«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Un peu d`histoire

La guerre de Sept ans et ses conséquences sur la Nouvelle-France

Tribune libre de Vigile
mardi 24 janvier 2012
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La guerre de Sept ans, premier véritable conflit mondial, a énormément influencé les divers peuples qui y étaient impliqués, et ce de façon directe ou indirecte.

En Amérique, la guerre de la Conquête qui s`est déroulée de 1754 à 1760 est l`extension de la guerre qui se déroulait en Europe et qui opposait la France à l`Angleterre. Les peuples américains étaient donc exposés directement à cette guerre car cela se passait sur leur territoire et ils devaient en subir les conséquences. Il est intéressant de se questionner à savoir comment une guerre européenne a pu influencer le mode de vie et les relations des colonies françaises en Amérique et comment les individus touchés ont réagi à cet évènement des guerres de la Conquête et de Sept ans. Mon hypothèse à cette problématique serait que les habitants de la Nouvelle-France ont accepté et se sont adaptés rapidement aux changements imposés pour continuer à simplement vivre leur vie de subsistance.

Les puissances impliquées

La guerre de Sept ans s`est déroulée lors des années 1756 à 1763 et a impliqué plusieurs nations. Les principaux adversaires étaient la France et l`Angleterre, ainsi que la Prusse qui s`opposait à l`Autriche. En raison des nombreuses alliances et de la participation de plusieurs colonies à ce conflit, la plupart des pays d`Europe et les principaux pays d`Amérique s`affrontaient dans ce que l`on peut qualifier de premier véritable conflit mondial de l`histoire de l`humanité. Lors des débuts de la guerre de 1756, les alliances se forment et dictent ainsi les opposants. La Prusse et la Grande-Bretagne s`unissent contre la France, l`Autriche et la Russie et une fois les alliances signées, la guerre débute.

Enjeux de la guerre

La guerre est devenue générale en très peu de temps et l`Europe se bat sur plusieurs fronts au même moment. En Europe, la principale zone de conflit se situe en Silésie pour l`obtention de son contrôle. La Prusse a conquis ce riche territoire peuplé en 1742 et la reine Marie-Thérèse de Habsbourg veut tenter tous les moyens pour reprendre cet important espace.

En Amérique, « les colonies d`Amérique deviennent l`un des enjeux les plus importants. Ainsi, les conflits coloniaux, englobés dans la guerre de Sept ans, la transforment-elle en une guerre d`Empire et une guerre de Conquête » (Mathieu, 2001, p.246). Les colonies françaises qui couvrent l`immense territoire du Canada, de la Louisiane et de l`Acadie sont opposées aux colonies anglaises qui sont entassées sur les rives américaines de l`Atlantique. Les colonies américaines commencent à ressentir le besoin de peupler les terres pour soulager leur forte pression démographique, mais les colonies de la Nouvelle-France sont collées sur elles. L`Angleterre veut gagner et elle prend de grands moyens dès le début du conflit. En effet, « elle adopte un plan à la fois politique, financier et militaire. Elle intensifie son effort de guerre au maximum […] en profitant de l`intérêt des coloniaux de treize colonies britanniques pour les riches territoires du Nord » (Mathieu, 2001, p.247). Aussi, le premier ministre anglais Pitt obtient 25 fois plus de crédits de son Parlement, quatre fois plus de bateaux de guerre et cinq fois plus d`hommes que la France pour la guerre. En Amérique, la différence du rapport de force est encore plus grande alors que la population des colonies anglaises se chiffre à environ 2 millions contre quelque 60 000 habitants en Nouvelle-France. La situation de la Nouvelle-France, au début de cette guerre, est donc très précaire : « au total, un territoire immense, difficile à protéger, un peuplement de très faible densité, des ressources naturelles en abondance, mais encore peu exploitées, font face à des colonies densément peuplées, regroupées sur un territoire restreint qu`elles voudraient élargir et jouissant d`une économie diversifiée et dynamique » (Mathieu, 2001, p.247)

L`élément déclencheur

La Vallée de l`Ohio est un point stratégique pour la France : « la vallée permet aux Français de relier les Grands Lacs à la Louisiane et aux coureurs des bois britanniques d`avoir accès au bassin des fourrures des Grands Lacs. Les Britanniques s`y approprient les terres fertiles et les adversaires y construisent alors des forts .Le commandant français Joseph Coulon de Jumonville et 30 de ses compatriotes, qui construisaient un fort, sont tués lors d`une embuscade menée par une équipe anglaise. Les Français ont largement protesté car ils étaient sous la protection d`un drapeau blanc et avaient un statut d`émissaires. Celui qui a ordonné ce massacre est nul autre qu`un des fondateurs des États-Unis, George Washington ! Selon Anderson, le geste de Washington était planifié et il avait des objectifs précis en tête :

« Destiny has long credited Washington with touching off the imperial conflagration between Britain and France as the militia commander who fired on the French forces of Joseph Coulon de Villiers de Jumonville camped at an undistinguished glen in disputed territory near the forks of the Ohio River in 1754. Anderson’s account, however, achieves complexity and depth not in what has traditionally been assigned to Washington’s youthful indiscretion, but to the highly intentional murder of the wounded Jumonville by Tanaghrisson, a native Catawba and adopted Seneca. The murder was a calculated, if desperate, attempt to assert Iroquois sovereignty over the Ohio Country and its native inhabitants by implicating the British in a deed that by Indian standards would require retribution and bring the empire into alignment with Iroquoian visions of territorial conquest. »

Les Français envoient alors un groupe de 500 hommes pour capturer Washington et ils réussissent à le faire prisonnier au fort Necessity. Obtenant des aveux de la part de Washington, les dirigeants français décident de le libérer peu de temps après sa capture. Ce dernier, prétextant avoir signé des textes rédigés en français et ne comprenant pas le véritable sens des écritures, récusa ses aveux. La Nouvelle-France aurait pu changer le cours de l`histoire en ne libérant pas cet homme au grand destin...

Montcalm au désespoir

Les Français le savaient, ils n`avaient pas de véritables chances de remporter cette guerre en sol américain. Montcalm est pessimiste : « 1759 sera pis que 1758. Je ne sais comment nous ferons » (Lacoursière et Quimper, 2009, p.11) et le ministre de la Marine de la France lui demande le minimum possible : « l`objet principal que vous ne devez pas perdre de vue doit être de conserver du moins une portion suffisante de cette colonie, et de vous y maintenir pour pouvoir se promettre d`en recouvrer la totalité à la paix » (Lacoursière et Quimper, 2009, p.11).

Montcalm demandait des renforts et la France l`abandonna presque. Il reçut l`aide de 400 hommes, alors que le général armé en demandait plus de 8000 supplémentaires. Le ministre de la Marine répondit simplement à Montcalm qu` : « on ne cherche point à sauver les écuries quand le feu est à la maison » (Lacoursière et Quimper, 2009, p.11), ce qui démontre bien que la France n`avait pas inclus la Nouvelle-France dans ses priorités et que son sort lui importait peu. De plus, le 8 mars 1759, Montcalm note dans son journal : « On peut regarder ce pays-ci, et conséquemment la Louisiane, comme perdus pour la France, à moins d`un miracle inattendu ou d`une paix » (Lacoursière et Quimper, 2009, p.12) ce qui démontre clairement qu`il sait que la défaite est inévitable et que les dés sont joués. Cependant, un point de vue de l`historien Cormack démontre que l`effort maritime de la France a souvent été minimisé :

« The struggle between France and Great Britain during the Seven Years War took place not only in Europe and the colonies but on the high seas. If British sea power assured the conquest of New France, the French navy’s role in this global conflict has often been minimized or misunderstood. » .

Les Iroquois participent à la guerre

Même si cette population amérindienne en est une de guerriers, elle ne souhaitait pas la guerre de Sept ans et souhaitait simplement vivre en paix avec ses voisins blancs. Les colons de la Nouvelle-Angleterre envahissent de plus en plus les territoires des Iroquois, surtout dans la vallée de l`Ohio. Cette guerre est cruelle pour cette population ; « De 1753 à 1760, cette guerre assombrit terriblement la vie des Iroquois du Canada. Chaque habitant de chacun des villages iroquois en est marqué d`une façon ou d`une autre » (Macleod, 1996, p.9). Cette guerre détruit leur économie et leur mode de vie et le conflit est à l`origine d`une importante épidémie de variole au sein de cette communauté.
Même si ces Amérindiens ressentent le besoin d`aider leurs alliés français par solidarité : « ils se battent pour s`acquitter de leurs obligations d`alliés des Français plutôt que pour faire valoir leurs propres intérêts nationaux » (Macleod, 1996, p.10), ils ne sont pas d`accord avec la manière de faire la guerre des européens et font une guerre parallèle avec leur stratégie : « Ils guerroient aussi à leur façon , sans accorder d`importance particulière aux tactiques et aux aspirations militaires de leurs alliés » (Macleod, 1996, p.10).

Leurs tactiques guerrières ont créé d`inévitables tensions car les guerres européennes ne se déroulaient pas de cette façon. Les Français aussi n`approuvaient pas toujours les techniques amérindiennes, même si cela leur a permis de remporter quelques victoires de plus. La guerre a alors pris une autre tournure et était perçue « comme une série d`affrontements d`ordre culturel entre les valeurs et les coutumes militaires amérindiennes et européennes » (Macleod, 1996, p.10). On peut affirmer aujourd`hui que les différentes nations du monde moderne utilisent les bases des coutumes militaires amérindiennes. Lors de la fin du conflit, les Iroquois ont délaissé les Français pour protéger leurs propres intérêts en négociant une alliance avec les Britanniques.

La déportation des Acadiens

Cet évènement a marqué l`histoire du Canada. Les Acadiens sont des francophones catholiques qui sont sous le contrôle britannique depuis le traité d`Utrecht de 1713. Ils sont neutres depuis plusieurs années dans les conflits entre Français et Anglais et ils ont toujours refusé de prêter le serment d`allégeance au roi d`Angleterre. En 1755, un débarquement de 1800 soldats se produit en Acadie et les soldats confisquent la totalité des armes des citoyens. Le gouverneur de la Nouvelle-Écosse exige de nouveau le serment et la population le rejette de nouveau.

Quelques mois plus tard, les soldats arrêtent massivement les hommes et les embarquent dans des bateaux. On embarque ensuite les femmes et les enfants dans le but de les déporter. En tout, ce sont entre 8000 et 10 000 Acadiens qui seront déportés pour donner les meilleures terres à des colons de la Nouvelle-Angleterre. On tente de les éparpiller au peu partout dans les 13 colonies dans le but de les assimiler, mais la plupart des colonies les refusent ou en font leurs prisonniers. Les autres sont envoyés en Angleterre dans de vieux bateaux. Ceux qui survivent au voyage vivront dans des conditions misérables en Angleterre et seront traités comme des prisonniers de guerre. Lorsque le traité de Paris est signé à la fin du conflit, le roi Louis XV rembourse la dette des prisonniers acadiens et rapatrie environ 850 de ces francophones. Sur une population d`environ 12 000 Acadiens, environ 8000 vont mourir de 1755 à 1763, principalement dû à la déportation et ses conséquences.

La chute de la Nouvelle-France

La bataille des Plaines d`Abraham est l`événement qui a conduit à la chute de la Nouvelle-France. Selon l`encyclopédie Universalis, c`est la

« bataille décisive de la guerre de Sept Ans, sur son théâtre d’Amérique du Nord, au terme de laquelle les Britanniques, placés sous le commandement du major général James Wolfe, vainquirent les Français, placés sous le commandement du marquis de Montcalm ». (1)

Depuis la chute de Louisbourg, la ville de Québec est le principal objectif militaire des Anglais et ces derniers tentent le grand coup. Toujours selon l`encyclopédie, « Wolfe prit la tête d’une force britannique de deux cent cinquante navires qui transportaient huit mille cinq cents soldats de métier » (1) et les installa aux portes de Québec. La ville, fortifiée naturellement, résiste plus de deux mois et les généraux français ont espoir que les Anglais demeureront pris dans la glace durant l`hiver, ce qui causerait inévitablement leur défaite. Malheureusement pour Montcalm, les Anglais trouvèrent une brèche dans la falaise le 12 septembre 1759, et le lendemain Québec et Montcalm tombaient sous les coups de feu des troupes de Wolfe. Les deux généraux, Wolfe et Montcalm, sont morts lors de cette célèbre bataille qui mènera les Britanniques à la capitulation du Canada : « Cette bataille entraîna la chute de Montréal l’année suivante et la victoire finale britannique ». (1)

La transition

De 1760 à 1763, les Britanniques ont occupé militairement le territoire de la Nouvelle-France car la guerre de Sept ans n`était pas terminée en Europe. Du côté des habitants, ils souhaitent que la Conquête soit renversée lors des négociations de paix et que le territoire retourne au roi de France. Même si les conquérants disposent d`un pouvoir absolu, ils exercent néanmoins leur pouvoir avec une certaine sympathie face aux conquis.

La guerre laisse des traces et la population est affamée. Le nouveau gouverneur du territoire, James Murray, pose des gestes pour aider la population et distribue de la nourriture. De plus, les militaires anglais respectent la tradition française et on garde la même structure hiérarchique.

Il y a cependant trois irritants majeurs ; Le serment d`allégeance, le désarmement de la population et les nouveaux dirigeants refusent de remplacer l`évêque qui vient de mourir. La Nouvelle-France se retrouve donc sans chef spirituel, mais garde tout de même sa langue et la religion.

Le traité de Paris

En 1763, est signé le traité de Paris par les puissances impliquées (la France, l’Angleterre, l’Espagne et le Portugal) et ce traité, avec celui d`Hubertsburg, met fin à la guerre de Sept ans et la victoire est donnée sans équivoque à l`Angleterre et à la Prusse. Ce traité est signé en Europe. Selon Universalis, l`Angleterre en retire de nombreux avantages : « Tenue en échec sur le continent mais victorieuse sur les mers, l’Angleterre accepte à Paris un statu quo territorial en Europe occidentale, qui se révélera durable, pour mieux s’imposer comme la première puissance coloniale » (2). La France cède tous ses territoires coloniaux en Amérique du Nord, mis à part les petites îles de St-Pierre et Miquelon.

La guerre se poursuit dans les Caraïbes

Avec la défaite des Français en Amérique du Nord, les Anglais décident de continuer leur quête de territoires en attaquant les Caraïbes. Dès 1759, les Britanniques se procurent un endroit stratégique en capturant l`île de Guadeloupe. L`offensive armée anglaise continue et, malgré l`entrée en guerre de l`Espagne aux côtés de la France, réussit à conquérir les territoires de l`île de la Dominique et de la Martinique. En 1762, « l’ensemble des Caraïbes est maintenant entre les mains britanniques avec des pertes plus dues à la maladie qu’aux combats » (Wikipédia) .

Les Français tentent une dernière fois de reprendre quelques territoires en vue des négociations de fin de guerre, mais leurs offensives échouent et le continent nord-américain est désormais entre les mains des Anglais.

En conclusion, cette guerre mondiale a touché et influencé bon nombre de nations et de populations durant ses sept années de guerre. Seulement en Amérique du Nord, les Français, les Anglais, les Canadiens, les Acadiens, les colons anglais des treize colonies et les Amérindiens se battaient . Cette guerre était une extension de celle qui se déroulait en Europe, même si on peut affirmer que plusieurs des principales batailles importantes se sont déroulées en Amérique.

Pour revenir à mon hypothèse qui était que les habitants de la Nouvelle-France ont accepté la défaite et se sont adaptés rapidement aux changements imposés pour continuer à simplement vivre leur vie de subsistance, elle n`a pas été infirmée ni confirmée. Cependant, on peut constater que les habitants de la Nouvelle-France ne se sont pas soulevés contre le nouveau régime et que les nouveaux dirigeants ont aidé cette population conquise à survivre et à produire. De ce fait, même si cette guerre s`est déroulé en Amérique, les colonies sont des extensions de territoires européens et ont donc combattu dans une guerre européenne avec les moyens financiers de l`Europe et cela a entrainé les conséquences que l`on connaît.

Mikael St-Louis

Bibliographie

François Lebrun, L’Europe et le monde, XVIe, XVIIe, XVIIIe siècle, Paris, Armand Colin, 2002, 352 pages.

Jacques Mathieu, La Nouvelle-France, les Français en Amérique du Nord, XVIe – XVIIIe siècle, Québec, Les Presses de l`Université Laval, 2001, 271 pages.

Guy Frégault, La guerre de la Conquête 1754-1760, Québec, Éditions Fides, 2009, 514 pages.

Jacques Lacoursière et Hélène Quimper, Québec ville assiégée 1759-1760, Québec, les éditions du Septentrion, 2009, 267 pages.

Peter MacLeod, Les Iroquois et la guerre de Sept ans, Toronto, VLB éditeur, 1996, 275 pages.

(1) Bataille de Québec, Encyclopédie Universalis, Page consultée le 10 avril 2010,
http://www.universalis-edu.com/article2.php?napp=14274&nref=EB06212

(2) Vincent Gourdon. Traité de Paris, Encyclopédie Universalis, Page consultée le 11 avril 2010, http://www.universalis-edu.com/article2.php?napp=14274&nref=Z010037

William S.Cormack, The French Navy and the Seven Years ‘War, French history, Vol 20 Number 4, p.467-468, http://fh.oxfordjournals.org/cgi/content/full/20/4/467?maxtoshow=&HITS=30&hits=30&RESULTFORMAT=1&andorexacttitle=or&andorexacttitleabs=or&fulltext=french+AND+and+AND+indian+AND+war&andorexactfulltext=or&searchid=1&FIRSTINDEX=0&sortspec=relevance&resourcetype=HWCIT

Fred Andersson, The war that made America : A short history of the French and Indian War, Ohio Wesleyan University, 2005, p. 98-100,
http://www.uqo.ca:2071/ehost/pdf?vid=2&hid=9&sid=d0722db7-d867-44fc-9b29-bf6e4bf6aaa9%40sessionmgr12

Commentaires

  • pierre doucet, 10 mars 03h27

    Il y a de nombreuses conceptions erronées dans le texte ci-dessus.

    Afin de vérifier et re-conceptualiser je vous suggère "La Guerre de 7 ans 1756-1763" d" Edmond Dziembowski des éditions Septentrion.

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