«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La solution confédérale un bon compromis pour le Québec

Oubliez l’indépendance pur et dur, revenons à l’esprit du partenariat de 1995

Tribune libre de Vigile
vendredi 16 juin
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Le mouvement souverainiste est en grave difficulté, les sondages des dernières années montrent un recul évident du projet d’indépendance du Québec. Depuis que les sondeurs posent la vrai question pur et dur sans le partenariat, la souveraineté a reculée.

J’en arrive à la conclusion que Bernard Landry avait raison avec son projet d’union confédérale entre le Québec et le Canada. Les Québécois ont en majorité un attachement au lien avec le Canada. Ils ont bâti cette fédération avec les autres Canadiens. Les autres Canadiens ne sont pas chaud à ré-ouvrir la constitution pour reconnaître le statut particulier au Québec.

Il reste donc à se rassembler à rédiger une constitution interne pour le Québec, revoir la répartition des pouvoirs au Québec entre l’État du Québec et ses partenaires ; les régions et les villes. Je suis autonomiste au niveau des villes. Je pense de plus en plus que les municipalités doivent offrir les services au citoyen. L’aide sociale devrait relever des municipalités car les villes sont plus à même de trouver du travail et du bénévolat à ses citoyens. Les villes devraient recevoir les recettes de la TVQ et on devrait abolir l’impôt foncier comme l’a proposé l’Iris qui fait en sorte qu’on ne devient jamais 100% propriétaire de son toit.

Le Québec pourra après s’être doté d’une constitution interne consulter les Québécois pour se donner le mandat d’établir un traité international entre le Québec et le reste du Canada. Le Canada anglais pourra garder sa propre constitution à son goût. Le traité sera économique et maintiendra l’union douanière canadienne, l’utilisation du passeport Canadien comme passeport de l’union confédérale mais avec le contrôle par Québec des critères pour devenir citoyen du Québec. Le Québec pourra cogérer Poste Canada avec le fédéral, le Québec ne siégera plus à la chambre des communes mais sera avec le Canada sur le comité conjoint de gestion de l’union confédérale économique et douanière canadienne.

Il y aura réciprocité pour respecter les droits historiques de la minorité anglophone au Québec et de la minorité francophone au Canada anglais. Nous garderons le dollar canadien et les Québécois devraient pouvoir s’enrôler autant dans l’armée Québécoise que dans l’armée Canadienne qui les deux coopéreront ensemble.

Québec pourra faire toutes ses lois et signer des traités dans le respect du partenariat avec le Canada. Tous les impôts seront perçus et gérés par le Québec et ses villes.

On revient donc en partie à l’idée de souveraineté-association de Lévesque, au partenariat de 1995 ou au projet d’État associé de Lesage et Johnson. Je pense que seul ce projet peut s’il est bien ficelé obtenir le oui majoritaire pour enclencher une négociation avec le Canada.

Ce partenariat pourra être étendu un jour avec les USA pour faire une union douanière nord-américaine si la situation se présente.

Commentaires

  • Jean-Claude Michaud, 23 juin 11h33

    L’article de Bock-Côté sur l’indépendance : http://vigile.quebec/L-independance-improbable-et , c’est la preuve que dans le contexte actuel le modèle proposé par les souverainistes actuels est en faillite.

    Le dernier sondage dit la même chose, le Parti Libéral sera probablement réélu minoritaire ou majoritaire, le Parti Québécois risque de perdre le comté de Jean-François Lisée au main de Québec Solidaire qui gruge les appuis du PQ à Montréal.

    Le Parti Québécois devra après la prochaine élection se réinventer et opter pour l’option confédérale qui pourrait aussi être défendu par le Bloc Québécois et même d’autres partis sur la scène fédérale comme solution moderne pour régler le problème constitutionnel entre les deux nations fondatrices du Canada.

  • Jean Brilland, 21 juin 06h59

    Correction (à part les coquilles :),

    Vous aurez compris que dans mon dernier commentaire "Epuisez l’ennemi et vos efforts pour y parvenir" aurait dû être Epuisez l’ennemi et économisez vos efforts pour y parvenir . Une fois fatigué et à bout de ressources, l’ennemi sera contraint à baisser la garde, se reposer et éventuellement perdre.

  • Jean Brilland, 20 juin 12h10

    @ Jean-Claude Michaud, 18 juin 19h46

    Commentaire très pertinent. L’indépendance du Québec sera mesurée en fonction non pas de la présence d’un "flag su’l hood" mais bien dans la facon dont nous gérerons/maintiendrons nos ressources, soignerons nos vieux, éduquerons nos jeunes et protégerons nos citoyens des abus financiers, politiques, etc.

    Devenir un Québec indépendant, sans rompre avec notre dynamique décisionnelle fondée sur sur qui gagne quoi, combien et comment pour le mieux être d’une minorité, revient à changer 4 vingts cinq cent pour une piastre. Ca ne fait pas de sens.

    C’est là où le discours d’une dangereuse proportion d’indépendantistes est "off track". On se perd dans la sémantique et perdons l’opportunité d’agir au bon moment et de la bonne facon.

    Vous voulez gagnez la guerre de l’indépendance ? Epuisez l’ennemi et vos efforts pour y parvenir. Une fois fatigué et à bout de ressources, l’ennemi sera contraint à baisser la garde, se reposer et éventuellement perdre.

    Bonne St jean à mes amis indépendantistes et joyeuse fêtes du Canada à mes amis fédéralistes, profitez en parce que votre fête est à quelques jets de pierre de sa disparition.

  • Bruno Deshaies, 20 juin 09h07

    2017-06-20 09:05

    Mettre fin à la désespérance.

    Allons vers l’indépendance par étape, une vieille rengaine originelle qui remonte au MSA de René Lévesque et du PQ (bleu et vert) qui traîne dans son article 1 trop de scories.

    La géopolitique met en évidence certains facteurs qui concernent la situation du Québec en Amérique du Nord. Cette donne géographique est incontournable à condition de bien la comprendre politiquement. Or, dans cette géopolitique, il y a aussi l’histoire d’une société « canadienne » qui de la Nouvelle-France à nos jours a connu une trajectoire unique de survivance. (Cf. « Pourquoi la grande histoire du Québec ? Pour faire comprendre le choix légitime de l’indépendance. »)

    La trajectoire vers l’indépendance a été interrompue par une défaite fondamentale. Les Canadiens ont été conquis, occupés et dominés en permanence depuis cet événement majeur de leur histoire. Malgré tout, cette colonie française est parvenue à persister dans le temps.

    2017, la lutte nationale demeure toujours intense. Personnellement, j’ai essayé de faire comprendre un certain cheminement critique pour s’en sortir mais les éditeurs sont réfractaires à accepter de poser le problème dans l’optique indépendantiste. Pourtant, le public québécois s’attend à beaucoup plus que toutes ces incantations à l’autodétermination par le processus de constituante, de constitution et de referendum. Par ailleurs, toutes les luttes pour montrer notre mécontentement à l’endroit du système fédéral canadien n’ont pas encore convaincu une majorité de Québécois.es à donner son accord non équivoque au(x) projet(s) de souveraineté à négocier. Si bien que toute le monde se cherche.

    Les Québécois.es aimeraient voir une ÉQUIPE se former et qui s’afficherait avec un discours fondé sur les bases du concept de nation indépendante. Pour cela, il faudra préparer le terrain dans les esprits. Un travail colossal doit être envisagé pour créer une nouvelle mentalité qui reniera le réflexe atavique de la satisfaction fédéraliste. Un grand nombre d’individus dans la société québécoise est désespéré d’entendre tous ces discours mielleux de souveraineté sans substance. Pour mettre fin à cette désespérance, il faudra un renouvellement du discours péquiste et bloquiste.

    Bruno Deshaies

    Indépendance politique du Québec. Treize leçons sur l’indépendance et l’interdépendance.

    Plan schématique des Treize leçons.

  • Gabriel Proulx, 19 juin 12h43

    M. Michaud, votre argumentaire libéral est contraire à l’idée même de la souveraineté des nations et de leurs peuples respectifs. La vision de la majorité des canadiens anglais par rapport au Québec, va de l’indifférence méprisante à la haine assumée.

    Je dois maintenir, à la lumière de vos récentes réponses, que votre idée de « Québec indépendant » dans une confédération renouvelée, n’est rien d’autre que l’abandon définitif de la souveraineté québécoise aux mains des élites anglaises rétrogrades et impérialistes qui dirigent l’Amérique du Nord.

    Pour ce qui est de votre montée de lait sur la fermeture d’esprit, je répondrai que ceux qui se soumettent à la domination de la culture anglaise militariste se prétendant hypocritement gardienne de la morale humaine, ce sont eux, les étroits d’esprit.

    Si les libéraux (parti et idéologues confondus) se préoccupaient réellement de notre ouverture sur le monde, ils proposeraient que nos écoles mettent une plus grande emphase sur l’apprentissage de l’espagnol, du russe ou du mandarin, plutôt que sur la maîtrise de l’unique langue anglaise, parfois même au détriment du français « qui n’est pas la langue de l’économie mondialisée ».

    Les opportunités de développements de nos liens économiques et culturels avec l’Amérique du Sud ne laissent aucun doute, pendant que le Canada anglais et les USA ne nous voient que comme une source d’électricité à rabais. La Russie n’est pas loin non plus et est également pleine d’opportunité pour qui veux bien accepter d’évoluer dans un monde multipolaire où le gouvernement des États-Unis n’a plus le droit d’agir en tant que juge et bourreaux à la fois. Ne parlons même pas de la Chine, qui sera la première économie mondiale d’ici 2025.

    Les gens qui vivent dans le passé, ce sont ceux qui s’accrochent à la propagande impérialiste anglo-saxonne. Les États-Unis et le gouvernement fédéral canadien supportent des néo-nazis en Ukraine et des mercenaires terroristes islamistes en Syrie. Le gouvernement des États-Unis est le champion toutes catégories du soutient aux régimes totalitaires et rétrogrades à travers le monde. Les États-Unis ont une solide réputation de mépris pour la souveraineté des peuples, ainsi qu’une incapacité chronique à respecter les accords diplomatiques signés par Washington.

    Une République Québécoise indépendante n’aura rien à faire avec ces maniaques de la guerre. Le peuple Québécois est hostile au militarisme et conformément à ce fait, pour respecter notre peuple, le Québec se devra d’être un État neutre, membre d’aucune alliance militaire de type OTAN. Si vous pensez, en bon canadien, qu’à cause de cela, « les russes vont nous envahir », désolé, mais cela voudrait dire vous n’êtes pas qualifié pour vous prononcer sur les questions diplomatiques modernes.

    Vous proposez donc, à la lumière des faits, que le Québec accepte de devenir un vassal pour un empire anglo-saxon violent et en pleine décadence.

    Encore une fois, les vrais patriotes n’accepteront jamais ça.

    Gabriel Proulx, Saint-Eustache

  • Bruno Deshaies, 19 juin 09h43

    2017-06-19 09:27

    Mettre fin à la désespérance.

    Allons vers l’indépendance par étape, une vieille rengaine originelle qui remonte au MSA de René Lévesque et du PQ (bleu et vert) qui traîne dans son article 1 trop de scories.

    La géopolitique met en évidence certains facteurs qui concernent la situation du Québec en Amérique du Nord. Cette donne géographique est incontournable à condition de bien la comprendre politiquement. Or, dans cette géopolitique, il y a aussi l’histoire d’une société « canadienne » qui de la Nouvelle-France à nos jours a connu une trajectoire unique de survivance.

    La trajectoire vers l’indépendance a été interrompue par une défaite fondamentale. Les Canadiens ont été conquis, occupés et dominés en permanence depuis cet événement majeur de leur histoire. Malgré tout, cette colonie française est parvenue à persister dans le temps.

    2017, la lutte nationale demeure toujours intense. Personnellement, j’ai essayé de faire comprendre un certain cheminement critique pour s’en sortir mais les éditeurs sont réfractaires à accepter de poser le problème dans l’optique indépendantiste. Pourtant, le public québécois s’attend à beaucoup plus que toutes ces incantations à l’autodétermination par le processus de constituante, de constitution et de referendum. Par ailleurs, toutes les luttes pour montrer notre mécontentement à l’endroit du système fédéral canadien n’ont pas encore convaincu une majorité de Québécois.es à donner son accord non équivoque au(x) projet(s) de souveraineté à négocier. Si bien que toute le monde se cherche.

    Les Québécois.es aimeraient voir une ÉQUIPE se former et qui s’afficherait avec un discours fondé sur les bases du concept de nation indépendante. Pour cela, il faudra préparer le terrain dans les esprits. Un travail colossal doit être envisagé pour créer une nouvelle mentalité qui reniera le réflexe atavique de la satisfaction fédéraliste. Un grand nombre d’individus dans la société québécoise est désespéré d’entendre tous ces discours mielleux de souveraineté sans substance. Pour mettre fin à cette désespérance, il faudra un renouvellement du discours péquiste et bloquiste.

    Bruno Deshaies

    Références

    Indépendance politique du Québec. Treize leçons sur l’indépendance et l’interdépendance.

    Plan schématique des Treize leçons.

  • Jean-Louis Pérez-Martel, 18 juin 22h33

    Un Québec indépendant de la soumission au Pouvoir centraliste d’Ottawa, avant-gardiste et d’équité institutionnalisée, serait axé sur :

    - un système de démocratie directe ;

    - la neutralité perpétuelle garantissant ainsi l’intégrité et l’inviolabilité de son territoire ;

    - l’absence d’armée conventionnelle, évitant la formation des groupes putschistes et les coups d’État ;

    - une politique monétaire basée sur sa propre devise ;

    - des droits et prérogatives concernant l’obtention de la nationalité québécoise, laquelle ne s’octroiera que par des critères stricts afin de sauvegarder l’idiosyncrasie de la majorité nationale ;

    - une politique d’immigration restrictive qui éviterait l’expansionnisme de valeurs exogènes ;

    - etc. etc. etc.

    ***

    JLPM

  • Marcel Haché, 18 juin 20h24

    « Les autres Canadiens ne sont pas chaud à ré-ouvrir la constitution pour reconnaître le statut particulier au Québec. » J.C.Michaud

    « Pas chaud », dites-vous ? Non mais…avez-vous peur des mots ? « Hostiles » serait un mot bien plus approprié que « pas chaud ». Et non pas seulement hostiles à cette idée frauduleuse utilisée par les fédéralistes à propos de notre soi-disant « société distincte », mais bel et bien hostiles à ce que Nous sommes dans le Canada, sans même pourtant qu’on Nous ait reconnus en « société distincte ».

    Ainsi va la vie au Québec et le péquisme des péquisteux : toujours prompts, en toutes circonstances, à minimiser les pertes et le mépris qu’on Nous porte.

    Où sont-ils les amis du Québec dans le Canada ? Où sont-ils nos amis à Nous, au Québec, alors que le West Island pointe en notre direction un doigt accusateur de discrimination systémique ? Wake up !

  • Gilles Verrier, 18 juin 20h16

    Au XXIè siècle, le repli sur soi par opposition à l’ouverture au monde ne logent pas nécessairement là où l’on pense. La modernité des communications rapproche les continents. Par conséquent, la fusion des systèmes scolaires anglais et français relèverait plus de la facilité héritée d’idées du XXè siècle que d’une véritable modernité ouverte.

    La francophonie québécoise aurait tout intérêt à innover, se propulser à l’avant-garde mondiale en équilibrant chez elle l’influence de l’anglais par un apprentissage en milieu scolaire de langues telles que le mandarin, le russe et l’espagnol. Voilà ce qui me semblerait une véritable ouverture au monde. Or, ce que vous proposez c’est le recul, la soumission à l’avancée anglo-saxonne, alors que ce monde du passé est en pleine crise et destiné à une régression qui est déjà entamée. Les Québécois disposent d’un atout de calibre mondial parce que leur langue nationale n’est pas l’anglais. Un avantage qui leur confère, si ils peuvent se voir autrement que dans le regard des anglos, une plus grande facilité à regarder ailleurs sans le trop commun sentiment de supériorité qui plombe l’avenir des anglo-saxons. Par conséquent, j’estime que votre proposition, ne serait-ce que sur le plan linguistique, est une invitation fort conformiste à avancer en arrière. Sur le plan géo politique elle est atteinte de la cécité de ceux qui ne voient rien venir.

  • Jean-Claude Michaud, 18 juin 19h46

    @ François Ricard,

    Votre commentaire est intéressant, si le Canada anglais devient 9 pays cela sera son choix et le nouveau Pays du Québec comme État associé confédéré au lieu d’État provincial fédéré aura obtenu l’essentiel de la souveraineté dans le contexte actuel qui devrait amener des blocs continentaux économiques versus une mondialisation sans limite.

    L’indépendance pur et dur est bien relative et moins efficace dans la mondialisation actuelle car bien des pays ne sont plus souverain et les défis mondiaux amèneront à la coopération internationale pour régler plusieurs enjeux qui dépassent le cercle national. Je pense que l’humanité va évoluer vers une confédération des pays démocratiques en remplacement d’une ONU qui ne fonctionne pas très bien et qui donne du pouvoir à des régimes totalitaires et rétrogrades.

    Je pense par contre, que le Canada anglais a un nationalisme assez fort pour resté uni et qu’une union économique avec le Québec qui comprend une frontière commune est dans son intérêt (Coast to Coast) pour unifier les maritimes au Canada Ontario, à l’Ouest et au Grand nord.

    Le Québec donnera l’autonomie nationale aux autochtones qui auront leurs propres territoires administratifs sur leurs réserves avec leurs contrôles
    pour leur culture, santé, éducation, langue et commerce local.

    Tout le monde sera gagnant, l’Ouest ne parlera plus de la péréquation versée au Québec et nous ne parleront plus de déséquilibre fiscal et de domination politique par l’État central Canadien.

  • Jean-Claude Michaud, 18 juin 14h00

    Je vais répondre à plusieurs commentateurs en même temps et je vais précisé ma pensée ici :

    1- Le Québec est en Amérique du nord, nous sommes au 21e siècle et le Québec ne va pas devenir autarcique donc nous devons collaboré et commercé avec nos voisins les Canadiens anglais et les Américains. Le Québec a prospéré énormément en exportant au États-Unis. Oui la culture catholique des Canadiens-français est en partie différente des anglophones protestants surtout sur l’argent et sur la joie de vivre les latins préfèrent profiter de la vie en premier lieu.

    Cependant, nos voisins ont évolué comme nous et sont des populations diversifiés. Si les Allemands et les Français qui ont connu des guerres plus récentes que nos guerres comme la conquête ou la révolte des patriotes (et la révolte des patriotes était soutenu par quelques anglophones et des gens du Haut-Canada également) nous pouvons le faire.

    2-Tenir un discours haineux contre les anglos fait reculer la cause et ne fera pas agrandir le cercle nationaliste mais le réduira. De plus, je me dissocie d’un tel discours qui ni humaniste (pour les athées et les laiques) ni très chrétien (pour le catholique). Les jeunes sont ouvert sur le monde et les autres cultures en grand nombre. Il y a des idiots des deux côtés qui sont fermé d’esprit au Québec et au Canada anglais.

    3-Maitriser les deux langues à la fin des études est essentiel dans le contexte nord-américain pour notre prospérité et notre fierté. Il faut mieux enseigner les deux langues. Les jeunes ne vivent plus autant qu’avant les deux solitudes au Québec, les anglos et francos se parlent et c’est tant mieux. Si les Québécois veulent leur part de l’Amérique, ils doivent parler les deux langues car sinon ce sont les immigrants qui auront les meilleurs emplois et nous redeviendrons des porteurs d’eau.

    4-J’irai plus loin en prônant la fusion des régimes scolaires francophones et anglophones en faisant un seul réseau avec des cours intensifs de français et d’anglais pour tous les Québécois. Ce sera un facteur pour inclure tous les québécois dans la nation québécoise qui est encore pour l’instant la nation des Canadiens-français vivant au Québec avec seulement les immigrants intégrés alors que tous doivent devenir partie prenante de cette nation québécoise territoriale. Pour la nation canadienne-française elle existera toujours comme la grande famille étendue des francophones d’Amérique du nord du Québec et de notre diaspora d’ailleurs. Les jeunes anglophones et allophones deviendront tous bilingue et se sentiront beaucoup plus concernés par l’avenir de notre patrie.

    5-Plusieurs anglophones se sentent comme nous interpellé par les enjeux des accommodements raisonnables et par la lutte contre le radicalisme islamique et pourront plus facilement s’impliquer et participer à ce débat démocratique une fois réglée leur place au Québec en les reconnaissants comme citoyen à part entière dans le Pays Québécois.

    6-Le Québec comme pays ouvert, tolérant, libre et d’esprit libéral et je fais référence à l’idée et non au parti libéral est plus prometteur qu’un État dirigé par des gens étroits d’esprits, repliés sur eux-même.

  • michel Blondin, 18 juin 12h12

    Dans le contexte de 250 ans d’histoire en Amérique, la sécession du Canada demeure la seule solution envisageable.

    Le respect du Québec se fera par la force de ce que nous sommes avec une protection linguistique et culturel de cette mer d’anglophone de 330 millions.

    Bernard Landry défend l’indépendance du Québec à tous ses discours depuis plus de 20 ans.

    La solution confédérale présuppose la souveraineté des États sans trop de précisions. Ce concept est ambiguë.

    Mieux vaut toutes les souverainetés dans un premier temps. l’avantage de se représenter au niveau international est une nécessité moderne.

    Le contexte géopolitique nous rend incontournable de richesse potentiel.

  • François Ricard, 18 juin 06h48

    Tous nos chroniqueurs politiques, tous nos politticiens carriéristes de tous les partis ignorent ou feignent d’ignorer un aspect pourtant prévisible d’un oui pour l’indépendance : la grande incertitude de sa réalisation.
    Bien des indépendantistes, à tort, croient qu’un référendum gagnant nous mènera nécessairement à l’indépendance. De même, chez les fédéralistes, plusieurs croient qu’un référendum gagné par le Québec conduira ce dernier à l’indépendance. Ces personnes des deux camps sont dans l’erreur.
    Suite à un référendum gagnant, il y aura nécessairement des négociations entre le Canada et le Québec. C’est une étape exigée par les instances internationales.
    Le Canada est un état de droit qui occupe une place importante au sein des Nations Unies. Cet ordre mondial lui imposera la nécessité de négocier. Et la Cour suprême a statué que le Canada aurait l’obligation de négocier. Si le Canada a l’obligation de négocier, le Québec a la même obligation.
    Donc négociations il y aura.
    Maintenant qui, des indépendantistes ou des fédéralistes, peut prédire ce qui ressortira de ces négociations ? Où se trouve l’oracle qui pourrait nous donner l’heure juste à ce sujet ?
    Qu’en ressortira-t-il ? Deux nouveaux pays : un Canada sans le Québec et un Québec totalement indépendant ? Un nouveau pays constitué de deux peuples : un anglophone et l’autre francophone ? Dix pays ?
    Il est pratiquement impossible de présumer du résultat de ces négociations. Chose certaine, les fédéralistes ne veulent pas que le Québec se dise "oui" car ils savent bien qu’ils auront l’obligation de négocier s’ils veulent continuer à avoir un état de droit.

  • Francis Déry, 18 juin 04h00

    Un mot suffit.

    NON.

  • Gabriel Proulx, 17 juin 14h52

    Jamais ! Le Canada et les USA, entités anglo-saxonnes hostiles à la souveraineté des peuples, sont des ennemis naturels du peuple Québécois ! Je milite pour un peuple Québécois libre, non seulement du Canada, mais également de toute influence néfaste en provenance des impérialistes anglo-saxons. Au PQ, nous devons prôner la sortie d’un Québec indépendant de l’OTAN, entité militariste au service des ennemis du peuple Québécois.

    Ce qui est proposé ici est un semblant de liberté. Une cage dorée. Nous aurions un hymne national et un siège à l’ONU, sans aucun autre avantage. Je ne vais pas militer pour faire du Québec un vulgaire régime vassal des anglo-saxons !

    La patrie ou la mort !

  • yves corbeil, 17 juin 11h10

    La solution con fédérale ça va avec le reste de cette con fédération.

    Dans sa chronique d’aujourd’hui MBC nous parle de contenu télévisuel qui laisse à désirer pas de débats rien de gratifiant à se mettre sous la dent à part des shows de voeuxdettes subventionné par l’état qui échangent avec d’autres voeuxdettes aussi subventionné par l’état. Il ne doit surement pas être un abonné de la période des questions en chambre des élus par le peuple d’andouilles.

    LÀ yen a des débats ou des ébats c’est selon, il devrait regarde cela plus souvent et ça le convaincrait qu’on veut pas voir ça dans une quotidienne de 60 minutes dont 29 consacrer à essayer de nous vendre l’idée que si tu veux existé faut absolument que tu consomme comme tous le monde.

    http://www.journaldemontreal.com/2017/06/17/une-tele-de-contenu

    Les recettes là M.Michaud, j’y crois plus. Toutes lé veutdettes ont les leurs dans leurs show de TV hebdromadaire pis ça lève dans les côtes levés d’écoute, tous le monde en parle à chaque dimanche et on dit plus c’est aussi ça notre société non on dit c’est ça notre société maintenant, un festival juste pour rire 24/7, 365 jours par année et 366 les années bi-sex-ils, yen manque pas une.

  • yves corbeil, 17 juin 09h06

    M.Michaud,

    Qu’est-ce qui vous porte à croire que le reste du Canada pourrait sans l’ombre d’un doute accepter quoi que ce soit venant du Québec, des québécois, des français, des frogs qui ne veulent pas s’intégrer dans leur pays. La seule chose qui comptent pour eux c’est l’assimilation complète et totale puis au bout la disparition du français et de ceux qui le représente au Canada, leur Canada.

    Monsieur, ouvrez vos yeux bien grands et cessez de vous convaincre que vous êtes le bienvenu dans ce pays.

    Ils avaient prévu notre disparition, la religion avec ses contraintes de natalité à sauver notre peuple pour un bout et maintenant c’est l’immigration désordonner sans projet d’arrimage et de facilitation pour que ces gens puissent avoir une vie décente au Canada qui menace la survie de notre peuple car le SEUL but de cet exercice, c’est de noyer le frog dans le multiculturel et diluer totalement sa culture propre en la noyant de ce melting pot de sans domicile fixe déraciner par la voracité économique des pseudos défenseurs de la paix et la démocratie sur la planète.

    La culture anglo saxonne, c’est la conquête et ils continuent et continueront sans cesse c’est dans leur ADN. Nous les conquêtes ça nous intéressent pas, on est plutôt bien comme ça, chez nous à faire fructifier le confort de nos gens, tous nos gens donc les idées de grandeurs c’est pas québécois, juste à partir de ce constat, on partage plus rien, le fossé est trop large et il faut les laisser aller avec leurs idées sorties de la bouche de Mme Freeland que partagent les canadians, le power trip à l’américaine. Vous vous reconnaissez là dedans...pas moi.

    http://www.45enord.ca/2017/06/discours-de-politique-etrangere-de-chrystia-freeland-la-diplomatie-canadienne-a-besoin-de-hard-power/

    Ça c’est absolument pas québécois et ça devrait convaincre les septiques qui rêvent encore de faire parti de la grande famille canadian anglo saxonne, loyaliste et fidèle au drapeau et près à se battre sur tous les fronts pour prouver aux autres qu’ils ont tort car eux connaissent la vérité et ce qui est bon pour le monde ’’civilisé’’ Ouch !.

    Si tu ne pense pas comme eux, tu es complètement dans le champs. C’est québécois ça...je ne pense pas. Fin de la discussion avec eux.

    Ça c’est mon opinion et ça devrait être aussi l’opinion de plusieurs ainsi que les premières nations qui eux aussi ont subit le calvaire des conquérants sans âmes et coeurs de ces ?%$# anglais.

    Bon fin de semaine.

    P.S_ Ma dernière expérience chez eux en voiture date de quelques semaines. À Ottawa pour être plus précis, je baisse ma vitre pour demander très poliment en anglais une direction pour une adresse, un jeune couple fin trentaine environ, au volant d’une BMW récente.

    Première réaction, on m’ignore. J’insiste en m’excusant et là y part. Go back to your fucking Québec and collect your fucking welfare, you fuckin frog.

    J’ai resté figer sur la rouge et le vieux derrière a tapé son klaxon dans le fond et continuer sur le même ton que mon beau petit couple de la nouvelle génération instruite et nantie canadian en passant à ma hauteur avec les fingers pis tout le reste de frogs basher.

    Je ne fais pas parti de ce monde là et je ne veux surtout pas faire parti de ce monde là. Ils ne sont pas tous comme ça bien sûr, on a aussi nos colons. Mais il y a une impression générale qui ment pas non plus, ça se sent ça, comme dans un sondage.

  • Gilles Verrier, 17 juin 01h25

    De temps en temps font surface des solutions pour prolonger notre agonie. Ces solutions font un peu office de soins palliatifs pour ceux qui répugnent à assumer la complète toxicité du Canada à l’égard de l’Amérique française, du Canada français et du Québec français.

    Selon l’auteur :

    ...les Québécois devraient pouvoir s’enrôler autant dans l’armée Québécoise que dans l’armée Canadienne qui les deux coopéreront ensemble.

    Je passe sur le dollar canadien, autre sujet sur lequel je suis en désaccord avec l’auteur, pour rebondir sur l’armée. Comme l’armée canadienne a été historiquement notre principal ennemi intérieur, quand la domination politique ne suffisait plus, il nous faut maintenir un seuil de dignité patriotique et un écart salutaire par une rupture complète avec l’armée canadienne. Ceci permettra au Québec de s’imposer face au Canada, par la création d’une armée québécoise indépendante et libre. Dans cette foulée, il faudra tenter de créer d’autres alliances militaires, indépendantes du Canada, avec des puissances qui n’ont pas de passé de domination envers la francophonie nord-américaine, comme par exemple la Russie, la Chine et l’Iran. Le monde est appelé à changer radicalement. Ces alliances du futur permettront au Québec de dépasser le Canada sur le plan des technologies militaires et de se faire respecter par les États-Unis. Ces alliances lui permettraient de se distinguer par les retombées civiles des technologies militaires, qui sont toujours à la pointe. Et de surcroit de se distinguer et de passer en avant du Canada qui a toutes les chances, de par son handicap strictement anglo-saxon, de rester englué dans sa vassalité envers les États-Unis pour tout ce qui est du militaire et de l’industriel. Le Québec sera indépendant en diversifiant ses influences et en les équilibrant.

    Pour une fois dans l’histoire, il ne faudrait pas hésiter à nous positionner à l’avant-garde pour que l’étoile du Québec et de son enracinement dans l’Amérique française recommence à briller.

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  • 16/06 Marc Labelle: 50 $
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  • 16/06 Jacques Bergeron: 100$
  • 16/06 PeeWee Troodeau: 100$
  • 15/06 Réal Coutu : 50$
  • 15/06 Serge Labossiere: 100$
  • 12/06 Michel Pauzé: 25$

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