«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le fiasco prémédité du 375ième de Montréal

La ville célèbre la mort de son Premier hôpital

Hôtel-Dieu : une spécialiste parle à nouveau

Tribune libre de Vigile
mardi 4 avril
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Il y a près d’un an, nous rapportions ici même les efforts citoyens pour maintenir en fonction comme hôpital nécessaire de quartier,( récemment rénové), le vénérable Hôtel-Dieu de Jeanne Mance, deuxième hôpital d’Amérique du Nord, après celui de Québec. http://vigile.quebec/Une-proposition-citoyenne-pour-l

Annabel Loyola, une jeune cinéaste née à Langres, en Champagne, a suivi les traces de la co-fondatrice de Montréal, séjournant à Paris, puis s’établissant à Montréal, et a voulu faire connaître le personnage de la pionnière, d’abord par le documentaire : « La folle aventure, sur la pas de Jeanne-Mance. » Elle fut sans doute la bougie d’allumage des efforts citoyens déployés après que Québec eut sonné le glas de l’hôpital par l’ouverture des méga hôpitaux, nés du refus d’entente entre les « deux solitudes » à Montréal. Elle a vécu à l’intérieur des murs pendant deux ans, avec sa caméra, pour témoigner le la bourdonnante activité des professionnels qui s’y affairent, jusqu’au jour fatidique : cet établissement historique, qui date de la fondation de Montréal, va s’éteindre durant l’année même où « il fallait » célébrer 375 ans, sans attendre 400, au cas où…

Annabel Loyola, cinéaste passionnée, intitule son récent long métrage : « Le dernier souffle au cœur de l’Hôtel-Dieu de Montréal ». Il sera visible dès le 7 avril, à la Cinématèque québécoise de Montréal et au cinéma Le Clap à Québec. Et l’on peut lire des bouts d’entrevue avec l’auteure, par la journaliste Isabelle Paré, dès la page frontispice du journal Le Devoir (1er et 2 avril 2017) http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/495390/l-hotel-dieu-de-montreal-le-dernier-souffle-d-un-monument-fondateur-de-montreal.

Elle conclut ainsi : « Chose certaine, la statue de Jeanne Mance, plantée en plein stationnement devant l’urgence, sera bien seule quand tous ces bâtiments auront été désertés. » La journaliste ignore que l’arrondissement de Mercier -Hochelaga-Maisonneuve et la FIQ ont été sensibilisés ( sans suite) depuis plus d’un an à ce sort et à une éventuelle seconde vie pour le magnifique bronze de Louis-Philippe Hébert, dans l’est de la ville, coin A-25/Sherbrooke. Hébert, c’est le sculpteur de l’Amérique française, qui orne la façade du Parlement de Québec tout comme le Vieux-Montréal.

Pour les sympathisants à l’art et à la culture, nous pourrons faire ensemble une virtuelle boule d’émotion le soir de l’anniversaire de la fondation de Montréal par Maisonneuve et Jeanne Mance, le 17 mai, alors que le grand artiste Guy-A. Lepage remplira le Centre Bell de tous nos troubadours… pour oublier. Ne soyons pas ronchon… soyons « multiculturels », implore Serge Denoncourt. (me diront de manger delam.)

Commentaires

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre, 8 avril 00h07

    Le soir de la projection à la cinémathèque, la cinéaste Annabel Loyola a quand même nuancé sont titre de "Dernier souffle..." Le film et les discussions subséquentes révèlent que le comité de protestation citoyenne continue ses travaux (Sauvons l’Hôtel-Dieu)... étant donné que plusieurs interro. subsistent : combien de temps la ville conservera la partie patrimoniale ? Possibilité d’y maintenir des soins de longue durée, palliatifs...
    Et pour les plus déterminés à se manifester, on apprend que le fameux soir du 17 mai (les troubadours au Centre Bell) oublions la "virtuelle boule d’émotions", un grand rassemblement est prévu ! Suivons les info !

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre, 6 avril 13h39

    « Un peuple ne se sépare pas de son passé, pas plus qu’un fleuve ne se sépare de sa source, la sève d’un arbre, de son terroir. »
    Lionel Groulx, 29 juin 1937.

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre, 6 avril 10h51

    « Un peuple ne se sépare pas de son passé, pas plus qu’un fleuve ne se sépare de sa source, la sève d’un arbre, de son terroir. »
    Lionel Groulx, 29 juin 1937.

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre, 4 avril 20h31

    Merci à l’équipe pour la photo ajoutée. Comme au temps de M. Frappier.

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