«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Pee-Wee Trudeau gaffe encore !

La générosité spectacle

J’étais en vacances à l’extérieur du pays lorsque l’afflux de migrants en provenance des États-Unis a commencé à faire la manchette. Le phénomène ne m’a pas surpris. Nous savions que la vague de migrants syriens qui ont traversé la frontière par des sentiers de campagne, l’hiver dernier, ne serait pas la dernière.

J’ai néanmoins sursauté en voyant apparaître une manchette affirmant que le Stade olympique devient un refuge pour héberger les arrivants inattendus. Le Stade ? On va au Stade lorsque le Centre Bell n’est pas assez grand ! Au Stade, on compte les personnes en dizaines de milliers.

Si nos autorités avaient voulu créer dans la population l’impression d’une invasion, d’une situation hors de contrôle, on n’aurait pas pu faire pire ! Pourtant, dans les faits, les chiffres ne sont pas si énormes... pour l’instant.

Ce symbole du Stade olympique n’est pas anodin. Il est le reflet de l’image que Justin Trudeau et Denis Coderre ont voulu projeter. Le peuple ouvert. Le pays accueillant. La ville sanctuaire. Les politiciens ouverts, sensibles et bienveillants. Des modèles planétaires de générosité !

L’image Trudeau

Tout cela est d’ailleurs exactement conforme à l’image que s’efforce de projeter Justin Trudeau au plan international. Le leader accueillant et généreux qui ouvre les portes de son pays à tous. Cette image l’a propulsé à la une des plus prestigieux magazines avec des photos de rock star.

Le problème, c’est que ce message dit d’ouverture peut finir par tourner au ridicule. Si nous partions, un groupe de Canadiens, à la recherche des gens sur la planète qui vivent de la misère afin de les inviter au Canada, nous pourrions en ramener un milliard. Peut-être même deux en élargissant un peu nos critères.

C’est pour cela qu’il faut des lois, des règles en matière d’immigration et de réfugiés. L’entrée de nouveaux arrivants ne peut pas être une anarchie basée sur les élans du cœur d’un moment. D’ailleurs, le Canada a des lois et il est probable que, sur la base de celles-ci, un grand nombre de ceux qui ont traversé la frontière depuis deux semaines essuieront un refus.

Ils ne répondent en rien à la définition de réfugiés. Ils ne sont pas en danger dans leur pays. Ils aimeraient vivre au Canada pour améliorer leur sort. Très bien, mais il s’agit alors d’immigration régulière, un processus long et complexe qui ne s’amorce pas en forçant la frontière illégalement.

Corriger le tir

Cette semaine, le ministre fédéral Marc Garneau disait qu’il fallait expliquer à ses migrants d’origine haïtienne les lois du Canada avant qu’ils ne quittent les États-Unis sur la base de fausse information. Trop peu, trop tard. Le gouvernement canadien est en mode rattrapage, et ce message réaliste et honnête passe loin derrière celui de Justin Trudeau.

Le seul qui pourrait calmer l’élan des migrants en rappelant que les portes du Canada ne sont pas ouvertes à n’importe qui n’importe comment, c’est Justin Trudeau lui-même. Rappeler qu’il y a un cadre de lois et des conditions à respecter.

L’imaginez-vous dire cela ?

 


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