«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Changer la recette

La stratégie du Choix (Phase 2)

Tribune libre de Vigile
mercredi 1er juin 2016
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Je ne cacherai pas ma satisfaction à entendre Nicolas Marceau proposer à sa manière aux candidats à la chefferie du Parti Québécois LA STRATÉGIE DU CHOIX que j’ai élaborée avec ses exigences et de façon plus pointue en février dernier.

Cette stratégie ouverte, de franc jeu, pourrait être bonifiée par les instances du Parti Québécois menant au congrès prévu en 2017.

Naturellement les fédéralistes ruent dans les brancards à l’idée d’avoir à proposer quelques accommodements constitutionnels aux Québécois. Ce n’est pourtant pas compliqué s’ils n’ont pas le goût ou sont incapables de satisfaire en tout ou en partie les demandes traditionnelles du Québec et je dis bien d’arriver avec une proposition acceptée de leur côté et prête à être ratifiée ; la constitution de 1982 deviendra l’offre finale du choix à faire. Plus question d’avoir des offres bidon et de fausses promesses pour passer la vague. On a déjà joué dans ce film-là !

Tant qu’aux péquistes s’ils persistent à vouloir y aller avec le type de référendum classique qui risque de nous mener une quatrième fois dans un cul de sac constitutionnel ; ils prendront aussi le risque d’anéantir une fois pour toute, l’espoir de notre libération nationale.

Je demeure convaincu que cette proposition de cartes sur table des deux côtés, qui vise à débloquer le carcan constitutionnel dans lequel nous nous sommes enfermé, va rallier une majorité de québécois et assurer une victoire du Parti Québécois en 2018. Les indépendantistes ont tout pour réussir à comparer favorablement leur option à l’autre choix. Se donner les attributs d’un État avec des pouvoirs et budgets provinciaux ne peut plus durer. La présente déconstruction de l’état en est la preuve la plus éloquente tout comme l’immigration incontrôlée qui nous noie comme peuple lentement mais surement.

Même s’il est illusoire que le fédéralisme soit réformable il est souhaitable d’en faire la xième démonstration pour la comparer à un projet indépendantiste étoffée et désirable.

Si aucun des candidats à la chefferie ne veut aller dans ce sens pour le moment et leurs raisons n’impressionnent pas, peut-être que La stratégie du choix (Phase 3) sera pour les militants à l’inscrire au programme du congrès de 2017. Cette stratégie est noble et honnête et impose un déblocage qui demande aux Québécois de trancher.

Qui dit mieux pour rallier les québécois de toutes tendances que de jouer franc jeu ?

Si on persiste à refaire les mêmes erreurs et se conforter dans la même recette perdante peut-être que nous ne méritons simplement pas de survivre et pourrons fièrement devenir la Louisiane du nord avec les souvenirs de ce qu’on aurait pu être !

Commentaires

  • Luc Archambault, 2 juin 2016 21h50

    Robert Barberis-Gervais, 2 juin 12h20

    Cher ami,

    Si les canadianisateurs avaient ne serait-ce pensé possible obtenir le clair OUI référendaires des Québécois,es, pourquoi donc se seraient-ils abstenus depuis si longtemps de river le clou des souverainistes ? Parce que c’est profitable au Canada cette perpétuelle névralgie constituante ? Certainement pas, même si le 1% a tout intérêt à affaiblir les États, y compris ceux du Québec et du Canada.

    Même Pierre Elliott Trudeau, au faîte de sa gloire s’en est bien gardé... et vous me dites que les forces canadianisatrices prendrait aujourd’hui le risque de se heurter à un NON... !? Vraiment !? C’est beaucoup plus simple et efficace de promettre mer et monde, autour d’une terre promise Canadian comme l’a fait Pierre Elliott Trudeau en 1980...

    Évidemment faudra trouver autre chose... la recette est éventée... mais le jour où Couillard décidera de ne pas reculer quant à son projet de soumettre à référendum la Constitution de 1982 sans le moindre amendement... j’avouerai candidement que j’ai erré... pour peu bien sûr que tel référendum se tienne et soit gagné par les canadianisateurs bien sûr... Ça n’arrivera pas...

    Ce pourquoi, il vont craindre comme la peste que nous décidions de nous occuper de l’État présent, du statu quo actuel, pour appeler Le Peuple à INVALIDER tout État qui n’a pas obtenu le clair OUI du Peuple.

    N’avez-vous pas remarqué à quel point ils sont restés silencieux à la proposition de Nicolas Marceau... Alors qu’ils ont disqualifié d’emblée JFL quand il a promis un mandat sans référendum... C’est qu’il sont sur les dents... Protester ne ferait qu’accorder de l’attention et de l’intérêt à ce qu’il ne veulent surtout pas encourager :


    - le fait que nous nous occupions des vraies affaires constituantes concrètes, en lieu et place de rêver à un État abstrait à venir, perpétuellement à venir ;

    - le fait d’avoir à fédérer des OUI... non pas seulement les NON...

    OUI, j’avoue, mon style est inimitable... ;-) pour le reste, je n’avoue rien... ;-)

    La question à choix multiples pour l’entrée de Terre-Neuve dans la « confédération » canadian... comme l’a signalé Antoine Robitaille dans son texte du Devoir d’aujourd’hui La Formule Marceau Pitié pour le mime 2 juin 2016, montre bien qu’il s’agit d’une forfanterie, pour forcer l’entrée dans le Canada ; OUI, c’est une question de stratégie...

    « Lors du référendum de juin 1948, donc, l’option du gouvernement responsable reçoit 44,6 % des votes, la Confédération, 41,1 % et la Commission de gouvernement, 14,3 %. Un mois plus tard, un second vote entre les options de gouvernement responsable et d’union avec la Confédération a lieu, et c’est la Confédération qui l’emporte, avec 52,3 % des votes. »

    www.encyclopediecanadienne.ca/fr

    La question de l’invalidité de l’État illégitime actuel du Canada doit être traitée pour ce qu’elle est en elle-même, en tant qu’aberration qu’il faut faire s’effondrer... sans autre considération, sans condition ni délai.

    Tout le reste découle de cette décision à prendre... Ou bien ce qui est en place est INVALIDÉ, ou ce qui est en place ne l’est pas, et donc peut s’appliquer... Si c’est NON, à la Proclamation de l’INVALIDITÉ du statu quo actuel, le reste ne sert à rien...

    Mettre de l’avant le reste avant d’avoir la confirmation que le statu quo ne passe pas, est non seulement illogique, mais absurde... Non seulement on se trouve à NIER la souveraineté constituante du Peuple, mais en plus on assure l’impunité du statu quo en cas de défaite... ( stupide )...

    On a vu ce que telle aberration a pu produire en 1980... puis en 26 octobre 1992 ( Carlottetown ), et enfin en 1995. Depuis 35 ans... Le Peuple est privé de se prononcer sur l’État présent dont il ne veut pas... forcément, il s’applique toujours... et qui s’en frotte les mains en coulisse... en évitant chaque fois les mailles du filet démocratique... ? Les partisans autocrates canadianisateurs... ( Antoine Robitaille parle de canadianiste... il m’a lu... ;-) FÉDÉRATION canadian !? Où ça ? )

  • Marcel Haché, 2 juin 2016 14h19

    Si le P.Q. devait s’engager selon les propositions de Nicholas Marceau et Catherine Fournier, la réponse de l’électorat serait automatique et particulièrement cinglante : c’est à la C.A.Q. et non pas au P.Q. que l’électorat confierait le soin de « sonder » le Canada dans l’espoir de supposément sortir ET le Québec ET le Canada du statu quo.

    Certes, le statu quo est un problème qui doit être combattu. Hélas, les référendistes font partie du problème…enfermés qu’ils sont dans le Déni.

  • Robert Barberis-Gervais, 2 juin 2016 12h20

    Correction : l’article adressé à Philippe Couillard : "Pour un référendum sur la Constitution de 1982" est daté du 21 mai 2016 (pas 1982 !)

    Je trouve fort intéressant le commentaire de Normand Paiement 2 juin 06h22 écrit à l’heure des coqs. Ça veut dire qu’on peut partir de la proposition Marceau-Fournier et l’amender. Le mérite de cette proposition Marceau-Fournier aura été de contribuer à ce qu’on revienne sur les analyses de Wilkins-Paiement.

    Par ailleurs, avec son style louis-quatorzien inimitable, Luc Archambault écrit :

    « Comme je l’ai écrit à ce titre hier 31 mai 2016 au titre suivant, « Va pour une Coalition anti-statu quo », un référendum doit se tenir sur UNE question, pas poser

    UNE question à choix MULTIPLE... ceci OU cela OU... quoi d’autre ?
    Avec deux Comités du OUI... !? Un chausson avec ça ? Comment faire pour apporter plus de confusion à l’affaire ? IMPOSSIBLE !

    D’autre part, qui donc va former le Comité du OUI au Canada de 1982... ? Personne, parce que personne n’en veut, ni les fédéralistes-rénovateurs, ni les autonomistes, ni bien sûr les souverainistes. C’est donc superfétatoire, illusoire.

    Les partisans d’un Canada renouvelé n’auront plus qu’à appeler au boycott du référendum dont les dés auront été pipés... une nouvelle « cage à homard ».

    Par contre, nous pouvons soumettre à référendum une proclamation qui appelle à INVALIDER au Québec, l’État illégitime du statu quo canadian de 1982 qui s’impose sans OUI, ce, justement parce qu’il s’impose sans OUI.

    Qui va appeler à voter NON ? Un minorité de blocage, personne d’autre. »

    Luc Archambault a une pensée politique que je respecte. Il a évidemment raison de soutenir que la constitution de 1982 n’a jamais reçu l’approbation des Québécois. Et il a peut-être raison de dire que : « un référendum doit se tenir sur UNE question, pas poser UNE question à choix MULTIPLE... ceci OU cela OU... quoi d’autre ?Avec deux Comités du OUI... !? » (Mais je ne suis pas de son avis. C’est une question de stratégie.)

    J’aurais un commentaire sur le passage suivant :

    « D’autre part, qui donc va former le Comité du OUI au Canada de 1982... ? Personne, parce que personne n’en veut, ni les fédéralistes-rénovateurs, ni les autonomistes, ni bien sûr les souverainistes. C’est donc superfétatoire, illusoire. »

    Je lui fais remarquer que le trio libéral actuellement au pouvoir Trudeau-Couillard- Coderre est en faveur du statu quo de la Constitution de 1982. Trudeau fils ne reconnaît même pas que le Québec est une nation. Couillard si ce n’était que de lui signerait demain matin à son petit-déjeuner la constitution de 1982 pour essayer de neutraliser le mouvement indépendantiste. Quant à Coderre, il mange dans la main des Anglos du West Island. Alors d’écrire que personne n’en veut de la Constitution de 1982 est faux à sa face même.

    Alors monsieur Archambault, si votre argument majeur est une logique intraitable et qu’un des éléments essentiels de votre logique est faux, je suis obligé de vous demander de reviser votre position.

    Robert Barberis-Gervais, 2 juin 2016

  • Gaston Carmichael, 2 juin 2016 09h11

    Ce matin, Catherine Fournier a publié sur le Huffington Post le pourquoi de sa proposition. Elle se désole que certains interprètent cela comme un appui au fédéralisme renouvelé. C’est vrai qu’elle n’appuie pas cette option, mais elle lui ouvre la porte toute grande.

    Voici un commentaire que j’ai laissé sur son blogue :

    Mme Fournier,

    j’ai l’impression que vous voulez jouer au poker avec un tricheur pathologique.

    Rappelez-vous 1980 quand Trudeau disait qu’un NON signifiait un fédéralisme renouvelé. Il mettait son siège en jeu sur cette promesse. Cela s’est terminé par la nuit des longs couteaux.

    Rappelez-vous Option Canada qui se foutait éperduement des règles du jeu pour inonder le Québec de ses millions.

    Rappelez-vous Meech qui a démontré que la constitution du Canada est irréformable.

    Rappelez-vous 1995 où le tricheur a gagné.

    Vous dites qu’un québécois sur deux croient encore au renouvellement du fédéralisme. Vous pouvez être certaine qu’Ottawa va faire toutes les promesses nécessaires afin de conforter cette clientèle. Évidemment, ce seront toutes des promesses bidons, parce que nécessitant un amendement à la constitution. Qu’importe, ils auront encore gagné, et on reprendra les exercices de post-mortem pour comprendre et justifer notre défaite.

    Je vous trouve bien naïve, Mme Fournier. Ottawa est en guerre contre le mouvement indépendantiste, et il prendra tous les moyens, légaux ou non, pour gagner (de toute façon, c’est Ottawa qui fait et défait les lois). Il va falloir se débarrasser du syndrome de Moncalm : "Tirez en premier, messieurs les anglais".

    Dans votre scénario, je suis convaincu que le OUI ira à la proposition fédérale. Si cela se concrétise, comment voyez-vous la suite des choses ? Est-ce qu’on abandonne le projet d’indépendance pour quelques générations, sinon pour toujours ?

    Est-ce qu’on joue à quitte ou double ?

  • Normand Paiement, 2 juin 2016 06h22

    Monsieur Wilkins,

    C’est la saison des idées au PQ en ce moment, d’après ce que je constate. Il en pleut à boire debout, même, au point où il est à espérer qu’il y en aura une de bonne dans le lot ! Quand j’apprends notamment que Nicolas Marceau est prêt à se faire l’apôtre du « fédéralisme renouvelé », j’ai la désagréable impression que les élus péquistes se comportent comme des poules sans tête qui courent dans tous les sens ! Si encore ils évitaient de se donner en spectacle sur la place publique... C’est à se demander d’ailleurs si ceux et celles qui aspirent à diriger ce parti n’ont pas vendu leur âme au diable en sacrifiant ostensiblement sa raison d’être sur l’autel de la rectitude politique et du désir maladif de plaire à tout le monde, comme je l’ai écrit ailleurs (http://vigile.quebec/Le-desir-maladif-de-plaire-aux).

    Autant je trouve votre démarche à ce point intéressante que j’ai invité M. Marceau à en prendre connaissance (voir ci-dessous), autant j’estime que le PQ n’a pas à défendre l’indéfendable ! Qu’il pousse ses adversaires à sortir de leur réserve, je veux bien. C’est une stratégie risquée, mais qui a l’avantage de remettre la question constitutionnelle à plat en obligeant les fédéralistes à défendre leur option. Une fois n’est pas coutume ! Mais de là à faire cette démarche à leur place, comme semble vouloir le faire M. Marceau, là je ne suis plus d’accord. Faudrait quand même pas charrier !

    Le PQ tergiverse depuis bientôt 50 ans sur la question de l’indépendance, vous ne trouvez pas que ça suffit !?

    Ses leaders empruntent inconsciemment des chemins tortueux et font en permanence des détours inutiles au lieu d’affronter directement les problèmes. S’ils espèrent sincèrement faire un jour du Québec un pays, ils devront impérativement briser la barrière psychologique qui les empêche encore et toujours d’aller droit au but !

    Cordialement,

    Normand Paiement
    PS - Voici ma réaction à l’article intitulé "PQ : trois députés veulent donner une chance à un « Canada renouvelé »"‏, que j’ai fait parvenir à Nicolas Marceau :

    Monsieur Marceau,

    L’article du quotidien La Presse mentionné en en-tête (http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201605/30/01-4986571-pq-trois-deputes-veulent-donner-une-chance-a-un-canada-renouvele.php) n’a pas manqué de m’interpeller. Pour être franc, je ne vois pas pourquoi il appartiendrait au Parti québécois de faire la promotion d’un "Canada renouvelé" !

    S’il vous plaît, laissez aux fédéralistes le soin de faire ce travail et permettez-moi de vous suggérer plutôt la version "améliorée" que voici de votre proposition, qui a le mérite de vouloir briser le statu quo constitutionnel actuel :

    Que pensez-vous en effet de la "stratégie du choix" suggérée il y a quelques mois par M. James A. Wilkins (http://vigile.quebec/Nouvel-article-No-73649) ?

    En résumé, il s’agirait d’amener le camp « Oui Québec » et le camp « Oui Canada » à s’affronter dans le cadre d’un éventuel référendum qui comporterait une question double du genre :

    Voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant et souverain en adoptant sa propre Constitution ?

    ou

    Voulez-vous que le Québec reste membre à part entière du Canada en signant la Constitution canadienne de 1982 ?

    Ou, comme le député de Marie-Victorin Bernard Drainville le suggérait déjà en août 2014 (http://bernarddrainville.org/.../08/13/province-ou-pays/), la question posée aux Québécois(es) pourrait se lire comme suit dans sa version simplifiée :

    Voulez-vous que le Québec :

    – demeure une province du Canada ?

    – devienne un pays indépendant ?

    En offrant pareil choix aux électeurs, vous mettriez inévitablement les libéraux (ainsi que tous les fédéralistes) sur la défensive en obligeant ces derniers à défendre ouvertement leur option – eux qui, en se contentant de brandir le mot "référendum" comme un épouvantail à moineaux, ont su jusqu’à maintenant éviter comme la peste toute discussion sur les "avantages" qu’il y a à rester dans le Canada !

    De la sorte, chacun des deux camps serait (enfin !) contraint de mettre cartes sur table.

    Une telle question, si elle était posée dès à présent à la population, aurait en outre l’avantage de dédramatiser la situation actuelle. En effet, cela permettrait non seulement de briser enfin le tabou que représente encore et toujours le terme "référendum", mais aussi et surtout de trancher définitivement la question, comme vous le souhaitez, de savoir si les Québécois veulent continuer de faire partie du Canada ou s’ils veulent voler désormais de leurs propres ailes sur la scène internationale...

    À n’en pas douter, cette question double aurait pour effet de mobiliser la population québécoise tout entière en vue des élections de 2018 et en vue de la consultation populaire qui s’ensuivrait peu après. Il serait d’ailleurs intéressant de voir comment les dirigeants du PLQ et de la CAQ s’y prendraient pour défendre leur position constitutionnelle respective. Après tout, comme ne cesse de le répéter l’ingénieur Jean-Jacques Nantel dans sa série de vidéos (dont celle-ci : https://www.youtube.com/watch?v=zLjKgaRgB0U), ce ne sont pas les arguments économiques qui manquent en faveur de l’indépendance du Québec !

    La meilleure offensive étant encore l’attaque, comme chacun sait, une initiative de ce genre constituerait à coup sûr le meilleur moyen pour vous et le ou la futur(e) chef du PQ de déstabiliser vos adversaires et de lutter efficacement contre la politique d’austérité du gouvernement Couillard et la corruption qui est devenue la marque de commerce du PLQ. En mettant d’abord résolument le cap sur l’indépendance au moyen de la stratégie évoquée ici, vous feriez d’une pierre deux coups : vous couperiez l’herbe sous les pieds des caquistes de François Legault et vous amélioreriez par la même occasion vos chances de convaincre la société civile de la nécessité de se libérer définitivement des libéraux... et du Canada, tout en faisant du Québec un pays riche et prospère !

    Qu’en dites-vous ?

    Cordialement,

    Normand Paiement

    Traducteur, auteur d’un ouvrage en préparation sur l’avenir du Québec

  • Luc Archambault, 1er juin 2016 22h12

    Comme je l’ai écrit à ce titre hier 31 mai 2016 au titre suivant, Va pour une Coalition anti-statu quo, un référendum doit se tenir sur UNE question, pas poser UNE question à choix MULTIPLE... ceci OU cela OU... quoi d’autre ?

    Avec deux Comités du OUI... !? Un chausson avec ça ? Comment faire pour apporter plus de confusion à l’affaire ? IMPOSSIBLE !

    D’autre part, qui donc va former le Comité du OUI au Canada de 1982... ? Personne, parce que personne n’en veut, ni les fédéralistes-rénovateurs, ni les autonomistes, ni bien sûr les souverainistes. C’est donc superfétatoire, illusoire.

    Les partisans d’un Canada renouvelé n’auront plus qu’à appeler au boycott du référendum dont les dés auront été pipés... une nouvelle « cage à homard ».

    Par contre, nous pouvons soumettre à référendum une proclamation qui appelle à INVALIDER au Québec, l’État illégitime du statu quo canadian de 1982 qui s’impose sans OUI, ce, justement parce qu’il s’impose sans OUI.

    Qui va appeler à voter NON ? Un minorité de blocage, personne d’autre.

    Ce sera donc un OUI très largement majoritaire à la proclamation suivante, puisqu’elle n’engage pas pour autant ni la fin d’un Canada-renouvelé, ni la fondation de l’État Souverain, elle ne fait que prendre Acte de l’effondrement du statu quo illégitime actuel. Tout reste ouvert pour l’ensuite des choses...

    1ier Acte constituant | proclame INVALIDE au Qc tout État qui n’a pas le OUI référendaire des Qcois,es

    - Nous, Le Peuple Souverain du Québec, Proclamons INVALIDE au Québec, tout État qui, tel l’État illégitime du Canada, n’a pas tenu de référendum pour obtenir pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire majoritaire des Québécois,es ( 50% + une voix ).

    OUI / NON

    La proclamation suivante ici-bas permet de fonder l’État démocratique valide devant succéder à l’effondrement de l’État illégitime du Canada tel que le OUI à la première proclamation l’engage.

    Les souverainistes partisans du Comité du OUI-OUI, pourront affirmer, que la fondation de cette République démocratique du Peuple Souverain du Québec ne veut pas dire que Le Canada n’aura pas encore sa chance de proposer de former un État fédéral démocratique canado-québécois, si tant était que le Canada accepte de se donner une Constitution qui soit agréable aux Québécois,es, qui auront le choix d’y adhérer ou pas...

    Ce qui n’empêche nullement de la fonder cette République démocratique du Peuple Souverain du Québec, partie ou pas d’une éventuelle fédération du Canada-Québec... ou d’une Europe d’Amérique, avec le Canada, les États-Unis, le Mexique et les pays des Caraïbes et pourquoi pas d’Amérique centrale...

    Tout reste ouvert, non sans fonder l’État Souverain du Peuple Souverain du Québec.

    Le Comité du OUI-NON, pourra bien prétendre le contraire.. mais reste que Le Peuple souverain reste maître du jeu... ce sera à lui de décider... personne d’autre...

    Quant au Comité du NON-NON... il n’a aucun avenir... si tant est qu’il est formé parce qu’il se trouverait des gens pour le former...

    2e Acte constituant | proclame seule VALIDE au Qc la Constitution primordiale de la République démocratique du Peuple Souverain du Québec

    - Nous, Le Peuple Souverain du Québec, Proclamons seule VALIDE au Québec, la Constitution primordiale de la République démocratique du Peuple Souverain du Québec adoptée par sa députation siégeant à l’ANQ | Assemblée nationale du Québec et qui prendra effet dès après la tenu d’un référendum ayant dit OUI à ces Actes constituants.

    OUI /NON

    ET... on passe à un autre appel..

    Élections à la Présidence, à la Chambre des régions ( sénat élu au suffrage universel ) et à l’Assemblée constituante ayant pour mandat d’ouvrir un large processus constituant populaire pour rénover ce qui aura été hérité de 257 ans de dictature d’occupation britanno-canadian, comme le met de l’avant QS, à la différence que tel processus constituant se tiendrait sous République et non pas sous dictature canadian ( voué à l’échec ).

    Cf : Nicolas Marceau Du nouveau dans la stratégie souverainiste

  • James A. Wilkins, 1er juin 2016 19h26

    Que le debat se fasse sur la vérité et sur les faits et que les Québécois tranchent. Point à la ligne !
    Excusez l’espression anglaise mais que chaque partie fasse son ’’buisness case’’. Finit l’imposition d’une constitution que les Québécois n’ont jamais approuvé.

  • Robert Barberis-Gervais, 1er juin 2016 14h43

    Mon cher Wilkins,

    Je n’avais pas lu votre article de février. C’est donc par mon seul cheminement personnel que j’en suis arrivé à « Pour un référendum sur la Constitution de 1982 » (Tribune libre de Vigile, 21 mai 1982) (souhaité par Luc Archambault, sauf erreur).

    Il s’agit de sortir de l’impasse où pourrait nous mener "un référendum classique" soutenu par les volontaristes de l’indépendance (dont Pierre Cloutier et Martine Ouellet).

    Je considère la proposition Marceau-Fournier comme une étape qui va nous conduire à ce que j’anticipe et que je présente de la façon suivante. Etant donné que le fédéralisme renouvelé est introuvable et restera introuvable, il s’agit de soumettre un choix à la population du Québec entre le statu quo incarné par le trio libéral Trudeau-Couillard-Coderre et l’indépendance. Le Oui au statu quo devra se justifier. Le Oui à l’indépendance devra se justifier. Et les Québécois choisiront.

    Par exemple, il s’agirait de demander aux Québécois et Québécoises de choisir de répondre OUI à l’une des deux questions suivantes :

    « Voulez-vous que le gouvernement du Québec signe la Constitution de 1982 et qu’ainsi le Québec et la nation québécoise réintègrent la famille canadienne avec tous ses avantages y compris la péréquation ?

    Ou

    Voulez-vous que le Québec cesse d’être une province canadienne et devienne un pays indépendant qui contrôle toutes ses lois, tous ses impôts et toutes ses taxes ainsi que toutes ses relations extérieures tout en permettant la libre circulation des biens, des personnes et des capitaux.

    Deux comités du OUI. Cela créerait une dynamique démocratique nouvelle et prometteuse.

    Mais ce n’est pas à vous M. Wilkins que je dois expliquer cela puisque vous nous avez précédé sur ce chemin. Il y a un gros travail d’explication à faire surtout avec les titres tendancieux et faux de La Presse. Le titre n’était pas de travailler au fédéralisme renouvelé mais : « Pour en finir avec statu quo. »

    Je suggère de visiter la page Facebook de Catherine Fournier qui contient une mine d’informations.

    RBG, 1er juin 2016

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