«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Danger droit devant !

La paralysie menace le gouvernement américain

Trump fait pression sur le Congrès pour le financement de son mur à la frontière

lundi 24 avril

Le gouvernement du président Donald Trump a réaffirmé dimanche que le financement de son mur à la frontière mexicaine est une condition à l’approbation du budget américain, quitte à risquer une paralysie du gouvernement en cas d’échec des négociations.

 

Le milliardaire républicain espère que le Congrès approuvera dans les jours qui viennent une partie du financement de ce mur, promesse phare de sa campagne, avant d’entériner lui-même le budget.

 

Faute d’accord, le gouvernement risque d’être paralysé samedi prochain, à l’occasion du 100e jour du magnat new-yorkais à la Maison-Blanche, ce qui engendrerait la fermeture de facto d’agences gouvernementales.

 

Le directeur du Budget, Mick Mulvaney, a tendu la main à l’opposition démocrate, affirmant que la Maison-Blanche était prête à lâcher du lest sur la réforme de l’assurance maladie « Obamacare », pour obtenir ce financement.

Obamacare est en sérieux danger. Les démocrates ont besoin de beaucoup d’argent pour aller de l’avant — ou [Obamacare] mourra bien plus tôt que quiconque ne l’a prévu

Donald Trump

À défaut, Donald Trump mettra-t-il son veto au budget ? « Je ne sais pas encore », a répondu Mick Mulvaney sur Fox News. « Nous demandons à ce que nos priorités » soient financées. « La paralysie n’est pas ce que nous désirons et ce n’est pas un levier. Nous ne voulons pas en arriver là », a-t-il ajouté.

 

«  Obamacare est en sérieux danger. Les démocrates ont besoin de beaucoup d’argent pour aller de l’avant — ou [Obamacare] mourra bien plus tôt que quiconque ne l’a prévu  », a menacé Donald Trump dans un tweet dimanche après-midi.

 

«  Les démocrates ne veulent pas que l’argent du budget aille au mur à la frontière bien qu’il va stopper la drogue et les gangs  », a-t-il encore dénoncé.

 

À terme, a promis le 45e président américain, «  le Mexique va payer, d’une manière ou d’une autre, pour le mur dont on a tant besoin  ».

Photo : Guillermo Arias Agence France-Presse Vue de la clôture qui trace la frontière entre le Mexique et les États-Unis

 

Symbole

 

Les démocrates ne semblent toutefois pas enclins à saisir cette occasion. «  Penser qu’il pourrait envisager la paralysie du gouvernement américain en raison de sa proposition excentrique de mur à la frontière, […] ce serait le comble de l’irresponsabilité  », a dénoncé le numéro 2 démocrate au Sénat, Dick Durbin, sur CNN.

 

De son côté, le ministre de la Sécurité intérieure, John Kelly, a estimé sur CBS que le financement du mur «  valait certainement le coup de mener une dure négociation  ».

 

«  Cela nous aidera à réaliser la promesse que le président a faite au peuple américain  », a abondé le ministre de la Justice, Jeff Sessions, sur ABC.

 

> Lire la suite de l’article sur Le Devoir


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