«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le PQ à l’heure du choix.

En route pour 2018 !

Tribune libre de Vigile
mercredi 22 mars
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« Quels sont les « fondamentaux » du péquisme ? S’agit-il d’un nationalisme historico-politique centré sur une mission essentielle : assurer la survie et l’émancipation politique du peuple québécois ? Ou s’agit-il d’un souverainisme progressiste et technocratique inséparable du modèle social mis en place avec la Révolution tranquille. » -Mathieu Bock-Côté

Voici le contexte actuel. Il faut le rappeler, le Parti québécois est à la base une coalition et un parti fondé par des gens ayant des visions diamétralement opposées, mais qui peuvent se compléter très bien, soit : le centre gauche et le centre droit. Actuellement, le Parti québécois est tiraillé entre ces deux visions fondatrices et devra faire un choix pour l’élection de 2018.

• Sachant que le gouvernement fédéral fait usage, année après année, de néocolonialisme écrasant à l’égard du peuple Québécois.

• Sachant que le Parti québécois a déjà joué la carte du « bon gouvernement », sans succès.

• Sachant que l’objectif de Québec solidaire n’est pas de faire une alliance avec le PQ.

• Sachant que les Québécois veulent un changement de gouvernement en 2018 et pour les prochaines années.

• Sachant que l’identité profonde du Québec (dont la protection de la langue française devrait être une priorité nationale) se meurt de jour en jour à petit feu et qu’il est plus que temps de donner un coup de barre en ce sens.

Voici l’approche qui devrait être envisagée par le Parti québécois à partir d’aujourd’hui jusqu’en octobre 2018. Selon moi, la carte du « bon gouvernement » est dépassée par la simple et bonne raison que le Parti québécois n’a plus rien à prouver en la matière. Il suffit de regarder l’historique des nombreux apports à la société québécoise parrainé sous un gouvernement formé par le PQ pour se satisfaire (et prouver hors de tout doute qu’il est un bon gouvernement aux antipodes du gouvernement libéral actuel).

Je crois plutôt que le Parti québécois devrait se définir comme le rempart face à la dissolution de l’identité québécoise dans la grande multitude multiculturaliste canadien et démontrer que le poids du Québec dans les décisions du gouvernement fédéral n’est pas considéré à sa juste valeur de nation fondatrice.

De plus, celui-ci devra jouer la carte du nationalisme économique.

À ce chapitre, s’il prend le pouvoir en 2018, le PQ devra imposer des réformes pour protéger l’identité spécifique du Québec et faire croitre l’attractivité de notre puissance économique face au monde tout en définissant concrètement les dispositions du projet de pays auquel nous aspirons comme société évoluée et mature.

Le PQ devra démontrer que le contexte canadien actuel nuit carrément à l’identité québécoise et se rendre à l’évidence (ou prouvé aux québécois) qu’aucune réforme ne vaut le plein pouvoir de tous ses leviers, en tout point. Pour ce faire, le projet de pays pourra bien entendu être forgé à partir des idées tant de la gauche que de la droite.

La proposition de porter un référendum en 2022 s’inscrit dans cette optique et l’indépendance du Québec doit être vue comme le bouclier ultime pour préserver notre spécificité identitaire en terre d’Amérique pour les générations à venir.

Commentaires

  • Georges Tremblay, 23 mars 17h53

    Le PQ n’est pas différent des autres partis. Ils ne servent plus de nation depuis longtemps. Ils servent des groupes d’intérêts d’affaires. Les politiques sont développées comme stratégies électorales d’une élection à l’autre et sont rejetées ou acceptées par accord implicite entre les partis.

    Tous les partis ont leurs secrets et c’est dans un accord mutuel qu’ils se tiennent ainsi tous en otage mutuellement. Les politiciens plus imprudents ou les novices mordent la poussière et tombent, mais les partis ne perdent pas de temps à rétablir un semblant de stabilité politique.

    La nation québécoise n’est même plus un facteur.

    Lisée se cherche un filon idéologique ou sociologique dans cet amas fragmenté. La pluspart du temps ils sont fabriqués à l’extérieur et les partis au Québec les reprennent. La charte de laïcité en France fut allumée au Québec à Hérouxville. Puis Obama refinance les banques et c’est l’Austérité.

    La campagne française jongle avec la crise migratoire, en symbiose avec l’élection américaine. Le PQ suit le PS. Lysée attend les résultats je crois.

    Le PQ n’est pas un parti d’innitiative.

  • Jean-Guy Morin, 23 mars 08h21

    Entièrement d’accord

  • François Ricard, 22 mars 18h52

    Un référendum ne fait pas un pays.
    Un pays, comme une maison, se construit petit à petit. Une fois la maison construite, on pend la crémaillière. On a recours à un référendum. Mais le pays doit d’abord exister.
    C’est ce que le PQ, surtout depuis 1995, a oublié. Même quand il était au pouvoir.
    Le fait précède le droit. Nous devons dès maintenant oeuvrer à la construction d’un pays réel. Sa reconnaissance viendra plus tard. Et comme le disait Gérard Bergeron, « l’état devenait ce qu’il faisait ».
    Pour le moment, le gros des débats consiste à nous demander quand va-t-on pendre la crémaillère ?
    Le PQ doit changer son article1qui doit devenir :"Le PQ s’engage à construire un véritable état francophone en Amérique du nord.
    Et pour ce faire, il ne devra pas hésiter à utiliser tous les moyens politiques démocratiques à sa disposition. À commencer par la clause "nonobstant".

  • yves corbeil, 22 mars 15h16

    @CLAUDE, 22 mars 13h46

    J’ajouterais à votre commentaire. Nos institutions comme Hydro Québec, la SAQ ect... tu ne touche pas à cela.

    Quand tu arrive vers la fin tu peux vendre tes biens pour finir ta vie sur ton vieux gagné. Mais ces institutions là, elle n’appartiennent pas aux vieux et encore moins aux prédateurs économiques qui cherchent toujours à en mettre plus dans leurs poches. Non ces institutions appartiennent à la collectivité et à ceux qui ne sont pas encore au monde mais qui joindront celle-ci un jour.

    Donc cela s’appelle pas touche. Ça rapporte à notre économie et au lieu de penser à vendre on doit penser à développer au plein potentiel toute ces institutions québécoises.

    La même chose avec notre patrimoine agricole sous exploiter quand on pense qu’on mange les produits toxiques qui viennent de l’étranger quand on pourrait pratiquement s’autosuffire en investissant dans notre potentiel agro-alimentaire et celui des pêcheries.

    Non mais on as-tu besoin d’un changement de régime après quinze ans de vaches maigres.

  • CLAUDE, 22 mars 13h46

    « De plus, celui-ci devra jouer la carte du nationalisme économique »

    Je crois même que le parti qui voudra un tant soit peu être écouté, devra même en faire son leitmotiv. Il faut non seulement parler de macroéconomie (capacité de notre entreprenariat de se prendre en main) mais aussi du quotidien de ceux et celles qui "tirent le diable par le queue". Il faut parler des services publiques et dénoncer les plus aisés qui s’esquivent de leur responsabilité de contribuer à l’assiette fiscale supportant ces mêmes services. La pression fiscale sur ceux qui font rouler l’économie est intolérable ; la classe moyenne se voit tributaire d’un poids fiscal inéquitable.
    Il est évident que le prochain parti au pouvoir sera mis au pas par l’électorat qui fait une indigestion des nombreux cas d’évasion fiscale et qui échappe à leur responsabilité.
    Oui, c’est en exigeant d’être « maitre chez nous » et en soumettant les grands pans de notre économie (à commencer par les institutions financières) que nous y arriveront ; mais au premier chef, il faut redonner de l’oxygène au budget du "monde ordinaire" qui n’en a pas pour son argent. Tout ça parce que certains échappent à l’équation, les autres écopent.

    La souveraineté économique d’un peuple, c’est aussi ça : reprendre le contrôle des fuites massives de capitaux pour faire profiter une poignée de nantis sans convictions autre que leur propre profit.
    Pour tout ceux qui s’insurge au nom de l’identité...elle se trouve tout de même beaucoup dans les moyen$ qu’on se donnera.
    Pour un nationalisme identitaire incarné !
    Pour une économie, et une identité forte !

    Quand on sait ce qu’on vaut...on sait ce qu’on est.

    Une mise en gueule s’impose : http://www.echecparadisfiscaux.ca/

  • yves corbeil, 22 mars 13h29

    Dans toute société il y a dualité gauche, droite et ceux qui ne comprennent le phénomène n’ont pas affaire en politique. Il faut être capable de rejoindre une mixité pour être en mesure de gouverner pour une majorité et s’ajoute à cela une réalité qui doit-être pris en considération, l’immigration qui elle ne peut encore être classé gauche, droite. Des gens qui arrivent ici avec un bagage d’expérience culturel et social qu’on se doit de mettre en contribution pour la société québécoise.

    De la l’importance d’une vision et d’un bon programme pour la vendre. Qui est en mesure de nous offrir cela avec une foi à l’abris des raccourcis électoralistes, à courte vue, là est toute la question. Les résultats récents, nous ont bien déçu de ce côté-là.

    Suite à une gouvernance prolongée de 15 ans avec un intermède de 18 mois sous une seule bannière, la population est en droit d’exiger des changement majeurs dans ses institutions qui semblent avoir été en vacances prolongés, sinon en sabbatiques indéfinies. Toute l’expertise perdu dans celle-ci pour différentes raisons et on en connait plusieurs, nous ont coûté et nous coûtera encore des fortunes que nous n’avons pas.

    Qui sera en mesure de combler nos attentes ou en mesure de nous vendre des attentes réalistes pour la suite du monde au Québec.

    Moi je dirais que tous les partis doivent ôté leur oeillère, ouvrir leur horizon et sortir le programme qui va faire avancer le Québec dans le 21e siècle, tout un défi avec les défauts qu’on leur connait et la démographie actuelle.

    Ils vous reste environ 18 mois et en politique c’est une éternité.

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