«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La défaite du PQ et son avenir

Conclusiion

Tribune libre de Vigile
dimanche 6 juillet 2014
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Indépendance ou bon gouvernement

La cinglante défaite du PQ nous mène à la croisée des chemins. Nous apprenons que les jeunes n’embarquent plus ni dans le PQ, ni dans le projet indépendantiste. Ils n’ont pas suivi non plus dans le débat sur la Charte. Le PQ doit-il rajeunir son message, le changer ? C’est la première fois depuis sa fondation qu’il est aussi impopulaire auprès des jeunes, et que l’indépendance semble laisser un groupe important de la population indifférent. Pour ma part, je crois que ce n’est pas le message qu’on doit changer, c’est le PQ lui-même. Il doit décider s’il est ou non indépendantiste, et se bâtir un programme en conséquence. Pour l’instant, il semble que c’est dans la plus pure tradition indépendantiste que nous allons.

L’arrivée de Mario Beaulieu à la tête du Bloc a de quoi nous réjouir et nous inquiéter. Il semble plus critique de ses prédécesseurs que de nos adversaires. Il arrive, donnons sa chance au coureur, il finira par comprendre où sont ses filets et ceux de nos adversaires. Mais il n’a pas des mois pour faire ça.

Car si son côté indépendantiste peut être réjouissant, si un programme résolument indépendantiste est à la fois inspirant et rassurant, la côte est raide pour ramener le Bloc a un niveau d’appuis crédible au Québec et au Canada. Je ne veux pas être un rabat-joie, je serai le plus heureux s’il va chercher plus de quinze comtés aux prochaines élections. Mais le personnage et son programme risquent de transformer ce scrutin en test de la capacité des indépendantistes à aller quelque part au Québec. S’il fallait qu’il maintienne le niveau des appuis du Bloc à celui du dernier scrutin, ou pire, que ce niveau diminue, imaginez les conséquences sur le programme du PQ pour les prochaines élections provinciales. C’est un pari audacieux et dangereux pour notre option, dont on n’a pas beaucoup discuté. Les vrais indépendantistes vont certes suivre, mais sommes-nous vraiment intéressés à savoir combien il y en aura lors du scrutin fédéral, en automne 2015 ? Quelle sera la valeur de l’enjeu de l’indépendance auprès d’un électorat auquel nous avons appris à voter stratégique pour nous débarrasser de Jean Charest ? Va-t-il voter pour un parti qui n’a aucune chance d’exercer la moindre influence à Ottawa, ou voter pour celui qui peut battre Stephen Harper ? Nous mettons beaucoup d’œufs dans un seul panier, assez pour me dissuader d’aller relire "La laitière et le pot au lait" de La Fontaine, qui se termine par "Adieu, veau, vache, cochon, couvée !"

Le choix d’un chef

Il va nous falloir remplacer Mme Marois. D’entrée de jeu, je crois qu’il faudrait que le PQ soit branché sur l’indépendance avant d’effectuer ce choix. Et bien entendu, que le choix se fasse en fonction des qualités du chef à livrer la marchandise, i.e. mener le PQ à la victoire avec ce programme. Nous avons commis la bévue d’élire André Boisclair comme chef et de lui imposer un programme taillé sur mesure pour Bernard Landry. Lui ne pouvait le défendre. Il nous faudra examiner plus sérieusement les capacités des candidats à vendre le programme à la population. Je ne sais pas qui fera l’affaire, mais j’ai quand même une remarque préliminaire à faire.

Les bulletins de vote étaient à peine décomptés que des candidats potentiels, anciens ministres du cabinet Marois, s’en donnaient à cœur joie contre la Charte et Bernard Drainville. Ils n’étaient pas d’accord avec ci ou ça. La solidarité ministérielle ne tenait peut-être plus, mais la décence est toujours de mise. La course à la chefferie va permettre à tous ces candidats potentiels de nous dire ce qu’il compte faire de la Charte. Nous pourrons alors déduire ce qu’ils en pensaient au Conseil des ministres, ils pourront à loisir nous dire qu’ils ont réfléchi, qu’ils étaient plus ou moins d’accord, etc.. Mais au lendemain d’une cinglante défaite, que des ministres importants viennent nous dire qu’ils n’étaient pas d’accord avec ci ou ça, c’est inconvenant, indécent.

Il n’y avait aucune raison pour dire ça sinon pour faire porter le chapeau à Drainville. Il porte certes une lourde responsabilité, mais le projet de Charte était le projet d’un Gouvernement dont ils faisaient partie. Eux aussi ont leur part de responsabilité, et elle n’est pas négligeable. Ne serait-ce que par solidarité avec leur parti, dont c’est encore la politique officielle, ils devraient la boucler. C’est pour ça que j’ai dépersonnalisé mon texte sur la Charte. Et aussi pour rappeler à Gérard Bouchard qu’il n’y a pas que Drainville qui soit responsable de ce gâchis, tout le Conseil des ministres mérite un blâme. Je crois qu’on est un peu vite sur la gachette au Québec pour congédier des gens. On voulait congédier les gens qui refusaient d’enlever leurs signes religieux ostentatoires, et devant cet échec, on veut congédier comme un galeux celui qu’on croit seul responsable. Respirons par les narines, et tâchons d’apprendre à travailler ensemble. C’est infiniment plus important que ces manœuvres bas de gamme pour s’emparer de la chefferie, dignes de la cour du Commandeur des Croyants et de son vizir Iznogood.

Regrouper les indépendantistes

Enfin, pour ceux qui rêvent de regrouper sous une seule bannière tous les indépendantistes, je souhaite bonne chance. Ça fait quarante ans que ce débat a balayé les partis de gauche et de droite, et a polarisé l’électorat entre fédéralistes et indépendantistes. Les gens de gauche ont quitté le PQ avec Françoise David, ceux de droite avec Legault. Avec pour résultat que Mme David et son parti sont indépendantistes à temps partiel, et Legault se donne dix ans au pouvoir pour le redevenir (il estime que c’est le temps que ça va lui prendre pour gommer la révolution tranquille). Et n’allez pas croire que QS va redevenir un parti indépendantiste si nous y migrons. S’il fallait que le NDP s’empare du pouvoir aux prochaines élections, l’idée de vivre enfin dans un paradis socialiste va ramener les pendules à l’heure : Oubliez l’indépendance, vivre dans un tel paradis devrait nous y faire renoncer. Nous n’avons pas à choisir entre la peste et le choléra. C’est bien dommage, mais c’est comme ça. Il nous appartient de trouver les mots, l’esprit militant et l’unité pour mener à terme notre projet.

C’est à ces conditions que les indépendantistes des autres partis viendront chez nous. L’idée d’aller négocier des accommodements raisonnables avec QS et la CAQ me semble déraisonnable, leur idéologie sociale les domine et nous sommes actuellement en position de faiblesse. C’est à nous, indépendantistes du PQ, qu’il appartient d’élaborer les conditions de la victoire de l’indépendance. Et ensuite de regrouper chez nous tous les indépendantistes de toute allégeance.

Commentaires

  • Gaston Carmichael, 9 juillet 2014 16h54

    « Je ne vois pas pourquoi il faudrait attendre après les élections fédérales d’octobre 2015 pour que le Parti québécois se choisisse un chef.  »

    D’abord, l’élection fédérale pourrait fort bien être avancée au printemps 2015. À l’automne 2015, plusieurs provinces auront également un rendez-vous électoral. Harper pourrait se servir de cette congestion à l’automne pour justifier l’avancement de son propre rendez-vous au printemps. Certains pourraient se faire prendre les culottes baissées par une telle stratégie.

    Ensuite, il me semble que le PQ aurait avantage à tirer des leçons du succès ou de l’échec du BQ à l’élection fédérale. pourquoi s’en priver ?

    Quelle est l’urgence d’un congrès à la chefferie au PQ ? Le prochain rendez-vous électoral n’est qu’en 2018. Un congrès à la chefferie apporte toujours une grande exposition médiatique. Un an avant une élection, cela peut s’avérer payant. Trois ans avant, la balloune a amplement le temps de se dégonfler.

  • Robert Barberis-Gervais, 9 juillet 2014 13h40

    - Je ne vois pas pourquoi il faudrait attendre après les élections fédérales d’octobre 2015 pour que le Parti québécois se choisisse un chef. Le nombre de députés élus par le Bloc aux prochaines élections fédérales, c’est une chose. La vie interne du Parti québécois qui a à se choisir un chef, c’en est une autre. Ce serait très mal avisé que d’attendre après l’élection fédérale de 2015 pour lancer un congrès à la chefferie du PQ.

    - Le Parti québécois existe toujours. Il a un président. Son aile parlementaire compte 30 députés qui constituent l’opposition officielle à Québec. Ce parti a plein de ressources financières. Il peut parfaitement produire un document sur la situation du Québec dans le Canada et sur l’avenir du Québec.

    Il a perdu son chef mais on ne peut pas dire « qu’il est décapité » puisque les têtes qui peuvent remplacer la chef sont là en attente. Il y aura une élection démocratique dont la date et les modalités n’ont pas encore été décidées. Il y a deux anciens ministres qui ont fait l’erreur d’attaquer Drainville sur la Charte et Louis Champagne les a avec raison morigénés. Mais de là à comparer le PQ à une « pieuvre, dont les tentacules gigotants s’étoufferaient entre eux », il y a une marge à ne pas franchir.

    Cette métaphore d’ailleurs est fort significative. Ça sent le troll à plein nez.

    Robert Barberis-Gervais, 9 juillet 2014

  • Robert Barberis-Gervais, 8 juillet 2014 20h05

    Le Parti québécois ne se sabordera pas. Il gardera son nom. Il est l’opposition officielle à Québec. Il réfléchit aux causes de la défaite du 7 avril. Il se choisira un chef.

    
L’avantage de Pierre-Karl Péladeau, c’est que la base de son engagement, comme il l’a dit un beau dimanche matin à St-Jérôme, c’est qu’il embarque dans le Parti québécois pour faire du Québec un pays. Il ne s’est pas embourbé comme les autres dans « la gouvernance souverainiste ». Il est neuf ; il est nouveau ; il est libre. Avec lui à sa tête, le Parti québécois est un nouveau parti, un parti neuf.

    
Quant à la synthèse de Pierre Cloutier dans son dernier article, elle me pousse à exprimer un témoignage personnel. En 73, lors de l’affaire de la carte de rappel qui est le début de l’étapisme, j’ai commencé à prendre mes distances par rapport à ce parti qui croyait à ses militants surtout pour le financement et le travail bénévole. Cela dura jusqu’après le référendum de 1980 où Pierre Drouilly et moi avons publié un livre « Les illusions du pouvoir » où tout est dans le titre qui signifiait : ça ne suffit pas d’être un bon gouvernement pour convaincre les Québécois de vouloir un pays.
Les militants engagés qui voulaient maintenir le cap vers l’indépendance ont causé beaucoup de soucis à ce qu’on peut appeler ironiquement « les élites péquistes ». Après la défaite cuisante du 7 avril qui marque l’échec retentissant de tout cet étapisme et qui oblige au renouveau et avec Pierre-Karl Péladeau qui est un homme neuf, l’espoir est de nouveau permis.

    
La lourde et déprimante synthèse des tergiversations du passé ne change pas le passé. J’apporterais des nuances dans la description de la dynamique parti-leaders-militants-congrès mais à quoi bon. La synthèse-Cloutier souligne les dérapages qu’il faut éviter. Elle pourrait nous aider à tirer des leçons pour le présent et l’avenir.

    
Je prends le risque de dire (sans me renier moi-même) que la gouvernance souverainiste était une sorte de patente à gosse qui n’était qu’une variation sur le thème de l’étapisme de Claude Morin-René Lévesque. J’irai même plus loin à mes risques et périls : toute la personnalité de Pauline Marois s’y exprimait. Avec le résultat que l’on sait et qui nous oblige à ne plus marcher sur cette route minée qui aboutit à une enseigne : CUL-DE-SAC. Ce qui est incontestable. C’est ce à quoi aura servi la défaite du 7 avril, ce qui en fait une défaite extraordinairement bénéfique et possiblement libératrice. C’est ce que pense un militant de l’indépendance depuis 1965, qui ne s’est jamais trahi, et qui essaie d’être le plus honnête qu’il est possible de l’être dans les circonstances. Dans l’histoire du Parti québécois, nombreux sont les militants qui ont souffert... Peut-être que notre heure viendra bientôt…


    RBG, 8 juillet 2014

  • Pierre Cloutier, 8 juillet 2014 13h18

    Monsieur Champagne,

    Vous avez raison. C’est curieux, mais depuis des années et des années, ici même sur Vigile j’ai répété la même chose ad nauseam, à savoir que la gouvernance provinciale déguisée en gouvernance dite souverainiste ne nous mènerait nulle part et vous et votre beau-frère n’avez cessé de me taper dessus de façon parfois fort virulente, parce que j’osais m"en prendre au PQMarois et à sa doctrine démoralisatrice et démobilisante.

    Et voilà qu’aujourd’hui, vous vous ouvrez les yeux et affirmez qu’il faut mettre le cap sur l’indépendance et laisser de côté l’objectif de la gouvernance provinciale ou du bon gouvernement.

    J’ai toujours dit la même chose en 30 ans de militantisme au sein du Parti Québécois et comme des dizaines d’autres, je me suis fait traiter de "pelleteux de nuage", de ’pur et dur", de "caribou", de "felquiste", d’extrémiste etc...par tous les petits carriéristes et arrivistes qui ont pullulé et continuent de le faire dans ce parti, pour monter dans les structures, devenir député, ministre ou même premier ministre.

    Je ne vous en veux pas, monsieur Champagne, d’autant plus que notre rencontre l’an dernier a été fort agréable. Mais si votre texte peut permettre aux indépendantistes de reprendre en mains ce parti et de mettre (enfin) le cap sur l’indépendance, je serais l’homme le plus heureux de la planète avant de passer l’arme à gauche.

    Pierre Cloutier

  • François Ricard l&8217;inconnu, 7 juillet 2014 18h40

    Ça fait plus de quarante années que nous votons "stratégique" au fédéral.
    ä donne quoi. Au fédéral, les carottes sont cuites. Nous sommes 75 et ils sont 228.
    Et cette différence ira en s’accentuant avec le temps.
    Pourquoi ne pas profiter d’une élection fédérale pour le rappeler à tous non concitoyens.
    À Ottawa, nous sommes des nuls pour toujours.

  • Claude Lemaire, 7 juillet 2014 16h55

    Quelle utilité un parti indépendantiste peut bien avoir au fédéral, avec le désaveu exprimé, au provincial, de la voie souverainiste ???? ( Il n’y a plus de menaces séparatistes qui tiennent pour le ROC !!!)

    A part diviser le vote et permettre au pire parti (conservateur) de continuer à rêgner en maitre... La pire éventualité pour le Québec et l’Ontario. Ses valeurs sont celles des Rednecks de l’ouest et à l’opposé des nôtres... Boujour les CRÉATIONNISTES !!!

    Aucun de nous ne semble prendre lecture du vote des citoyens...

    Personne ne semble comprendre les rêgles occidentales en démocratie : Si tu ne contrôles pas plus ou moins subtilement tes médias et l’opinion publique pour faire de l’éducation citoyenne, bien sûr ( :-) Alors oublie les règlementations qui changent le statu-quo, surtout financier et économique... Nous n’avons pas ce pouvoir et les forces en présence ne le permetterons jamais.

    A moins d’obtenir le pouvoir, ici au provincial, pour un parti social-démocrate et autonomiste qui nous ressemble. Un tel parti pourrait rassembler une majorité de Québécois, peu importe leur provenance... Sortons-nous de ce piège souverainiste qui ne profite qu’au PLQ....

    Nous pouvons être souverainiste ET lucide... Le "moyen" n’est pas l’objectif... le moyen c’est le pouvoir politique, l’objectif lui, DOIT être l’intérêt supérieur des citoyens et la survivance de notre lanque.

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre, 7 juillet 2014 16h38

    "...ils seraient bien avisés d’attendre après l’élection fédérale de 2015 avant de lancer le congrès à la chefferie."

    Minimum !

    Quelqu’un pose la question : "Pourquoi le P.Q. dans l’opposition ne publierait-il pas son livre blanc sur l’avenir du Québec ?"

    R : Parce qu’il est décapité, comme la pieuvre, dont les tentacules gigotants s’étoufferaient entre eux.

    (Les bulletins de vote étaient à peine décomptés que des candidats potentiels, anciens ministres du cabinet Marois, s’en donnaient à cœur joie contre la Charte et Bernard Drainville.) Drainville aurait gagné son point, n’eût été du déclenchement précipté... pourquoi ??

  • Gaston Carmichael, 7 juillet 2014 09h55

    « Les vrais indépendantistes vont certes suivre, mais sommes-nous vraiment intéressés à savoir combien il y en aura lors du scrutin fédéral, en automne 2015 ? »

    Mais pourquoi ne serions-nous pas intéressé ? Faudrait-il se mettre la tête dans le sable ?

    « Enfin, pour ceux qui rêvent de regrouper sous une seule bannière tous les indépendantistes, je souhaite bonne chance. »

    Vous avez sans doute raison pour le PQ. Toutefois, pour le Bloc, cette question ne se pose pas. Au fédéral, la division du vote joue à notre avantage. Vous avez trois partis fédéralistes, et un indépendantiste.

    En 2011, plusieurs indépendantistes se sont laissés charmé par le bon Jack. Cette aventure d’un soir est terminé. Il me semble qu’il ne devrait pas être excessivement difficile de ramener les indépendantistes volages au bercail.

    Le mot clé pour le Bloc en 2015 devrait être "RALLIEMENT".

    Pour ce qui est du PQ rien ne presse. Ils seraient bien avisés d’attendre après l’élection fédérale de 2015 avant de lancer le congrès à la chefferie.

  • Gilles Jean, 7 juillet 2014 09h26

    « Une nation fatiguée de longs débats consent volontiers qu’on la dupe, pourvu qu’on la repose,et l’histoire nous apprend qu’il suffit alors pour la contenter de ramasser dans tout le pays un certain nombre d’hommes obscurs ou dépendants, et de leur faire jouer devant elle le rôle d’une assemblée politique, moyennant salaire. » – Alexis de Tocqueville dans "L’ancien régime et la révolution"

    On reconnaît dans ce texte la CAQ......et, malheureusement, l’état d’esprit de beaucoup des nôtres :”nation fatiguée de longs débats".

    Vous présentez fort bien la situation dramatique dans laquelle se trouve le PQ et le Bloc....et le mouvement indépendantiste !

    Très préoccupant ! Je suis indépendantiste depuis le 23 juin 1990( rejet de Meech). Je suis très inquiet, très, très inquiet !

    Quant à “la charte”, bien sûr qu’il ne faut pas crucifier Bernard Drainville. Mais, comme il portait le ballon, cela va le suivre un bon bout de temps ; je pense qu’il lui serait difficile de se présenter à la chefferie. Quel dommage que le PQ n’ait pas accepté le compromis de la CAQ, avant les élections :" un tien vaut mieux que deux tu l’auras !"

  • Guy lalande, 7 juillet 2014 08h26

    « Depuis 1968, année de la fondation du PQ,à laquelle j’ai participé,nos gouvernements péquistes ont accompli beaucoup,mais en camouflant l,objectif,c’est-à-dire l’indépendance par l’inclusion
    d’un référendum. En tant qu’officier senior ,j’ai signalé à qui de droit que demander à un peuple d’élire des chefs en disant je remettrai à une date indéterminée l’atteinte de notre objectif constituait une absurdité. Qui suivrait un général qui ordonnerait à ses troupes de
    s’emparer d’un objectif un de ces jours, si elles ne changent pas d’avis. » A noter que le Colonel Ménard disait à R. Lévesque la même chose.

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