«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Pensons et prenons soin des régions

Le Festival « À Vendre »

C’est 80% de notre territoire

Tribune libre de Vigile
mardi 19 janvier 2016
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Dans notre belle et merveilleuse province où la diversité vit dans l’harmonie, je nous compare à plusieurs pays en guerre, les réalités économiques sont toutefois fort variées selon les régions géographiques. Je me répète encore une fois mais je trouve triste de constater que des régions Québécoises comme la Gaspésie, la Côte-Nord, l’Abitibi entre autres doivent injecter 3 fois plus d’énergie et d’efforts pour très peu de succès à l’autre bout. ( N’allons pas croire tout de même que tout est d’une facilité déconcertante dans les grands centres ). Pourtant, ces gens sont aussi Québécois que ceux de Sherbrooke, Montréal, Québec ou Gatineau. Cela me désole car nous n’en parlons pas assez des régions dans nos débats sur l’indépendance, selon moi.

Bien sûr, la langue française et notre culture demeurent des points significatifs importants, des leviers majeurs. Il faut les défendre avec ardeur, nais il y a bien d’autre chose sur notre menu politique comme l’éducation et la santé. Il y a les régions qui forment 80% du territoire, ce n’est pas rien ! Pensons à Port-Cartier pour qui une mauvaise nouvelle, très assommante, est tombée sur l’espoir des gens au savoir-faire extraordinaire, cela à l’aube de Noël. Le merveilleux projet d’usine de silicium métal de la compagnie FerroAtlantica et tout le travail en amont se sont volatilisés comme dans un numéro du grand Houdini. Ce qui devait être une relance économique très applaudie dans l’industrie minière, un Klondike de l’emploi, n’est maintenant qu’une enveloppe vide malgré un congé de taxes de 10 ans et un tarif préférentiel sur l’électricité accordés sur un tapis rouge par le gouvernement provincial.

Dans la même lignée de malchance, les citoyens de Patite-Rivière-Saint-François ont longtemps misé sur le projet d’implantation d’un Club Med au bas du Massif, ce centre de ski merveilleux. Après de longues discussions et négociations, malheureusement, l’effet Houdini a fait disparaître tous les espoirs des gens et fit naître la morosité dans la population de ce village pittoresque mais ô combien merveilleux. On a avancé qu’il n’y avait pas de « night-life » dans le village pour garder les gens sur place et qu’il fallait monter à Québec. Bon… !

Suite à ces deux grands échecs économiques en région, si vous le voulez, je vous propose mon texte qui est formé des 3 paragraphes suivants. Bonne réflexion ! Au plaisir de lire vos commentaires plus bas.

Le Festival « À Vendre »

Le pénible sort qui s’acharne sur la merveilleuse et affable région de Charlevoix, plus spécifiquement dans la municipalité de Petite-Rivière-Saint-François ( PRSF), ne semble pas vouloir changer d’adresse contrairement à ses résidents au pécule épuisé. Le malheur prend des rides, tout est à vendre, même la foi dans l’avenir. Quelle désolation ! Un climat de morosité plane, les projets et le succès fuient cet éden aux quatre saisons, malgré les nombreuses actions des autorités municipales, un coup d’épée dans l’eau ; mais prennent-ils les bonnes décisions durables ? Labourent-ils le bon champ ?

L’échec du Club Med à PRSF, un projet diabolisé, a involontairement lancé un fort mauvais message aux divers promoteurs tout en portant atteinte à la région, un choc dans l’industrie. Est-ce la signature des citoyens ? Oh ! Que non. De plus, la grande région de Charlevoix est aux prises avec de farouches problèmes touristico-économiques au point de garer son train touristique en hiver, lequel train fut d’ailleurs ressuscité plusieurs fois. Le Casino au lustre édulcoré, pour sa part, marche péniblement en titubant, il y a même des sections fermées, connaîtra-t-il un jour le succès avec une frêle santé ?

Tout cela démontre tristement qu’il est encore difficile de résoudre l’énigme du succès hors des grands centres. À mon sens, le malheur afflige trop facilement ces gens qui, manifestement, ne reçoivent pas assez de support gouvernemental. Plus triste encore, ils doivent se déplacer à Québec pour des soins médicaux plus spécialisés. Pourtant ces gens paient des textes et impôts. Les médias ne parlent d’eux que si un sinistre arrive, voilà un sombre bilan non favorable. Toute la province doit faire son « mea culpa ». Cessons le Festival « À Vendre ».

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