«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

L’explosion migratoire menace la cohérence de nos sociétés

La loi des sans-papiers

III - La question des frontières

Nous profitons des récents déferlements de migrants illégaux en terres québécoises afin de poursuivre une réflexion amorcée il y a quelques années et qui était restée en plan. Les puissances atlantistes s’acharnent à démembrer nos états afin de pouvoir reconfigurer la Polis, c’est-à-dire tout le modus vivendi qui constitue la charpente d’un « vivre ensemble » qui est tout sauf une pétition de principe. Puisque la « paix sociale » n’est pas la résultante d’une compromission forcée mais bien la sommation de l’histoire nationale. À l’heure des « Invasions barbares », il y a péril en la demeure !

L’identité permet de communiquer avec autrui

Le dialogue n’est possible qu’à partir de l’altérité, c’est-à-dire cette différence qui marque les limites constitutives de la rencontre avec les autres. C’est en érigeant des FRONTIÈRES que l’on pose les jalons de notre identité, de la constitution de notre être collectif. La frontière – Régis Debray l’a parfaitement bien expliqué sans son OPUS intitulé Éloge des frontières – c’est, d’abord et avant tout, la ségrégation opérée par le langage afin d’être en mesure de se distancier des choses et des hommes. Le langage s’acquiert au gré d’un processus cognitif et émotionnel qui nous oblige à séparer les objets afin de pouvoir les affubler d’un nom, d’une identité rattachée à des propriétés effectives. Ce processus de discrimination nous permet de poser les jalons d’une cité qui devrait, en principe, protéger les citoyens qui ont patiemment construit le tissu historique de la nation.

Bâtir un milieu de vie

Même les marchandises finissent leur course quelque part afin de s’intégrer à la petite famille des objets domestiques d’une maisonnée. La domesticité – DOMUS – c’est ce qui distingue un milieu de vie et participe à son enrichissement au gré d’une patiente acclimatation. La domesticité comporte ses lieux communs, ses règles, son modus vivendi, son environnement et sa société respective ; tout ce qui participe à la vie familiale requiert une part d’inviolabilité et de protection. C’est l’intimité du foyer – oïka chez les anciens Grecs – qui fera en sorte qu’Ulysse finisse par trouver les forces nécessaires afin d’être en mesure de retourner parmi les siens. La maison familiale c’est le nœud de notre mémoire intime, c’est le réceptacle d’une tradition filiale qui fonde toute la charpente de nos futures entreprises et qui représente une référence insurpassable pour quiconque n’a pas été complètement déraciné. On parle de la gestation d’une entreprise, d’une œuvre ou d’un projet de vie qui ne font que projeter la mémoire des anciens, parachever le génome familial. Et, ça, la théorie du genre – Gender – ne peut pas l’éluder, le contourner tout en prétendant que les individus se forgent une personnalité à partir de rien. Du néant.

Le viol de la cité

« Montréal, ville sanctuaire pour les migrants » s’apparente à un slogan politique qui décline un programme particulièrement délétère, toxique. En effet, le Maire de Montréal s’arroge le droit d’ouvrir un canal privilégié afin de permettre à de puissantes organisations mondialistes de faire converger des milliers de migrants au cœur de la métropole d’un Québec qui est littéralement violé, en toute impunité. Chemin faisant, Montréal devient le Cheval de Troie qui permettra à toutes les Open Society – société écran créée par George Soros – de ce monde de venir phagocyter les prérogatives régaliennes de la cité : aide alimentaire, espaces de vie, sécurité, éducation, logistique, subventions et tout le reste. En d’autres termes, les habitants de Montréal – et le gouvernement du Québec – devront consacrer des sommes exorbitantes pour que des intérêts financiers étrangers puissent organiser des camps d’accueil pour migrants qui se transformeront en … camps de travail éventuellement. Il ne restera plus qu’à utiliser ce nouveau pipeline à migrants afin de pourvoir aux emplois subalternes des services dédiés au confort de l’hyperclasse et des touristes en goguette. À moyen terme, il n’y aura plus aucun francophone (de souche) à Montréal, ce qui permettra de faire de l’ancienne métropole du Québec une ville franche au service de l’oligarchie mondialiste et de procéder, de facto, à la partition de cette Nouvelle-France qui résistait toujours au rouleau compresseur de l’Empire.

Le Maire de Montréal contrevient – c’est le cas de le dire – aux capacités régaliennes des paliers supérieurs de gouvernement de réguler l’immigration de masse. Toute cette approche – qui n’est pas l’apanage de la métropole québécoise – a été mise en place par les puissants réseaux du tandem Clinton-Soros afin de paralyser les politiques du gouvernement Trump en matière de politique migratoire. Montréal rejoint, ainsi, le peloton des villes franches qui ont décidé d’outrepasser les pouvoirs supérieurs en matière d’immigration en agissant de leur propre chef, comme si elles étaient des cité-états¬ de la Renaissance. Et, dans un contexte où une nouvelle crise financière menace de frapper l’Amérique du Nord de plein fouet, il va de soi que toute cette politique de sabotage des tissus urbains risque de provoquer, à court termes, une dislocation de la cité pour que nos milieux de vie se transforment en métastases incurables. À terme, c’est la souveraineté des états qui est visée, ce qui facilitera le parachèvement des grands traités de libre-échange et laissera aux multinationales toute la latitude voulue pour gouverner.

Le grand remplacement

Les québécois regardent, médusés, leur propre métropole se désagréger alors que des ressources publiques considérables sont pompées afin d’accélérer le processus. Il s’agit d’un « suicide assisté » de très grande ampleur et le spectre des mesures qui nous sont imposées par l’oligarchie mondialiste nous force à accélérer les termes de notre réflexion. Un très grand nombre d’ouvriers mexicains est employé par les maraîchers de la Montérégie et d’ailleurs ; des femmes de chambres en provenance des Philippines et d’autres pays asiatiques ont été expédiées en direction des grands chantiers de la Romaine ; des sociétés européennes de travaux publics ont obtenu des contrats de la part du gouvernement du Québec qui leur permettaient d’importer leur propres équipes et la tendance s’accélère, dans un contexte où les Québécois doivent se mesurer avec une main-d’œuvre étrangère disposée à faire les quatre volontés du patronat.

Cette accélération soudaine du flux migratoires profitera, bien entendu, au Parti libéral du Québec qui pourra compter sur accroissement de son bassin d’électeurs potentiels. Outre qu’elle fera baisser les conditions de vie des travailleurs, cette politique néocoloniale aura pour effet de disloquer nos milieux de vie, de solliciter à outrance les finances d’un état à bout de souffle et de contribuer à de faire du Grand Montréal métropolitain un véritable protectorat étranger. Le Québec devrait, à brève échéance, être coupé en deux. Et, le poison faisant effet, l’anéantissement de notre nation sera réalisé pour le plus grand bonheur des architectes d’un multiculturalisme au service de l’oligarchie financière internationale.

La Consultation sur la discrimination systémique et le racisme, mise de l’avant par le gouvernement Couillard, représente la clef de voute au chapitre de l’ingénierie sociale et permettra de mettre en place un dispositif qui agira comme un puissant adjuvant afin de disqualifier tous les patriotes qui s’aviseraient de remettre en cause cette abominable gabegie. Il n’y a qu’à voir toute l’entreprise de concertation qui se tisse entre le ministère fédéral du Patrimoine et le gouvernement du Québec pour comprendre que la bourgeoisie compradore désire accélérer le tempo afin d’en finir avec la dissidence … avant la tenue des prochaines élections provinciales.

Une question de vie ou de mort

Le débat entourant toute la question des migrations de masse, mais tout autant celui qui porte sur les « accommodements raisonnables » touchent des enjeux qui sont cruciaux pour notre survie effective. Malheureusement, malgré les appels du pied venant d’une poignée d’intellectuels ou de militants patriotes, le Parti québécois ne bouge pas d’un iota sur la question et nous a démontré, à plusieurs reprises, qu’il est devenu un auxiliaire dévoué de la politique de génocide culturel mené par les libéraux et leurs affidés. La Coalition Avenir Québec (CAQ) lance quelques cris d’Orfraie, tout en jouant aux vierges offensées, mais on attend toujours qu’elle se positionne avec plus de fermeté sur ce dossier explosif qui pourrait bien peser sur les destinées de la prochaine élection générale.

Les grands architectes de la destruction de l’état québécois – pour aboutir à sa partition – travaillent de concert avec plusieurs organisations mondialistes afin d’accélérer leur plan de match. Actifs sur plusieurs tableaux, Trudeau, Couillard et Coderre se partagent la tâche afin de mettre à contribution tous les paliers de gouvernement et d’optimiser le processus en cours. Tout en accélérant les flux migratoires illégaux (ou autres), les principaux intéressés prennent les grands moyens pour favoriser l’implantation aux quatre coins du Québec d’infrastructures qui sont commanditées par la mouvance islamiste et peaufinent, en parallèle, des mesures légales afin de criminaliser toute forme de contestation populaire qui pourrait générer une pression indésirable sur la classe politique.

Il est, manifestement, minuit moins cinq ! Dans un contexte où l’oligarchie néolibérale ne fait plus de quartier – avec la déferlante migratoire et l’idéologie du genre comme armes de destruction massive – il est impérieux que tous les patriotes dignes de ce nom unissent leurs forces et leurs voix afin de faire pression sur l’opposition afin qu’une plateforme soit adoptée, séance tenante, en vue de rétablir les prérogatives régaliennes du Québec.

Patrice-Hans Perrier
Lien : https://patricehansperrier.wordpress.com


Commentaires

  • Normand Bélair, 27 août 21h21

    Pourquoi tant d’écrit sur un sujet qui dans le fond demande qu’une mesure relativement simple : N’acceptons que 20,000 nouveaux arrivants, toutes catégories confondues et nous allons régler beaucoup des problèmes que procure notre frontière poreuse et nos seuils beaucoup trop élevées pour la population que nous sommes.
    Souvent des solutions simples font beaucoup de chemin...

  • Lise Reid, 24 août 13h14

    On nous a imposé l’austérité pendant des années. Et maintenant ce gouvernement Couillard trouve les moyens de dépenser des milliards pour l’immigration et l’immigration illégale. Je me pose la question... est-ce que cette austérité et le financement de l’immigration ont un rapport... Il y a urgence de se débarrasser du PLQ à l’élection de 2018.

  • P.BouchFournier, 16 août 00h32

    Toute cette histoire d’immigration illégale devenue acceptable pour Ottawa, face à un exode d’une population de l’Amérique de Trump devenu le nouveau pharaon d’une Égypte injuste (la bible) est évidemment politique, permettant une accusation de ce que serait le populisme du candidat Trump qui avait promis véritablement de sortir du globalisme avant d’être à moitié menotté par l’État profond profitant de sa faiblesse intellectuelle.

    Un gouvernement fédéral canadien qui imposerait sa douteuse -générosité- à la Soros
    (monsieur révolution orange) à Trump tout en lui rendant service en permettant que sa promesse de réduction d’immigration illégale se réalise.

    Pour le Québec surtout. L’opération des Coderre, Couillard et Trudeau consiste à imposer un nouveau coup de la Brink’s cette fois par l’immigration au moment où Montréal devient une ville au statut apatride et sans lien avec sa majorité culturelle.

    La Brink’s ayant servi en 1970 pendant l’élection québécoise à convaincre les Québécois que l’indépendance était dangereuse parce que des entreprises quitteraient la province par l’incertitude économique de la
    - séparation- démontrant que le chômage serait associé à l’ineptie entrepreneuriale des francophones dépendants de compagnies étrangères pour vivre. La similitude la plus grande à part la provocation, est dans l’anxiété nationale entretenue, une marque d’intimidation commune contre la nation québécoise minoritaire au Canada dont les moyens sont dépourvus d’un véritable État en 1970 comme en 2017.

    Et en 1970, le Québec était pourvu de personnalités fortes comme Parizeau, Lévesque, Bourgault, Chartrand capables de résister au coup de la Brink’s comme à Octobre qui s’en venait.

    En 2017, la nation divisée et en partie apolitique doit se retrouver afin de forcer ses politiciens à défendre vraiment le Québec issue de toute son histoire. Nous n’avons pas les forces politiques fortes que nous devrions avoir.

    Les libéraux globalistes détachent Montréal surtout du Québec majoritaire et c’est opportun avec Trump et ses décisions sans plan d’ensemble et la volonté libérale d’assommer le Québec pour écraser les nationalistes québécois avant de vouloir leur imposer le silence éternel.

    Le Québec a su renaître de ses échecs et ses périodes morbides, ce serait le temps que cela se fasse de nouveau.

    Le multiculturalisme est devenu un terrorisme politique actif !

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