«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

L’impérialisme linguistique n’est pas plus acceptable, ni plus inévitable que les autres types d’impérialismes

LETTRES

Le PIB du français… et de l’anglais ?

mardi 14 mars

Dans son dernier papier, Jean-Benoît Nadeau évoque avec justesse la myopie des Français concernant la pertinence de leur langue qu’ils semblent maintenant ne percevoir qu’à travers le prisme rapetissant de leurs maîtres à penser anglo-américains.

 

Il serait par ailleurs intéressant de chiffrer les avantages économiques que retirent les pays anglo-saxons de leur langue qu’ils imposent unilatéralement comme lingua franca au reste du monde (avec la complicité des élites nationales d’un peu partout) ainsi que les coûts correspondants que doivent assumer tous les autres pays non anglophones. Il y a bien eu le rapport Grin, qui nous a donné des chiffres pour l’Europe, et Robert Phillipson (Linguistic Imperialism), qui a tenté de quantifier un peu la dimension économique de cet impérialisme linguistique, mais l’évaluation exhaustive est encore à faire.

 

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Langue française — la « dynamique du déclin »

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