«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Les vérités historiques que le gouvernement fédéral cherchera systématiquement à vous cacher en cette année du 150e anniversaire de la Confédération

La peste du racisme faisait aux Canadiens-français la guerre...

La mystique de la supériorité aryenne sous la Confédération, et son évolution subséquente

lls n’en mouraient pas tous, mais tous étaient frappés ! (D’après Jean de LaFontaine)

Editorial de Vigile
dimanche 12 février
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À n’en pas douter, les Canadiens ont à ce point le cœur sur la main qu’ils ont fait du Canada le « plus meilleur » pays du monde. Ce penchant un peu ridicule à la délectation de soi n’a rien de nouveau, et, surtout, on le verra s’étaler sur toutes les tribunes jusqu’au 1e juillet prochain, date des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération. Pour bien préparer les esprits à ces démonstrations de supériorité morale, la publicité du gouvernement a d’ailleurs commencé à nous rappeler les plus beaux moments de l’histoire du Canada.

Une mémoire très sélective

La mémoire officielle d’un pays, c’est connu, est toujours sélective. En ce sens, les Canadiens entendront plein d’histoires idylliques sur le multiculturalisme, mais ils ne sauront rien de son objet véritable qui était de mettre un terme à une lutte interminable pour l’égalité des deux langues et des deux cultures au Canada. Après bien des combats, le Canada anglais s’est résigné à l’idée de reconnaître les deux langues, mais il est resté cabré sur la question des deux cultures. Il n’a jamais accepté que la culture, « classique et française », du Canada français soit traitée sur un pied d’égalité avec la culture anglo-saxonne.

Le multiculturalisme

Vers la fin des années 1960, une arme nouvelle s’est opportunément présentée pour changer les termes du débat ; il s’agit du multiculturalisme. Ce phénomène est né d’une politique expérimentale menée aux États-Unis pour venir en aide à des minorités traditionnelles victimes d’une longue et dure discrimination. L’idée était donc d’adopter des mesures – parfois positivement discriminatoires – susceptibles de réparer des injustices du passé.

Au Canada, cette belle idée sera vite récupérée à d’autres fins ; il s’agira de reconnaître des droits culturels à tous les groupes minoritaires, y compris les Canadiens-français qui, dissous dans la base des droits individuels, se retrouvaient sur un pied d’égalité avec toutes les minorités issues de l’immigration. La dynamique traditionnelle s’en trouvait bouleversée ; auparavant, on n’arrivait jamais à les étouffer suffisamment pour les faire mourir ; maintenant, on n’aura qu’à les laisser se noyer au beau milieu d’une diversité où toutes les cultures du monde devront se mélanger pour mieux se dissoudre dans un joyeux folklore. Du fait de l’inscription de cette doctrine dans la Constitution de 1982, toutes les cultures se retrouvaient donc sur un pied d’égalité, à l’exception de la culture anglo-saxonne qui, forte de l’hégémonie anglo-américaine, triomphait dans son combat à finir contre le biculturalisme.

Ce n’est toutefois pas la première fois que le Canada anglais récupère à des fins honteuses des idées à la mode du temps. Par exemple, dans les années qui ont suivi la Confédération, les idées à la mode portaient beaucoup moins sur le conflit des cultures que sur l’inégalité des races. Ces idées ont bien entendu disparu de la mémoire officielle, mais elles ont été célébrées avec fierté – et parfois même avec brutalité – pendant une bonne soixantaine d’années pour justifier toutes les atteintes possibles aux droits linguistiques et culturels des Canadiens français. Puisque le Canada s’apprête à célébrer – dans l’honneur et l’enthousiasme ! – les 150 années de la Confédération, permettons-nous de soulever le voile qui pèse sur l’époque euphorique de la plus grande race du monde.

Un mysticisme aryen se déploie sans vergogne sous la Confédération

Dès les premières années de la Confédération, alors que l’Ouest canadien commençait à attirer des colons et des immigrants de partout, les Canadiens français ont vite été ciblés et dénoncés comme le pire danger à la sécurité de la majorité, du fait qu’ils commençaient à sortir des frontières de leur province pour aller s’établir un peu partout sous forme de « sociétés compactes », sociétés naturellement fermées et agressives, selon les théories raciales qui pullulaient alors dans l’univers anglo-saxon.

Ainsi, selon Walter Bagehot, économiste et politologue réputé à l’époque de la Confédération, l’histoire de l’humanité a amplement démontré que certains groupes humains, portés à s’organiser en « sociétés compactes », pouvaient se révéler à ce point agressifs qu’ils poussaient souvent la brutalité jusqu’à exterminer physiquement leurs rivaux [1] « Les sociétés compactes, dit-il, gagnent fatalement compte tenu que, au stade originel de la lutte implacable pour la survie, elles se révèlent les plus puissantes et que, ultimement, elles finissent par conquérir et soumettre toutes les autres [2] Le danger encouru est alors tel que toute tolérance à leur endroit n’est plus envisageable.

En vertu des impératifs du darwinisme social, selon les dires de Bagehot, toute nation consciente de son excellence a le devoir fondamental de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer sa cohésion, son uniformité, son homogénéité, soit autant de qualités essentielles à sa survie [3] « L’instinct naturel de toute nation décente est de se débarrasser de tous les étrangers crasseux qui constituent une plaie au cœur de la société [Notre traduction]. [4].

Une autre sommité de la même mouture, Frederic Pollack, linguiste, mathématicien, juriste réputé, éditeur du Law Quarterly Review, est lui aussi bien au fait des théories révolutionnaires sur les « sciences de l’homme ». Dans une lettre à l’intention du professeur Edward A. Freeman – théoricien prolifique d’une extravagance ahurissante sur les origines aryennes des Anglo-Saxons –, il confie quelques sentiments qui semblent lui troubler l’esprit : « En tant qu’aryen et darwiniste, je ne peux trouver aucun motif d’épargner les races inférieures, sauf d’encourir le risque de devenir démoralisé en cours de processus lorsqu’il faut recourir à la violence pour y parvenir [5] ». Voilà un bref aperçu de ces idées à la mode qui ont contaminé une bonne partie de l’histoire politique de la Confédération.

Quand un érudit de la stature de Pollack, – éduqué de surcroît dans une société supposément chrétienne – succombe naïvement à de telles idées, il est inévitable que bon nombre d’excités et de déséquilibrés risquaient de s’en farcir le mental jusqu’à provoquer tous genres de troubles sociaux et politiques. Ainsi, les « sciences de l’homme », en fournissant un arsenal idéologique à des mythes anciens, ont conduit à la prolifération de théories absurdes aux conséquences incalculables pour l’avenir politique du Canada. Les idées les plus folles, poussées à leurs limites par des meneurs d’hommes redoutables [6], peuvent souvent conduire à des dérapages inquiétants, voire désastreux. Examinons quelques cas troublants survenus en politique fédérale.

Le Torontois D’Alton McCarthy, un bon aryen à la rescousse de la Confédération

Ce genre de dérapage se manifeste avec force et éclat dans la carrière politique du Torontois D’Alton McCarthy [7]. Avocat réputé, très engagé en politique fédérale, il devient, dès son élection en 1876, l’homme de confiance du premier ministre, John A. McDonald [8]. Bien allumé lui aussi par ces théories sur le darwinisme qui excitent tant de jeunes Canadiens, il se dit inquiet, voire alarmé, par la prolifération de ces « sociétés compactes » en train de prendre racine dans des régions en plein essor au Canada. La « nouvelle nationalité » est menacée, dit-il, exposée à des collisions brutales. Il faut sans tarder mettre un terme à cette tentative des Canadiens français de reconquérir le Canada.

À l’automne 1878, McCarthy s’intéresse tout particulièrement aux idées romantiques du juge John W. Gwynne, de la Cour d’appel de l’Ontario ; mandaté par le premier ministre McDonald, il lui offre de venir siéger, dès janvier venu, à la Cour suprême du Canada, la toute nouvelle machine judiciaire du gouvernement [9]. D’Alton McCarthy avait recruté le juge Gwynne suite à une décision remarquée, RE Niagara Election Case (1978), 29 U. C. C. P. 261, dans laquelle il affirmait que les provinces étaient des corps municipaux subordonnés au fédéral.. Laissée à elle-même depuis plus de dix ans, la Confédération a désormais besoin de préciser ses orientations politiques sur la base de repères idéologiques scientifiquement établis.

Ce recrutement arrive à point nommé sur le plan idéologique. Le juge Gwynne avait tout récemment exposé, à la Cour d’appel de l’Ontario, son rêve de voir s’édifier au Canada une communauté idéale, sans conflits ni divisions sur le plan interne. À la Cour suprême, il poursuivra donc cette réflexion en développant, à l’occasion de quatre jugements [10], sa théorie d’un État national, quasi impérial, dirigé par un gouvernement fort, centralisé, capable de transcender toute aspiration provincialiste.

Bien que la Confédération ait formellement créé un État fédéral, la Cour suprême persistera, sur la lancée du juge Gwynne, à favoriser l’idée d’un État national, et ce, malgré les nombreux rappels au respect du pacte originel lancés par celle qui est alors l’instance judiciaire suprême pour le Canada, le Comité judiciaire du Conseil privé à Londres. Mais le rêve de se définir et de s’affirmer sur le plan racial au sein d’une communauté politique en devenir était devenu irrépressible.

Au cours de ses vingt années en politique fédérale, Mc Carthy se voit même offrir à trois reprises le poste de ministre de la justice du Canada [11]. Plus encore, en tant que figure politique de premier plan, sa notoriété a tellement augmenté qu’il est pressenti comme le meilleur candidat à la succession du premier ministre, John A. McDonald.

De cœur et d’esprit avec bien d’autres Canadiens en quête d’identité, et confiants en l’avenir d’une race qui avait tout pour faire triompher sa vision du monde, McCarthy est conforté, sinon enthousiasmé, par les théories d’une science nouvelle qui lève enfin le voile sur les qualités intellectuelles et morales de ses lointains ancêtres aryens venus, jadis, des forêts primitives du nord de l’Allemagne. Mais n’est pas aryen qui veut. Examinons d’un peu plus près cette idée.

Les Canadiens français portent ombrage au plus beau fleuron de la race aryenne

Toutes les tribunes sont bonnes à ce visionnaire pour manifester sa vive inquiétude de voir tant de Canadiens-français en cavale à l’extérieur de leur province et qui, en s’implantant sous forme de « sociétés compactes », constituent une grave menace à l’avenir du Canada : « Nul sentiment n’est plus puissant – tel que prouvé tout au cours de l’histoire – que le sentiment d’appartenance à la race [12]. Les Français que nous retrouvons aujourd’hui dans la province de Québec sont-ils moins Français qu’ils ne l’étaient quand ils furent conquis par Wolfe sur les Plaines d’Abraham ? … Bien que l’on puisse admirer certains membres de leur race sur le plan individuel, j’affirme qu’il n’y a pas de pire danger qu’eux pour l’avenir de notre Confédération [13]. »

D’Alton McCarthy est également un orateur prestigieux que les foules acclament. Ainsi, devant une foule de 6 000 personnes, à Stayner le 12 juillet 1889, il donne libre cours à des craintes qu’il dit ne plus le quitter. Il revient à ses idées sur les Canadiens-français en cavale dans les Prairies, leur implantation sous forme de « sociétés compactes », leur entêtement à reconquérir le Canada, leurs revendications à propos du bilinguisme, du biculturalisme, etc. Notre « nouvelle nationalité », poursuit-il, joue dangereusement son avenir, car il ne se trouve nulle nation véritable qui ne soit à la fois unilingue, uniforme, racialement homogène. L’idée même d’égalité entre les races est une illusion et un scandale [14].

Pire encore, le bilinguisme et le biculturalisme ne vont qu’entraîner la division du Canada, la désintégration de notre « nationalité ». Tolérer le bilinguisme dans la province de Québec est déjà suffisamment aberrant sans qu’il soit nécessaire d’en rajouter [15]. Il y a urgence ! Il nous faut prendre de graves décisions avant que les tentacules de cette race ne se referment sur nous ! Si le vote de la majorité ne parvient pas à régler la question maintenant, la baïonnette devra s’en occuper avant longtemps : « Now is the time when the ballot box will decide the great question before the people, and if that does not supply the remedy in this generation bayonets will supply it in the next [16]. »

Ainsi, la politique d’unité nationale qu’il propose répudie totalement l’idée d’égalité des deux peuples fondateurs du Canada [17] ; elle fait table rase de toutes les belles promesses « d’amitié, de cordialité et de fraternité » entendues lors des débats sur la Confédération ; les Canadiens français doivent cesser d’être une épée de Damoclès sur l’avenir politique d’une race qui se qualifie d’aryenne. Pour cette raison, ils sont contraints de choisir entre deux formes de destruction : soit l’assimilation volontaire immédiate, soit l’extermination physique pure et simple dans une génération [18]. Ces idées font plus qu’étonner de la part d’un homme politique à qui le premier ministre avait personnellement confié le mandat de dénicher les meilleures candidatures pour siéger à la Cour suprême du Canada.

Une origine supérieure « justifie » des droits supérieurs

Une telle mystique de la race, qui va jusqu’à prétendre à la légitimité d’un recours à la violence, a de quoi étourdir quand on connaît le mode de vie des Canadiens français, né d’une tradition humaniste soucieuse de paix et de justice. C’est leur « existence » même, et non ce qu’ils « font », qui les rend intolérables aux yeux de ce prophète de la nouvelle nationalité. Ainsi, lors des débats du 22 janvier 1890 sur un projet de loi modifiant les lois fédérales sur les territoires du Nord-Ouest [19], McCarthy, plus tourmenté que jamais par l’idée de suprématie essentielle à l’avenir de la Confédération, revient sur le sujet avec la brutalité qu’on lui connait devant les membres de la Chambre des Communes.

Tel un Moïse de la race au service de Dieu, il interpelle directement ses collègues canadiens-français pour leur annoncer, dans une allégorie tirée de la Bible, la nature du statut juridique qu’il leur reconnaît au sein de la Confédération : « Souvenez-vous que vous n’êtes qu’une race conquise ! Que vous n’avez aucun droit à l’égalité ! Que vous n’êtes tout au plus que des Gabaonites au milieu d’Israël [20] À cette époque où la Bible est un livre de chevet au Canada anglais, tous comprennent que les Gabaonites avaient été les esclaves des Israélites et que, à ce titre, ils avaient été condamnés à être leurs « porteurs d’eau et scieurs de bois ». Le message avait au moins le mérite d’être clair : il n’était plus question d’égalité entre les deux peuples fondateurs du Canada moderne. Le fossé se faisait donc infranchissable entre le « Nous » dominant et le « Eux » dominé.

Une telle brutalité dans les propos ne manquait ni d’originalité ni d’ironie de la part d’un membre fondateur de l’Equal Rights Association et, plus encore, du plus grand espoir à la tête du ministère fédéral de la justice et à la succession du premier ministre du Canada. Que penser alors des autres mystiques de la race moins soucieux de justice et d’égalité ? Jusqu’où pouvait aller cette nouvelle nationalité pour se définir face à cet ennemi méprisé et rabaissé à l’état de race destinée à l’esclavage ? Voyons le cas d’un autre élu pris d’un délire de grandeur.

La plus grande race du monde sur le chemin de la gloire

Au cours de la même année, un autre député au parlement fédéral, John Charlton, lui aussi mystique de la race et prophète d’un plan divin de rédemption de l’humanité, prononce en pleine Chambre des communes un discours qui aurait été dénoncé comme grossier lors des pourparlers de la « Grande Paix » de 1867. À la paranoïa des uns, il ajoute le délire messianique des autres : « … le but avoué de l’Anglo-Saxon est de faire de sa race la plus grande du monde, et son plus grand espoir est la venue du jour… où sa race accomplira sur cette terre la destinée que Dieu lui a de toute évidence assignée [21]. » Assurément, ce délire idéologique était plein de promesses. Bien au fait des théories anglo-saxonnes exposées dans d’innombrables écrits, d’autres grands mystiques fracasseront tous les records de la folie dans les années trente et quarante du siècle suivant.

Tel était le genre de sottises professées avec une incroyable assurance par des hommes d’une génération qui n’avaient connu ni l’Union ni les débats sur la Confédération. Les chantres de la nouvelle nationalité claironnaient de bien sinistres utopies. Le Canada, société politique en devenir, se fissurait sur des bases idéologiques qui justifiaient l’existence d’un droit inhérent à l’affirmation de sa supériorité dans la Confédération.

Le soi-disant Pacte « amical, cordial et fraternel » de 1867 avait déjà consumé ses rêves et ses illusions. Les Canadiens français, au mieux de simples esclaves aux yeux d’une élite raciale agressive, étaient prévenus de se tenir à distance de la Terre promise et, surtout, de ne pas porter ombrage à la mission civilisatrice des Élus de la Providence. La vie leur ayant été censément épargnée sur les Plaines d’Abraham, leurs « maîtres » s’imaginaient avoir gagné sur eux une forme d’hypothèque perpétuelle.

Les menaces de D’Alton McCarthy n’étaient pas que de simples propos incendiaires prononcés en un moment d’égarement [22]. Pour les hommes de cette génération, la nouvelle nationalité était devenue le berceau d’une race prédestinée à l’excellence avec promesse d’un destin hors du commun.

Les Canadiens-français, eux, se voyaient nier le droit d’exister en tant que société distincte au sein d’un projet politique jugé au-dessus de leur dignité [23]. Partenaires incontournables en 1867 lors des négociations politiques qui devaient mettre un terme à des conflits qui risquaient de dégénérer en guerre civile [24], les Canadiens français se retrouvent subitement menacés – après coup bien sûr ! – de perdre leur statut historique et sommés de choisir entre l’assimilation et la destruction.

L’histoire d’un peuple a besoin de continuité : les mots et les formules doivent forcément s’adapter aux modes qui passent, mais les orientations profondes, elles, savent garder leur fraîcheur et résister aux changements. Malgré ses apparences d’ouverture à la diversité, le multiculturalisme canadien est d’abord et avant tout, et à l’instar du racisme suprématiste qu’il remplace, une arme idéologique… adaptée aux temps modernes.

Justin Trudeau a beau banaliser cette histoire peu édifiante en disant que tout ça, c’est des « vieilles chicanes », et Philippe Couillard d’en rajouter en disant qu’il faut s’occuper des « vrais affaires », on n’a qu’à lire le jugement Caron et Boutet c. Sa Majesté La Reine, rendu par la Cour suprême le 20 novembre dernier, pour réaliser que même au plus haut niveau de l’appareil judiciaire, les préjugés persistent comme à la belle époque où nos Anglo-Saxons se vantaient sur toutes les tribunes d’être la plus grande race du monde.

Christian Néron
Membre du Barreau du Québec
Constitutionnaliste,
Historien du droit et des institutions

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[1Walter Bagehot, Physics and Politics, or Thoughts on the application of ‘natural selection’ and ‘inheritance’ to political society, Boston, Beacon Press, (1872), réimp. 1973, à la page 13..

[2Ibid., à la page 38. [Notre traduction]. À la page 40, Bagehot ajoute : “The ultimate question between two human being is : Can I kill thee, or canst thou kill me.”. »

[3Ibid., à la page 138.

[4Dans un article paru dans la revue The Economist (vol. 23, 23 fév. 1867, page 203), Bagehot approuve de manière enthousiaste le projet de confédération parce qu’il reproduit l’essence de la constitution anglaise. Il est toutefois d’avis que le nouveau pays devrait s’appeler Northland ou Anglia. »

[5Lettre de Pollock à Freeman, 26 août 1876, rapportée dans C. J. W. Parker, “The Failure of Liberal Racialism : The Racial Ideas of Edward A. Freeman”, The Historical Journal, 24, 4 (1981) 825, à la page 835. [notre traduction].

[6Mein Kampf, aux pages 254 et 255 : “La souffrance passagère d’un siècle peut et doit délivrer du mal les siècles suivants,” cité par Millon-Delsol, Les idées politiques du XXième siècle, Paris, P.U.F., 1991, à la page 94.

[7Edward Noble, “D’Alton Who ?” Canadian Lawyer, avril 1982, à la page 13.

[8“Fred Landon, D’Alton McCarthy and the Politics of the Late Eighties”, Can. Hist. Association, Annual Report, 1932, à la page 45.

[9Paul Romney, “From Railway Construction to Constitutionnal Construction : John Wellington Gwynne’s National Dream”, Revue du droit manitobain, page 91

[10Lenoir v. Ritchie (1879), 3 S. C. R. 575 ; Fredericton (City of) v. R. (1880), 3 S. C. R. 505 ; Citizen’s Insurance Co. v. Parsons (1880), 4 S. C. R. 215 ; Mercer v. Attorney General for Ontario (1881), 5 S. C. R. 538.

[11Edward Noble, ibid., à la page 13. Voir aussi J. R. Miller, “As a Politician He is a Great Enigma : The Social and Political Ideas of D’Alton McCarthy”, Can. Hist. Review, vol. LIV, no. 4 (déc. 1977) aux pages 400, 401 et 421. Et Landon, ibid., à la page 45.

[12Idée empruntée à Edward A. Freeman dans “Race and Language”, Contemporary Review, XXIX (mars 1877) à la page 740.

[13Landon, ibid., à la page 46. [notre traduction].

[14Edward Noble, ibid.

[15Dans Débats constitutionnels sur la Confédération, à la page 943, John A. McDonald avait pourtant affirmé que tous les délégués à la Conférence de Québec avaient accepté que le français fasse partie des principes fondamentaux de la Confédération. Curieusement, son biographe, l’historien Donald A. Creighton, n’est pas du même avis : “The French language and French-Canadian institutions had not been given legal status in any province of the original union outside Quebec”. Voir aussi Charles Mair, “The New Canada : its natural features and climate”, Canadian Monthly and National Review, VIII, (août 1875) aux pages 156 à 164.

[16Landon, ibid., à la page 47. Jacques Lacoursière, Histoire populaire du Québec, 1841 à 1896, tome 3 à la page 41. Millon-Delsol, ibid., à la page 86 : “Les partisans de la pureté raciale n’osaient guère réclamer ouvertement une extermination. Il y eut quelques exceptions […] à la fin du XIXème siècle. Mais dans l’ensemble, les instigateurs du national-socialisme savaient qu’il y avait loin de la pensée à la pratique. À la page 93 : “Hitler ne cachait rien de ses projets.”

[17Les membres de l’Equal Rights Association avaient comme devise : Equal Rights to all, special privileges to none. Voir également, pour mieux comprendre la croisade des droits égaux, R. S. Pennefather, The Orange and the Black. Documents in the History of the Orange Order in Ontario and the West, 1890-1940, Orange and Black Publications, 1984, à la page 14 : “In Canada there should be, and could only be one nationality and language, and that was English and not French. This is a British country and a French republic should have no future on this continent.”

[18Millon-Delsol, ibid., citant l’auteur de Mein Kampf, à la page 257 : “Le monde n’appartient qu’aux forts qui pratiquent des solutions totales.” Il faut aussi se souvenir que Hitler a proposé, pendant vingt ans, de recourir systématiquement à des moyens législatifs pour contraindre les Juifs à s’expatrier avant d’en venir à la solution finale.

[19Actes modifiant les actes concernant les territoires du Nord-Ouest, 1891–54 & 55 Victoria c. 22.

[20Guy Bouthillier et Jean Meynard, Le choc des langues au Québec, 1760-1970. Mtl., P.U.Q., 1972, à la page 261. Les Gabaonites avaient été vaincus et réduits en esclavage par les Israélites. Leur vie leur ayant été épargnée, ils devaient servir leurs maîtres en coupant leur bois et en transportant leur eau. L’analogie entre les Canadiens et les Gabaonites était manifeste. L’originalité de D’Alton McCarthy aura été de rapporter cette allégorie jusque dans l’enceinte du Parlement fédéral pour dévoiler le fond de sa pensée politique et afficher sa détermination à juguler la « dévastation » engendrée par la présence de Canadiens à l’extérieur de leur province. ! »

[21Carl Berger, The Sense of Power : Studies in the Ideas of Canadian Imperialism, 1867-1914, Toronto, University of Toronto Press, 1969, aux pages 223 et 224 : “Malgré son caractère extrême, le darwinisme social est jugé conforme aux préceptes du protestantisme ; en fait, Dieu continue son oeuvre de sélection par le biais des lois de la sélection naturelle” ; aux pages 217-219 : le thème de la mission civilisatrice est récurrent dans la pensée protestante et anglo-saxonne. Voir aussi Millon-Delsol à la page 67 : “La certitude de la grandeur engendre le mythe de la mission universelle et rédemptrice.” Et à la page 92 : “Le racisme ne saurait être assimilé à n’importe quelle affirmation des différences. Il s’agit d’une vision des choses qui refuse de considérer les dignités égales […] derrière les différences”. Aussi Nancy Stepan, The Ideas of Race, 1800-1960, Hamden, Conn., Archor Books, 1982, à la page XXI.

[22Il n’y a jamais eu de levées de boucliers au Canada anglais pour dénoncer les idées et les déclarations de McCarthy et ses semblables. Qui plus est, les théories raciales vont continuer à se répandre au XXème siècle, au point où, en 1917-18, le Canada sera tout près de sombrer dans une guerre civile.

[23En 1982, Dans l’affaire d’un Renvoi à la Cour d’appel du Québec concernant la Constitution du Canada, [1982] 2 R. C. S. 793, la Cour suprême recourt à une manière bien canadienne de réduire une argumentation logique à sa plus simple expression en concluant qu’il ne peut y avoir de dualité politique au Canada puisque seules les provinces ont une existence légale, lesquelles sont fondamentalement sur un pied d’égalité. “Equal Rights to all : Special privileges to none”.

[24Le rêve politique de George-Étienne Cartier tourne à l’échec. Dans Débats constitutionnels sur la Confédération, G.-É. Cartier à la page 59 : « Dans notre propre fédération, nous aurons des catholiques et des protestants, des Anglais, des Français, des Irlandais et des Écossais, et chacun, par ses efforts et ses succès, ajoutera à la prospérité et à la gloire de la nouvelle confédération. (Écoutez ! écoutez !) Nous sommes de races différentes, non pas pour nous faire la guerre, mais afin de travailler conjointement à notre propre bien-être. (Applaudissements) ».

Commentaires

  • Jean Lespérance, 17 février 09h14

    Même si je ne fais jamais un commentaire sur vos articles, sachez que je les apprécie. Vous êtes bien qualifié pour vous adresser directement aux canadiens-anglais qui se croient supérieurs aux canadiens-français. Parce que comme toujours quand on se croit supérieurs, on ose traiter les autres en étant injustes, condescendants, méprisants et parfois même barbares.

    Les textes de lois du passé sont peu reluisants et vous êtes capable de trouver des traces, de nous montrer, de faire ressortir des réminiscences qui subsistent dans nos lois actuelles. Merci pour votre travail acharné.

  • Hélène A. Bellavance, 16 février 09h11

    D’une importance capitale, et complètement oblitéré par les ’’mass medias’’ concernant le parlement anglais récemment envahi par une horde de zionistes, une autre bande qui se croient être une ’’race supérieure’’ :

    (J’ai nettement l’impression que l’Anglo-saxon et les petits amis zionistes vont directement foncer sur l’IRAN) :

    Taking Down" British Officials

    Israel conspires against the Mother of Parliaments

    A quite incredible story out of England has not received much media coverage in the United States. It concerns how the Israeli Embassy in London connived with government officials to “take down” parliamentarians and government ministers who were considered to be critical of the Jewish State. It was also learned that the Israeli Embassy was secretly subsidizing and advising private groups promoting Israeli interests, including associations of Members of Parliament (MPs). The story is interesting on several levels, particularly given the recent furor in the U.S. over allegations that Russia has been interfering in American politics.


    [...]

    Masot is certainly an intelligence officer under diplomatic cover. Masot and Strizzolo’s candid discussion, which was secretly recorded by al-Jazeera, related specifically to getting rid of Foreign Office Minister Sir Alan Duncan, regarded as a supporter of an independent Palestinian state.

    It all recalls Pat Buchanan’s description of the U.S. Congress as an Israeli occupied zone, which raised holy hell at the time even though Buchanan did not go far enough judging by what has been happening in Britain. Indeed, lobbying on behalf of Israel is a global phenomenon with organizations like the American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) existing in various forms in a number of other countries. BICOM, the Britain Israel Communications and Research Centre, is an AIPAC clone

    Indeed, wherever one goes – Western Europe, Canada, Australia, New Zealand and the United States – there is a well-organized and funded mechanism in place ready, willing and able to go to war to protect Israel.

    http://www.unz.com/pgiraldi/taking-down-british-officials/


    _

  • R.M. S-Germain, 15 février 20h54

    McDonald était membre de l’ordre d’Orange, depuis longtemps associé au Ku Klux Klan et de nos jours au S.A.S. (équivalent de CIA, special (ou dirty) Ops).

    Il n’y a aucun doute que l"Anglo-Saxon laissera toujours dans des postes subalternes les Canadiens qui ne font pas partie de leur ’’race’’. Les laisseront sous-éduqués pour qu’ils ne puissent accéder à des postes importants, les laisseront crever comme des ordures dans des hopitaux sous-financés, se hâteront de s’en débarasser pour vendre eau, terre, et minéraux aux amis arabes et chinois.

    L’Anglo-Saxon cette ’’race supérieure’’ qui ne cesse de démoniser les Québécois avec sa CBC en les traitant de terroristes préfère ses ’’rebelles’’, préfère passer du nucléaire ’’en dessous de la table’’ avec les amis zionistes, MAIS EN QUOI SE CROIT-IL SUPÉRIEUR ??? Préfère maintenant blanchir l’argent des pires cartels de drogues de la planète plutôt que de travaialler (voir ci-dessous) :

    En quoi l’Anglo-Saxon constitue-t-il une ’’race supérieure’’, supérieure en quoi ? En méchanceté, en cupidité, en art de la manipulation ??

    "London has become the center of global financial capital by engaging in long term large scale active collaboration with multi-billion pound drug, arms, people smuggling and sex-slave cartels. The “Brits” specialize in laundering funds from the Mexican, Colombian, Peruvian, Russian, Polish, Czech, Nigerian narco-kings. Albanian white slavers have their ‘private bankers’ at prestigious City banks with a preference for graduates of the London School of Economics. Bi-lingual Greek kleptocrats [...] “Tony” Blair’s open door policy to swindlers and saints of all colors and creeds, welcomed each and every Russian gangster-oligarch-democrat’’ :
    _

    London : Parasites’ Paradise (Or the Best Criminal Sanctuary Money Can Buy)

    http://www.newsbud.com/2012/10/16/london-parasites-paradise-or-the-best-criminal-sanctuary-money-can-buy/

    Par ailleurs le Canada ce bel exemple de ’’tolérance’’ recycle ici en Ontario, comme policier, un militaire trouvé coupable d’avoir assassiné, après profilage racial, 2 Irlandais.

    Racial-Profiling Convicted British Marine Rick Elkington now inthe Sudbury Police

    ’’In the Irish 22 November 2007 News the front page story is about former British Army Marine Richard Elkington who served in South Armagh and was responsible for the murder of Fergal Caraher and the wounding of his brother Miceal Caraher on December 30th 1990. Elkington, now a serving policeman in Canada with the Greater Sudbury Police Service in Ontario, was convicted of racial abuse in his previous employment with Peel County Police Service. The conviction, that of Racial Profiling, was the first of its kind in Canada.’’

    Below is a copy of the full statement released by Fergal and Miceal’s father, Peter John Caraher, through Relatives for Justice in response to this news.

    http://relativesforjustice.com/fergal-carahers-murderer-guilty-of-human-rights-abuses-in-canada/


    Demain, il y aura 9 ans :

    https://youtu.be/cli1DP5KQAM

  • yves corbeil, 15 février 12h08

    M.Brillant,

    Trump, c’est juste le chauffeur du monde ordinaire qui en a plein le cul des rêves de pouvoirs oligarchiques des bandits qui drive nos sociétés en les faisant disparaître au nom du globalisme sans identité propre. Comme les gens qui ont voter pour le brexit et les autres qui voteront pour un retour de l’unité des états au lieu de leurs dissolution.

    Si Trump et les autres qui prendront les commandes ne font pas la job pour rétablir la situation, ils seront remplacé jusqu’à ce que quelqu’un remette le paquebot dans la bonne direction pour que les états s’épanouissent au lieu de s’évanouir.

    La prospérité débridé, c’est fini. Ils doivent revenir sur terre et penser à leur propre peuple qui lui en arrache de plus en plus, et arrêter de faire croire aux gens que les jours meilleurs sont en avant quand l’endettement explose partout pour supporter des systèmes économique néolibéral usés à la corde.

    Il n’y a pas de recettes magiques mais c’est surement pas en continuant de la sorte avec le démantèlement des sociétés qu’on va réglé nos problèmes.

    Le partage égale ou un meilleur partage avec des attentes nobles et raisonnables de la part de tous, serait un bon départ.

    En attendant ça, les gens essaient autres choses. Les gens en place qui les asservissent en leur permettant de s’endetter pour faire leurs épiceries et vivre au dessus de leur moyen avec des promesses qui ne sont plus possible on est plus capable. Si ça change pas, il va y avoir des dégâts et seul ceux au pouvoir en seront responsable. Au moins ici, on n’a pas l’accès aux armes comme nos voisins, ça a au moins ça de rassurant pour la suite si ça marche pas et que le peuple continue à crever de faim.

  • jean brilland, 15 février 11h35

    Monsieur Lespérance,

    Trump n’a rien à cirer de l’estime des autres, idem pour Charest, Bouchard, Desmarais, Bush et cie. C’est un monde tricoté très serré qui n’a que des INTÉRÊTS qu’ils estiment. Le calcul est omniprésent.

    Ce premier piège, c’est de faire de nos mensonges des vérités.

    Les oligarques cherche à opérer un reset du système pour mieux rendre dépendant les peuples de l’argent...

    L’argent, est devenu le veau d’or officiel du monde.

    A partir de là...connect the dot...

    Les guerres des 150 dernières années ont été profitables pour les banques, elles-même instrumentales dans la pseudo zizanie entre les hommes de pouvoir.

    Mulroney est une des branches de l’arbre, comme Trump mais avec moins de portée.

    Le tronc, c’est la finance. Et la crise actuelle, les vrais affaires se passent là. Le reste n’est que distraction.

  • Jean Lespérance, 14 février 18h15

    M.Brilland,

    SVP, ne tombez pas dans le piège. Trump n’a pas d’estime pour Mulroney, il ne veut rien savoir de tous les accords économiques.

    Mulroney va essayer de se faire photographier en compagnie de Trump, mais ça n’ira jamais plus loin. Les gens oublient à quel point son succès a été aussi difficile et Sorros continue une guerre contre lui.

  • jean brilland, 14 février 12h13

    Tiens, ca sort du four :

    « Le gouvernement Trudeau ne pouvait pas faire appel à une meilleure personne que Brian Mulroney pour établir de bonnes relations. Il connaît bien M. Trump et plusieurs membres de son administration », a déclaré à La Presse hier l’ancien premier ministre du Québec Jean Charest, qui a notamment été ministre de l’Environnement dans le gouvernement progressiste-conservateur de Brian Mulroney.

    « Pendant la campagne présidentielle, j’ai dîné avec M. Mulroney et il venait d’avoir une conversation téléphonique avec Donald Trump. Et quand M. Mulroney a célébré son 75e anniversaire de naissance, j’étais à son party à Palm Beach, et Wilbur Ross faisait partie des invités », a ajouté M. Charest depuis Le Cap, en Afrique du Sud.

    Connect the dot...

  • jean brilland, 14 février 12h10

    @ monsieur Corbeil

    Votre analyse est bonne. Ce qui manque à votre analyse, c’est la distance avec certains de vos "à priori" (élection, système d’échange monétaire, parlementaire, etc. qui sont justes et équitables). Trump et son discours, sont bien ce que vous vouliez entendre. On vous le fourni et, bien que vous soyez de bonne volonté, vous tombez dans le panneau : Vous croyez que Trump est la réponse. Trump est la réponse donnée par l’establishment, et ca n’a rien à faire avec celui d’une justice sociale, environnementale, etc.

    Trump est un écran de fumée, tout comme Clinton l’aurait été. A moins que Trump joue un double jeu, Trump est au service des oligarques, y compris les multiculturalistes et globalistes...

    Suivez les traces de l’argent...et tiens, pourquoi pas, Brandon Smith qui explique beaucoup mieux que moi...de quoi il en relève : https://personalliberty.com/the-globalists-long-game-redefine-liberty-activism-as-evil-populism/


    Mme Néron...comme membre du barreau, je vous invite à lire sur une autre histoire de la constitution (faites vos recherches et utilisez Tor ( https://www.torproject.org/projects/torbrowser.html ) pour le faire - vos collègues n’aimeraient pas que, comme membre du bureau, vous soyez intéressée à ce genre de mouvement d’indépendance :https://www.lawsociety.bc.ca/page.cfm?cid=2627 - http://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/freemen-movement-concerns-canadian-legal-communities-1.1345486

    Et aussi farfelu pourriez-vous le percevoir, l’homme sait de quoi il parle...http://jacquesantoinenormandin.com/ - mais en effet, bien que pacifique, ce mouvement est considéré comme faisant parti du terrorisme (et les freeman ne portent pas de voiles, kalashnikov ou coran à la main)...qu’un système d’ impot qu’ils considèrent...illégal, injustifié et amoral...ils ont mon écoute

  • yves corbeil, 13 février 16h58

    Annexé à mon commentaire précédent merci.

    En anglais, venant d’un site américain sans traduction biaisé ou mal traduit.

    Un tour de table avec les femmes certaines femmes d’affaires des deux pays.

    https://www.youtube.com/watch?v=YvXUYe_2ShU

    Sur celle-ci la conférence avec les questions et en finale un suivi du Dow Jones qui n’a pas craché.

    https://www.youtube.com/watch?v=2tY7W8fFj6E

  • yves corbeil, 13 février 16h50

    Pour tous ceux qui voyait le diable en personne chez le gros voisin imposant du sud de la frontière. Surtout, surtout, tous les gens des médias propagandistes qui nous dépeignaient une catastrophe à venir, une faillite totale de la diplomatie entre les deux pays, un désastre économique à venir pour nos industries, ect. ect.

    Et bien, ça c’est bien passé. Alors les experts en contes de sorcières et de fantômes, qu’avez-vous à dire pour votre défense. Car voyez-vous, votre malhonnêteté journalistique fait peur à bien des gens qui réagissent très, très mal sur les réseaux sociaux suite aux lectures de vos torchons.

    Soit, vous êtes malhonnête, soit vous n’avez aucune vision politique, ni économique. Voyez-vous, quand tu t’arrêtes juste un peu avant de dire des niaiseries, tu te dis, Trump dans le fond a bien plus besoin d’amis que d’ennemis car de ce côté là il est très bien servit.

    Que j’aimerais donc entendre les excuses des Lavoie, Latendresse, Dussault et compagnie. Tous de belles copies de la race Aryenne expliquer ci-haut par Me Néron, des gens aux services de la propagande des riches aux profits du multiculturaliste, du globaliste et de la disparition des races pour le bénéfice de l’économie sauvage d’un bout à l’autre de la planète.

    Naturellement Trump représente l’antithèse du mantra qu’ils nous servent ad nauseam depuis l’élection et même depuis le jour ou il a posé sa candidature.

    Je l’ai dis l’Amérique avait besoin d’un Trump pour se secouer les puces et maintenant les Aryens qui ont perdu leur élection prenez votre trou le train sort de la gare et la ’’ride’’ va vous être pénible mais elle sera douce pour le petit peuple comme vous aimez nous définir entre vous les ’’supérieurs’’.

    Et en passant, peut-être que la séparation va être amorcer par Martine ’’la mal aimée’’ Ouellet après être entrer en poste à Ottawa. Ça ferait quand même bizarre de voir ça pendant que l’é Lisée fait durer son plaisir de gouverner la province comme ses prédécesseurs.

    Encore une fois merci Me Néron pour vos éditoriaux très éclairants sur notre situation.

    En espèrant toujours, que quelqu’un va prendre le flambeau et mettre la machine de notre LIBERTÉ en marche avec votre matériel.

  • yves corbeil, 13 février 11h45

    À défaut d’un parti à Québec qui défend vraiment les citoyens francophones du Québec et ceux qui se sentent vraiment québécois sans être de souche.

    J’espère que tous ces québécois là manifesteront dans le calme mais de manière intense leurs identités et leurs inquiétudes durant toute la durée du 375e du maire très libéral qui coïncide drôlement bien avec le 150e de son employeur précédent.

    Un très bon blogue d’un amoureux de Montréal.

    http://proposmontreal.com/

    Le 375e de Coderre qui durera toute l’année avec plusieurs thématiques est une occasion unique qui se présente à nous pour affirmer notre attachement à nos origines, notre langue, notre histoire, notre culture, notre diversité dans sa singularité et notre profond attachement à notre milieu de vie qu’est le Québec notre beau coin à nous.

    Nous devons profitez de toutes ces occasions qu’ils nous présenterons pour leurs dire qu’on est là pour rester et que malgré toutes leurs tentatives pour nous noyer dans le multiculturaliste canadien, on restent debout, on ne les laissera pas nous diluer et on ne se mettra jamais à genoux pour personne chez nous.

    Le message sera, vous ne gagnerez pas. Même avec votre argent pis vos votes ethniques, car plusieurs ethniques pensent comme nous et plusieurs autres suivront après avoir compris le petit jeu que vous menez.

    Oui Coderre, ça va être toute une fête 2017, difficile a géré pour Couillard un an avant les élections, son ’’slinky’’ de recherche d’appuis risque de se promener de gauche à droite intensément durant le 375e et encore plus avec le 150e à Trudeau.

  • Richard Le Hir, 13 février 09h43

    Il est intéressant de noter que D’Alton McCarthy, dont l’orthographe du prénom varie selon les sources (Dalton), est le fondateur du cabinet d’avocats à l’origine de McCarthy Tétrault où officient trois anciens premiers ministres du Québec, Pierre-Marc Johnson, Daniel Johnson fils, et Jean Charest, de même que Raymond Bachand, ancien ministre Libéral des Finances.

    Ils ne semblent pas avoir été saisis d’une « p’tite gêne »à l’idée de s’associer à un cabinet dont le fondateur s’est illustré comme le pire « mange-canayen »de l’histoire du Canada. « Ton histoire est une épopée des plus brillants exploits » (sic). L’esprit « collabo » se porte bien chez nos élites, et c’est pourquoi notre identité française est désormais menacée.

  • yves corbeil, 13 février 09h13

    Je suis totalement d’accord avec M. Lachapelle, les textes étoffés et bien référencer de Me Néron sont d’une lucidité à faire trembler les colonnes de l’Assemblée Nationale mais je m’explique mal pourquoi personne ne prends la balle au bond pour aller brasser les endormis qui sévissent dans nos deux parlements.

    http://vigile.quebec/La-Confederation-selon-George-79483

    Qu’est-ce que je ne comprends pas pour que ceci demeure lettre morte. Il n’y a plus personne qui a les convictions nécessaire pour faire valoir les droits des citoyens du Québec face à ceux qui veulent leurs disparition ou la dissolution dans le melting pot canadien d’immigrés de toutes sortes et sans programmes d’arrimages des races avec les résidents en place. Ça menace aussi les anglais, qu’ils ne se fassent pas d’illusions.

  • François A. Lachapelle, 12 février 23h11

    Vos textes sont d’une pertinence politique très juste. Votre démonstration historique s’arrime bien avec le 150e du mythe du Canada, "le plus meilleur" pays.

    Le Québécois patriote que je suis dénonce depuis longtemps l’écran de fumée qu’est la structure juridique du Canada qui enchaîne le Québec dans son existence contre sa volonté. C’est d’autant plus vrai que le Québec a toujours refusé depuis le 1er juillet 1982 de signer la Loi constitutionnelle de Trudeau-père.

    Ce refus s’explique très facilement parce que cette loi structure la disparition lente de la culture québécoise autant par l’article 23 qui fait appel à un faux calcul démographique de majorité-minorité pour javelliser toute aspiration de contrôle juridique du Québec en matière de lois linguistiques .

    En sus, l’article 27 consacre le multiculturalisme comme étant le socle d’interprétation des droits et libertés et met sur un même pied toutes les minorités incluant la minorité nationale du Québec français. La dualité nationale de 1867 s’évapore comme le souhaitait Lors Durham.

    Somme toute, les lois constitutionnelles du Canada sont un traquenard constant contre l’épanouissement de la nation du Québec en harmonie avec ses canons culturels.

    La dévastation de l’identité nationale du Québec est grande parce que nos ennemis du Canada centralisateur sont actifs sans cesse. (Chock Guité, Jean Pelletier, Option Canada, etc ) Un Québécois d’expérience venant de l’équipe de René Lévesque, arrivant dans un poste de haut fonctionnaire à Ottawa, s’est fait dire par un anglophone, je cite "vous ne brillerez pas en français ici". Welcome in Canada.

    On pourrait parler du refus de la ville d’Ottawa de se donner un statut bilingue malgré la présence de nombreux anglos-canadiens qui sont bilingues. Il y a une mauvaise foi manifeste qui ne veut pas céder sur des principes de type aryen comme votre article le démontre très bien.

    C’est clair : le Québec doit sortir du Canada et mener sa barque avec son propre génie. En même temps, les Québécois doivent sortir de leur infériorité et de leur léthargie.

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