«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

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Il est encore temps de redresser la barre

Le vote indépendantiste captif

Le PQ-Lisée s’en va nulle part, à une vitesse folle !

Au rythme où vont les choses, il faudra voter PQ en se bouchant le nez en 2018

Editorial de Vigile
mardi 22 novembre 2016
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Rarement aura-t-on vu un ballon se dégonfler aussi vite. De la part d’un parlementaire chevronné comme Jean-François Lisée, on se serait attendu à un départ canon à l’Assemblée Nationale après son élection à la chefferie, pour marquer les esprits. Au lieu de cela, la suite du mauvais feuilleton auquel nous a habitué le PQ depuis maintenant plus d’un an. Au moins, « La p’tite vie » faisait rire. Ce n’est pas le cas du spectacle débilitant offert par Jean-François Lisée.

D’abord, une autre vaine tentative d’amadouer Québec Solidaire pour présenter une candidature commune contre le PLQ à l’élection partielle de Verdun. Non seulement Québec Solidaire n’a aucun intérêt politique a une telle alliance, la souveraineté n’étant pas son but premier ni même dernier, mais, sur le plan financier, compte tenu du mode actuel de financement des partis politiques, QS a tout intérêt à garder son identité distincte et à maintenir l’illusion d’un souverainisme de gauche qui lui permet de puiser dans le bassin de la clientèle potentielle du PQ pour s’assurer du financement le plus élevé possible, au détriment de ce dernier. Realpolitik 101.

En effet, les règles actuelles du financement partiel des partis politiques par l’État rendent illusoire toute alliance ou toute entente entre les partis. Ce n’est tout simplement pas dans leur intérêt financier ni dans celui de leurs cadres rémunérés à même ce financement qui pèsent très lourd dans leurs orientations et leurs décisions. Il serait temps pour le PQ d’en prendre acte et de renoncer à ses chimères de convergence, dans lesquelles il perdra des énergies et un temps précieux et dont il sera toujours le dindon de la farce, pour adopter des tactiques plus réalistes.

Ajoutons à cela les commentaires malavisés de Jean-François Lisée sur les résultats des présidentielles américaines dans lesquels, tout à sa détestation du personnage diabolisé par les médias de masse vendus à Clinton et au globalisme, il n’a pas vu, dans la victoire de Trump, une victoire du souverainisme sur le globalisme et le multiculturalisme.

Alors, de deux choses l’une. Soit est-il complètement déconnecté de l’actualité politique internationale, soit a-t-il totalement intériorisé la narration globaliste et multiculturaliste, au point de ne pas comprendre en quoi elle menace son ambition souverainiste déclarée, et en constitue même l’antithèse.

Ajoutons aussi son abandon du terrain identitaire et du leadership dans la défense et la promotion du français à la CAQ qui sont venus dilapider le petit capital d’estime que la vigueur de son discours sur ces enjeux lui avait permis d’accumuler pendant la campagne à la chefferie.

Enfin, on apprenait ces derniers jours que Jean-François Lisée, les yeux sans doute fixés sur les sondages, considérait désormais que l’ennemi à abattre n’était plus le gouvernement Couillard mais bel et bien François Legault et sa CAQ !

Le résultat est consternant, et il faut souhaiter que l’entourage du nouveau chef lui fasse comprendre, si tant est qu’il veuille bien écouter ce qu’on voudra lui dire, qu’il est très mal engagé. Il doit absolument se concentrer sur la seule cible qui compte, le PLQ, et le faire avec tant de force et de maestria, ce dont il est capable, que les électeurs comprendront que le PQ est le seul à pouvoir tirer le Québec du marasme de corruption et de dépossession aussi bien économique que culturelle et identitaire dans lequel il s’enfonce.

S’il agit ainsi, la CAQ, QS et ON s’évanouiront dans la poussière et nous nous retrouverons dans un scénario bipartiste, le seul à pouvoir offrir au PQ une perspective de gouvernement majoritaire.

Jean-François Lisée et le PQ ont la chance de pouvoir compter sur un électorat captif, un noyau dur, celui des indépendantistes responsables, qui, en 2018, ne voteront pas tant pour lui que par loyauté à l’espoir d’indépendance que porte le PQ depuis ses débuts. Il doit cependant veiller à ce que ces électeurs ne soient pas placés devant la situation où ils sentiraient qu’ils doivent voter pour lui en se bouchant le nez.

Les plus désabusés pourraient avoir des priorités plus pressantes que d’aller voter le jour de l’élection, les plus remontés pourraient être tentés de jouer les trublions, et les Libéraux se faufileraient alors au pouvoir, une fois de plus. S’il fallait que le désenchantement généralisé profite à la CAQ, ce serait la fin du PQ.

Il est encore temps de redresser la barre.

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