seuls les militants péquiste ne voient pas que le PQ a perdu sa voie — et sa raison d’être — en faisant du gauchisme idéologique sa figure de proue au lieu de tenter de préserver (conserver) notre nation en lui donnant un état pour ce faire.

    Tout ce qu’il réussit à son jeu actuel, c’est d’affaiblir moralement et politiquement son peuple, les canadiens-français, afin de gagner quelques votes ethniques.

    La stratégie de la gauche française — et canadienne — à savoir faire venir des immigrants afin de développer leurs bases électorales, ne fonctionne quand quand on est un pays indépendant et cela, 50 ans de démonstration n’ont pas encore vaincu l’autisme de l’élite péquiste.

  • Yves Rancourt, 30 juillet 19h01

    @ François Janvier

    Vous touchez, dans votre commentaire, à des éléments de politiques qui devraient être au centre du programme du Parti québécois, en particulier quand vous parlez de démographie. Tout comme vous, je crois que le PQ devrait s’engager à adopter une politique nataliste, comme le réclamait dans les années 1990 le grand démographe, Jacques Henripin. Il est difficile de comprendre comment ce parti politique, qui s’est toujours proclamé le grand défenseur de notre nation, ait manifesté si peu de préoccupation à l’égard de la baisse dramatique du taux de fécondité au Québec, et ce depuis longtemps. Peu de gens savent à titre d’exemple que, en moins de 25 ans, soit de 1970 à 1995, plus de 530 000 femmes ont été stérilisées( ligaturées) au Québec, dont 400 000 de 1973 à 1988, période où le PQ était au pouvoir. Ce niveau de stérilisation avait été qualifié alors par la démographe et sociologue Nicole Marcil-Gratton de "presque délitant". L’impact de ces stérilisations massives s’est vite fait sentir et se fait encore sentir aujourd’hui. On dit aussi, et le Journal de Québec le mentionnait il n’y a pas si longtemps, que les Québécois sont devenus " les champions du monde de la vasectomie". Et on dit également que le Québec compterait présentement 46 des 94 cliniques d’avortements au Canada, comme le rapportait le National Post. Il me semble que, tout en respectant les droits des femmes chèrement acquis, on aurait pu collectivement mettre en place des mesures pour s’assurer d’un taux de fécondité qui assure la survie de notre nation. Et, s’il y a un parti politique qui devait se préoccuper de cette question, c’est bien le Parti québécois. Bien sûr, ça prend du courage et de la détermination pour aborder ces questions, mais ceci est au centre de notre devenir collectif et du projet d’indépendance. Le PQ saura t-il être à la hauteur sur cette question ? À chacun d’en juger.

  • yves corbeil, 30 juillet 16h05

    Tous ceux qui ont la conscience tranquille ne peuvent qu’être de plus en plus en colère face à la situation qui prévaut au Québec et dites vous que le déclin commence lorsque nous remplaçons nos rêves par des souvenirs et s’achève lorsque nous remplaçons nos souvenirs par d’autres souvenirs.

    L’indépendantiste : Si ça colère décroît avec le temps, c’est qu’il a commis une injustice, si elle augmente c’est qu’il en a subi une.

    Le libéral : L’ignorance consciente, lorsqu’on y parvient, agrandit notre monde : elle rend certaines les choses infinies. Il faut beaucoup d’intelligence et de confiance en soi pour accepter que ce qui paraît sensé ne l’est pas vraiment.

    L’économie pour un libéral : L’économie est comme une étoile morte que l’on voit encore scintiller, tout en sachant qu’elle n’existe plus.

    L’économie pour un indépendantiste : La gauche pense que si l’économie de marché est stupide, les modèles doivent être intelligents, la droite croit que l’économie
    de marché est intelligente parce que les modèles sont stupides. L’indépendantiste lui, croit que les deux sont stupides.

    Le racisme systémique de Philippe Couillard et ses libéraux.

    Nous ne maîtrisons nos pensées qu’en manipulant notre entourage.

    La caractéristique principale du minable est de déplorer, en termes généraux, les défauts de l’espèce humaine, ses partis pris, ses contradictions et sa déraison sans songer à les exploiter, ni pour s’amuser ni pour en tirer profit.

    C’est une maladie toute récente que de confondre ce qui n’a pas été observé avec ce qui n’existe pas, mais un mal plus grave apparaît : confondre ce qui n’a pas été observé avec ce qui n’est pas observable.

    http://beta.radio-canada.ca/nouvelle/1046288/discrimination-racisme-consultation-quebec-automne

    Certains ont un tel manque d’originalité qu’ils étudient l’histoire pour trouver des erreurs à répéter. On va s’en souvenir au moment où t’approuvera le projet de Trans Canada pipeline mon Philippe.

    « Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, s’est défendu, samedi, d’avoir erré dans le dossier de l’exploitation pétrolière sur l’île d’Anticosti, comme l’a laissé entendre le Parti québécois.
    « Ça prend un sacré culot. Ils signent un contrat pour Anticosti sans faire d’évaluation environnementale, en pleine campagne électorale. Imaginez si ç’avait été nous qui l’avions fait », a lancé M. Couillard, samedi, en marge de la Traversée du lac Saint-Jean à laquelle il assistait. »

    Le secret de la longue imposture Libéral : Prêter plus d’attention au petit nombre qui apprécie son œuvre qu’à la multitude qui la déteste. Mettre en avant ses succès et enterrer (littéralement) ses erreurs.

    Les minutes du patrimoine en attestent.

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLiE7YBxN9zmJCbT8LiHZ3JPuMBb75K_RU

    Il y a tant d’individus pour lesquels mieux vaudrait se demander, lorsqu’ils s’éteignent, la cause de leur vie plutôt que celle de leur mort.

    Nos ressources modernes : Ce qui est aujourd’hui appelé philosophie s’appelle littérature, ce qui est appelé littérature s’appelle journalisme, ce qui est appelé journalisme s’appelle du « ragotage », et ce qu’on appelle « ragotage » se nomme (généreusement) du voyeurisme. Bienvenue au 21e.

    Mon plus grand problème avec la modernité, c’est l’écart croissant entre l’éthique et la légalité.

    Sur un ton plus nostalgique. Les Anciens savaient que la seule manière de connaître les événements était de les provoquer, c’était avant la propagande médiatique.

    Et sur un tout autre registre question de provoquer un peu. Légalité est avant tout un problème lier au féminisme car au commencement seuls quelques mâles et toutes les femelles pouvaient se reproduire.

  • Jacques Lamothe, 30 juillet 15h04

    De fait, vous avez raison, le Parti Québécois doit renouer avec ses racines premières et profondes : le nationalisme québécois. Ce nationalisme qui a fait les beaux jours du Parti à une certaine époque et qui peut les refaire à nouveau s’il redevient le coeur et l’âme du Parti. Ce nationalisme qui est le nôtre incarne merveilleusement bien la voix du Québec libre et la voie la plus simple pour y arriver.

  • Jean-Claude Michaud, 30 juillet 13h16

    Votre article est intéressant et met le doigt sur un problème grave dans le camp souverainiste. Au Québec, on va devoir clarifier notre terminologie quand on parle de gauche, de progressisme, de libéralisme et de nationalisme.

    Si je pense que le progressisme socio-économique est toujours moderne, je pense aussi que le progressisme multiculturaliste est en crise et est une idéologie mauvaise.

    La promotion d’un libéralisme classique balancé par un État qui s’assure qu’il fonctionne bien et qui se soucie du bien-être socio-économique, de l’égalité des chances et de la distribution de la richesse est toujours aussi à mon avis approprié.

    C’est donc la gauche libérale radicale qu’il faut combattre celle qui est implantée au PLC, PLQ, Québec solidaire et risque de l’être à la tête du NPD si le militant sikh en devient le chef. Le Parti Québécois marche sur des oeufs et certains de ses députés sont de cette gauche libérale multiculturaliste comme vous dites et il faut un message clair de la direction du parti et un vote des militants sur ses enjeux lors du prochain congrès pour clarifier le tout.

    Le Parti Québécois devrait commencer à se soucier de la classe moyenne qui a été récupérer par la CAQ en parlant du fardeau fiscal et en proposant par exemple de réformer la TVQ régressive, d’améliorer les services publiques et de mettre fin à la privatisation de l’éducation et de la santé.

  • François Janvier, 30 juillet 13h12

    Depuis le tout début de la Nouvelle-France, la communauté francophone est menacée de disparition et c’est par des mesures énergiques démographiques et linguistiques souvent coercitives qu’elle fut sauvée. Entre 1663 et 1673, particulièrement sous l’intendance de Jean Talon, l’on fit venir de France les filles du Roy pour rééquilibrer une démographie trop masculine. Le roi accorda des allocations aux familles nombreuses, c’est à dire celles qui comptent 10 enfants et plus et l’on pénalisa les coureurs de bois qui ne voulaient pas s’établir.

    À la fin du XIX ième siècle, pour contrer l’émigration des québécois vers les États-Unis et notre affaiblissement démographique, Honoré Mercier ouvrit des territoires à la colonisation et octroya une terre gratuite aux colons ayant 12 enfants vivants.

    En ce qui concerne les écoles publiques, Camil Laurin par la loi 101 en 1977, obligea les francophones et les allophones à fréquenter les écoles françaises.

    Sans aller aussi loin que ces prédécesseurs, Jean-François Lisée pourrait proposer des mesures démographiques et linguistiques qui conforteraient sur sa volonté d’assurer la survie de la communauté francophone du Québec.

    Ainsi au plan linguistique il pourrait proposer :

    - d’étendre les applications de la loi 101 aux cégeps

    - d’utiliser la clause dérogatoire pour renforcer l’affichage en français et d’autres dispositions originelles de la loi 101

    - de rééquilibrer progressivement la part des sommes allouées aux universités francophones et anglophones.

    Par ailleurs comme un peuple ne peut survivre à long terme s’il ne fait pas d’enfants, il pourrait adopter une politique familiale et nataliste forte comme en Scandinavie.

    Enfin il serait pertinent qu’il précise sa position en ce qui concerne les seuils d’immigration.

Écrire un commentaire

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document
Ajouter un document

Éviter les réponses à un autre commentaire, les commentaires s'appliquent au texte seulement.

Pas d'attaques personnelles ni de propos injurieux ou discriminatoires.

Vigile se réserve le droit de refuser tout commentaire sans avoir à justifier sa décision éditoriale.

Veuillez lire attentivement les consignes détaillées avant de soumettre votre premier commentaire.

Consignes détaillées

PQ - Changement de paradigme
Le commencement de la fin ?

Financement de Vigile

N’hésitez pas à contribuer à sa production

Joignez-vous aux Amis de Vigile

Objectif 2017: 60 000$
12 715$  21%
Paiement en ligne
Don récurrent

Contributions récentes :

  • 15/08 André Thibault: 5$
  • 15/08 Robert Lecompte: 5$
  • 15/08 Jean-Pierre Lavoie: 100$
  • 9/08 André Lafrenaie: 20$
  • 9/08 Anonyme: 50$
  • 9/08 Gilles Grondin: 200$
  • 9/08 Anonyme: 50$
  • 9/08 Normand McCluskey: 5$

Toutes les contributions

Merci beaucoup!

Publicités