«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La féminisation de l’armée

Chronique de Sengtiane Trempe
mardi 4 juillet
419 visites 3 messages

https://www.youtube.com/watch?v=htotGR8WljY

Le féminisme dominant en Occident est celui qu’on peut appeler le féminisme libéral. Dans cette conception du féminisme, l’inégalité des sexes serait due aux préjugés que l’on porte envers la femme, voyant cette dernière comme un être inférieur à l’homme. La variante libérale du féminisme – contrairement à la vision marxiste – ne croit pas tant que l’exclusion de la femme soit due à un problème structurel, c’est-à-dire qu’il y a une exclusion systématique des femmes dans la société mais pense plutôt que le problème de l’inégalité est lié aux préjugés entretenus envers les femmes et qu’il est possible de les renverser.

Pour pallier à cette inégalité des sexes – ou plutôt pour rendre la société plus égalitaire – la solution se trouve dans l’émancipation sexuelle de la femme afin de lui permettre d’intégrer le marché du travail autant que l’homme et de sortir de l’espace privé qu’est la maison. Ce féminisme a comme objectif ultime de renverser l’ordre social établi à des fins d’individualisation du citoyen. Pourtant, s’il y a un ordre social établi, ce n’est que pour permettre la bonne conduite des activités de l’État. C’est pourquoi il faut demeurer critique des tendances modernes. La féminisation des professions est un phénomène qui est propulsé par ce féminisme transgresseur de l’ordre social.

Dans les dernières décennies, l’État a voulu accommoder ces revendications féministes. Nous avons vu dans les milieux collégiaux et universitaires une présence toujours grandissante de jeunes femmes, à un tel point que certains départements sont maintenant composé quasi-entièrement de femmes et voit le jour de nouveaux programmes d’études pour répondre à cette demande toujours plus accrue, par exemple la psychoéducation.

Dans le domaine de la santé, faites un tour dans les hôpitaux de la province et vous aurez l’impression d’être dans un monde de femmes. Le métier d’infirmière a bien sûr toujours été un métier naturellement féminin, depuis que nos sœurs l’ont institué. Maintenant nous voyons de plus en plus de femmes médecins. En 2015 63% des médecins sont femmes au Québec. 64% des médecins moins de 40 ans sont des femmes. La féminisation de la profession est une tendance lourde, alors qu’on accueille 69% des femmes dans le programme. Il y a un stratagème très bien connu en santé comme ailleurs ; c’est celui du congé de maternité.

Dans la première année d’embauche les femmes nouvellement médecin tombent enceinte pour que l’année suivante elles puissent avoir un congé de maternité payé à la hauteur de 75% de leur salaire, provenant évidemment des fonds publics. Rappelons que le salaire moyen d’un médecin est de 335 000$ (un spécialiste 850 K $, un généraliste 250 K $) n’est pas le même que celui d’un gérant d’épicerie ou d’une enseignante. Ceci est une pratique bien courante. D’ailleurs voyant que c’est un grave problème, cette année un nouveau règlement qui permet aux institutions de diminuer par une décision interne le temps du congé de maternité dû justement à ce manque d’effectif médical dans les équipes de médecin à vue le jour !

Dans les forces armées canadiennes, un quota d’embauche de 25% à l’égard des femmes fut mis en place en 2014, alors qu’on atteignait des résultats de 15%. Il y a donc une discrimination positive envers les femmes, mais sans succès. Certaines féministes libérales voient d’un bon œil que les femmes sont recrutées et formées pour faire la guerre et avoir la chance de mourir au combat, mais la présence de femmes dans les forces amène plusieurs répercussions négatives.

Lorsqu’on avait établi la mixité des établissements scolaires, nous avons des écarts de comportement, la distraction et l’abaissement des standards d’évaluation. C’est exactement ce qui se passe au sein des forces canadiennes. On tire par le bas les critères d’admission, il y a un assouplissement de l’instruction et des performances physiques à l’embauche. Lorsqu’il faut réduire les critères d’admission afin de répondre à des quotas, nous négligeons une des plus vitales institutions de l’État. L’armée a comme raison d’être la défense du pays. Si le Canada combat un État n’ayant procédé à la féminisation de corps d’armée, dans les situations de combat corps à corps, l’ennemi aura un énorme avantage sur les forces canadiennes.

Les femmes ont toujours été présentes au sein des forces armées, mais dans des postes d’auxiliaires et non de combattantes. Alors qu’elles ne sont qu’un fardeau pour leur groupe, pour les instructeurs et pour la logistique, la présence de femme dans le corps d’infanterie nivelle par le bas la qualité et l’exigence des troupes. De plus, elles mettent en danger leurs camarades en raison de leur incapacité à porter le poids de leurs camarades en cas de blessure. Si l’on veut intégrer les femmes dans les forces armées, il faut faire des unités de femmes comme il se fait dans certains pays où les standards physiques sont ajustés pour elles sans intervenir dans l’entraînement du reste de l’infanterie.

Toute cette féminisation des corps de métier est l’expression d’un affaissement de l’État et de ses institutions. Les institutions sont le reflet d’une société libérale rongée par le démon de l’égalitarisme. Il faut absolument revoir les excès de ce féminisme qui sont délétères pour l’État, nocifs pour le bien commun et dangereux pour la sécurité publique.

Les féministes sont prêtes à défendre à tout prix la présence de femmes dans les métiers virils, masculins et hiérarchique, pour démocratiser ces institutions, et les transformer de l’intérieur. Cela engage des transformations dans deux sens, d’abord, l’institution doit accommoder ces femmes, donc l’implication cela implique de nouvelles ressources, et deuxièmement la masculinisation des femmes par le comportement, qui finissent elles-mêmes à penser qu’elles sont réellement des égaux aux hommes en exerçant tel ou tel métier masculin, mais qui en réalité sont malheureusement moins efficaces. Le féminisme libéral est une contradiction en soit, il est contre-émancipatoire, car il prétend vouloir intégrer une institution traditionnellement masculine, en réalité, intégrer le patriarcat dont il dit vouloir s’émanciper.

Lorsque le Québec deviendra un État indépendant, nous pourrons ne pas reproduire les mêmes erreurs. Oui, il y aura des femmes dans les forces armées québécoises, mais elles auront leurs propres unités. Oui, il y aura des femmes médecins, mais entièrement dévoué à la médecine et qui auront déjà fait le choix du sacrifice de la vie. L’efficience de l’État doit primer sur les pressions idéologiques des lobbies progressistes.

Commentaires

  • Francis Déry, 17 juillet 03h43

    Il y aurait beaucoup à écrire. Mais dans votre vidéo vous parlez des femmes qui défendent l’État. Je préfèrais entendre défendre la Nation.
    Et cela passe par la défense de la Famille.

    Les femmes dans l’armée, ce n’est pas issu d’une vision libérale du féminisme. En fait, Kerensky a créé un bataillon féminin pour servir dans une bataille de la Première Guerre pour fouetter le moral des soldats russes. Peut-être une façon de réduire le nombre de veuves délaissés. Puis il les a utilisées comme corps de garde du Palais. Je ne suis pas au courant d’histoires douteuses comme avec les gardes du corps est-allemandes de Khadafi, mais elles ont failli au niveau de la résistance contre les Bolcheviks menés par Trotsky.
    La tradition d’utiliser les femmes comme bouche-trous fut continuée par les Bolcheviques, puis les Soviétiques les ont utilisées quand la chair à canon manquait durant la seconde guerre mondiale. La femme tenant un fusil pour défendre l’État est une vision marxiste.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Lioudmila_Pavlitchenko
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Nina_Onilov
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Aleksandra_Samusenko
    Il y a eu des bataillons féminins qui ont affronté la Wehrmacht, mais je ne saurais me souvenir dans quelles batailles au juste.

    Pourquoi faudrait-il une ségrégation sexuelle entre combattants masculins et féminins dans l’armée ?
    Disons-le clairement que ce sont les relations hiérarchiques qui peut imposer une domination sexuelle. Ce qui est aussi vrai avec les homosexuels. Frédéric II, le disciple de Voltaire, couchait avec ses soldats et il les envoyait tout de même se faire tuer en dépit d’être des mignons.
    L’armée française avait une tradition de bordels de campagnes pour éviter que ses soldats aillent violer en pays étranger, ou qu’ils se fassent piéger par des Holophernes modernes (honey traps ou booby traps).
    https://youtu.be/-PbDa-NlX9A
    La marine allemande avait créé la poupée Barbie comme dame accompagnant les voyages des sous-mariniers.
    Bon, dans l’OTAN, on préfère que les soldats se soulagent sur leurs pairs et on ferme les yeux.

    Et qu’arrive-t-il quand les femmes trop occupées à servir l’État ne font presque plus d’enfants ? La Nation périt et l’État fait appel au mercenariat étranger ou accorde la citoyenneté à qui veut bien remplir les rangs. L’Empire romain est passé par là. Et nous nous faisons remplacer. C’est si simple à comprendre, mais trop dur à accepter.

  • Pierre Bourassa, 7 juillet 13h09

    Excellent texte(et vidéo). Dans l’immédiat je vous donne raison.

    Par contre,le climat ayant servi à en arriver à pareille situation a été pavé de un,par une majorité d’hommes n’ayant pas reconnu l’importance du rôle de la femme dans la transmission de la vie humaine ainsi que de son assistance à son développement.Comme si cela était secondaire d’être au stage de l’enfance,comme si eux-mêmes n’avaient jamais dû passer par l’enfance.

    Et de deux,par des groupes féministes,ne valorisant pas ce rôle de la femme et même le dénigrant,visant uniquement ’’l’égalité’’ avec les hommes,comme si la nature avait créé un seul sexe avec les mêmes fonctions.

    Je me souviens des déclarations de Michel Chartrand qui lui,reconnaissait publiquement le rôle capital de la femme et son travail acharné dans le développement de la société québécoise depuis le tout début.Ce travail de fourmis est un travail de chambre noire sans lequel nos photos ne pourront être développées ni notre identité reconnue comme peuple.

    Sans cet héritage du rôle de la femme québécoise et de sa continuité,sans la réunification des hommes et des femmes,le gouvernement se tournera vers l’immigration pour nous remplacer.Et c’est ce qu’il fait déjà.

    Évidemment son rôle ne se limite pas à donner la vie et de l’assister dans son développement,mais je tenais à souligner son importance à une époque où il semble tabou de le valoriser.

    Tant qu’à la femme soldate fière de pouvoir tuer ’’l’ennemi désigné’’ au même titre que l’homme,j’ai beaucoup de difficulté à croire que c’est dans sa nature profonde,et heureusement.

  • Marc Labelle, 4 juillet 23h15

    Texte rafraîchissant et courageux en cette époque de rectitude politique totalitaire.

    Si les droits fondamentaux doivent être les mêmes pour tous les êtres humains, il faut toutefois tenir compte de la différence irrépressible entre les deux sexes. Humblement, cela devrait amener à reconnaître que les hommes et les femmes ont des dispositions, des talents, des habiletés qui les distinguent dans un certain nombre de fonctions ou d’activités. Même si la société humaine évolue, et parfois régresse, cette supériorité particulière à chaque sexe témoigne d’une différence pérenne. Éternel féminin… et éternel masculin. Ce qui est à négocier pour l’épanouissement et l’harmonie des deux sexes, c’est leur déploiement ou redéploiement.

    La modernité a instauré trois valeurs fondamentales avec la Révolution française, qui furent insérées dans le premier article de la Déclaration des droits de l’homme adoptée par les Nations unies : liberté, égalité, fraternité. En absolutisant l’égalité, la gauche soi-disant « progressiste » a mutilé la liberté et la fraternité. Alors qu’une société saine s’applique plutôt à régénérer des rapports fructueux entre les trois valeurs dans les divers domaines. Montesquieu parlait de l’équilibre politique en ces termes : « Le pouvoir arrête le pouvoir. » Appliqué aux trois valeurs modernes, ce principe signifie que chacune d’elles agit comme garde-fou des deux autres.

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