«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La désinformation et la crise en Côte d’Ivoire (4)

La guerre civile et le parti pris occidental

Dernier article d’une série de quatre

Chronique de Bernard Desgagné
mercredi 12 janvier 2011
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La guerre civile en Côte d’Ivoire a commencé en septembre 2002. Les rebelles sont venus du Burkina Faso, pays situé au nord de la Côte d’Ivoire et patrie du dictateur Blaise Compaoré, qui est au pouvoir depuis 1987, année où il a fait assassiner le légendaire Thomas Sankara, un autre pourfendeur de néocolonialistes, comme Laurent Gbagbo. Blaise Compaoré est l’homme de la France et de la CIA, qui l’ont encouragé dans son homicide et son coup d’État, de façon à interrompre les changements en profondeur entrepris par Thomas Sankara et à remettre le Burkina Faso au service de ses maitres occidentaux.

N’est-il pas étrange qu’aujourd’hui, le cartel médiatique occidental n’ait d’yeux que pour l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire et ne nous parle aucunement du dictateur Blaise Compaoré, qui règne pourtant sans partage sur le Burkina Faso depuis 23 ans, alors que la Constitution burkinabée autorise deux mandats de cinq ans et qu’aucune guerre civile, ni aucun autre motif ne justifient le maintien au pouvoir du même homme pendant si longtemps ? Blaise Compaoré a été réélu le 25 novembre 2010, trois jours avant le deuxième tour de l’élection en Côte d’Ivoire. Il a obtenu 80 % des suffrages. Son peuple doit l’adorer n’est-ce pas ? En tout cas, il a intérêt parce que la sécurité des gens qui critiquent le régime est très relative au Burkina Faso. Le célèbre journaliste Norbert Zongo, sujet de quelques mesures d’une chanson d’Alpha Blondy sur l’air d’Au clair de la lune, a été assassiné en 1998 alors qu’il s’intéressait d’un peu trop près à la mort mystérieuse de David Ouedraogo, le chauffeur de François Compaoré, frère de l’autre.

Vous n’entendrez pas souvent les journalistes de Radio-Canada traiter Blaise Compaoré de tricheur. Les monarques, les dictateurs et les assassins en série figurant sur la liste des bons clients de l’Empire anglo-étasunien et de ses laquais ont bonne presse en Occident, notamment dans les reportages de l’AFP et de Radio-Canada. Les présidents génocidaires peuvent emprisonner ou tuer leurs opposants loin des caméras. Les princes amis peuvent forcer les femmes à porter l’abaya et leur faire subir un triste sort sans que les Paul Martin, Stephen Harper et Christine St-Pierre ressentent la nécessité de bombarder leur pays pour mettre fin aux inégalités.

Le fanatisme récompensé

Mais revenons à la Côte d’Ivoire. La guerre est toujours légitime si elle est déclenchée par un bon client réel ou potentiel de l’Empire anglo-étasunien. Peu importe la situation véritable, les agresseurs sont dépeints comme d’intrépides rebelles et l’État agressé, comme un tas de vilains. Pourtant, le recours injustifié aux armes, qui cause inévitablement la mort et de grandes souffrances parmi la population civile, ne devrait-il pas être immédiatement sanctionné par la soi-disant communauté internationale ? Pourquoi s’interposer et feindre de voir des coupables dans les deux camps, quand l’un d’eux a commencé la guerre sans motif légitime ? Pourquoi reprocher à l’État attaqué d’augmenter ses dépenses militaires ? Quel État ne le ferait pas dans un tel cas ? Pourquoi ne pas tout simplement aider l’État à rétablir l’ordre contre les fanatiques qui, au lieu d’attendre la prochaine élection, décident de prendre les armes alors que le gouvernement du pays n’est coupable d’aucune violation grave des droits de la personne ?

Même si la Côte d’Ivoire n’est pas une grande puissance, il reste qu’elle a une armée à laquelle on ne peut résister avec des moyens de fortune. Se constituer une force militaire capable d’occuper une grande partie du territoire national, sans un soutien massif de la population, nécessite des sommes énormes. Il faut non seulement équiper les soldats, mais aussi les payer et les nourrir. En pareil cas, il y a deux moyens de financement : le crime organisé et les alliés étrangers. Les chefs de guerre des Forces nouvelles s’appuient sur les deux. Ils pratiquent l’exploitation illégale et la contrebande du cacao, du coton, du bois, de l’or, de la canne à sucre, du café et des diamants. De plus, ils bénéficient du concours du Burkina Faso, qui leur sert de base arrière, ainsi que des gouvernements des États-Unis et de la France.

En 2002, après avoir raté leur coup d’État, les insurgés ont protesté pour la galerie contre l’interposition des soldats français de l’opération Licorne, les accusant de faire le jeu du gouvernement de Laurent Gbagbo. Mais en réalité, la France a donné un bon coup de pouce aux insurgés en exigeant un cessez-le-feu, alors que les civils avaient fui Bouaké, où les insurgés étaient retranchés, et que les forces ivoiriennes s’apprêtaient à les déloger. Laurent Gbagbo accepta de discuter avec les insurgés dans une situation où bien des chefs d’État occidentaux se seraient montrés sans pitié. Suivit l’Accord de Linas-Marcoussis, en janvier 2003, qui prévoyait la participation des insurgés au gouvernement, ce qui s’est concrétisé, ainsi que leur désarmement complet, ce qui ne s’est jamais produit malgré la répétition dans trois autres accords (Accra, Pretoria et Ouagadougou) de l’exigence de désarmement. Morale de l’histoire : achetez-vous des Kalachnikovs et des lance-roquettes et, peu importe que vous ne défendiez aucune cause digne de ce nom, vous obtiendrez la reconnaissance de votre légitimité.

Soldats français de l'opération Licorne, à Abidjan
Soldats français de l’opération Licorne, à Abidjan

Guillaume Soro, le chef de guerre actuellement premier ministre fantoche d’Alassane Ouattara dans la République hôtelière du golf, a troqué son treillis et sa mitraillette pour le poste de ministre de la Communication en février 2003. Plus tard, en 2007, il sera nommé premier ministre par Laurent Gbagbo grâce à l’Accord de Ouagadougou. Certains de ses potes insurgés sont devenus eux aussi ministres, avec chauffeur, limousine et divers autres avantages consentis à leur famille et leurs copains, qui ont eu droit à des postes de fonctionnaire. Ils ont exercé sur la gestion de l’État une influence nuisible pendant que, tranquillement, la force d’occupation onusienne prenait le relai des Français pour, elle aussi, favoriser les insurgés. Elle protège et ravitaille aujourd’hui le gouvernement hôtelier de Ouattara.

C’est un peu comme si Robert Bourassa avait accepté de nommer Jacques Lanctôt ministre, à l’issu d’une crise d’octobre 1970 où la France se serait interposée entre l’armée canadienne et le FLQ. J’aurais bien aimé ça, mais ce n’est pas ainsi que fonctionne la démocratie. Qu’en pensent les détenteurs exclusifs de la vertu, à Ottawa, eux qui exigent aujourd’hui le départ de Laurent Gbagbo ? S’ils souscrivent désormais au principe de la légitimité militaire en démocratie, je commence demain matin une collecte de fonds pour armer le nouveau FLQ et renverser Charest. Au moins, dans le cas du Québec, nous avons une cause juste, contrairement à Ouattara et sa bande de déviants.

Les commanditaires de la guerre civile en Côte d’Ivoire sont les mêmes qui font semblant de s’interposer, mais qui ont toujours eu comme intention de favoriser le renversement de Laurent Gbagbo et son remplacement par Alassane Ouattara, l’homme des États-Unis, comme le disait l’expert Michel Galy sur les ondes de Kernews, le 6 janvier 2010. Ces commanditaires se cachent aujourd’hui derrière l’écran de fumée de la désinformation. Ni vus, ni connus. Mais quand on se renseigne et on réfléchit un peu, il n’est pas difficile de trouver le mobile et les coupables et de s’extirper de la confusion dans laquelle essaie de nous maintenir le cartel médiatique. À mon avis, la décision de la France de favoriser les insurgés plutôt que le gouvernement Gbagbo a été fortement déterminée par la politique étrangère de Washington, elle-même façonnée selon les intérêts de la ploutocratie internationale, qui a l’argent comme seule patrie. La France a appris à ses dépens, dans le conflit rwandais de 1990 à 1994, qu’elle n’a pas les moyens de s’opposer à la volonté de Washington et de Londres en Afrique, qui ont comme objectif stratégique de bloquer les avancées économiques de la Chine sur ce continent en installant des dirigeants malléables dans les capitales.

La bavure révélatrice de Bouaké et le massacre de l’Hôtel Ivoire

Un incident entouré de mystère révèle le parti pris des laquais français de l’Empire anglo-étasunien contre le gouvernement Gbagbo. Il s’agit de l’attaque contre le campement français de Bouaké, près du fief des Forces nouvelles, le 6 novembre 2004. Cette attaque réalisée avec deux appareils Soukhoï a fait 9 morts et 37 blessés parmi les soldats français de l’opération Licorne et a tué également un agronome étasunien qui se trouvait dans le campement. Une source bien renseignée de l’appareil judiciaire français m’a confirmé que l’attaque était, selon elle, une bavure consécutive à une commande de la France elle-même, qui voulait se donner un prétexte pour détruire l’aviation ivoirienne et empêcher le gouvernement de Laurent Gbagbo de prendre un avantage décisif contre les insurgés des Forces nouvelles. Malheureusement pour les soldats français, les pilotes biélorusses des Soukhoï, Barys Smahin et Yuri Sushkin, avec leurs copilotes ivoiriens, Diopoh Oupoh et Ange Gnanduillet, ont raté la cible. Ils ont bombardé le lycée Descartes, où étaient les Français, au lieu d’un gymnase voisin où devaient se réunir plusieurs cadres des Forces nouvelles.

Après le bombardement, les Français ont mis à exécution les ordres qui avaient vraisemblablement été donnés à l’avance : ils ont détruit l’aviation ivoirienne et n’ont jamais interrogé les pilotes des Soukhoï, qu’ils ont tout bonnement laissé partir, même s’ils ont eu plusieurs occasions de les arrêter. Évidemment, si on avait inquiété les pilotes, ceux-ci se seraient défendus en révélant la machination. Les corps des soldats français ont été enterrés à la hâte, sans autopsie, ce qui est contraire à la procédure obligatoire lorsqu’on pense qu’il y a eu assassinat. La juge d’instruction Brigitte Raynaud, chargée de l’enquête criminelle après un délai anormalement long de deux mois, s’est heurtée systématiquement au « secret défense » lorsqu’elle a voulu consulter les rapports militaires. Bref, il est évident qu’on a cherché à dissimuler la vérité, comme en fait foi le reportage ci-dessous, diffusé à l’émission « Pièces à conviction », de France 3, le 2 mars 2007.

Au lendemain de l’attaque de Bouaké et de la destruction de l’aviation ivoirienne, les Ivoiriens en colère se sont mis à exiger le départ des troupes françaises. Le mardi 9 novembre 2004, les soldats français ont ouvert le feu sur une foule non armée qui manifestait devant l’Hôtel Ivoire, où ils étaient installés, tuant plusieurs dizaines de civils ivoiriens et en blessant plusieurs centaines. Des tireurs d’élite français embusqués dans leur chambre d’hôtel se sont même amusés à faire des cartons sur des enfants sans défense. Bien entendu, plusieurs milliers de ressortissants français ont dû alors fuir le pays pour échapper à la vindicte populaire. La ministre française de la Défense était à l’époque Michèle Alliot-Marie, une spécialiste du mensonge d’État. Elle est aujourd’hui ministre des Affaires étrangères, en remplacement de Bernard Kouchner, qui a terminé en novembre son mandat consistant essentiellement à rapprocher Paris des criminels de Kigali, conformément aux instructions reçues de Washington. Les reportages ci-dessous décrivent le comportement sanguinaire de l’armée française, en novembre 2004, et la dissimulation pratiquée par Mme Alliot-Marie. Le mensonge est du reste la règle plutôt que l’exception parmi les marionnettes politiques de la ploutocratie, qu’elles soient à l’Élysée, à la Maison-Blanche ou sur la promenade Sussex.

Sarkozy le collabo

Michèle Alliot-Marie est donc la nouvelle titulaire du poste d’ambassadeur français des États-Unis, dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy, créature politique de la ploutocratie, notamment de Paul Desmarais, et ennemi de la souveraineté du Québec. Mme Alliot-Marie s’emploie maintenant à mettre au service des États-Unis et de leur protégé Ouattara son expérience des fausses opérations de maintien de la paix françaises. Or, le comportement obséquieux de Mme Alliot-Marie et de son patron le président à genoux devant l’Empire est loin d’impressionner leurs collègues du gouvernement et de l’Assemblée nationale.


Michèle Alliot-Marie, menteuse d’État et nouvelle titulaire du poste d’ambassadeur français des États-Unis dans le gouvernement Sarkozy

Des voix commencent à s’élever, en France, au sein même de l’UMP, contre l’à-plat-ventrisme de l’homme des États-Unis à l’Élysée, Nicolas Sarkozy, véritable Pétain des temps modernes et collabo en chef de la francophonie, qui met en péril les intérêts de ses compatriotes en Côte d’Ivoire. Le président français a réclamé avec véhémence le départ de Laurent Gbagbo, et risque ainsi de nuire aux entreprises françaises comme Bouygues et Bolloré, qui brassent de grosses affaires en Côte d’Ivoire. Il agit en servile porte-parole de Washington et non en président de la République.


Nicolas Sarkozy, l’homme des États-Unis, avec son ancien ministre des Affaires étrangères, Bernard Koucher, qui vient de terminer son mandat consistant à rapprocher Paris des criminels de Kigali, conformément aux instructions reçues de Washington.

Au premier rang des ennemis de la démocratie ivoirienne, des intérêts de la France et de l’indépendance du Québec figure donc le sinistre Nicolas Sarkozy, qui, contrairement à son grand prédécesseur de Gaulle, est dans le même camp qu’Ottawa, où le premier ministre Harper et le ministre Cannon participent allègrement à la mise au pilori de Laurent Gbagbo. Ottawa a indiqué à l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire de rentrer chez lui. Nullement intimidés, les Ivoiriens ont répliqué en invitant l’ambassadrice du Canada à quitter Abidjan.

L’occasion est belle, pour nous, les indépendantistes québécois, de nous montrer solidaires du peuple ivoirien, contre des adversaires qui sont aussi les nôtres. Nous savons très bien ce que veut dire une élection volée par la fraude puisqu’en 1995, lors du référendum sur la souveraineté, nous nous sommes fait voler notre droit à l’autodétermination par le régime néocolonial d’Ottawa et ses collabos québécois. M. Khadir, Mme David, Mme Marois et M. Duceppe vont-ils se taire ou, pire encore, se mettre à bêler derrière les menteurs de Washington, Paris et Ottawa ? Ils devraient plutôt saisir l’occasion de rendre la monnaie de sa pièce à l’énervé de l’Élysée qu’ils ont déjà rabroué, lui qui nous crache dessus pour le plus grand plaisir de son patron Desmarais et de son petit copain Charest. Sachons tendre la main aux Français qui n’en peuvent plus de leur Pétain nouveau genre pour lutter avec eux, contre cet être exécrable et ses riches maitres.


Les Ivoiriens en ont marre de Sarkozy. Les Québécois aussi.

La démocratie occidentale factice a fière allure tant qu’il s’agit de choisir entre le valet bleu et le valet rouge de la ploutocratie. Mais, lorsque les fondements du régime d’asservissement sont remis en question, le naturel des faux démocrates revient au galop. Et leur principale arme, après les fusils, est le cartel médiatique. Ne croyons surtout rien de ce que nous racontent les propagandistes conscients ou non qui se font appeler journalistes, à Radio-Canada et dans d’autres médias. Tantôt ignorants, tantôt obnubilés, tantôt complices, ce sont des ennemis de la liberté et du peuple, que ce soit en Côte d’Ivoire ou au Québec. Quand vient le temps de choisir entre le droit à l’information du public et les intérêts de leurs patrons, ils se rappellent toujours qui paie leur salaire.


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Commentaires

  • Na&8217;am wondo, 23 janvier 2011 19h03

    J’ai lu avec beaucoup d’attention votre reportage, je crois vous avez parfaitement raison, , j’aimerais tout simplement ajouter ceci :

    En cote d’ivoire,la france n’est pas assujettie aux anglo -americains,il se passe tout simplement qu’en Afrique en ce moment,on assiste à une sorte de recolonisation...Cette recolonisation commençat avec la Guerre au congo kinshassa...Les americains voulant entrer avec prepotence dans le partage du gateau Africain,armèrent un petit pays (geographiquement parlant ) comme le Rwanda d’une superficie de 26 338 km2 afin d’envahir l’un des pays le plus riche en matières première au monde et deuxième pays africain plus grand geographiquemnt parlant 2 345 000 km2...Vous vous immaginer le mexique qui envahit militairement les etats unis ?? Tout allat bien,sauf que les etats -unis dans leur tentative de faire main basse sur les richesses de la republique democratique du Congo n’avaient pas tenu compte des habituels "propietaires" des richesses africaines,à savoir les puissances europèennes en general et la France en particulier.Cette incomprehension portat à une situation complexe... Evidemment ayant compris qu’une guerre froide entre alliés de l’Otan n’aurait profité à personne,ces puissance se mirent d’accord afin de se donner un coup de main chaque fois que le besoin se serait fait sentir.Une sorte de resolution comme celles prise lors de la conference de berlin de 1885 qui organisait la colonisation..

    En ce moment nous avons 2 situations qui temoignent comment ces puissances collaborent...regardons l’exemple du soudan...Au soudan il y’avait une guerre civile...pendant des années on nous fait croire qu’en realitè il y’aurait non 1 mais des genocides en cours au soudan..les medias bombardent le monde entier,et à la fin quelle est la solution que la "communautè internationale" trouve ? diviser le soudan en 2 ...Avant cette secession on envoie une force d’interposition africaine,et immaginez quel etat a l’un des contingents de soldats plus important (3500 sur un total de 22500 ) ??? LE RWANDA, ce meme Rwanda qui avait envahi la republique democratique du Congo pour le compte des Etats -unis .Sur un total de 40 pays paticipant à la MINUAD, le petit rwanda à lui seul 11 millions d’habitants fournit 3500 hommes sur 22500 au total... Pour comprendre pourquoi le Rwanda s’interesse de si près au soudan,il suffit de se demander à qui profitera la secession du soudan...D’un cotè le nord,islamique avec un etat bien structuré de l’autre le sud, chrètien sans un etat organisé,mais surtout avec plus de 80% des reserves de petrole de tout le soudan...Maintenant vous comprenez pourquoi washington est si interessé à la secession du Soudan.

    La 2ème situation est celle de la tunisie,pendant plus de 20 ans dictateur ben Ali y a regné sans que celà ne genàt outre mesure les occidentaux...Pendant la revolte du pain,certains hommes politiques occidentaux ont soutenu que ben Ali etait un mal necessaire ,un signal comme pour lui dire de tenir dure...seulement,l’armée tunisienne ne voulait plus d’un homme d’etat corrompu..Qu’est ce qui se passe à peine ben Ali s’enfuit ? L’union europèenne decide de geler tous ses comptes (ou du moins une bonne partie)...ce qui pourrait sembler une bonne operation au depart est en realité un signal fort que les puissances occidentales lancent à tous les dictateurs africains qu’il soutiennent...tenir Bon coute que coute,et si vous osez demissioner ou abandonner le pouvoir au profit de personnes que nous ne controllons pas, vous vous retrouverez sans le moindre sou...Tant que ces dictateurs font leurs interets,personne ne songe à saisir leurs bien,mais si une revolte les chasse du pouvoir,on les punit ...

    En cote d’ivoire le problème c’est que Gbagbo, exemple unique en afrique (avant ben Ali) fut porté au pouvoir par le peuple qui chassat à mains nus un dictateur militaire qui ne voulait pas reconnaitre les resultats des elections...ne se sentant pas redevable vis à vis de qui que ce soit,Gbagbo essayat de mettre sur pied une cote d’ivoire vraiment indèpendante...ce fut le debut de ses problèmes..le reste vous l’avez bien decrit dans votre article..

    Il est egalement à noter que soit au congo qu’en cote d’ivoire,la tactique fut la meme...Une armèe de rebelles venant d’un pays voisin envahit ,un etat...Au lieu de penser à desarmer les rebelles ,l’etat occidental qui est derrière la rebellion se propose de jouer les mediateurs..Au congo ce role fut joué par les diplomates americains qui reussirent à convaincre Mobutu à lacher prise,en cote d’ivoire,les français essayent encore,mais dans cette guerre les seuls qui gagneront quelque chose,ce sont les multinationales qui en ce moment sont la vraie "communautè internationale"

  • konaté sanga, 21 janvier 2011 21h40

    Merci infiniment pour cet eclairage.ton travail est noble et merite d’etre saluer."NOUS" peuple ivoirien ecrivons notre propre histoire et n’accepterons JAMAIS le diktat de certains pays etrangers guidés par des interets OBSCURS.merci et que DIEU BENISSE L’AfriQUE

  • Bernard Desgagné, 18 janvier 2011 12h33

    Laurent Gbagbo contre le reste du monde ?
    Article de Michel Gally dans L’Humanité
    Le 10 janvier 2011

    « Le président ivoirien est complètement 
isolé et bunkérisé. Oui, mais lequel ? 
Il faut bien dire que, de retour à Abidjan, on ne peut que s’étonner du fossé entre l’opinion internationale et les réalités du pays. »

    Lisez la suite à l’adresse ci-dessous.

    http://humanite.fr/10_01_2011-laurent-gbagbo-contre-le-reste-du-monde-461991

  • kassio, 18 janvier 2011 11h59

    Bravo à toi, qui a retracé avec tant de vérité les faits qui se passent en Côte d’Ivoire. La France se croit encore tout permis dans les pays africains comme l’actuel colonisateur. Contrairement à l’Angleterre, à l’Espagne et au Portugal qui laissent tranquille les pays anciennement colonisés, la France est y omniprésente politiquement, militairement, socialement, économique, financièrement, etc. Elle contrôle nos politiques nationales, nomme les ministres, les directeurs des regies financières, les généraux, etc. En fait, l’Afrique c’est aussi et encore la France de Sarkozy et de ses prédecesseurs. Gare au chef d’Etat africain qui veuille se libérer. Bravo Excellece M. le président Gbagbo pour votre courage !

  • Serge Charbonneau, 18 janvier 2011 06h29

    M. Joseph, je partage totalement votre opinion.

    Et je crois que l’ONUCI devrait se retirer et laisser les Ivoiriens-nes décider eux-mêmes pour eux-mêmes.

    L’ONU n’est pas là pour faire la loi dans les pays souverains. Son rôle est de favoriser la Paix et éviter les conflits sur la planète.

    Dans sa charte ( http://www.un.org/fr/documents/charter/pdf/charter.pdf ) on peut lire :

    Les buts des Nations Unies sont les suivants :

    1. Maintenir la paix et la sécurité internationales …

    2. Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du
    principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde ;

    3. Réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux…et en encourageant le respect des droits de l’homme…

    4. Être un centre où s’harmonisent les efforts des nations vers ces fins communes.

    En résumé, l’ONU est censée être pour la Paix, contre la violence et devrait respecter la souveraineté des Pays dans un but d’égalité et d’harmonie entre les peuples souverains.

    Avec les troupes armées de l’ONUCI, l’ONU prend les armes contre un gouvernement souverain, favorise la confrontation et la violence dans le Pays tout en s’attribuant le rôle de juge et parti dans le processus de la démocratie ivoirienne.

    Nous sommes bien loin des buts de sa charte parlant de Paix et de respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

    Monsieur Joseph, je retiens ce néologisme « démocrature ». Il est excellent et c’est un mot adéquat et même essentiel pour clairement définir cette nouvelle notion que la « communauté internationale » favorise. (Pensons, entre autres, au Honduras, sans oublier toutes ces démocratures de l’Afrique (Burkina Faso, Kenya, etc.).

    Je partage totalement votre commentaire concernant M. Mercier. Je comprends difficilement le but recherché par des personnes tenant un tel discours après avoir lu un article bien structuré, bien étoffé et bien documenté comme celui que nous présente M. Desgagné.

    Merci pour votre commentaire, M. Joseph.

    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S. : Excusez cette dernière remarque, mais je crois que vous devriez signer complètement vos commentaires. Nous vivons en démocratie et nous avons le droit de parole et de pensée. Il faut l’utiliser et signer haut et fort nos propos. Peut-être qu’un jour, si la démocrature se durcit, nous serons contraints de nous protéger par l’anonymat. Pour l’instant, utilisons donc sans peur notre liberté avec fierté.

    De plus, les médias de masse favorisent l’anonymat et l’emploi du pseudonyme. La non-signature favorise les propos ridicules, les attaques sans conséquence et maintient à un niveau de radios poubelle les "débats" populaires. Lorsque l’on cache son identité, on peut tout se permettre. Ah ! bien sûr, les censeurs vous diront qu’ils sont là pour maintenir "l’ordre" avec des chartes de bienséance bien rigides. L’anonymat justifie donc le rôle du censeur et permet la censure en utilisant les virgules des chartes.

    Parfois, j’ai envie de lancer sur internet, une campagne disant :
    « Je m’exprime, donc je signe ».

    Nul besoin de naviguer longtemps sur internet pour nous apercevoir que nous baignons dans une mer d’anonymes qui tiennent des propos qui seraient vraiment gênants de signer.

    Salutations.

  • Joseph , 17 janvier 2011 22h42

    A propos des rebelles et de Outtara : Voici ce que disent les rebelles eux-memes, lors d’un meeting au Nord de la cote d’ivoire :

    www.youtube.com/watch?v=XQiFp6qx6_E

  • Joseph , 17 janvier 2011 19h04

    A l’intention de M. Mercier :

    J’ai lu depuis quelques jours vos réactions vis-à-vis des articles de M. Desgagné sur la crise postélectorale en Côte d’ivoire, et notamment des rectifications que vous essayez d’apporter.

    (i) Il est très facile pour vous, d’essayer de contredire quelques lignes des articles de M. Desgagné, de rectifier quelques faits voire de contredire totalement certaines de ces affirmations.

    Je vous suggère cher M. Mercier, d’écrire des articles plus justes selon votre goût et de nous les faire lire. Si vous contribuez à un blog ou autre, fournissez nous le lien.

    (ii) Il y a indiscutablement dans la démarche de Monsieur Desgagné, un souci de justesse et d’équité dans l’analyse des faits par lui discuté.

    Vous seriez plus utile aux lecteurs, en prenant quelques textes de l’AFP donc de Radio-Canada, et de nous y donner votre avis. Car si au fond de vous-même, vous êtes animés par le même esprit de justesse et d’équité, votre contribution serait certainement plus bénéfique aux lecteurs des dépêches de l’AFP. Et votre voix s’ajouterait à celles quasi-inaudible de M. Desgagné et de quelques autres sans-voix anonymes, pour dénoncer "le cartel médiatique" et la désinformation en générale.

    (iii) Etant aussi proche de l’ONU et donc de l’ONUCI, j’espère que vous commencerez par dénoncer leur attitude en Côte d’ivoire, malgré le fait que c’est votre employeur.

    (iv) Dans l’ensemble de vos interventions, vous donnez l’impression de juger pour le peuple ivoirien, lequel des 2, Gbagbo ou Ouattara serait le meilleur choix qui serait capable de mener le pays vers le développement.

    Cher M. Mercier, avec cette attitude paternaliste, vous vous alignez exactement dans la pensée esclavagiste et colonialiste que les peuples opprimés essayent, tant bien que mal de dénoncer et de combattre depuis près de 500 ans, lorsqu’ils ne sont pas simplement rayés de la planète.

    Ce n’est pas à vous cher M. Mercier, de choisir celui qui serait bien ou moins bien pour le développement du peuple ivoirien. C’est à eux de le faire. Cela me fait penser aux sanctions imposées en Palestine après le choix démocratique du peuple de se faire diriger par le Hamas...

    Vous êtes peut-être sincèrement animé de bonnes intentions comme ceux qui amenèrent l’esclavage, puis la colonisation, ensuite la néo-colonisation et enfin la "démocrature" (dictature sous forme de démocratie) à l’Afrique. Mais figurez-vous cher M. Mercier, c’est à chaque peuple de choisir ses dirigeants.

    Si à cette démarche erronée, vous ajoutez les intérêts de ceux comme vous qui pensent pour le peuple, alors, le résultat n’est rien d’autre ce qui se passe en Côte d’ivoire, ou les penseurs tentent de bien vilaine manière d’imposer un choix contraire à celui du peuple. Et plus globalement en Afrique, continent riche, mais dirigé et pillé par l’occident, naturellement, avec l’appui d’autres africains, qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

    Cher M. Mercier, prononcez-vous donc honnêtement sur ce qui se serait passé au Nord et dans toute la zone sous control des rebelles, mettez de côté votre penchant paternaliste à choisir lequel des 2 (Gbagbo ou Ouattara) serait le plus propice au développement ivoirien, et vous vous rendrez mieux compte de ce que dénonce M. Desgagné.

    Cordiales salutations
    Joseph

  • pangoua, 15 janvier 2011 19h21

    À la lecture du texte, je vois que M. Desgagné a fait beaucoup de recherches pour mieux faire comprendre la situation que la Côte d’Ivoire vit aux Canadiens et à tous les internautes. Effectivement, Laurent Gbagbo n’est pas un sain. Mais lorsque M. Mercier dit que Gbagbo n’a rien fait pour son peuple, je me m’inscris totalement en faut. Comment voulez vous pour un pays comme la Côte d’Ivoire en geurre et aux moyens limités. l’État pour investir pour améliorer les conditions de vie. M. Ouattara et ses rebelles n’ont pas laissé M. Gbagbo gouverné pour mettre en oeuvre son programme de gouvernement pour lequel il a été élu en 2000. Aujourd’hui, avec la crise post-électorale, certains pays de la sous région poussés dans le dos par La France et les USA veulent faire la guerre à la Côte d’Ivoire pour déloger Gbagbo. O ;u étaient ils en 2002 lorsque la Côte d’Ivoire a été attaquée par les rebelles armés par Ouattara alors que M. Gbagbo est allé sollicité leur assistance. En partant de la genèse du problème jusqu’aujourd’hui, on se rend compte de la partisanérie flagrante de l’occident et de ses medias :
    1-Lorsque sous des pretexte fallacieux les rebelles ont attaqué la Côte d’Ivoire alors que Laurent Gbagbo n’était au pouvoir que depuis 22 mois, personnes au niveau de la communauté internationale n’a levé le petit doigt pour soutenir Gbagbo ;
    2-Malgré toutes les atrocités que les rebelles qui se reclament de M. Ouattara ont commises (plus de 5000 morts, des exécutions sommaires, des viols, des massacres)...personnes n’a inquiété les rebelles. Au contraire, l’élysée et l’occident leur ont déroulé le tapis rouge ;
    3-Aujourd’hui, la TPI, les USA, La France, L’UE ont de la voix pour instrumentaliser tous les organismes internationaux pour sanctioner la Côte d’Ivoire. Où étaient-ils lorsque les rebelles ont commencé a semé à compter du 19 septembre 2002 la terreur et la désolation en Côte d’Ivoire en commettant crimes sur crimes
    4-Depuis le début de la guerre en 2002, dites moi une seule concession de taille que cette rebellion a faite alors que Gbagbo a accepté pour la paix en Côte d’Ivoire humuliations sur humuliations, concessions sur concession ?
    5-Début le début de cette crise en 2002, la pression a été mise unquement sur Gbagbo. La seule et unique chose qu’on demandait aux rebelles pour aller à des élections transparentes, le désarmement, ils ne l’ont jaais faite. L’ONU et cette soi disant communauté internationale qui étaient sensés les pousser à désarmer ne l’ont jamais faite parce qu’ils avaient leur funeste plan en tête. Comment pouvont nous avoir des élections transparentes lorsqu’une partie du pays est occupé par des hommes armés qui soutiennent ouvertement un des candidats.

    Les seuls responsables de la situation que vit la Côte d’Ivoire actuellement sont les l’ONU et cette soit disant communauté internationale piloté par la France et les états unis. Ces pays peuvent -ils acceptés de telles élections chez eux.

    Au soir des élections la CEI a annoncé offciellement un taux de participation de 70%. Ce taux est passé curieusement à 81%, soit 11% (environ 600 000 voix de plus) à l’onnonce des résultats de la CEI dans les conditions que tout le monde sait. D’où viennent ces 600 000 voix ! Réfléchissons un petit peu !!!

    Quoi faire maintenant ?

  • Bernard Desgagné, 15 janvier 2011 14h28

    Monsieur Charbonneau,

    Vous avez parfaitement raison. Ces photos sont de la désinformation. Un correspondant me les a envoyées après la parution de mon article et je n’ai pas fait de vérification dans ce cas. Je les enlève tout de suite puisqu’elles n’apportent rien au lecteur de toute manière. Ça m’apprendra.

    Merci aussi des précisions que vous apportez concernant M. Compaoré et la complaisance des médias à son égard, notamment de M. Réjean Tremblay.

    Merci beaucoup pour votre contribution très utile.

  • Serge Charbonneau, 15 janvier 2011 12h25

    Vous utilisez un montage photo de propagande pour dénigrer Compaoré. L’Histoire du Burkina Faso est suffisamment éloquente pour le dénigrer sans ce piège.

    Le montage photo que vous utilisez :
    http://www.vigile.net/IMG/pdf/La_luxueuse_demeure_de_Blaise_Compaore.pdf

    est un montage photo qui a servi à dénigrer Mugabe :
    http://www.chillnite.com/wtf-gallery-of-zimbabwes-robert-mugabe

    Comme je l’explique dans mon commentaire laissé sur Radio-Canada le 7 janvier dernier (voir commentaire précédent), ces mêmes photos ont aussi servi pour dénigrer le dictateur Musharraf
    http://www.google.ca/images?hl=fr&biw=970&bih=578&q=musharraf+home&um=1&ie=UTF-8&source=univ&ei=19UxTaf8KIL-8Aazqc3wCA&sa=X&oi=image_result_group&ct=title&resnum=1&ved=0CCQQsAQwAA

    ou encore l’acteur de Bollywood, Shahrukh Khan
    http://www.google.ca/images?hl=fr&q=shahrukh%20khan%20house&um=1&ie=UTF-8&source=og&sa=N&tab=wi&biw=954&bih=578

    Ces photos sont celles d’une luxueuse résidence de location (pour films ou publicités) située dans le quartier cossu de Bel air à Los Angeles

    L’agence de Toni Maier les utilise pour promouvoir la location sur son site de promotion :

    http://www.onlocation.com/displayimage.php?searchtype=blueid&blueid=1662

    Voyez Le Palais extérieur
    Image 6

    Le lit rouge
    images 50, 54, 55

    Salle de télé
    image 42

    Vous êtes malheureusement tombé dans le piège de la propagande internet. Elle fonctionne dans un sens comme dans l’autre (pour Mugabe et pour Compaoré).

    Il faut toujours vraiment vérifier nos sources et corriger nos erreurs au besoin.

    Je suis déjà tombé dans un piège semblable concernant une supposée publication des années 60 parlant du rôle de la femme.

    Merci de prendre en considération ces remarques qui ne remettent nullement en cause votre analyse, mais simplement cette intrusion de la propagande dans vos lignes.

    Salutations,

    Serge Charbonneau
    Québec

  • Serge Charbonneau, 15 janvier 2011 11h59

    Monsieur Desgagné, ce n’est qu’aujourd’hui (15 janvier) que je prends connaissance de votre article.

    Je suis tout à fait du même avis que vous concernant ce qui se trame en Côte d’Ivoire et en Afrique. Il y a des lustres que de déplore cette éponge que l’on passe sur l’assassinat de Thomas Sankara, ce grand Africain qui fut assassiné lors de la prise de pouvoir de Blaise Compaoré.

    J’ai envoyé une vigoureuse lettre de protestation à Réjean Tremblay , notre (!) chroniqueur sportif par excellence lorsque celui a rendu visite à ce grand démocrate-ami de Compaoré.

    Souvenez vous de son article « éloquent »

    Publié le 13 juillet 2008 et Mis à jour le 20 décembre 2008 à 10h44
    (Je n’ai malheureusement pas noté les changements apporté à l’article lors de sa « mise à jour » 5 mois plus tard.

    Le titre : « Le président bien-aimé » (Il s’agit de Blaise Compaoré)
    http://www.cyberpresse.ca/international/afrique/200809/08/01-656249-le-president-bien-aime.php

    Voici ma lettre ouverte que j’ai fait parvenir à plusieurs médias et qui n’a pas eu de diffusion.

    Lettre ouverte à Réjean Tremblay

    Éloge d’un assassin :
    « Blaise Compaoré : le président bien-aimé »
    http://www.cyberpresse.ca/article/20080713/CPMONDE/807130462/6643/CPMONDE

    Vous rendez-vous compte, mon cher M. Tremblay que vous faites l’éloge d’un assassin,
    Blaise Compaoré.

    Un dictateur au pouvoir depuis 1987.
    (Bien sûr, il s’est fait élire après son coup d’État du 15 octobre. La dictature, aujourd’hui, est devenue "démocratique")
    Un « roi-nègre » qui a fait assassiner Thomas Sankara.

    Vous constatez la terrible pauvreté du Burkina Faso.
    Du même coup, n’auriez-vous pas constaté la vie d’opulence de ce président tant aimé de l’Occident et surtout de la France ?

    Si vous n’avez pas constaté cette richesse, il vous faudrait discuter un peu avec un confrère journaliste du Monde, Philippe Bernard.
    Celui-ci a révélé bien des petites douceurs que ce bon diable de Compaoré se paie.

    http://fr.allafrica.com/stories/200806130533.html

    Pire, Douglas Farah du Washington Post publie le 29 décembre 2002, des allégations concernant ce président qui aime et mène son pays depuis plus de 20 ans. Il semble que M. Compaoré et son illustre grand ami, Charles Taylor, s’adonnent au commerce illicite du diamant.

    http://www.journalbendre.net/spip.php?article62

    Comment pouvez-vous donc attaquer votre article avec ces mots teintés d’une naïveté incroyable :
    " C’est l’histoire d’un homme qui a connu un long et difficile parcours pour arriver à la tête d’un pays qu’il aime avec passion. "

    Un coup d’État est-il un long et difficile parcours ???

    Ce Blaise Compaoré est un assassin.
    Connaissiez-vous sa victime : Thomas Sankara.
    Voyez son discours sur la dette africaine à Addis Abéba en 1987.

    http://www.seneweb.com/videos/video/66.php

    Incroyable tout de même, qu’en trois articles sur le Burkina Faso, vous n’ayez jamais mentionné son nom.
    Blaise Compaoré a fait assassiner (sous le regard bienveillant de la France) cet homme avec lequel il fut élevé.

    Thomas Sankara aurait dit quelques jours avant son assassinat :
    "Le jour où vous entendrez que Blaise Compaoré prépare un coup d’État contre moi, ne me prévenez pas, il sera déjà trop tard".

    http://www.amnistia.net/news/articles/compaore/compaore.htm

    La saine démocratie du Burkina Faso n’est peut-être pas sans taches.

    Revue de la presse burkinabée
    18-05-2007
    La mainmise du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti du président Blaise Campaoré, au parlement à l’issue de la proclamation des résultats des législatives du 6 mai, a divisé les journaux au Burkina Faso. Le CDP, parti au pouvoir, a gagné 73 sièges sur 111, pour la future législature.

    Pour Sanfinna "la fraude est devenue une réalité vivante des élections au Burkina Faso". Sous le titre "Les aspects toujours banalisés de la fraude"

    http://www.radiofrance.fr/thematiques/presse/revues/index.php?page=2&revue=70000026

    Les beaux habits, les beaux discours, les beaux mots, la belle prestance de ce président en poste depuis le coup d’État du 15 octobre 1987, semblent vous avoir totalement obnubilé.

    Vous en oubliez la pauvreté extrême de ce pays qui vit sur des richesses exploitées par et pour les intérêts étrangers.
    Ce laquais est un roi-nègre assassin au service des "investisseurs" étrangers et non au service de sa population et de son pays.
    En vingt ans de pouvoir absolu, la pauvreté de son pays est toujours endémique. Seule sa richesse personnelle progresse.

    M. Tremblay, votre naïveté me déçoit.
    Après avoir fait l’éloge d’une installation minière qui va piller le sol burkinabé, vous dorez l’image d’un de ces profiteurs qui s’enrichit au détriment des plus pauvres de la planète.

    Vous nous décrivez, candidement, la misère et les conditions de vie incroyables en nous soulignant le salaire faramineux des expats.
    J’espère que vous retournerez dans quelques années constater les superbes retombées économiques sur la population relocalisée.
    Y aura-t-il plus de magnifiques frittes dorées avec du ketchup.
    Peut-être y trouvera-t-on un McDonald près de ces cases en paille, bien réelles et ces six ou huit enfants survivant dans cette cabane de terre séchée, affamés et tellement pauvres et démunis.

    Allez faire un tour au Zimbabwe maintenant.
    Après le président bien aimé, vous nous parlerez du diabolisé.

    Vive l’exploitation de l’Afrique.

    Serge Charbonneau

    adresse : xxxx, xxxxxxx
    Québec, Qc
    G1G 1V4

    téléphone : xxx-xxx-xxxx
    veliserdi@hotmail.com

    Je laissais mon adresse complète et mon numéro de téléphone.
    Aucun "grand" média n’a daigné publier ma lettre ouverte.

  • LA VERITE, 14 janvier 2011 10h36

    tous ceux qui diront que le taux de participation du 2eme tour est supérieur a 70% montreront leur vraie nature : " le mensonge" . j’attends pour inonder ce site d’une batterie de preuves scientifiques pour les confondre une fois de plus.
    c’est juste le début !

  • LA VERITE, 14 janvier 2011 10h01

    je suis resté longtemps attentifs a tous les commentaires fait ici et la, sachez a partir de maintenant que vous aller recevoir toutes les preuves de la fraude au nord et c’est bien GBAGBO le gagnant des éléctions 2010 en CI. Il y’a un adage chez nous qui dit : "on ne peut cacher le soleil avec sa main". je met au défit quiconque de prouver le contraire de ce post que je fait, ce jour-ci le canada connaîtra la verité :

    Le mensonge est un sprinter et la vérité, un coureur de fond. Elle le rattrape toujours, quelles que soient sa puissance et sa vitesse. En témoigne ce document publié sur Cameroon-info.net (analyse des camerounais eux-mêmes) et qui rétablit la vérité habilement cachée aux Africains et à tous les citoyens du monde par Choï, Sarkozy, Obama et l’ONU. N’a-t-on pas dit que le temps est l’autre nom de DIEU ?

    Ci-joint le fichier des résultats du 1er tour de l’élection présidentielle. Voici le récapitulatif :
    - Inscrits : 5 712 348
    - Votants : 4 804 164
    - Taux de participation : 84,1%
    - Bulletins nuls : 225 521
    - suffrage exprimé : 4 569 258
    - GBAGBO : 1 738 889 soit 38,06%
    - ADO : 1 473 970 soit 32,26%
    - BEDIE : 1 142 814 soit 25,01%

    Pour le 2 nd tour, la CEI a annoncé un taux de participation de 70%, ce qui signifie que le nombre de votants devrait être de :
    - Nombre de votant = (5 712 348 * 70) / 100
    = 3 998 643

    La CEI sur FRANCE24 a donné les résultats suivants :
    - GBAGBO : 2 107 055 soit 45,9%
    - ADO : 2 483 164 soit 54,1%
    Soit un suffrage exprimé de 2 107 055 + 2 483 164 = 4 590 219
    Le suffrage exprimé 4 590 219 qui est normalement inférieur au nombre de votants (à cause des bulletins nuls) représente :
    = (Suffrage exprimé * 100) / Nbre d’inscrits
    = (4590 219 * 100) / 5 712 348
    = 80,35%.

    Remarques
    - Le pourcentage des suffrages exprimés (80,35%) est supérieur au taux de participation général annoncé (70%). Si l’on devait comptabiliser les bulletins nuls, on aurait un pourcentage plus élevé et supérieur à celui du 1er tour. FRAUDE

    - Sur la base du suffrage exprimé, nous avons un surplus de voix de l’ordre de :
    = Suffrage exprimé - (Nbre d’inscrits * Taux de participation)
    = 4 590 219 - (5 712 348 * 70%)
    = 4 590 219 - 3 998 643
    = 591 576 voix supplémentaires. D’où viennent- elles ? FRAUDE

    - Toujours en se basant sur le suffrage exprimé : 4 590 219
    1er Tour GBAGBO : 1 738 889
    1er Tour ADO : 1 473 970
    En se basant sur le fait que tous les militants de GBAGBO et ADO qui ont voté au 1er tour, en ont fait de même au 2ieme, il devrait rester comme voix à se disputer :
    Suffrage exprimé - (1er Tour GBAGBO + 1er Tour ADO)
    = 4 590 219 - (1 738 889 + 1 473 970)
    = 4 590 219 - 3 212 859
    = 1 377 360. Ce nombre est supérieur au nombre de voix de BEDIE et de tous les autres candidats au 1er Tour (1 356 399). Quand on sait qu’il ya eu des empêchements de votes, des personnes qui se sont abstenues et d’autres qui étaient en voyage, on devrait avoir un nombre beaucoup plus bas. FRAUDE.

    Merci de faire circuler ce message afin que tout le monde puisse se rendre compte du hold-up électoral orchestré par les ennemis de la Côte d’Ivoire qui ne veulent pas la voir émerger. Ne cédons pas aux provocations, restons mobilisés, sereins et faisons prévaloir la force des arguments parce que nous sommes intelligents. La Côte d’Ivoire est leur terminus, leur "BORI BANA". Plus jamais ça en Afrique, on doit se faire respecter.

    Bonne réception !

    Source : CAMEROON-INFO.NET

  • Bernard Desgagné, 14 janvier 2011 00h32

    Je viens de lire un commentaire dont le webmestre n’a pas autorisé la publication en raison des insultes qu’il contenait. En voici un extrait :

    « Je trouve dommage que vous trouviez normal que Soro Guillaume soit premier ministre. [...] Un rebelle qui n’a aucun respect pour l’être humain, un rebelle dont les hommes ont pillé, tué des familles. [...] Je suis un déplacé de guerre. J’ai quitté la ville de Bouaké et, Dieu merci, je me trouve aujourd’hui au Québec. Vous qui trouvez normal que la récompense du meurtre soit la primature, accepteriez-vous qu’une rébellion décime votre pays et tue vos parents ? »

    Les Ivoiriens qui ont souffert de la guerre civile, notamment en y perdant des proches, ont raison d’être en colère. Ils ont raison de s’offusquer en lisant des commentaires de personnes qui ne voient pas le crime grave qu’est le déclenchement injustifié de cette guerre, crime qui est à l’origine des troubles actuels.

    Néanmoins, tout en m’inclinant devant la douleur des Ivoiriens meurtris, je leur demanderais de rester calme, à l’image du président Gbagbo, et de participer aux débats sur Vigile sans employer l’insulte.

    Par ailleurs, pour appuyer ce que notre lecteur d’origine ivoirienne écrit ci-dessus, permettez-moi de renvoyer les lecteurs au « Rapport de la Commission d’enquête internationale sur les allégations de violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire ». Il indique de très graves violations des droits de la personne dans la zone prise par les insurgés.

    http://tinyurl.com/49qpbqr

    Aujourd’hui, l’ONU semble avoir oublié ce rapport et s’intéresse davantage à des allégations qui n’ont jamais fait l’objet d’une enquête et qui sont destinées à faire mal paraitre M. Gbagbo. Pas étonnant que les Ivoiriens exigent le départ de l’ONUCI.

  • jhyapi, 13 janvier 2011 23h07

    Marcoussis a été concocté par Jacques Chirac pour humilier Gbagbo et le dépouiller des ses prérogatives au profit de son opposition (à qui il a été promis des postes de ministres) et de la rébellion.

    D’ailleurs, au sortir de Marcoussis, Soro Guillaume avait annoncé, candide, qu’ils avaient le ministère de la défense et celui de l’intérieur.

    Gbagbo devait aussi nommer un premier ministre en la personne de Seydou Elimane Diarra lequel exercerait le pouvoir à la place de Gbagbo qui devait se contenter d’un rôle de représentation uniquement. Pendant le sommet de Marcoussis, le facilitateur Pierre MAZEAUD, choisi par la France pour présider cette table-ronde, avait devant tous les ivoiriens présents déclaré que la constitution ivoirienne (adoptée par referendum auquel Ouattara a appelé à voter OUI) n’avait pas plus de valeur qu’un chiffon. Ce manque de respect face à la constitution ivoirienne, l’arrogance et le paternalisme affichés par Pierre MAZEAUD avaient d’ailleurs poussé Mamadou Koulibaly, le président de l’Assemblée Nationale Ivoirienne, à claquer la porte et retourner en Côte d’Ivoire avant la fin des négociations.

    Alors oui, Monsieur Mercier, Marcoussis faisait la part belle à Gbagbo en lui permettant de rester au pouvoir, après avoir armé des rebelles pour le dégommer.
    C’est pour cela que lorsque Gbagbo, qui était en Italie au moment de l’attaque du 19 septembre 2002, avait demandé à Jacques Chirac d’activer les accords de défense entre la France et la Côte d’Ivoire pour l’aider, ce dernier s’est empressé de lui proposer une asile politique doré en France.

    C’est aussi par amitié pour Gbagbo qu’après le bombardement accidentel au camp français de Bouaké, Jacques Chirac n’a pas jugé bon d’appeler "son ami" (il dit que la Côte d’Ivoire est un pays ami que la France est venue aider) pour avoir un début d’explications. Non, il a immédiatement donné l’ordre aux forces françaises "amies" de détruire la minuscule aviation ivoirienne qui faisait la fierté nationale (la Côte d’Ivoire est un pays de paix) pour ensuite répondre aux protestations qui ont suivi en donnant l’ordre de tirer sur les manifestants ivoiriens aux mains nues devant l’hôtel ivoire, sur les ponts et les routes d’Abidjan.

    Il faut la France pour pouvoir donner une telle légitimité à des rebelles sanguinaires qui ont attaqué leur propre pays, semé la mort parmi les populations. Depuis 2002, c’est la même logique. Chirac a été remplacé par Sarkozy, l’ami personnel de Ouattara.

    Heureusement, les méchants pour la majorité des ivoiriens et des africains, ce sont la France, Ouattara et leur bande de rebelles criminels.

    Notre vœu le plus cher est que la paix revienne en Côte d’Ivoire. Et je veux lancer un appel aux ivoiriens de signer un pacte de non agression mutuelle et de laisser les politiques ou les militaires trouver un terrain d’entente. Chaque ivoirien doit s’engager à préserver la paix en ne prenant part à aucune violence.

  • Frédéric Mercier, 13 janvier 2011 16h20

    Mon erreur la Chine n’appuie pas Ouattara, elle appuie l’ONUCI.
    C’est ce qu’a déclaré mardi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei.

    Quant à la Russie, elle soutient Ouattara en tant que membre du Conseil de sécurité de l’ONU.
    Bien sûr, ça n’empêche pas Gbagbo d’avoir aussi des appuis en Russie.

  • Frédéric Mercier, 13 janvier 2011 15h15

    @ B. Desgagné

    "M. Mercier fait ses commentaires sans jamais les étayer"
    RE : Oui, ce sont des commentaires, pas une contre-enquête.

    " Ce n’est pas le gouvernement Gbagbo qui a commencé la guerre civile. C’est le camp Ouattara qui est clairement l’agresseur."
    RE : Je dis simplement que le rôle précis de Ouattara dans la rebellion n’a jamais été explicité sans un doute.

    "Je viens de démontrer noir sur blanc que la France a toujours agi pour favoriser les insurgés."
    RE : Et pourtant non : l’Accord de Marcossi, parrainé par la France colonialiste, exigeait que Gbagbo reste en poste.

    « Désolé de vous contredire, mais la Chine a annoncé hier qu’elle appuie le gouvernement élu Ouattara. »
    RE : Il faut croire que les informations sont divergentes.

    "Comme à son habitude, la Chine fait preuve de beaucoup de retenue"
    RE : Comme au Tibet, etc ?

    "Voilà ce qui arrive quand on fait confiance au cartel médiatique au lieu de vérifier l’information à la source."
    RE : Vous vous croyez vraiment immunisé contre la désinformation du cartel ? Franchement. Quant à la vérification des sources, on pourrait s’obstiner longtemps.

  • Soucieux, 13 janvier 2011 09h20

    Cher Monsieur Bernard Desgagné,
    merci beaucoup pour ces articles si éclairants sur la crise en Côt d’Ivoire. Je vous prie de faire publier vos écrits et points de vue sur la question dans tous les médias qui veulent connaître la vérité. Il s’agit bien des américains que des européens. Nous voulons connaître la vérité, pourquoi nos gouvernements et medias s’acharnent-ils sur un homme que les institutions de son pays reconnaît comme Président élu ?

  • BOLOU, 13 janvier 2011 09h04

    Merci de porter la vérité au Canada et d’éclairer l’opinion publique occidentale dans un environnement où sous la houlette de la France la "Communauté internationale" essaie d’étouffer la voix des institutions légales ivoiriennes pour se donner bonne conscience dans sa tentative de renverser le Président Laurent Gbagbo, légalement désigné vainqueur du second tour des élections présidentielles par le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire. La population ivoirienne, vivant sur place en Côte d’Ivoire, apprécie votre article à sa juste valeur et invite les médias occidentaux à faire la même démarche que vous : « la recherche de la vérité » et à porter la « voix des sans voix » s’ils veulent rendre service à l’Afrique.

  • Jean Claude Pomelreau, 13 janvier 2011 06h52

    Pourquoi la "communauté internationale" ne veut pas que toute la vérité soit dites sur le processus électoral :

    http://www.ivoirediaspo.net/index.php/3692/cote-divoire-que-toute-la-verite-soit-dite.html

    ....

    JCPomerleau

  • Bernard Desgagné, 12 janvier 2011 22h59

    Voici, au complet, l’adresse internet qui est tronquée dans mon commentaire ci-dessus.

    http://french.cri.cn/781/2011/01/11/304s236124.htm

  • Bernard Desgagné, 12 janvier 2011 17h58

    Les lecteurs de Vigile auront remarqué que M. Mercier fait ses commentaires sans jamais les étayer et tient des raisonnements plutôt étranges, par exemple en mettant en doute par des railleries le fait indéniable que ce n’est pas le gouvernement Gbagbo qui a commencé la guerre civile. C’est le camp Ouattara qui est clairement l’agresseur. Néanmoins, pour la forme, je tiens à donner deux exemples précis et flagrants de la désinformation qu’il colporte sans cesse.

    M. Mercier écrit : « Et Gbagbo a eu ses propres commanditaires (dont la France, ironie). »

    Or, je viens, dans l’article ci-dessus, de démontrer noir sur blanc que la France a toujours agi pour favoriser les insurgés. Quelles sont les preuves de M. Mercier que la France « a commandité » Laurent Gbagbo ? Évidemment, M. Gbagbo a de nombreux alliés en France, mais pas l’État français. Quand on parle de la France, du Canada ou des États-Unis, on entend l’État français, canadien ou étasunien.

    M. Mercier écrit : « Désolé de vous contredire, mais la Chine a annoncé hier qu’elle appuie le gouvernement élu Ouattara. »

    Cette information, colportée par le cartel médiatique, est totalement fausse. Ni la Russie, ni la Chine n’ont donné leur appui à M. Ouattara. Comme à son habitude, la Chine fait preuve de beaucoup de retenue, pour ne pas jeter de l’huile sur le feu. Voici la position exprimée hier par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

    ttp ://french.cri.cn/781/2011/01/11/304s236124.htm

    Voilà ce qui arrive, Monsieur Mercier, quand on fait confiance au cartel médiatique au lieu de vérifier l’information à la source. N’est-ce pas vous qui me reprochiez l’autre jour d’écrire mes textes en m’inspirant de Wikipédia ? Faites plutôt votre examen de conscience.

    Non, Monsieur Mercier, je ne ferai pas « au moins un texte » sur les crimes de Laurent Gbagbo et je vous laisse le soin de nous démontrer qu’il en a déjà commis. Affirmer n’importe quoi n’est pas démontrer. Citer des élucubrations sans fondement de chefs de guerre notoires non plus.


    P.-S. Tant qu’à me citer, pourriez-vous le faire sans mettre des fautes de français dans ce que j’écris ? J’ai écrit « Suivit l’Accord », et non « Suivi l’Accord ». Le nom « accord » est sujet de « suivit », conjugué au passé simple.

  • Frédéric Mercier, 12 janvier 2011 17h09

    Je commente votre 4e et dernier texte.
    Rappel aux lecteurs, pour le contexte, je suis travailleur humanitaire avec l’ONU en Côte d’Ivoire, actuellement évacué à Dakar pour raison de sécurité.

    « Le dictateur Blaise Compaoré qui a fait assassiner Thomas Sankara, pourfendeur de néocolonialistes (...) »
    RE : Je vous appuie dans cette partie. TOUTEFOIS, vous devez POUSSER la réflexion plus loin : si Ouattara travaille à la solde des néos, Gbagbo, lui, VEUT-IL VRAIMENT le bien des ivoiriens ? Il n’a fait la preuve que du contraire depuis 10 ans. DITES-NOUS ce qu’il a fait pour son pays en 10 ans. Voyez-vous où je veux en venir ?

    « Vous n’entendrez pas souvent les journalistes de Radio-Canada traiter Blaise Compaoré de tricheur. »
    RE : Toutefois les médias burkinabés ne s’en sont pas privés. Car il se trouve que j’étais au Burkina Faso, en 2005, année électorale. J’en ai retenu, que ça nous plaise ou non, qu’effectivement les Burkinabés de la rue semblent l’apprécier.

    « Les monarques, les dictateurs et les assassins en série figurant sur la liste des bons clients de l’Empire anglo-étasunien. »
    RE : D’accord encore une fois, mais cela ne vous donne pas le droit de nous présenter Ggabgo comme une innocente colombe. Soyez objectif, faite au moins un texte sur ses crimes. Vous n’allez pas nous dire qu’il n’en a jamais fait ?

    « Les agresseurs sont dépeints comme d’intrépides rebelles et l’État agressé, comme un tas de vilains. »
    RE : L’État, c’est le peuple. Et le peuple ivoirien en a assez de Gbagbo, c’est leur choix exprimé dans les urnes, que ça nous plaise ou non.

    « quand l’un d’eux a commencé la guerre sans motif légitime ? »
    RE : « C’est lui qui a commencé ! »… « Non c’est lui ! »…

    « Le gouvernement Gbagbo n’est coupable d’aucune violation grave des droits de la personne. »
    RE : OUF ! Affirmation à tout le moins très audacieuse…

    "En pareil cas, il y a deux moyens de financement : le crime organisé et les alliés étrangers."
    RE : Et l’argent du cacao.

    « Suivi l’Accord... qui prévoyait la participation des insurgés au gouvernement ainsi que leur désarmement complet, ce qui ne s’est jamais produit. »
    RE : Il ne vous vient pas à l’idée que, peut-être, il existe en fait dans ce pays deux États (au moins deux nations principales) et que chacun a le réflexe de se protéger contre l’autre ?
    Saviez-vous que le nord de la Côte d’Ivoire était jadis une terre burkinabé, avant que les colonialistes viennent s’en mêler et refaire les frontières ? Je continue de poser la question : qui sont les bons, qui sont les méchants ?

    « Guillaume Soro, le chef de guerre actuellement premier ministre fantoche d’Alassane Ouattara »
    RE : Désolé, c’est le Premier ministre officiel du gouvernement élu. Son entrée au Palais n’est que question de temps.

    « L’ONU protège et ravitaille aujourd’hui le gouvernement hôtelier de Ouattara. »
    RE : Ceux qu’elle protège ont encore le droit de vivre. L’ONU doit les ravitailler par hélicoptère car le clan Gbagbo fait le blocus.

    "Les commanditaires de la guerre civile en Côte d’Ivoire ont toujours eu comme intention de favoriser le renversement de Laurent Gbagbo et son remplacement par Alassane Ouattara."
    RE : Et Gbagbo a eu ses propres commanditaires (dont la France, ironie). C’est la roue qui tourne.

    « Ces commanditaires se cachent aujourd’hui derrière l’écran de fumée de la désinformation. »
    RE : Est-ce plus ou moins pire que la presse abidjanaise pro-Gbagbo (le journal dirigé par sa femme) qui annonçait hier que l’ONUCI recruterait des enfants pour les armer de mitraillettes ?

    "La France n’a pas les moyens de s’opposer à la volonté de Washington et de Londres en Afrique qui veulent bloquer les avancées économiques de la Chine sur ce continent."
    RE : Désolé de vous contredire, mais la Chine a annoncé hier qu’elle appuie le gouvernement élu Ouattara. La Chine appuierait-elle ceux qui veulent « bloquer ses avancées économiques » ? Je me tue à le dire, c’est compliqué

    « tuant plusieurs dizaines de civils ivoiriens et en blessant plusieurs centaines. »
    RE : Selon… ? Le quotidien Notre Temps ?

    « Nicolas Sarkozy, ennemi de la souveraineté du Québec. »
    « Au premier rang des ennemis de l’indépendance du Québec figure donc le sinistre Nicolas Sarkozy »
    « Les Ivoiriens en ont marre de Sarkozy. Les Québécois aussi. »
    RE : Qu’est-ce que ça vient faire ?

    " Nullement intimidés, les Ivoiriens ont répliqué en invitant l’ambassadrice du Canada à quitter Abidjan."
    RE : Holà ! Ce ne sont pas "les Ivoiriens" qui ont demandé
    ça, c’est le clan Gbagbo, qui devait réagir pour se donner de la contenance après le rejet de ses ambassadeurs par le Canada et par le R-U. D’ailleurs, Isabelle se promène encore tranquillement dans les rues d’Abidjan, reconnue ambassadrice par tous ceux qui ont le droit de la reconnaître comme telle.

    "...les indépendantistes québécois, de nous montrer solidaires du peuple ivoirien, contre des adversaires qui sont aussi les nôtres.
    RE : Vous poussez un peu la logique manichéenne voulant que « les ennemis de nos amis sont nos ennemis. »

    J’aiapprécié cet exercice, il m’a donné l’occasion de réfléchir.

  • Marie Mance Vallée, 12 janvier 2011 15h49

    Merci M. Desgagné.

  • Serge Gingras, 12 janvier 2011 13h10

    En vous lisant, on comprend mieux pourquoi nos élus ont favorisé la convergence dans les média de toute nature. Moins il y a de joueurs mieux se pratique le contrôle de la pensée et de l’information.

    Aux USA, dix familles contrôlent l’information. C’est du gâteau. A l’occasion, on jette une proie mineure en pâture aux lecteurs, pour donner le change, comme avec Leakipedia, avant qu’il ne morde la main qui le nourit. Maintenant, on veut lui faire la peau.

    Le combat pour la démocratie est constant. Il ne peut y avoir de repos, car l’ennemi, lui, ne se repose pas.

    Vigilance. Vigilance constante, disait Maugrey Foloeil. :-)

  • Serge Gingras, 12 janvier 2011 12h59

    Bien envoyé. Bravo !

  • Jean Claude Pomelreau, 12 janvier 2011 10h23

    Informations confidentielles sur la situation actuelle en Cote d’Ivoire selon une note des services secrets Suisses :

    http://www.ivoirediaspo.net/index.php/3654/informations-confidentielles-sur-la-situation-actuelle-en-cote-divoire.html

    ....

    JCPomerleau

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