«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

« Est-on si sûr que les nouveaux clercs laïcs médiatiques ou autres sont plus vertueux que les anciens ? »

La critique de l’Église

Pâques a été l’occasion de réfléchir sur la culture religieuse du Québec dans laquelle nous demeurons enracinés. Peu importe l’ignorance de cette réalité chez nombre de Québécois, la société a été définie, modelée et structurée sur des bases judéo-chrétiennes.

Or, la confusion règne dans l’esprit de tous ces Québécois rageurs et aveuglés de préjugés qui vomissent l’Église et ses clercs. Les commentaires illustrent l’impossible distanciation d’une partie de la population avec des expériences personnelles négati­ves du Québec à l’eau bénite.

Abus sexuel

On écrit le mot « Église », et plusieurs hurlent « pédophilie ». Mais si on écrivait « familles », il faudrait proférer la même accusation puisque les statistiques démontrent que l’abus sexuel des enfants se fait avant tout au sein de la famille ? Bien sûr, ces actes horribles de la part de clercs, défenseurs de la morale, sont impardonnables. Mais nous vivions aussi à une époque où les enfants étaient battus au quotidien dans leur famille et parfois violés dans un silence de culpabili­té au sein de la société tout entière.

Il faut faire la paix avec ce passé. Séparer l’Église de la foi et comprendre que la spiritualité est au cœur des aspirations humaines. Donc, que la dimension religieuse doit être prise en compte dans les domaines politique, culturel et économique. Toutes les institutions et les expressions artisti­ques contiennent une part de transcendance, de dépassement et d’espoir. Aimer son prochain n’est pas un précepte réservé aux croyants, n’est-ce pas ?

Il faut cesser d’accabler l’Église du Québec pour tous nos malheurs passés. Cette Église était composée de Canadiens français. Nous nous sommes donc autoflagellés et traumatisés nous-mêmes. Mais les communautés religieuses nous ont aussi éduqués et soignés. Elles ont défendu notre langue et même facilité la décléri­calisation du Québec moderne.

Est-on si sûr que les nouveaux clercs laïcs médiatiques ou autres sont plus vertueux que les anciens ?


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Les dérives de notre temps

 

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