«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Refuser la submersion migratoire

La naïveté des souverainistes concernant l’immigration doit cesser

Le PQ en pleine dérive

Chronique d’Alexandre Cormier-Denis
mercredi 9 août
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Devant la propagande immigrationniste que subit le Québec, il est bon de rappeler quelques faits essentiels et d’analyser où se positionne le mouvement souverainiste.

Un peu de lucidité politique

Qu’ils soient Haïtiens, Algériens, Vietnamiens, Mexicains ou Afghans ; qu’ils soient francophones, francotropes, allophones ou anglophones ; qu’ils soient chrétiens, musulmans, hindouistes ou animistes, qu’ils soient instruits, riches, pauvres ou sans diplôme ; qu’ils soient sympathiques, moroses, enjoués ou détestables, les immigrants arrivant en nombre massif contribuent à dissoudre le tissu social québécois et favorisent la canadianisation progressive du Québec.

Qu’on le veuille ou pas, les immigrants représentent le plus sûr électorat du camp fédéraliste et justifient l’instauration du régime multiculturaliste canadien au sein même de nos institutions.

Lorsque des souverainistes défendent l’actuelle vague migratoire illégale parce qu’il s’agirait majoritairement d’Haïtiens, donc francophones, ils font preuve d’une naïveté politique stupéfiante.

Jamais les quartiers montréalais où réside la diaspora haïtienne n’ont étés des bastions souverainistes ou nationalistes. C’est plutôt l’inverse.

Bien que francophones, les immigrés haïtiens, et même leurs descendants, sont largement acquis aux thèses fédéralistes et forment un vaste électorat libéral. Oui, il existe quelques brebis égarées qui sont souverainistes et qui s’identifient à la lutte nationale québécoise, mais ils demeurent largement des individus exceptionnels.

Les fédéralistes l’ont très bien compris.

Dans un article de 2014 du National Post, Conrad Black se moque de la politique québécoise favorisant l’immigration haïtienne et algérienne, soulignant le désintérêt - voire l’hostilité intrinsèque - des nouveaux arrivants pour la cause nationale québécoise.

À voire les réactions officielles de l’establishment du camp souverainiste, il y a de quoi être franchement découragé de l’état de lucidité qui prévaut dans nos rangs.

Le mouvement souverainiste et l’immigration

Le Parti Québécois, par l’entremise de la députée d’Hochelaga-Maisonneuve Nicole Poirier, a eu récemment l’outrecuidance de sermonner le fédéral… parce qu’il n’accepte pas assez rapidement les immigrants illégaux !

Non seulement Mme Poirier exige d’accélérer le traitement des demandes d’asile au lieu de dénoncer la politique de porte-ouverte du gouvernement Trudeau, mais elle appelle à mobiliser des ressources spécifiques – permis de travail, installation prioritaire dans des logements sociaux, dérogations aux règles normales d’immigration – pour les immigrants entrés illégalement sur le territoire national.

Pour la forme, rappelons que tout bénéficiaire de l’aide sociale doit attendre environ deux ans pour avoir accès aux logements sociaux montréalais. Pendant que les Québécois subissent des coupes budgétaires massives de la part du gouvernement Couillard et que l’ensemble des services sociaux – aide aux aînés, aide aux handicapés, services de garde, etc. – subissent de pleins fouet les mesures d’austérité, tout ce que le PQ trouve à dire de la crise migratoire, c’est d’appeler à bonifier l’aide aux illégaux, plutôt que de dénoncer la submersion démographique voulue par Ottawa.

Alors que la crise migratoire qui semble être provoquée par l’appel d’air des déclarations immigrationnistes de Justin Trudeau devrait permettre au Parti Québécois de se démarquer idéologiquement du camp fédéraliste, les élus « souverainistes » reprochent à Ottawa de ne pas aller assez vite dans leur politique de remplacement démographique des Canadiens français par l’immigration tiers-mondiste. À l’encontre de toute logique politique voulant qu’un parti nationaliste défende le principe de frontière, le PQ fait dans la surenchère post-nationale, répondant ainsi aux injonctions morales du camp antiraciste.

Tandis que la marginalisation des Québécois dans le Grand Montréal est officiellement confirmée par les démographes, le premier parti qui devrait avoir compris que l’immigration massive que nous subissions risque de nous être fatale fait dans la moraline compassionnelle et le prêchi-prêcha radio-canadien.

La marginalisation prévisible du PQ

Dans l’état actuel des choses, le Parti Québécois risque évidemment de perdre les prochaines élections. Mais s’il arrivait au pouvoir, nous serions en droit de nous demander en quoi son élection constituerait une avancée pour la cause nationale du Québec. Sa soumission à l’idéologie progressiste, anti-nationale, immigrationniste et diversitaire est telle qu’il est raisonnable de se demander quelle est sa pertinence sur l’échiquier politique québécois.

À moins qu’il ne se ressaisisse, le Parti Québécois risque de tomber dans l’insignifiance politique la plus totale, à mi-chemin entre un Québec Solidaire triomphant à Montréal et une CAQ grugeant ses appuis dans le périurbain francophone. À force de n’être ni réellement nationaliste, ni réellement souverainiste – rappelons que Lisée promet de ne pas faire l’indépendance dans un premier mandat -, ni tout à fait à gauche – il défend la laïcité jugée réactionnaire -, ni réellement à droite – il est social-démocrate sur le plan économique -, le PQ est devenu totalement illisible pour une grande partie de l’électorat. Ses plus récentes positions sur la vague d’immigration illégale venue des États-Unis contribuent à sa marginalisation politique totale.

Soulignons également que François Legault, malgré sa posture de fédéraliste mou et fatigué, a très bien saisi l’opportunité de positionner la CAQ dans le débat actuel sur l’immigration en dénonçant les politiques actuelles du gouvernement canadien. Voici ce qu’il écrit sur les médias sociaux :

« Ceci se déroule dans un contexte où le Québec accueille déjà beaucoup plus d’immigrants que sa capacité d’intégration ne le permet. Les ressources sont limitées, tout comme notre capacité d’intégrer les immigrants à la majorité francophone. »

À force de se vouloir respectable aux yeux de la doxa médiatique, le PQ risque de se faire doubler par un parti qui demeure totalement insipide sur le plan constitutionnel, mais qui a le flair de saisir que le rejet du Grand Remplacement par les Québécois pourrait être très payant aux prochaines élections.

Nous ne le répéterons jamais assez : le Parti Québécois du XXIe siècle sera nationaliste ou risque de ne plus être du tout.

Commentaires

  • Pierre Bourassa, 20 août 18h35

    « Nous condamnons la violence et l’intimidation. Nous vivons dans une démocratie où le respect doit être la norme et non pas l’exception. »
    Philippe Couillard, premier ministre du Québec

    « La violence, les masques, ce n’est pas une façon de s’exprimer. Peu importe son opinion. Point final. »
    - Jean-François Lisée,chef du Parti québécois.
    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1051360/manifestations-quebec-la-meute-immigration?isAutoPlay=1

    Aucune allusion à qui revient la responsabilité des violences.

    Pourtant,pendant ces violences :

    ’’Les membres de La Meute se sont donné rendez-vous à 13 h dans un stationnement souterrain de la rue Louis-Alexandre-Taschereau, à un jet de pierre de l’édifice Marie-Guyart, dans le centre-ville de Québec.Ils seraient environ 600, selon le groupe. Le départ de leur marche devait avoir lieu vers 14 h, mais il a été repoussé en raison des événements. Les femmes et les enfants sont confinés dans un espace climatisé depuis 17 h. ’’
    ’’Les membres du groupe réfléchissent à la possibilité d’annuler leur manifestation. Leur porte-parole Sylvain Brouillette affirme que La Meute souhaite collaborer avec le SPVQ.’’

    Alain Rochefort de Radio Canada n’a pu s’empêcher d’insérer l’expression ’’ à un jet de pierre ’’. Il aurait tellement aimé çà...

    Beau coup de judo de la part de la Meute.Les AntiFa se sont fait déculottés en plein soleil.Ni nos politiciens,(Lisée inclus),ni les médias de masse,ne nomment les fauteurs de trouble ni n’abordent le fond du sujet.Complices et mondialistes démasqués.
    À suivre...

  • Lison, 16 août 22h42

    Le plus grand génocide de tous les temps...
    Un extrait ; L’immigration massive d’individus de type non caucasien, notamment maghrébin, et leur assimilation forcée imposée aux nations traditionnellement peuplées de personnes de type caucasien y entraîneront inévitablement un monde à population de type caucasien minoritaire.
    Au sens le plus strict de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide édictée par l’ONU, celui des personnes de type caucasien est, à terme, la conséquence quasi inéluctable.
    De plus, on peut raisonnablement inférer que ce génocide des populations de type caucasien est programmé à un niveau situé au-delà de la politique.
    Il est d’autant plus inéluctable qu’un autre génocide programmé par cette même volonté supra politique, celui des chrétiens dans le monde entier, est à l’œuvre depuis plusieurs décennies et que, depuis peu, il s’étend géographiquement et s’intensifie.

    I. Comment s’ordonne le génocide des populations de type caucasien

    ► Par le déplacement, depuis un demi-siècle, de millions d’immigrants de type non caucasien dans les pays traditionnellement peuplés d’europoïdes... lire la suite... http://lesobservateurs.ch/2014/08/18/grand-genocide-les-temps/

  • Pierre Bourassa, 16 août 13h25

    Un grand moment de patinage artistique :

    Projet de loi sur la neutralité religieuse : entrevue avec Stéphanie Vallée, ministre de la Justice du Québec.
    http://www.985fm.ca/lecteur/audio/projet-de-loi-sur-la-neutralite-religieuse-entre-374977.mp3

    C’est ce qui nous attend si le PLQ est élu en 2018.

  • Pierre Bourassa, 15 août 09h55

    « Ville sanctuaire » : qu’est-ce que ça signifie pour Montréal dans les faits ? Le maire de Montréal, Denis Coderre, fait le point.
    http://www.985fm.ca/lecteur/audio/ville-sanctuaire-qu-est-ce-que-ca-signifie-pou-374822.mp3

  • Bruno Deshaies, 14 août 11h17

    2017-08-14 11:15

    Nous devons connaître notre Passé récent et lointain.

    Je vous félicite Monsieur Marc Lapierre de votre analyse des faits. Penser en présence des faits exige de la recherche et de la méthode. Vous avez fait le travail. Par ailleurs, pour les Français de France, on pourrait peut-être faire une autre analyse comparable pour voir ce qui ce passe avec cette immigration « francophone » en sol québécois.

    Je retiens surtout ces deux extraits de votre commentaire :

    « À première vue, l’idée de favoriser une immigration francophone d’Haïti et du Maghreb semble logique pour le Québec. En effet, la majorité de ces gens parlent français. Mais cela ne veut pas dire que ces gens seront favorables à la libération du Québec du joug anglo-protestant. »

    « Il est vrai que quand on prend le temps de leur expliquer notre lutte vieille de 400 ans, ils sont "gagnables" pour la cause indépendantiste, mais les systèmes d’immigration et médiatiques sont bien rodés depuis la grande frousse de1995. »

    À mon avis, vous avez raison sur les deux plans. J’en déduis que le gros problème du PQ consiste à agir dans l’Actuel, l’instant présent, et d’occulter véritablement l’histoire. Et cette histoire est celle de l’annexion des Québécois-Français en tant que collectivité nationale.

    Pendant ce temps, Ottawa s’occupe de notre histoire et nous laisse croire que le Canada existe depuis la Préhistoire ! Et, bien entendu, que ce que vous nommez le « joug anglo-protestant », il a pu débuter en Nouvelle-France pour créer le nouveau Canada bilingue et biculturelle.

    Donc, le Canada-Anglais d’aujourd’hui, pour les historiens fédéralistes du Québec et du Canada-Anglais, a débuté « sous les remparts de Québec » en 1608. Nous sommes tous « CANADIENS/CANADIANS ». Sauf que les Québécois ne jouissent que des pouvoirs d’un État fédéré. Et notre premier ministre Couillard s’en réjouit. Quant à J.-F. Lisée, sur l’immigration, il s’adresse à Couillard et à Trudeau ! C’est au public québécois qu’il doit nous faire comprendre la position indépendantiste sur le problème d’immigration. Il a un combat à faire en tant que Chef de l’Opposition officielle. En 2018, il sera trop tard pour en parler quatre années plus tard, en 2022.

    Je soutiens votre point de vue que notre histoire de 400 ans doit être connue non pas dans les menus détails de la prétendue « vraie histoire » de nos historiens au Québec mais surtout de la Grande Histoire de notre condition de nation annexée, par conséquent subordonnée et remplacée sur tous les plans. Il faut plus que le Présent et l’Actuel pour envisager le Futur. Il faut de la vision et elle doit s’appuyer sur notre connaissance de notre trajectoire historique d’hier à aujourd’hui.

    Nous avons des racines collectives françaises. Le public et la masse des Québécois voudraient nous comprendre et agir de concert avec nous. C’est cette histoire indépendantiste qui doit être connue pour en permettre sa réalisation concrète.

  • Yves Corbeil, 13 août 18h26

    Comment se fait-il que nous n’avons pas encore vu notre peewee Trudeau allé faire un peu de kayak sur le Lac Champlain. Après sa petite promenade et quelques selfies les haitiens hétéros et les autres, il pourrait en profiter pour aller en faire encore un ti-peu sur le Lac Massawippi jusqu’au Manoir Hovey et demander à Bill et Hillary c’est quoi leurs secrets avec Haiti et les haitiens.

    http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/149499/ce-que-revelent-les-e-mails-de-la-famille-clinton-sur-haiti

    Le monde est malade et il n’y a pas de médecins pour ça, de toute façon Barrette l’a dit, yen a déjà trop de médecins (...) le privé manque de patients.

  • Marc Lapierre, 13 août 15h12

    Le PQ actuel est un corps gravement malade et seule une purge des bobos qui constituent son avant-garde pourrait possiblement le sauver. Depuis le début de cet épisode d’immigration illégale plus ou moins organisée, le seul politicien du Québec qui a osé braver (même si c’est du bout des lèvres) le terrorisme multiculturel ambiant est François Legault. Il a osé dire, dans une mêlée de presse, que même s’il le voulait, le Québec ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde. Plus tard, il a ajouté sur les médias sociaux que la frontière canado-américaine était une passoire. Ouf ! Malgré toute la prudence dont il a fait preuve, il a rapidement été intercepté par la patrouille du mondialisme conduite par Couillard et assisté de...Lisée. Merde.

    Alexandre Cormier-Denis écrit, en parlant des lubies péquistes : "Jamais les quartiers montréalais où réside la diaspora haïtienne n’ont étés des bastions souverainistes ou nationalistes. C’est plutôt l’inverse."

    Ayant moi-même cette intuition je me suis rendu sur le site Immigration et communautés culturelles du Québec et j’y ai consulté un document intitulé "Portrait statistique de la population d’origine ethnique haïtienne au Québec en 2011". Les données de ce portrait proviennent de Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011.

    À la page neuf, on apprend que les principaux arrondissements de la ville de Montréal où se concentrent les personnes d’origine haïtienne sont ceux de Montréal-Nord (21,1%), de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension (17,1%) et de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (16,2%).

    J’ai donc superposé la carte des arrondissements de Montréal à la carte des comtés électoraux du Québec.
    Cela nous donne :

    Arrondissement Villeray-St-Michel-Parc Ex. : Jeanne-Mance Viger, Viau, Laurier-Dorion.
    Arrondissement Rivière des Prairies-Pointe aux Trembles : Lafontaine, Pointe-aux-Trembles.
    Arrondissement Montréal-Nord : Crémazie, Bourassa-Sauvé.

    Déjà, toutes ces circonscriptions (sauf Pointe-aux -Trembles) sont aux mains des Libéraux avec des majorités dépassant les 25 000. La circonscription de Pointe-aux-Trembles est péquiste depuis sa création en 1988. Cela s’explique par son l’homogénéité de son tissu social, car bien que l’on y recense un bon pourcentage d’Haïtiens, c’est pour ainsi dire, la seule communauté ethnique importante du comté. Le reste de l’électorat est majoritairement composé de Québécois. Aux dernières élections, le PLQ est arrivé troisième loin derrière le PQ et la CAQ. Il faut donc tenir compte de cette donnée sociologique dans P-A-T.
    Je suis ensuite allé chercher les résultats du référendum volé de 1995 pour chacune de ses circonscriptions. Voici les résultats :

    Bourassa-Sauvé : 43.33% OUI - 56.67% NON
    Jeanne Mance Viger : 24.69% OUI - 75.31% NON
    Viau : 31.20% OUI - 68.80% NON
    Crémazie : 48.55% OUI - 51.45% NON
    Laurier-Dorion 37.22% OUI - 62.78% NON
    Lafontaine : 40.27% OUI - 59.73% NON
    Pointe aux Trembles : 60.88% OUI - 39.12%

    Le "relatif" bon score de Crémazie (48.5%) s’explique aisément par la présence de plus nombreux Québécois par un débordement de Villeray vers le nord. Les jeunes couples québécois n’hésitent plus à aller vivre jusqu’au métro Jarry ou Crémazie compte tenu des plus bas loyers. La présence du Cégep Ahuntsic dans ce comté n’est pas à négliger, car 10 000 élèves francophones y étudient. Ceci étant dit, dans des quartiers typiquement Haitiens comme St-Michel (Jeanne-Mance Viger, Viau), les chiffres sont éloquents. Ils confirment une impression fort répandue chez les indépendantistes lucides.

    Ce qui m’amène à cet argument pour le moins farfelu, issu du péquisme officiel, qui voudrait que puisque les Haïtiens sont dans une bonne proportion francophone, il faille les accueillir en masse . Cette simple idée démontre la pauvreté de l’analyse sociologique, démographique et géopolitique de l’équipe dirigeante de l’actuel PQ et ce manque de finesse est impardonnable pour un parti qui se veut le "navire amiral" des indépendantistes. Statistique Canada, dans ce même document cité plus haut, nous apprend que le français est la langue maternelle de la moitié (50,8%) des membres de la communauté haïtienne et 41,1% déclarent une autre langue que le français ou l’anglais comme première langue apprise à la maison durant l’enfance. Fort bien, mais ces statistiques concernent des immigrants reçus et qui ont justement été sélectionnés pour des critères particuliers dont la langue et la capacité à s’intégrer au tissu social du Québec.

    Les immigrants illégaux qui violent actuellement notre territoire n’ont absolument pas ce profil. Ils n’ont même pas encore rempli leur demande de réfugié qu’ils ont déjà violé les lois de deux pays, soit les É-U et le Canada. Sans avoir fait une étude exhaustive de la situation des Haïtiens aux É-U, une visite sur le site du bureau du recensement états-unien nous fait rapidement prendre conscience que les profils des communautés haïtiennes états-uniennes et québécoises sont extrêmement différents. Plusieurs raisons expliquent cet état de fait comme la nature inégalitaire des systèmes de santé, scolaire ou économique des états-uniens. En outre, la grande partie de la communauté haïtienne de Floride est analphabète, s’exprime difficilement dans d’autres langues que le créole et de ce fait, sera totalement démunie dans une société organisée comme la nôtre.

    De plus, il y a l’aspect historique. À première vu, l’idée de favoriser une immigration francophone d’Haïti et du Maghreb semble logique pour le Québec. En effet, la majorité de ces gens parlent français. Mais cela ne veut pas dire que ces gens seront favorables à la libération du Québec du joug anglo-protestant.

    Je sais, d’expérience que la majorité des Haïtiens ont, à tord ou à raison, un certain ressentiment envers la France et ne veulent pas vivre dans un pays gouverné par les descendants de leurs colonisateurs. La logique est la même pour un Algérien, un Marocain ou un Tunisien. Il est vrai que quand on prends le temps de leur expliquer notre lutte vieille de 400 ans, ils sont "gagnables" pour la cause indépendantiste, mais les systèmes d’immigration et médiatiques sont bien rodé depuis la grande frousse de1995. L’horloge tourne et nous n’avons pas le luxe de conquérir les coeurs un par un. N’oublions que dans le cas qui nous occupe, il s’agit de réfugiés d’un pays qui connait la misère chronique. Ils ne seront pas nécessairement des actifs pour la société. Malgré cela, le fédéral a annoncé qu’il accueillera au moins 50% des demandeurs !

    http://www.quebecinterculturel.gouv.qc.ca/publications/fr/diversite-ethnoculturelle/com-haitienne-2011.pdf

    https://www.census.gov/srd/papers/pdf/ev92-08.pdf

  • Yves Corbeil, 13 août 11h08

    https://unionpaysanne.com/communiques/lait-de-chevre-saputo-et-le-libre-marche/

    Un autre PETIT exemple de naïveté ou la population n’est pas concerné au début de l’équation mais sera impacter ’’big time’’ plus loin dans la chaîne de contrôle des requins.

    Si tous ces biens-pensants étaient vraiment sincère avec le bien-être de leurs semblables, on assisterait pas continuellement à toutes ces dérives économiques qui ne servent qu’un seul et unique but, enrichir seulement certains au détriment de toujours plus de victimes économiques prisent dans ces pièges à cons.

    Mais c’est pas encore assez graves car les walmardes de ce bas monde fournissent de la bouffe de clowns qui rencontre encore la bourse de madame tout le monde et madame tout le monde s’en sacre des habitants qui crèvent à petit feu.

  • Yves Corbeil, 13 août 10h53

    Tu parle de naïveté, un sujet très intéressant. La mondialisation, la globalisation et l’ouverture de la planète au saint nom de l’économie.

    http://lavieagricole.ca/4166

    Imaginez seulement ce que nous mangeons déjà avec ce que nous allons bouffé bientôt avec l’ouverture de la planète pour satisfaire les requins de la finance sans scrupules pour se remplir les poches.

    On a pas fini d’en voir des nouvelles de la sorte et des biens plusss pires pour rester dans le slogan du plussss beau pays au monde.

    Les peuples sont les otages de ces bandits de la ’’City’’ qui contrôlent le flux des populations comme des actions de sociétés dans leur grand jeu de monopoly avec les règles qu’ils se sont donné pour se compétitionner.

    Il n’y a pas de mots pour qualifier cela, c’est juste trop décevant pour être qualifier de telles bassesses de la part de certains humains et des morpions politiques à leurs services.

  • Yves Corbeil, 13 août 10h25

    À qui sert tout ce laisser aller dans notre société et même dans toutes les sociétés ou presque. À qui ce KO peut-il profiter à court, moyen et long terme. Qui est-ce qui s’appauvrit pour seulement essayer de contenir toutes ces situations hors de contrôle, qui ramasse les factures. Qu’est-ce que cela annonce comme mesure future pour éponger toutes ces dépenses, on est pas encore assez taxer, imposer et austériser pour qu’ils prennent les mesures nécessaire pour faire respecter les LOIS.

    On nous annonce depuis fort longtemps que la prochaine crise planétaire sera au sujet de l’eau qui chez nous est très abondante. Si nos dirigeants et ceux des US ne sont pas en mesure de circonscrire une crisette de migrants haitiens comment pourront-ils faire face aux déchaînés assoiffés à venir.

    On est en Amérique ou il y a des frontières, pas en Europe ou ils ont éliminé toutes les leurs et regarder leur situation avec la migration des gens impactés par les actions supposément civilisées des pays qui contrôlent les capitaux et l’économie sur la planète.

    À qui sert ce laisser aller ?

  • Diane Gélinas, 12 août 00h21

    Les Péquistes sont en train de faire la même erreur que les Démocrates aux États-Unis : d’un Parti de la classe moyenne, des artistes et d’intellectuels progressistes, il a renoncé à mobiliser cette classe sociale en faveur de l’indépendance. Le PQ est de plus en plus associé à un establishment de « Jos Connaissants » convaincus de posséder la clé du succès en gommant l’article 1.

    Lisée-Hilary, même combat... P-E-R-D-A-N-T !

    À CNN, lundi dernier, le journaliste Fareed Zakaria animait l’émission spéciale : « WHY TRUMP WON » (Pourquoi Trump a gagné).
    http://www.cnn.com/2017/07/31/opinions/why-trump-won-zakaria/index.html

    Pour réaliser comment François Legault « singe » Trump dans son approche de l’électorat, je vous soumets mon adaptation des conclusions de Zakaria :

    « La question de fond suscitée par l’élection présidentielle de 2016 n’est pas tant « Pourquoi Trump a gagné » mais « pourquoi s’est-il faufilé si près de l’être ?

    Après tout, Trump était un candidat totalement hors normes, qui a enfreint toutes les règles et qui a agi de telle sorte que ça aurait ruiné politiquement n’importe quelle autre candidature à la présidence. Alors, pourquoi cette percée ?

    Voici la réponse : Les États-Unis sont aujourd’hui divisés en quatre, chaque partie alimentant les autres.

    Appelons-les les 4 C.

    La première division, c’est le capitalisme. Il fut un temps où l’économie états-unienne évoluait main dans la main avec sa classe moyenne. Lorsque l’économie était florissante, les emplois et les salaires de la classe moyenne suivaient le rythme. Mais au cours des dernières décennies, ce lien s’est rompu. L’économie a continué de progresser, mais elle enrichit dorénavant les plus instruits, les mieux formés et le capital. Les autres Américains ont été laissés pour compte.

    La seconde, c’est la culture. Les dernières décennies ont vu l’arrivée d’une immigration massive. Les Afro-Américains et les Hispano-Américains se sont hissés à un niveau plus central de la société ; les gays se sont vu reconnaître l’égalité de leurs droits. Tout cela a amené de nouvelles cultures et ces sujets ont bénéficié d’une attention nationale. Cela a inquiété un segment de la population plus âgée, blanche, qui craint que la culture qu’ils ont connue soit en train de disparaître. Notre étude approfondie a conclu qu’après la loyauté à un parti politique, le second élément en importance d’un partisan de Trump était l’appréhension devant un changement culturel.

    La troisième, c’est la classe sociale. Le vote en faveur de Trump est dû en grande partie à une rébellion de classe, une révolte de la classe ouvrière contre les « jos connaissants » qui forment l’élite du pays. Ces électeurs préfèrent maintenir leur appui à Donald Trump malgré ses comportements bizarres, plutôt que de légitimer l’élite et son regard urbain (hautain, méprisant) de Trump.

    La dernière division, c’est la communication. Nous sommes passés d’une Amérique où la population regardait trois réseaux de télévision qui offraient une vision uniforme du monde à une époque où chacun peut choisir le poste de son choix, le message qu’il veut entendre, et dernièrement, même les faits (alternatifs) qui font leur affaire.

    Toutes ces forces ont été actives durant des décennies, mais plus récemment, le Parti Républicain a mieux réussi à les exploiter et à s’identifier avec ces Américains frustrés, anxieux, enragés – désespérés même – au sujet de la destination vers laquelle se dirige le pays. Donald Trump a capitalisé encore plus profondément sur cette tendance, en parlant ouvertement des anxiétés économiques des gens, de leurs inquiétudes culturelles et leur rébellion sociale. Il promettait des solutions simples, pour la plupart visant les autres – Mexicains, Musulmans, Chinois et, bien sûr, les élites et les médias.

    Et ça a fonctionné. Il a gagné. Si ses solutions seront appliquées, c’est une autre histoire. Mais la réelle victoire adviendra pour ce pays lorsque quelqu’un se penchera sur les motifs profonds qui le divisent et tentera de construire des ponts politiques entre elles. Plutôt qu’accepter que les États-Unis doivent maintenir ces divisions en deux tribus – chacune excluant à la fois l’autre, de façon amère et hostile – il ou elle devra tenir des propos que les unit.

    Ce genre de leadership ne gagnerait pas seulement des élections, mais aussi une place d’honneur dans l’histoire américaine.

    Souhaitons que le congrès du PQ de septembre enclenche un choc si électrisant pour réveiller ce parti dont la raison d’être est reportée aux calendes grecques. Véronique Hivon a eu cette phrase si inspirante : « Le PQ va gagner quand il arrêtera d’avoir peur de perdre ! »

  • marc gagnon, 11 août 18h39

    vous avez entièrement raison de dire que le PQ n’est plus que l’ombre de lui même.
    A force de vouloir plaire à tous on perd ses appuis historiques.
    Hier JF Lisée à manqué une occasion extraordinaire pour faire la promotion de la souveraineté en affirmant qu’un Québec indépendant pourrais contrôler avec fermeté ses frontières sans être obligé de quémander l’intervention du fédéral.
    cette crise migratoire serait contrôlée à 100% par l’état Québécois.
    Bravo a Francois Legaultdans ce dossier.
    Lisée après avoir écrit à propos de Bourassa les livres:le Naufrageur et le Tricheur pourrais Il écrire son autobiographie : le Fossoyeur du PQ ?
    En ce qui concerne la position constitutionnelle de la Coalition disons ce qui suit : If you can’t beat them,join them !
    Et voilà !
    Marc Gagnon

  • Royal Messier, 11 août 10h59

    Bravo pour cet excellent article. Il faut convaincre Lisee d’être aussi magnanime que Bourgault le fut face à Lévesque, et ce, au profit de la NATION.

  • Michel Corbeil, 11 août 10h21

    Les Haïtiens sont des Africains créolophones. (Haïti est un pays africain situé en Amérique. D’ailleurs ils sont fiers de leurs racines africaines...)

  • Michel Corbeil, 11 août 08h53

    Bonjour. J’ai toujours été souverainiste. J’ai toujours voté pour le Parti Québécois, et j’ai 60 ans.

    Cette fois-ci, je vous garantis que je ne voterai pas PQ.
    Je suis fatigué de voter pour des gens qui ne représentent pas mes idées.

    Dans le cas de Mme Carole Poirier, elle ne sera même pas réélue dans son comté d’Hochelaga-Maisonneuve.
    Le changement démographique est visible avec un demi-coup-d’oeil, et il y a de plus en plus d’anglophones dans HoMa.
    Dire que ce comté est péquiste depuis 1970 !

    Comme le dit quelqu’un que je ne nommerai pas : Mieux vaut perdre avec ses idées que gagner avec les idées des autres.
    De toute façon, le PQ n’organisera pas de référendum lors d’un premier mandat...

    Un nouveau mouvement indépendantiste... avec l’objectif intermédiaire d’installer un statut particulier pour le Québec dans le Canada... et de renforcer la loi 101 en faisant du français la langue d’État.... doit se former.

    Faute de grives, on mange des merles.
    +

  • Charlemagne Tricotin, 11 août 00h23

    La petite bourgeoisie nationaliste québécoise a toujours été soumise économiquement et culturellement au conquérant anglo-saxon, fût-il britannique ou américain. Cette petite caste, doublement soumise, emprisonnée en Amérique sans aucun espoir d’alliance stratégique était en très mauvaise posture dès le départ. Il est intéressant de remarquer comment au cours de l’histoire et la marginalisation graduelle du franco et du métis les chefs québécois perdent graduellement de la force de négociation avec leurs maitres…Aujourd’hui avec un peuple faible physiquement et culturellement, qui ne produit plus d’enfants ni aucune œuvre culturelle digne de mention, il est tout à fait normal que les chefs du parti québécois se soit avéré de grande déceptions et des vendus qui adoptent de plus en plus le mantra idéologique anglo-saxon.

    Lévesque était le début de la fin, lui qui avait encore une population homogène et des nombres (génération boomer) derrière lui, n’a su que se faire entuber sur toute la ligne car il était assez naïf pour croire que l’état profond anglo-saxon allait jouer franc-jeu. Parizeau avec sa formation académique anglo-saxonne bût toute sa vie, comme du p’tit lait, l’idéologie impérialiste mondialiste et libérale de l’économie croyant que ce système serait au bénéfice du Québec. Une économie d’agriculture, de bois, de mine, et de service (de p’tites filles durant le grand prix). Ben oui, ben oui y’a Bombardier, NOT’FLEURON !!!
    Lisée n’est que l’aboutissement de cette décrépitude du peuple, son teint verdâtre et blême n’est que le reflet de la santé du parti qui s’autoproclame son représentant.
    Personnellement je n’y crois plus, ni au PQ, ni au système électoral, ni à la politique, ni à la démocratie.

    Cynique direz vous ?

    Non. Réaliste !

    Tout ceci est arrangé dans le labo avec la collusion des acteurs en place, peu importe leurs partis respectifs. C’est Washington qui décide. Le même gang qui est en train de détourner Trump de son mandat et des promesses qu’il a fait au peuple américain. Toujours la même p’tite criss de gang de parasites mafieux meurtriers.

    Vous ne trouvez pas curieux toute cette histoire sur ‘’l’alliance progressiste’’ qu’a proposé le PQ à QS ?

    Rappelons-nous certains faits.

    QS a joué les saintes ni touche un bout de temps. Oui on veut, non pas sûr, ok peut-être. Un vrai p’tit spectacle médiatique bas de gamme montée par les ‘’experts’’ en marketing version Qwébec. Tout d’un coup la co-chef de QS prend sa retraite une coupe de semaines avant les partielles, elle est fatiguée (fatigué d’être associé à sa monarchie familiale néo-libérale pro PLQ). Là il y aura une alliance dans Gouin, ah ben ! Pi là sorti de nulle part, après évidement quelques petits articles préparatifs, notre p’tit Cohen-Bendit national, tout beau tout frais, rentre en politique…Il se fait élire…WOW !!!!

    Vous voulez me faire croire que Lisée et QS ne s’était pas déjà entendu et que tout ce petit scénario n’était pas planifié d’avance ? Toute la petite caste politique devait savoir exactement depuis un bon boutte ce qui se tramais. La caste politico-mafieuse voulait un renouvellement de la ‘’gauche’’ et il était impératif de changer le look de celle-ci.

    Conspiro vous dites ?

    Attendez j’en ai une meilleure.

    Le dragon, vous savez l’homme d’affaire, lire BS corporatif vivant de subventions accordé par ses p’tits amis bien placé, qui a fondé Théo taxi pour sauver le Liberal party of Qwébec de sa débande Uber et s’assurer que l’allophone continue d’être une bonne brebis, vous savez de qui je parle ? Vous savez le p’tit barbu qui s’achète les médias mourant québécois pour en faire une tribune néo-libérale pro PLQ. Celui qui s’est acheté le Voir pour y écrire une petite chronique narcissique masturbatoire…C’est de lui que je parle.

    Eh ben ce gars-là veut être le prochain chef du PLQ.

    Mais il ne prendra pas le poste avant que ce parti, au très lourd passé et présent de grosse grosse corruption dégoulinante mafieuse, se reface peau neuve. Du moins juste en apparence pour fourrer les tatas, pas peau neuve pour vrai voyons, juste pour dire que le dragon puisse continuer de jouer sa petite game d’homme respectable et ‘’progressiste’’, pour que le show continusse…

    Pour faire ce nettoyage spectaculaire, le PLQ aurait aimé perdre les prochaines élections. Ce serait pour eux une bonne façon de se débarrasser d’une bonne partie de la vieille garde mafieuse dont les casseroles sont un problème relatif, même si elles ne font pas trop de bruit dans un Québec su’l Prozac et le weed, ou la justice est une farce monumentale.

    Le plan à peut-être été de faire gagner le PQ, pas une grosse menace avec Lisée, surtout que le deap state à presque faillis avoir Cloutier (ils ont dû décider autrement par après, Lisée avait préparer un meilleur speach)…Mettons que rien de trop menaçant ce serait produit. On reporte le référendum à la prochaine élection du PLQ dragonnien en 2022, multiculturalisme, néo-libéralisme, mondialisme, progressisme, immigrationisme, sionisme, macronisme sauce PQ…l’affaire est Ketchup.

    Mais Lisée est tellement une grosse lavette que le PQ ne lève pas. Ça pogne plus avec les nationalistes ce Kool-aid. Quand même ça de gagner, faut dire que la go-gauche ne fait pas super bonne figure ces temps-ci. Gracieuseté du l’Hollandisme et autres considérations dans lesquelles nous n’entrerons pas…

    Alors les plans ont changé, on va faire monter la CAQ !!!

    Sondages bidons donnant la CAQ en avant du PLQ, battage médiatique s’en suivant, analystes à deux balles vendus au système donnant leur opinion. Sondages donnant la CAQ deuxième opposition, battage médiatique…Vous connaissez la rengaine.

    La table est mise.

    Là la rentrée arrive bientôt, les côtes d’écoute du spectacle seront meilleures, la game risque de monter d’un cran. Déjà les autobus de migrants arrivent, juste à point, ce sera de la parfaite chair à canon pour les puériles tractations parlementaire de nos guignols.

    Évidemment la CAQ ne sera pas élue. C’est encore le PLQ qui va rentrer, ils devront trouver un autre moyen de se nettoyer, de toute façon ils peuvent se permettre d’y aller graduel. Un gay par ici, un coloré par-là, un transgenre, une coupe de femmes (parité oblige attention), le tout bien jeune et très néo-libéral.

    Non la CAQ ne sera pas élue, mais la complète marginalisation du patriotisme québécois sera accomplie par la mort du PQ.

    Une fois le PQ dégommé et deuxième opposition avec QS dans les fesses, les opportunistes et les vieux de la vieille quitterons. Respectivement les uns dans leurs cabinets d’avocats, les autres jouer au golf.

    Ceci laissera la place à la branche Zémourienne et autres conserva-trou du cul qui transformera l’ancien PQ en mini front national obsédé par l’osti de wouêlle et autre pacotille le tout dans un package mal exprimé. Un parti de Drainvilles et de Martineau en puissance, de chefs de meute et autres pas subtils qui seront facilement manipulable par les services et le spectacle médiatique.

    Une autre voie est-elle possible politiquement ?

    Je ne sais pas mais je ne voterai certainement pas pour les caqueteux et donner au spectacle une caution pour mettre le clou final.

    Le meilleur vote au prochaines, c’est le vote blanc. Vrai vote contestataire intelligent.
    Même avec les évidentes embuches que cela produira je continue à croire que le PQ doit crever. Il ne sert pas la cause et le plus rapidement qu’il débarrasse le plancher le plus vite on peut passer à autre chose.

    Un petit parti nationaliste marginal purgé de toute sa petite caste bourgeoise du plateau, si il reste conséquent et intelligent, axé sur des enjeux réels, résistant au trolling des fossoyeux, et sachant s’exprimer, pourrais peut-être donner du fil à retordre au spectacle…Qui sait…

    La seule qui avait de la substance au PQ est partie perdre son temps à Ottawa. Il ne reste plus rien.

  • Bruno Deshaies, 10 août 23h39

    2017-08-10 23:15

    L’immigration n’est qu’un volet de tous les pouvoirs d’Ottawa.

    Le problème pour le PQ est encore plus grave, car « le PQ est en pleine dérive » sur son principal objectif qui est l’indépendance politique du Québec. Ce que ce parti n’a pas encore admis concerne le conflit politique entre le Québec et le Canada.

    Pour le comprendre, le PQ doit s’interroger sur cette question fondamentale qui concerne la lutte nationale. L’objectif de ce combat doit être mieux défini. Et, en plus, il doit être dit. C’est tout un défi. Il faut faire comprendre cette lutte pour la suprématie afin d’ être indépendant.

    Le public québécois attend un message non équivoque. Pour cela, il faut des mots pour leur dire. « Se gouverner soi-même » pour mettre fin à la lutte épuisante d’une nation contre une autre au sein d’un même État.

    L’historien Maurice Séguin a abordé la question dans son Histoire de deux nationalismes au Canada. Je cite :

    En poursuivant la description de la lutte « nation contre nation » qui oppose à l’intérieur du Lower Canada les Canadiens-Français aux Canadiens-Anglais, il importe de discerner très clairement les trois degrés du conflit national ou d’affrontement.

    1e degré : animosité entre étrangers

    Le premier degré se réfère aux sentiments irraisonnés, indéfinissables, assez primitifs qui opposent des hommes d’origine différente. C’est l’animosité, la xénophobie, la lutte contre l’étranger parce qu’il est étranger.

    2e degré : divergence d’idées

    Le deuxième degré se rapporte aux divergences de mentalités, de philosophie, aux différences de lois, de coutumes et d’institutions. La lutte nationale, à ce deuxième degré, couvre des points très précis et peut facilement être décrite.

    3e degré : lutte pour la suprématie.

    Le troisième degré concerne la lutte

    ─ pour la prépondérance ;
    ─ pour être la majorité dans un État séparé ;
    ─ pour être indépendant ;
    ─ pour réussir son propre séparatisme ;
    ─ pour être maître chez soi.

    C’est évidemment l’aspect le plus important dans un conflit qui dresse, à l’intérieur d’un même État, une nation contre une autre nation. Généralement, ce conflit national au troisième degré se ramène à ceci : conserver la majorité ou devenir la majorité dans un État séparé. On se bat pour conserver la majorité ou devenir la majorité dans un État séparé.

    La lutte nationale au troisième degré est plus abstraite que la lutte nationale au deuxième degré. Mais encore une fois, elle est infiniment plus importante.

    Deux nationalités en conflit se heurtent, se querellent sur un grand nombre de points secondaires : lois, coutumes, mœurs, institutions. Ces divergences du second degré accaparent les esprits à 99 p. 100. Presque toutes les récriminations entre les deux nationalités se font probablement à ce niveau. Ce n’est donc que très rarement que l’on rencontre, affirmée exclusivement et clairement, et surtout sciemment, la lutte nationale au troisième degré pour la prépondérance, pour la suprématie, pour l’indépendance dans le séparatisme.
    [Dans LEÇON V : « Trente ans après la Conquête : Qui gouverne ? (1796-1807) ».]

    C’est cette lutte au troisième degré que le Parti Québécois est incapable d’envisager. Nos ancêtres n’ont pas réussi ; nos politiques souverainistes ne maitrisent pas plus la nature du conflit national. Ils s’agitent dans l’arène politique de la lutte du domaine-des-rivalités-partisanes. Or, l’indépendance exige une vision de politique nationale ― « pour être maître chez soi. » Il faut répondre à la question :

    Qui gouverne ?

    Autrement dit : Se gouverner ou être gouverné ? Dorénavant, il faut penser dans l’optique indépendantiste et rien d’autre. Pour le moment, l’éducation à l’indépendance est sur le carreau. Chacun dans sa chapelle !

    Pour terminer ce commentaire et se divertir un peu, je citerai la Divine Comédie de Dante au Chapitre huitième :

    « Va, ne crains rien, […]
    Mais, attends-moi ici, et tes esprits lassées,
    Conforte et nourris-les d’une bonne espérance :
    Je ne te laisserai au monde inférieur. »

    Ainsi s’en va et ici m’abandonne
    Mon bien cher père ; et moi je reste en doute,
    Car oui et non disputent dans ma tête.

  • Marcel Cormier, 10 août 14h49

    Félicitations pour ton article, Alexandre. Il ne faut cependant pas omettre le fait (cruel) que les Français immigrés au Québec, si sympathiques et culturellement positifs soient-ils, se révèlent, dans une écrasante majorité, pro-fédéralistes.

  • Revanche des berceaux., 10 août 10h43

    Faudrait faire une recherche (google) sur la revanche des berceaux.

  • yves corbeil, 10 août 10h23

    Le parti de Lévesque est mort, il ne reste plus qu’à l’enterrer. On devrait demander au musulman si on peut l’enterrer dans leur nouveau cimetière, cadeaux de Labeaume après une autre saga médiatique. Et dans ton exposer tu as oublié de parler des LGBT, faut pas les oubliés car c’est pas facile de se sentir mis de côté. On devrait leur permettre d’aller camper à Lacolle avec les migrants pour qu’ils se sentent dans le coup. Et il y a aussi tous nos itinérants qui eux font du camping à l’année même après que leur bon ministre Blais leur aient amputé leur chèque, on pourrait aussi leur permettre une petite semaine de vacances au camping 5 étoiles de Trudeau à Lacolle. Ça, ça serait un beau geste humanitaire pour quelqu’un d’ici dans le besoin. Et les autres bien vous avez le câble chez vous, ça tourne en continue tout cela sur les réseaux électoral libéral R-C et RDI.

    Peut-être aurons-nous droit à un nouveau film de Denys Arcand sur le déclin de notre société dans un avenir plus proche qu’on pense.

  • Marcel Haché, 10 août 09h40

    Tous ces péquistalo-sous-sousverainistes-péquistes… ces quoi déjà ? Ces péquisteux, tout simplement, qui mènent hardiment le P.Q. à sa ruine, qui mènent et qui se démènent pour se faire élire, ils confondent très volontiers une immense Cause avec l’élection de leur illustre personne à l’Assemblée Nationale.

    N’auront ni une ni l’autre ! Ni la Cause, ni leurs élections.

    C’était pourtant un fomidable premier pas, dans la bonne direction- un rare pas depuis 40 ans- cet engagement de remettre à plus tard la tenue d’un référendum. Mais marcher consiste à se mettre un pied devant l’autre… On attend (en vain ?) un deuxième pas dans la bonne direction, que les péquisteux craignent de faire comme s’ils avaient peur de mettre le pied sur une mine personnelle. Tant pis pour eux...On jase.

  • Pierre Bourassa, 10 août 08h20

    ...’’tout ce que le PQ trouve à dire de la crise migratoire, c’est d’appeler à bonifier l’aide aux illégaux, plutôt que de dénoncer la submersion démographique voulue par Ottawa.’’

    Nous assistons au suicide en direct du PQ.
    Triste.

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