«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

L’à-plat-ventrisme de la caste médiatique québécoise démontré : Une clique de privilégiés, de fabricateurs d’opinions et d’intellectuels faussaires

L’appareil politico-médiatique officiel est moribond

La grande débâcle des merdias

Face à la perte d’influence de ses médias corporatifs, l’État profond passe à l’offensive.

Chronique d’Antoine Cosentino
samedi 7 janvier
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« With the epidemic of malicious fake news, and false propaganda that flooded social media over the past year, it’s now clear that so-called fake news can have real world consequenses. »

Traduction libre : Avec l’épidémie des médias mensonges malicieux et la fausse propagande qui à inondée les médias sociaux dans la dernière année, il est maintenant clair que l’influence des soi-disant médias mensonges peut avoir des conséquences concrète sur nos vies.

Citation de Hillary Clinton qui justifie la défaite de sa campagne lors d’une conférence de presse. Un fiasco au coût pharaonique de 1.2 milliard pour les bailleurs de fonds démocrates, une somme dix fois plus élevé que celle de son rival Donald J. Trump. Aucunes inquiétudes, l’argent reste dans la famille…

L’écran de fumée

Suite à la victoire de Donald J. Trump au terme d’une élection trépidante et pleines de rebondissements il fallait s’attendre à ce que l’appareil politico-médiatique élabore un narratif, un écran de fumée quelconque, pour ainsi éviter d’être acculé à produire une analyse en profondeur sur les causes de son incapacité à évaluer correctement la situation au cours de l’élection, toute remise en question publique se devait d’être écarté.

Le scénario Brexit tant appréhendé se répétait à la puissance mille et M. Trump était porté au pouvoir au grand dam de l’élite intellectuelle aux ordres, si clairvoyante et instruite. Moins médiatisées mais non moins significatives, les primaires de la « droite » que le gratin intello-médiatique français avait prévu entre Sarkozy et Juppé se soldait en une écrasante victoire de Fillion avec 44% des voix. Un décalage de 15 points entre le résultat final et les sondages alors que la marge d’erreur acceptable est de 5%.

Évidemment, il ne pouvait être question d’entrouvrir la porte sur son ingérence et sa partisanerie peu subtile mais l’appareil médiatique institutionnel ce devait à tout le moins de tenter d’expliquer pourquoi tous ses pronostics et savantes analyses ne se sont pas matérialisés.

Dans le cas de l’élection américaine, non seulement la couverture hautement dramatisée quasi hystérique qui avait pour tactique la marginalisation du candidat républicain, n’a pas fait fléchir l’électeur déterminé, mais elle n’a pas su échauder l’indécis.

Une des plus grandes surprises en ce qui attrait au résultat de cette élection est que malgré une campagne où les accusations de racisme et de misogynie étaient courantes, quotidiennes et même un point central de la stratégie démocrate, les femmes, les latinos et les noirs ont voté pour le candidat trublion en proportion très respectable.

Autre fait troublant pour les tenants d’un certain discourt, les états des grands lacs (Rust Belt) acquis aux démocrates depuis une vingtaines d’années, ont voté républicain avec l’apport significatif du mouvement syndical depuis lors hostile à la « droite ».

Plus humiliant encore, malgré un battage médiatique constant au sujet du racisme patent de M. Trump et de ses partisans, malgré l’instrumentalisation exhaustive et de longue durée de revendications sociétales par des organisations non-gouvernementales, le candidat républicain a fait mieux avec les différents groupes ethniques que le candidat républicain Mitt Romney qui mena en 2012 une campagne somme toute sans controverse.

ême si Romney avait pour adversaire Barack Obama, un candidat qui augmenta la participation du vote ethnique, la performance de Trump reste impressionnante et atteste d’un affaiblissement non seulement des grands médias institutionnels mais également de la politique du prosélytisme libertaire-victimaire-multiculturel-moralisateur.

Les médias corporatifs, qui ont tout fait pour leurrer l’électorat sur les terrains glissants des particularismes raciaux et sexuels, ont échoué lamentablement à court-circuiter la campagne républicaine.

Le soir de l’élection c’est la consternation sur les plateaux. Nous avons eu droit à des visages incrédules, des silences gênants et des mines bien basses de la part des animateurs et analystes ; ceux-ci cachant très mal leur déception face au dépouillement graduel des résultats. Or la façade professionnelle et déontologique revenait tout de go et le lendemain le narratif adopté par les porte-voix était extrêmement homogène des deux côtés de l’Atlantique.

Selon les dires de la caste médiatique, un mauvais échantillonnage des groupes sondés aurait mené à des résultats faussés qui sur-représentaient le vote démocrate de façon non-intentionnelle. Ces résultats auraient influé sur les think-tanks, les chaires de recherches et par ricochet sur le média, ce qui les auraient incités à réduire la profondeur de leurs analyses et à prédire une victoire plus que probable de Hillary Clinton.

En Europe et en Amérique, donc dans toute la zone occidentale, le mot d’ordre post élection était de mettre sur le banc des accusés les méthodes d’échantillonnage des maisons de sondages. Sensiblement le même modus operandi adopté pour le Brexit et les primaires françaises.

Sans aucunes autres explications, c’est avec un sérieux professionnel et un calme déconcertant que les employés des médias-système ont répété ce mot d’ordre pendant quelques jours, avec des variantes de style et de livraison du message selon la langue et la culture. Question d’adapter le message à l’auditoire.

C’était l’écran de fumé avant l’offensive.

L’offensive

Les résultats de cette élection historique sont en partie attribuable à une population de plus en plus éduquée politiquement et lucide quant à l’importance de la compréhension des articulations du pouvoir pour mieux défendre ses véritables intérêts en ce qui attrait aux enjeux cruciaux comme l’économie, la politique étrangère et la politique intérieure.

Une population dont la connaissance croissante des mécanismes et des techniques de manipulations lui a conféré une certaine immunité à la désinformation. Une population à la base d’un mouvement en grande partie organique, parfois chaotique mais dont la structure flexible et indépendante supportée par des militants de tous horizons et des médias alternatifs indépendants rivalisa de belle façon avec la machine des médias-système.

C’est cette rivalité montante, sérieuse, organisée et de plus en plus influente que l’establishment redoute. Face à une opinion publique dont la formation et le modelage leur échappe inexorablement, il devient impératif pour les tenants du pouvoir de passer à l’offensive. Plutôt une autre phase de l’offensive.

Le plan de cet assaut s’articulerait autour d’une supposée ingérence de la Russie dans l’élection. Une tactique pour créer une crise de confiance dans l’opinion publique qui diminuerait la légitimité du président élu et surtout favoriserait le maintien d’une pression négative sur le processus de normalisation des relations entre la Russie et les États-Unis.

Avant tout, une stratégie pour maximiser la continuité de l’emprise de l’état profond sur le cours des évènements pendant la présidence de Trump et ainsi faciliter la poursuite des objectifs géostratégiques et économiques de celui-ci dans leur intégralité. Il est nécessaire de coopter l’essence des mouvements contestataire populaire pour mieux les contrôler.

L’état profond Obamiste qui s’abstient de Veto sur le gel des expansions coloniales Israéliennes à quelques jours de Noël et en toute fin de mandat est une autre façon de brouiller les cartes et de garder une emprise très forte sur la prochaine administration. Non seulement on permet à Obama et la marque de commerce démocrate de finir sur une bonne note gauchisante ; question d’enfumer les bobos de services et leurs médias de prédilection mais on force la main à la prochaine administration.

Il ne faut pas oublier que Trump et son équipe dont son stratège principal Steve Bannon ont été associé plusieurs fois à l’antisémitisme ; ceci les a affaiblis et ils ne peuvent que compenser en devenant plus zélé dans leur appui au lobby sioniste. Le mouvement populaire avec lequel Donald Trump a été porté au pouvoir comporte une frange importante qui refuse l’ingérence d’Israël et l’influence démesuré du lobby néoconservateur sur la politique étrangère et intérieure américaine.

Il est donc indéniable que ce veto onusien est une excellente opération de relations publiques ainsi qu’une tentative de désolidarisation des appuis du président élu tout en renforçant le camp néoconservateur au sein de son administration.

Donc la stratégie de l’ingérence Russe a possiblement été élaborée au cours du dernier droit de la course des primaires. C’est à ce moment que l’investiture de Donald Trump était quasi assuré et que Bernie Sanders cartonnait, devançant Hillary Clinton dans plusieurs états. Le momentum favorisait Sanders et ses supporteurs gonflés à bloc commençaient à devenir gênant pour le parti démocrate et ses porte-voix médiatiques qui avaient un mal fou à le marginaliser. C’est à ce moment que l’état profond prenait conscience que la candidature de Mme Clinton était beaucoup plus faible qu’il ne l’avait imaginé au préalable.

Peu de temps après une fuite de Wikileaks venait leur forcer la main et les obliger à monter de toute pièce un narratif…

Cette première fuite de documents comprenait des échanges de courriels dans lesquels la présidente du comité démocrate d’alors (Debbie Wasserman Schultz) aurait affirmé avoir l’intention de favoriser logistiquement Hillary Clinton au détriment de Bernie Sanders pour remporter la course démocrate.

La source de la fuite était-elle un jeune idéaliste employé du Democratic National Commitee écœuré par la partisanerie illégale anti-démocratique et crasse de l’élite démocrate, des pirates informatiques indépendants ou le Kremlin ? Les preuves tendent vers la première hypothèse mais l’administration sortante américaine n’en démord pas et multiplie les sanctions contre la Russie. Les services américains justifieront probablement leurs prochaines cyberattaques avec cette propagande que le média système se fait un plaisir de colporter sans questionner.

Au cours de l’élection cette histoire de hackers Russes se transmutait et prenait plusieurs formes. Le vote électronique était remis en question pour la première fois par des instances gouvernementales ; les démocrates agitant l’épouvantail d’une Russie belligérante et insouciante des implications profondes de ses actions et manipulant les données électorales.

C’est une fois l’élection terminée et mis devant le fait accompli - la cuisante défaite de sa candidate de prédilection - que l’administration en place dirigeait son attention vers le média alternatif. Un supposé média mensonge colportant de fausses nouvelles qui pervertissait le discourt démocratique.

Curieusement, les médias-système n’ont jamais fait mention des dizaines de millions de dollars que l’Arabie-Saoudite a investi dans la campagne de Hillary Clinton par le biais de fondations et autres détournements. Il semble que le support logistique et financier d’un candidat à la présidence par une autre nation ne devient de l’ingérence politique que selon les impératifs des alliances stratégiques. Le média alternatif était donc inféodé par la propagande Russe, télégraphié par Putin lui-même, dans le but de discréditer la politique intérieure américaine par une campagne de désinformation. Un média truffé de fascistes de marginaux et surtout de conspirationnistes.

En ce qui concerne cette forme de chasse aux sorcière, il faut dire que la table est mise en Europe depuis plusieurs années voire des décennies, plus développée encore en France et en Allemagne, héritage funeste de la culpabilisation historique juridiquement institutionnalisée.

Mais les instances resserrent l’étau sur les dissidents intellectuels de façon plus soutenue depuis le fameux 11 septembre et le développement des médias alternatifs qui a pris de l’ampleur à partir de cette période. Une police politico-médiatique faussement intellectuelle accuse et juge, rangeant toutes pensées divergentes et critiques du narratif officiel dans les qualificatifs fourre-tout de complot-sphère ou facho-sphère.

Pour instaurer cette nouvelle réalité aux États-Unis, les instances gouvernementales qui veulent conserver la haute main sur l’esprit collectif auront fort à faire. La liberté d’expression élevée au rang de religion dans ce pays et les patriotes américains, derniers résistants qui en défendent ses vestiges, n’accepteront jamais de s’en départir au nom d’une soi-disant rectitude. Seuls les manœuvres de l’establishment auront raison à l’usure de la détermination du peuple patriote américain.

Mi-novembre, une obscure chargée de cours universitaire publiait une liste partielle de Fake News (médias mensonges). Cette liste et les conclusions de Mlle Melissa Zimdars étaient abondamment reprisent par la presse mainstream et venaient s’ajouter à un battage médiatique entreprit préalablement sur des statistiques du type d’information consultées sur Facebook durant la campagne. Les consultations de Fake News sur Facebook durant la campagne américaine seraient aussi importantes que celles des véritables informations légitimes (sic).

Peu de temps après, une liste plus exhaustive de médias mensonges était publiée par un organisme de pedigree douteux crée de toute pièce au cours du mois de novembre dont la tâche spécifique était d’étudier l’influence Russe sur le média occidental (PropOrNot). Cet organisme, un instrument des services de renseignements, dénommait 200 sites internet qui auraient contribué à contaminer de propagande Russe l’esprit de 13 millions d’américains.

Une fois le narratif Russe bien ancré dans l’imaginaire collectif après le tsunami médiatique habituel, le président sortant Obama, au court d’une conférence de presse, conspuait le Fake News et évoquait l’importance pour la nation de favoriser un message unique. Il déplorait le manque d’uniformité dans l’information accessible aux citoyens américain.

Si son objectif était de promouvoir l’abolition de la liberté d’expression, il n’aurait pas pu faire mieux. Difficile de voir autre chose qu’une télégraphie, une tactique évidente de la construction graduelle d’un scénario à partir d’une très petite information impossible à vérifier mais amplifié par un organe médiatique corporatif qui possède des moyens de production et de diffusions omniprésent.

Les instances américaines font un pas majeur dans la direction d’une censure des médias alternatifs et d’une restrictions de plus en plus sévères sur la liberté d’expression. Avec la nouvelle législation passée en douce presque unanimement par la chambre des représentants le 30 novembre dernier (H.R.6393, Intelligence authorization Act for Fiscal Year 2017) le gouvernement se donne pratiquement carte blanche pour suspendre les activités de toutes publications que celui-ci juge être de la propagande.

En d’autres termes, toute entité que l’état profond américain jugera comme une menace sera sujet à censure, ou pire, sujet à sanction. Pour que cette loi soit justifiée et que l’offensive puisse avoir lieu, il fallait préalablement préparer le terrain de l’opinion publique et c’est le rôle qui est dévolu à la section communication de l’establishment, le média corporatif.

Retour en arrière

L’internet est à l’origine un développement de l’armée américaine et non, selon la croyance populaire, une invention de Al Gore. La privatisation et la mise en marché de cette technologie de réseautage, autrefois réservé à l’élite scientifique et militaire, entrait dans une phase importante dans les années quatre-vingt, entre autres pour dynamiser l’économie américaine des hautes technologies et faire compétition à l’émergence fulgurante du Japon, entre autres.

Beaucoup voyaient dans ce secteur une opportunité pour revitaliser une économie occidentale chancelante et de plus en plus en proie à un déficit commercial important. Dans la continuité de l’idéologie néolibérale, la stratégie de transformation de l’économique de production par la délocalisation industrielle et la spécialisation accrue dans l’économie des produits financiers et technologiques eu un succès mitigé et des conséquences néfastes sous-estimé sur la politique intérieure.

Le développement de Silicone Valley des super ordinateurs et éventuellement l’avènement de l’ordinateur personnel ainsi que sa dissémination de plus en plus importante dans les foyers nord-américains ont pavé la voie à l’Âge de la communication réseau.

Les instances avaient prévu que cette nouvelle technologie amènerait des bouleversements majeurs dans plusieurs domaines dont celui de la communication mais aussi dans les possibilités de l’appareil de surveillance. Dans les trois décennies qui séparent les premières utilisations militaires et la commercialisation de masse du produit soit entre les années soixante et quatre-vingt-dix, les études et expériences sur la potentialité du réseau auront permis à la recherche scientifique et sociologique de préparer une infrastructure d’exploitation développée.

Le programme de surveillance Promis et son accaparement par le gouvernement constituent un excellent exemple d’une innovation prometteuse qui formera une base du système de collecte d’information sur le citoyen. À prime abord, un système de recherche, conçu à la fin des années soixante-dix par la firme Inslaw pour le département de la Justice, sera intégré dans le réseau internet publique à des fins de surveillance. Les histoires autour du programme Promis sont multiples et rocambolesques impliquant de multiples acteurs nébuleux et les services secrets de nombreuses nations.

Il était donc prévu que l’information passerait par des conduits difficiles à contrôler par les instances et donc qu’un certain narratif perdrait de sa prévalence dominante dans l’esprit citoyen. Nul doute que des experts en communications, ainsi que beaucoup d’avocats et de psychologues se sont penchés sur ces questions et les moyens de les baliser.

Les attentats du 11 septembre 2001 perpétrés en pleine période d’explosion du nombre d’utilisateurs sur le web, ont été très utiles finalement pour l’état profond qui à partir de ce moment avait une justification pour mettre en application la surveillance légale de n’importe quel citoyen américain que celui-ci soupçonnait de terrorisme. Une surveillance qu’il effectuait déjà de toute évidence par le biais de l’espionnage extra-national mais dont le Patriot Act - expression juridique qui prenait sa justification dans l’acte terroriste - était un élément structurel indéniable de la société de surveillance que nous connaissons aujourd’hui.

Plus tard, quand la présence du réseau web se trouva généralisé et intégré à la vie quotidienne, apparurent des sites de réseaux sociaux, Myspace, Facebook, Twitter, … Le gouvernement américain par le biais des services spéciaux injecta de grosses sommes d’argent pour développer ces plateformes présentes déjà depuis de nombreuses années au sein des communautés universitaires, scientifiques et économiques sous des formes plus primitives.

Facebook et sa montée fulgurante atteste de l’importance que le gouvernement et ses services accordent à une façade servant à la collecte de données et d’outils de surveillance. Une multitude de fonctionnalités furent donc mis en place graduellement pour assurer la société surmoïque. Une société dont le contrôle fût accentué à l’aide des principes développés par Jeremy Bentham où chaque personne en vient à se surveiller elle-même ; se sentant constamment observée. Une société d’auto censure où la dissension et la critique se buttent à la peur de représailles, alimentés par la conscience de surveillance. Une pellicule uniforme restrictive qui de concert avec une politique de propagande belligérante, restreint les échanges et la formation d’un consensus social en harmonie avec la nature et l’Homme. Voie naturelle de toute conscience humaine.

Pour marquer l’imaginaire et maximiser l’effet de cette surveillance sur les esprits il était nécessaire d’agrémenter les communiqués du média-système avec des opérations de marketing où sont popularisés la mise à pied d’employés qui se seraient permis quelques incartades de mauvais goût sur les réseaux sociaux par exemple.

Opérations psychologiques classiques…

Le véritable média-mensonge

Le média système ne comprend pas qu’un seul organe. Il s’articule autour d’un nombre important d’acteurs qui jouent un rôle complémentaire dans la formation et la dissémination du message. Il serait trop long de faire ici un exposé exhaustif des capacités de cette matrice. Nous nous en tiendrons donc à quelques faits marquants qui pourront aider le lecteur à se faire une idée d’ensemble de ce qui constitue la génétique du média-système et pourquoi nous pouvons le qualifier avec justesse de véritable média mensonge.

Une des raisons qui rend la tradition et la transmission de la connaissance humaine si importante est qu’elles nous permettent de ne pas tomber dans les mêmes pièges que nos prédécesseurs. Il est toujours déconcertant de constater à quel point évoquer des évènements historiques, même contemporains, soit reçu avec mépris par les tenants du pouvoir et leurs portes paroles. Comme si on ne pouvait pas, à titre comparatif, se servir du passé pour mieux comprendre le présent. Leur but étant de maintenir la conscience collective dans un état d’évanescence permanent.

La propagande est nécessaire au maintien du pouvoir et fait partie intégrante de sa structure. Entre le crieur public, les augures et les grandes corporations médiatiques il n’y a qu’un pas. Cet argument seul pourrait clore la question, le monde n’a pas changé, les médias-système sont aux ordres et n’informent pas la plèbe, ils la désinforment et la forment pour qu’elle accepte la direction voulue par une tribu privilégiée dont les intérêts ne concordent pas avec le bien commun. Il n’est pas question ici de laisser supposer une opposition à une forme de hiérarchie sociale, au contraire mais seulement de constater que le pouvoir doit absolument être en harmonie avec des intérêts qui ont pour seul objectif le bien-être de la collectivité.

C’est le pacte implicite que tout pouvoir fait avec les gouvernés et qui constitue le pilier, le socle sur lequel repose la légitimité de l’autorité. Sans légitimité toute forme de pouvoir est vouée à l’échec. Le système économique présent, dont le mondialisme et le néolibéralisme en sont les excroissances monstrueuses, ce doit de garder les apparences pour cacher ses actions perverses et sociopathes. Il n’est que normal et logique que le média corporatif, dont les propriétaires sont inextricablement liés à ce système, soit dans l’obligation de tordre la vérité pour en défendre les préceptes autrement inacceptables par l’opinion publique.

L’Opération mockingbird est un excellent exemple de l’infiltration des médias mainsteam par les organes du pouvoir. D’après ce que nous pouvons déduire des nombreuses affaires qui ont fait surfaces depuis, il est indéniable que la situation est pire aujourd’hui. Pour ne nommer que lui, Gordon Thomas fait état de médias truffés d’agents du Mossad, de la CIA, du MI6 et autres représentants d’agences de renseignements. Ces personnes placées à des endroits stratégiques de la structure décisionnelle des grands médias servent à disséminer une forme particulière d’information et à influer sur la conduite adéquatement favorable au narratif conçu par les décideurs. La mentalité de troupeau ; typique de tout métier grégaire et élitiste, pour ne pas dire arriviste, fait le reste.

Les communiqués de presse concoctés par l’administration Bush, l’affaire News of the World, les incidents du golfe de Tonkin, les bunkers hautement sophistiqués de Bin Laden en Afghanistan, les mensonges puérils de Brian Williams, les armes de destructions massives en Irak, … Dans tous les cas, une couverture médiatique hautement biaisée, homogène, télégraphiée et va-t’en-guerre qui a contribué à la mort de millions de personnes innocentes et détruit des nations les rendant ingouvernables ; voilà la véritable nature des médias corporatifs.

Aujourd’hui non seulement les médias-systèmes possèdent une structure imposante contrôlant le monde sportif, le cinéma, la radio diffusion, le papier et la télévision mais ils jouissent de l’appui d’un système de surveillance sans pareil déployé dans l’infrastructure des communications réseaux. Les instances ont accès à tous nos échanges téléphoniques, nos habitudes de consommations, l’information que nous consultons, etc.

Il est très facile pour le gouvernement de cibler un individu et de procéder à l’infiltration de tous les aspects de sa vie personnelle. Non seulement un portable peut être mis sur écoute ou servir de GPS mais il peut être utilisé comme micro pour écouter tout ce qui est dit dans l’entourage de son propriétaire.

Nous savons aussi que les médias corporatifs en ligne qui intègrent sous forme de blogue l’opinion citoyenne, sont remplis de commentateurs anonymes qui ne sont en fait que des employés de leurs médias respectifs ou des employés gouvernementaux servant de porte-voix au discours officiel. Il y a également une forte présence d’organismes qui ratissent les médias, les blogues et toutes autres publications web à la recherche de commentaires dissidents ou simplement intelligents qu’ils s’appliquent ensuite à discréditer.

Depuis quelques années des algorithmes sont programmés pour entretenir des conversations dans les médias sociaux et disséminer la propagande gouvernementale. Un des exemples les plus probant de cette réalité est la multitude de faux comptes que l’on retrouve sur Twitter qui ne sont en fait que des robots sociaux. Tout ceci ne sert évidement qu’à une chose, dynamiser et accentuer la présence du discours officiel derrière une façade citoyenne indépendante. L’establishment doit absolument garder la haute main sur tout échange citoyen légitime et faire la promotion de sa doctrine.

Les agences gouvernementales infiltrent également le discours en ligne pour diffuser de fausses informations, détruire des réputations et manipuler l’opinion. Les cibles sont des organisations militantes, des sites informatifs et leurs fondateurs, des bloggeurs, etc. Toutes sortes de tactiques sont utilisées : piratage, chantage sexuel, déstabilisation psychologique, provocations, opérations sous faux drapeaux, pour n’en nommer que quelques-unes.

Les deux principaux objectifs au cœur de ces tactiques, employés par les services et les agences de surveillance sont d’injecter une panoplie de fausses informations pour détruire la réputation de ses cibles mais également d’utiliser les sciences sociales et autres techniques psychologiques pour manipuler le discours en ligne et l’activisme politique, dans le but de générer des résultats qu’ils considèrent comme favorable.

Les cibles de ces opérations de déstabilisation sont bien plus diverses que nous pouvons l’imaginer. Outre les structures de gouvernances étatiques rivales, les agences militaires ou les services secrets ennemis, il y a de simples citoyens. Des citoyens qui peuvent faire l’objet d’enquêtes pour suspicion d’activités criminelles ordinaires mais plus largement des personnes qui militent et utilisent les médias sociaux pour faire de la protestation à des fins politiques.

Ajoutons que le National Defence Autorisation Act (NDAA) a inclut un amendement en 2012 permettant l’utilisation de la propagande intérieure ciblant le public américain. Un amendement qui rendait caduque le Smith-Mundt Act of 1948 qui interdisait explicitement la dissémination d’information et les opérations psychologiques destinées à influencer l’opinion publique américain.

Nous pouvons prendre ceci avec un grain de sel mais la judiciarisation de ce phénomène peut être un indicateur du besoin croissant pour le gouvernement de se parer d’un contrecoup face à l’utilisation de techniques de plus en plus intrusives et déloyales contre le citoyen et la démocratie.

Il faut comprendre les consortiums médiatiques, non pas comme des entités à part entières mais comme un organisme en symbiose avec la structure du pouvoir.

Le véritable média-mensonge et la Syrie

Dès les premiers instants du printemps arabe le média mainstream mensonge s’est appliqué à déformer la réalité pour nous vendre une opération de déstabilisation du Moyen-Orient sans précédent. Chute de Kadhafi, changement de régime en Égypte, Maroc, Tunisie, tentative ratée en Syrie, …

Le média mensonge nous faisait croire à un soulèvement populaire indépendant, légitime et démocratique pendant que l’OTAN disséminait ses mercenaires modérés (sic) et agents perturbateurs sur le terrain. Provocant la chute de plusieurs nations et créant une situation hautement instable et chaotique non seulement au Moyen-Orient mais en Europe.

Le récent témoignage de l’observatrice et journaliste indépendante canadienne Eva Bartlett durant une conférence de presse au Nations Unies le 9 décembre 2016 vient confirmer que le discours ridicule de nos médias est érigé en système. Mme Bartlett est un parfait exemple de cette nouvelle forme de journalisme indépendant et intègre qui fait frémir l’establishment. Elle sert également de révélateur des tactiques de perversion du discours et de compromission de réputation employée contre toute personne qui ose sortir des chantiers battus.

Pour nos médias mensonges, la libération d’Alep devient la chute d’Alep.

Quand les médias-système parlent de la souffrance d’Alep, ils ne relatent que des citoyens rebelles de la ville et non de sa grande région et de la volonté du peuple Syrien dans son ensemble.

Après que nos médias-mensonges aient tambouriner que l’hôpital Al Quds ait été bombardé par les Russes il y a quelques mois, des imageries satellites de ce même hôpital prise en 2015 ont fait la démonstration sans équivoque que celui-ci était détruit depuis cette date. Aucunes rectifications de leur part.

Autre exemple, l’hôpital Kindi qui fût détruit par un camion rempli d’explosif au cours d’une offensive du Front Al Nosra en décembre 2013 a servi la propagande quand un média américain a diffusé des photos des ruines de celui-ci pour faire porter le blâme aux forces Russes.

Curieusement, jamais nos médias n’ont fait mention de la décapitation d’un jeune palestinien de 12 ans par la main d’un rebelle « modéré ».

Ce qui était au départ des manifestations légitimes contre le gouvernement Assad a été coopté par une clique occidentale usant de terroristes infiltrés dans la population. Les multiples actions violentes perpétrées par ces agents terroristes ont graduellement forcé la main du gouvernement Syrien qui pour se prémunir du chaos a dû user de la force. Toute forme de modération et de véritable voix citoyenne au cours du printemps arabe a été évacué pour laisser place aux fossoyeurs et leur organe de mensonges. Les médias corporatifs.

Perte d’influence

Le narratif de l’ingérence russe dans la campagne électorale américaine et leurs médias alternatifs qui disséminent du Fake News n’est qu’un plan de contingence qui est non seulement dirigé vers l’élimination et la marginalisation de l’opposition à l’intérieur sur le plan national mais également une pression géostratégique dirigée vers l’extérieur contre les ennemis de l’état profond mondialiste.

L’appareil politico-médiatique ne peut se permettre un affaiblissement de sa machine à fabriquer du consentement. Il ne peut non plus avouer les multiples stratégies portées à contribution pour mousser et vendre de façon tout à fait partiale la candidature de Hillary Clinton.

Par exemple, gonfler les sondages est une stratégie sciemment utilisée à des fins de manipulation et non une erreur de parcours comme on a voulu nous le laisser croire. Les médias de masse ne peuvent pas vendre la mèche et nous avouer sans ambages qu’ils ne sont que des porte-voix qui ont pour mandat de convaincre l’opinion publique d’une vision du monde particulière.

Or depuis plusieurs années et de façon de plus en plus importante, le comportement de la classe dirigeante, la géopolitique du chaos engendré par l’état profond américain et l’organisation de médias alternatifs dont la popularité et l’influence ne cesse d’augmenter, a contribué à rendre les tactiques de manipulations plus transparentes.

La réalité est que l’organe médiatique officiel est en perte d’influence. Celui-ci a perdu de son vernis. La perte de prestige est même palpable dans le langage corporel des annonceurs, des vedettes, des intellectuels faussaires et autres mercenaires du système.

L’appareil politico-médiatique est moribond et ses derniers spasmes de douleurs ne feront qu’accélérer l’inévitable. La panique est probablement à l’origine de la sortie publique des néo-conservateurs en faveur de Hillary Clinton au cours de la campagne présidentielle.

Sans le vouloir, ceux-ci ont confirmé, par leur mouvement Never Trump, la relation étroite qu’ils entretiennent avec les deux partis américains. L’establishment ne réalise pas que le seul désir d’uniformiser et de contrôler tous les aspects de son message est une des principales raisons de son manque de dynamisme. Il ne peut toutefois donner carte blanche à ses porte-voix et là, est un des dilemmes de la caste car donner libre cours veut dire de facto perdre le contrôle sur le message et donc risquer de laisser le champ libre à l’interprétation individuelle, ce qui pourrait être désastreux pour les plans géostratégiques et économiques.

De plus, ce qui est ironique, c’est que plus l’état sera répressif contre le média alternatif, plus il prendra le risque de le populariser et ce, en affectant grandement sa propre légitimité aux yeux de l’opinion publique.

C’est une constante politique historique. Plus une autorité resserre la main, plus le pouvoir lui glisse entre les doigts.

En guise de conclusion

Puisque le système économique et social que supporte l’idéologie mondialiste est une perversion qui détruit les fondements de la nation et l’identité humaine, le média-corporatif ne peut être autrement que pervers et désincarné de la réalité lui aussi.

Nous pouvons argumenter du fait que ce n’est pas tous les journalistes, que ce ne sont pas toutes les rédactions qui sont sous l’influence de l’actionnaire, qu’il y a des divergences de position au sujet de la ligne éditoriale. Nous pouvons également affirmer que tout média alternatif n’est pas synonyme d’indépendance d’esprit et de travail rigoureux.

Tout ceci est certainement vrai mais il ne faut pas sous-estimer l’importance des enjeux économiques et géopolitiques. Que ce soit pour des raisons nobles ou non, les impératifs de la classe dirigeante, surtout si celle-ci poursuit des objectifs qui vont à l’encontre du bien commun, doivent être communiqués sous un angle particulier et non dommageable pour ses intérêts.

Non seulement le conflit Syrien, l’élection américaine et la nouvelle donne médiatique ont mis à mal les colonnes du temple mais plus près de nous, le média canadien corporatif et son excroissance québécoise ont également perdu énormément de crédibilité. La couverture calquée sur le narratif dominant américain, surtout lors de la campagne, a servi de preuve irréfutable de l’à-plat-ventrisme de la caste médiatique québécoise. Une clique de privilégiés, de fabricateurs d’opinions et d’intellectuels faussaires qui ne servent que de vulgaires perroquets du message dominant.

Suite au Brexit et l’élection de Trump, les médias corporatifs sont pour la première fois mis devant de concrètes expressions qui confirment l’impact diminué de leur propagande sur l’opinion publique. Les répercussions se sont fait sentir au Québec et c’est face à la triste réalisation de leur vertigineuse et inévitable perte d’influence que l’affaire des écoutes policières sur des journalistes a fait surface.

Difficile de croire que cette histoire est autre chose qu’un coup de relations publiques pour mousser la crédibilité des journalistes au sein de l’opinion. Un battage médiatique sans précédent où des journalistes ont déchiré leurs chemises parce que un des leurs aurait été espionné par le SPVM, quand depuis des années tous les citoyens sont potentiellement sous écoute. Une enquête publique mise sur pied en un temps record quand les enquêtes de corruptions gouvernementales ont mis des années à voir le jour… Tout ceci n’est que poudre aux yeux.

Le média de masse québécois doit absolument maintenir sa crédibilité car il est essentiel à l’appareil fédéraliste pour discréditer le mouvement indépendantiste. Quand le fédéral nous préparera un autre coup de la Brinks il faudra que l’organe de propagande soit encore assez influent pour nous faire frémir.

Il est impératif de comprendre que l’état profond brittano-canadien et américain ne laissera jamais le mouvement pour l’émancipation du peuple Québécois évoluer sans ingérence. Pas avant un véritable changement de paradigme au sein des instances décisionnelles de ces pouvoirs qui favoriseront légitimement le respect des nations et des peuples.

Ceci veut dire que l’organe médiatique de ce pouvoir, même sous couverture d’impartialité, ne s’exprimera jamais intelligemment et honnêtement sur les aspirations légitimes nationalistes des patriotes du Québec. Que ce soit par une pseudo gauche émancipé-libertaire-multiculturelle-féministe-laïcarde ou par une tout aussi pseudo droite économique-provincialiste-retour-des-Nordicarde, la véritable nature organique, ténacité et profondeur historique du mouvement se fera à tout coup détourner vers le modèle économique et social dominant tout en servant d’éteignoir et de chant des sirènes.

Récemment, un journaliste québécois écrivant pour une publication autrefois respectée nous faisait part de ses lumières sur l’analyse de notre époque. Selon lui nous vivons à l’ère post-factuelle. Comment ne pas voir dans cette prise de position une simple reformulation du discours officiel sur le média alternatif tenu par l’establishment politico-médiatique américain.

On tente de nous faire croire que seul le média-officiel relate les faits et que le média alternatif est un vulgaire amalgame entre les tenants de la théorie de l’intervention extraterrestre dans la construction des pyramides et les acteurs du contre discours politique.

Hillary Clinton relatait, dans sa conférence de presse post défaite, des conséquences réelles du médias mensonges sur nos vies…

Sur le plateau d’une émission de variétés diffusée à la télé québécoise, deux panelistes-journalistes souhaitent le retour du réel pour l’année 2017. En d’autres mots, ils souhaitent le retour de la dominance de leur discours autrefois si influent.

La réalité n’est décidément pas la même pour tout le monde…

Commentaires

  • Pierre Grandchamp, 7 février 19h27

    “Les pseudos medias REFUSENT de parler de l’État actuel de la LIBYE. Ils font TOUT pour détourner le sujet, afin que leur culpabilité par le silence ne paraisse pas.”

    Vrai que nos médias ne parlent plus de l’Afrique. Radio Canada n’a même plus de correspondant en Afrique. Pour en avoir des nouvelles, il faut écouter France 24.

    Il y a autant, sinon plus ,de déplacés et de migrants qu’au Moyen Orient. Qu’on songe à Boko Haram, le petit frère de l’EI. Mais qui se soucie de l’Afrique ? Qu’on songe aux guerres tribales.

  • Jean-G. Tremblay, 16 janvier 09h59

    Les pseudos medias REFUSENT de parler de l’État actuel de la LIBYE.
    Ils font TOUT pour détourner le sujet, afin que leur culpabilité par le silence ne paraisse pas.

    Comme l’indique le texte ci-dessous, le Canada a supporté des Islamistes intégristes, et a ensuite bombardé et détruit a Libye.

    Les allies ont ensuite vole plus de 100 milliards de dollars à la Libye.

    L’emphase mise sur le texte est de moi.

    January 3, 2017

    By Scott Taylor

    In recent days there has been considerable progress made towards paving a pathway to peace in war-ravaged Syria.

    [...]

    On the flip side of that equation, when the Syrian insurrection first erupted in March 2011, Canada was one of the loudest cheerleaders for the anti-Assad rebels. Canada’s Foreign Affairs minister of the day was the leather-lunged John Baird, and he took advantage of every photo opportunity to be seen encouraging Syrian rebels with the chant “Assad must go !”

    [...]

    In March 2011, Canada led the NATO intervention to oust Libyan President Moammar Gadhafi. Ostensibly, NATO was only to enforce a no-fly zone to prevent Gadhafi from using his air force to bomb Libyan rebels. However, from the outset, NATO aircraft mounted a bombing campaign of their own against Gadhafi and his loyalist forces. The NATO air armada was commanded by Canadian Lieutenant-General Charles Bouchard, and Foreign Minister Baird ensured that everyone knew Canada was leading the charge to depose Gadhafi.

    [...]

    Like Assad, Gadhafi had enough loyal fighters to stave off his immediate overthrow. As the Libyan civil war dragged on from days to weeks to months it became apparent that many of the anti-Gadhafi rebels were in fact Islamic extremists.

    [...]

    If Canada is truly seeking a meaningful military mission on the African continent, we should look at following Russia’s lead in the backing of Haftar in Libya. In our rush to rid the world of Gadhafi, we created a power vacuum that has proven to be far more deadly than the murdered Libyan despot ever was. Haftar may not be a perfect choice, but anything would beat the violent anarchy in which Canada and NATO have plunged the Libyan people for the past half decade.

    http://espritdecorps.ca/on-target-4/on-target-russia-sets-sights-on-libya

  • Simon Deslauriers, 14 janvier 11h33

    Je pense qu’on a les politiciens et les medias qu’on mérite, comme dit le dicton.

    Avec plus de 40% d’analphabètes fonctionnels, passant l’essentiel de son temps à changer son ’’status’’ sur FB, que peut-on attendre des pseudos medias come le JDQ ou CBC ? Rien. RIEN Z.

    La plupart des gens ne savent maintenant plus que localiser leur NOMBRIL. Incapables de situer un pays sur une carte. De composer un texte qui n’est pas bourré de fautes d’orthographes.

    Les journaux et les politiciens ne sont qu’on REFLET de notre société. Dommage.

    Noter : Votre texte : ’’Une des plus grandes surprises en ce qui attrait ’’ : en ce qui a trait... ...’’un écran de fumé’’ : ... un écran de fumée...
    Etc..

    Bon je ne suis pas ici pour corriger quelques fautes, et je me demande à quoi cela servira considérant ces quelque 40% d’analphabètes.

    Alors Bonne année quand même, Vigile : je vous remercie pour votre excellent travail. Vigile demeure pour moi ’’LE’’ seul media francophone capable de chercher la vérité derrière tous ces pseudo medias menteurs et manipulateurs auxquels continue de s’accrocher une population au cerveau complètement lessivé et qui attend encore après le ’’government’’ ou de petits politiciens locaux inaptes pour se faire dire quoi faire et quoi penser. Quelle minabilisme. Bravo et longue vie Vigile !
    _

  • Pierre Bourassa, 11 janvier 16h18

    La grande débâcle des merdias

    Mon coup de coeur de la journée,la conférence de Presse du 11 janvier 2017 où Donald Trump traite CNN et Buzzfeed de sites de fake news.

    Y a maintenant quelqu’un qui porte ses culottes à la Maison Blanche.

    BREAKING ! Trump Calls CNN and Buzzfeed Fake News In Press Conference
    https://www.youtube.com/watch?v=-xuvA1Uc4TY

  • Pierre Bourassa, 7 janvier 22h23

    En complément : 2017, le grand basculement ?

    Un extrait :’’ L’effondrement de l’Empire atlantiste et de sa contre-civilisation tourne au tragi-comique. Le spectacle est tellement désolant que l’on se surprend même à éprouver une certaine gêne devant la petitesse des acteurs pris au piège de cet épilogue pourtant historique. La gêne par exemple de voir le minuscule Obama se ridiculiser encore davantage en donnant des coups de pieds rageurs dans son château de sable ; de voir aussi la volaille merdiatique occidentale s’obstiner à piailler en perdant ses dernières plumes de crédibilité ; de voir encore la panique des prétendants au trône hexagonal devant leur propre vacuité ; de voir enfin la sublime élite européenne se persuader qu’elle a encore un rôle à jouer. La gêne en somme de voir toute la caste dirigeante de l’hyper-Titanic atlantiste s’avilir jusqu’au grotesque pour arracher encore au temps qui les vomit quelques lambeaux de vie. 2017 descend pourtant sur leur nuque comme un impeccable couperet. L’année du grand basculement ? ’’
    http://www.entrefilets.com/2017%20le%20grand%20basculement.html

  • Jean Claude Pomerleau, 3 janvier 12h39

    En 2016, on a assisté à un point de bascule historique dans le contrôle de la narration  : les médias alternatifs l’emportent sur les médias système.

    En 2017, Wikileaks nous promet des révélations plus renversantes encore qu’en 2016 :

    If you thought 2016 was a big WikiLeaks year 2017 will blow you away. Help @WikiLeaks prepare for the showdown : https://t.co/MsNZhrTzTL pic.twitter.com/wzhFiKjNGI

    — WikiLeaks (@wikileaks) January 2, 2017

    JCPomerleau

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