«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Un objectif noble : devenir plus représentatif

Le Conseil de la souveraineté du Québec envisage une restructuration

samedi 13

Le Conseil de la souveraineté du Québec pourrait changer de nom dès ce samedi.

Quelque 150 délégués de l’organisme sont réunis à Montréal en assemblée générale. La restructuration de l’organisme sera l’un des points à l’ordre du jour.

Selon Gilbert Paquette, le président du Conseil, l’organisme souhaite devenir plus « représentatif des forces vives de la nation, de façon à élargir le cercle et les actions pour l’indépendance du Québec ».

Créé en 2002, le Conseil est un regroupement d’individus réunis pour promouvoir la souveraineté. Si les changements proposés sont adoptés, l’organisme sera plus représentatif de la société civile, selon M. Paquette.

Le conseil d’administration compterait maintenant 21 représentants de diverses organisations. Les quatre partis politiques souverainistes auraient chacun un observateur avec droit de parole mais sans droit de vote.

L’ancien ministre péquiste croit qu’on ne doit plus s’attendre à ce que l’impulsion vers la souveraineté puisse venir des partis politiques à cause de leur division au moment des élections provinciales.

« Elle doit venir de simples citoyens, qui n’ont pas pour but de se faire élire, bien que ce soit très noble, mais qui ont pour but de parler de souveraineté, de créer des événements et de faire avancer la souveraineté », a-t-il dit.

Les principales centrales syndicales, des groupes féministes et écologistes ainsi que des représentants du mouvement étudiant sont présents à l’assemblée générale.

« Au niveau des partis, c’est éparpillé, mais au niveau des mouvements, vous allez voir une belle union toute la journée », soutient M. Paquette.

Gilbert Paquette souhaite aussi, comme le Nouveau mouvement pour le Québec, la fin de la division politique entre les souverainistes.

« Il faut certainement qu’il y ait une forme d’union. Penser que tout le monde va se réunir dans le même parti c’est utopique à ce moment-ci, mais je crois qu’il faudrait qu’il y ait une alliance électorale. »

En plus d’une discussion sur la nouvelle appellation à donner à l’organisme, il sera question de la préparation des États généraux sur la souveraineté qui devraient reprendre à l’automne et culminer avec un grand congrès au début de l’année prochaine.


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