«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Son indice d’arrogance monte en flèche

La dérive de Philippe Couillard

C’est exactement ce que je craignais. Fort des critiques élogieuses, et justifiées, pour sa gestion de la tragédie de la mosquée de Sainte-Foy, Philippe Couillard a vu son indice d’arrogance monter en flèche. Quel dommage !

Récupération

Pire encore, il a choisi d’exploiter politiquement le chagrin des Québécois. Profiter de ce sentiment ambiant de culpabilité qui afflige la population pour imposer sa vision. Désormais, chaque fois qu’une personne voudra parler de la neutralité pas si neutre de l’État ou des accommodements raisonnables qui sont déraisonnables, Monsieur Couillard brandira la carte de la Mosquée de Québec. Un peu comme lorsqu’on utilise la carte de la Polytechnique pour étouffer les opposants à un registre des armes à feu jugé trop coûteux et inefficace par exemple.

Si le PM avait manié les mots avec tact et doigté il y a une quinzaine, force est de constater que cette fois-ci, il utilise l’enflure verbale pour y aller d’une bonne dose de démagogie. « Nous sommes contre la discrimination vestimentaire », a-t-il tonné. « Dénonçons la normalisation des discours d’exclusion et de xénophobie », ajouta-t-il. Le tout, pour s’opposer aux recommandations du rapport Bouchard-Taylor qui visaient essentiellement à interdire le port de signes religieux pour les personnes en autorité.

Suivant sa logique, il faudrait donc conclure que le fait que ne pas vouloir qu’un juge ou un policier affiche un biais religieux relèverait de la xénophobie ? Foutaise !

Navrant

Le PQ et la CAQ ont tendu la main au chef libéral. Plutôt que de travailler avec ses vis-à-vis afin d’établir un compromis juste et acceptable pour les citoyens, le PM a choisi de diaboliser ses adversaires. C’est navrant. Si Philippe Couillard, le premier ministre, a récemment fait un plaidoyer senti pour que les mots soient bien pesés dans l’espace public, on peut dire que Philippe Couillard, le politicien, s’est engagé hier dans une hasardeuse dérive langagière.


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