«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La constituante

Remettre l’indépendance sous les projecteurs

Tribune libre de Vigile
samedi 18 mars
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Le 11 Mars dernier, j’ai assisté à une rencontre citoyenne organisée par OUI-Québec, sur le thème de la constituante. Danic Parenteau, Daniel Turp (l’IRAI) et Robert Laplante (L’Action Nationale) y participaient en tant que conférenciers. La présentation de Robert Laplante m’a particulièrement intéressé.

Il soutenait que le recours au référendum était une voie sans issue. Cela serait s’en remettre au Parlement du Canada comme autorité ultime, et on ne sait que trop bien où cela nous conduira. Pour lui, il faut fondamentalement tourner la table de bord, et s’en remettre au peuple comme autorité suprême et décisionnelle.

C’est dans cet esprit qu’il soutient la stratégie de la constituante. Parce que, contrairement à la constitution canadienne, une constitution qui se respecte doit être faite par le peuple, et pour le peuple.

Une constitution sert à définir la structure de gouvernance d’un pays. C’est là que l’on décide si on veut une monarchie ou une république. C’est là que l’on définie les valeurs primordiales d’un pays. C’est là que l’on détermine quels pouvoirs le peuple aura sur son parlement. C’est véritablement un instrument fondateur.

On se désole souvent que le débat indépendantiste ait été absent de la scène publique dans les derniers vingt ans. La constituante est justement une façon pour ranimer la discussion. Comment faire pour intéresser une population, devenue cynique et déconnectée du politique, à un sujet aussi aride ?

Il faut s’inspirer des commissions sur le droit de mourir dans la dignité ou de la charte des valeurs. Ces commissions ont suscité beaucoup d’intérêt et de participation dans la population. Imaginez une commission itinérante qui visite les dix-sept régions administrative du Québec durant deux ans pour recueillir les opinions du vrai monde sur ce que devrait contenir notre constitution.

Les média n’auront pratiquement pas le choix de couvrir cet évènement, et le Québec pourra enfin brasser des idées, comme il en fut privé depuis si longtemps.

Évidemment, les monarchistes et les républicains vont s’y affronter. Traditionnellement, les fédéralistes n’ont jamais à défendre leur option. Le fardeau de la preuve est toujours à la charge des indépendantistes. Dans une commission sur la constitution, les partisans du statut quo devront défendre leur option, autant que les autres. N’est-ce pas une belle opportunité pour faire tomber les œillères dont on a doté une grande partie de la population ?

On prend la gageure qu’au final, après deux ans de consultation, que les commissaires accouchent d’un projet de constitution qui soit littéralement impossible dans le cadre fédéraliste actuel.

Comme le gouvernement en place a lancé cette constituante deux ans après le début de son mandat, nous sommes maintenant à la veille du lancement d’une nouvelle campagne électorale. Le parti au pouvoir pourrait donc faire de cette élection un plébiscite sur la constitution proposée

Si la population entérine ce plébiscite, le nouveau gouvernement aurait alors toute l’autorité voulue pour enclencher le processus de l’indépendance.

Bien sûr, la Cour Suprême va s’y opposer de toutes ses forces. Toutefois, il faudra rappeler que cette institution a été créée par une constitution sur laquelle la population n’a jamais été invitée à se prononcer. Ils auront un énorme déficit de légitimité par rapport au choix ouvert et démocratique que les québécois auront fait.

La première étape pour initier un tel processus est la prise d’un pouvoir majoritaire par un parti ayant la volonté de le faire. Le PQ pourrait-il être un tel parti ? JFL s’est bien engagé à ne pas lancer de référendum, mais rien ne l’empêcherait de lancer une constituante.

D’ailleurs, la proposition principale déposée pour le congrès de septembre dit bien

  • « Dès un premier mandat, le gouvernement du Québec consultera les Québécois sur la rédaction de la constitution interne du Québec. Ce texte reflétera ce que nous sommes et ce que nous voulons transmettre, et il inclura des dispositions de la Charte de la langue française et de la Charte des droits et libertés de la personne, ainsi que notre droit à disposer de nous-mêmes.
  • En parallèle au processus de consultation sur la constitution, un gouvernement du Parti Québécois s’engage à :
  • a. Mettre en place une commission parlementaire élargie chargée de rédiger le projet de constitution. Cette commission entendra les propositions venant de tout le Québec dans sa diversité urbaine, régionale, conjuguant tradition et modernité ;
  • b. Créer un conseil constitutionnel québécois qui sera responsable de rendre des avis sur l’application ordonnée de la constitution et de statuer sur la validité des lois québécoises au regard de la constitution, sans réduire la souveraineté du Parlement ;
  • c. Refuser de continuer à financer le poste de lieutenant-gouverneur du Québec, qui représente une relique monarchique passéiste et coûteuse rejetée par plusieurs partis politiques au Québec. »

Donc, il aurait toute la légitimité voulue pour lancer une constituante. Il dit bien que c’est dans un premier mandat. Toutefois, cette proposition principale ne dit pas ce que le PQ entend faire de la proposition de constitution qui résultera de la constituante. En fera-il un plébiscite en 2022, ou préférera-t-il attendre dans un mandat ultérieur ? S’il n’en dit rien, c’est sans doute qu’il préfère garder toutes ses options ouvertes. C’est de bonne guerre.

Commentaires

  • Chrystian Lauzon, 30 mars 19h20

    M. Carmichael,

    1- À ma question et sous-questions « Pourquoi il n’y a jamais eu élaboration de constitution au PQ depuis sa fondation ? Et même encore présentement ? J’ajouterai même : pourquoi le PQ, d’autant avec Lisée à sa direction, n’élaborera explicitement, formellement, statutairement et juridiquement, AVEC EFFECTIVITÉ*, jamais de constitution ? », vous avez répondu « Je vous avoue humblement que je n’en sais trop rien, et c’est pourquoi je me suis abstenu de répondre. ». Vous concluez même à la fin de votre commentaire « J’espère avoir répondu adéquatement à votre question.  ».

    S’il s’était agi d’une dissertation universitaire en science politique, je doute fort que vous auriez eu la note de passage. Pas vous ?

    Vous avez choisi la loi du silence sur ces questions. Et c’est une constante, propre à chaque parti : plus l’on se tient proche de la famille, plus il est difficile de la critiquer ouvertement.

    2- Vous terminez en me posant la question « Et vous, que proposez vous ? (sic) ».

    Personnellement, je propose souvent une stratégie lorsque j’écris sur Vigile, soit en réplique à un événement ou en fonction d’un dossier. Et Vigile, grâce à l’esprit critique qui y règne, voué à la Cause avant tout parti, ne jouant pas les béniouiouis, fourmille de stratégies. Ce qui m’étonne encore, c’est le peu ou pas d’intérêt que les élu.es supposés indépendantistes portent à ces stratégies et surtout, qu’ils ou qu’elles n’en appliquent aucune.

    Par rapport à la question offensive de l’islamisme radical, suite à l’événement-crucifix de l’hôpital Saint-Sacrement, j’ai relevé qu’en donnant au catholicisme (plus largement au christianisme) le statut de religion d’État, sans affecter le développement de la laïcité pour autant, formant un bouclier, sans mener de croisade, serait projeter du Québec face à l’immigration massive musulmane, une vitrine locale et internationale à la fois.** Comment se fait-il qu’aucun parti, surtout le PQ qui devrait porter le flambeau de notre patrimoine bien élevé, n’a pas songé à cette proposition pour prévenir toute guerre civile ici, à l’instar de celles qui se déroulent en Europe partout actuellement ?

    En fait, ce ne sont pas les propositions qui manquent, mais toute vision « personnelle » devrait reposer sur la Cause, qui impose ses exigences propres – qui demeurent étrangement indéfinies même au PQ. Par Cause, j’entends non seulement l’indépendance dans tous les statuts et processus qu’elle implique, mais la réalisation de cette mission à travers une détermination, une conviction et un courage à toute épreuve de la part des politiciens.

    Cette mission implique concrètement des liens constants et concrets au peuple (tout autant aux militants à tous les niveaux) via événements/dossiers repris stratégiquement ou provoqués (rapports de force). Le PQ tourne le dos depuis sa fondation à cette mission stratégique du lien événement/dossiers du peuple pour le peuple par le peuple – je parle de Cause, d’indépendance, pas de routine socio-économique de gouvernance provincialiste et communautariste.

    La question posée par votre article « La constituante », concerne le lien constitutionnel. Pourquoi le PQ l’a toujours évité revient à questionner :

    1- Le véhicule lui-même est-il fiable ou contaminé depuis sa fondation ?

    2- Pourquoi tant de comportements, publics et/ou privés, « fédéralistes » contraires à la Cause chez les péquistes élu.es, y compris les chefs et l’establishment de direction ?

    3- Pourquoi l’Institut « pour » l’indépendance, l’IRAI, n’a pas suivi la direction citoyenne interactive (réseaux sociaux et régions), activiste, pré-électorale, telle que le dévoué et si pertinent sur ce plan, Pierre Cloutier l’avait définie et proposée ici même sur Vigile avec respect et intelligence, en parfait accord avec la mission de l’Indépendance ? Je ne suis pas référendiste (mais indépendance de facto toujours ; Parizeau lui-même était d’abord pour un vote de députés, rappelons-le !), cependant la vision de Pierre Cloutier sur un IRAI démocratie directe était, est encore, en parfaite harmonie, adéquation avec la Cause. L’IRAI n’est-il plus, infiltré, qu’au service de QS et du communautarisme ?

    Conclusion :

    Le lien constitutionnel, s’il avait été, s’il était défini, contraindrait à un rapport constant au peuple sur tous les plans et à un engagement solennel qui devrait y être adjoint de la part des élu.es du PQ, avec preuves hebdomadaires d’efforts et d’actions effectives, concrètes, de promotion de la Cause.

    Faire le bilan de l’inertie, l’absence de statuts et liens mobilisateurs effectifs de la part de PQ avec le peuple (le mot lui-même n’est jamais utilisé, tabou), c’est ajuster à la Cause et ses exigences propres, l’orientation concrète du parti, les comportements publics et privés de ses élu.es "représentants".

    Sans conviction, ni courage, soumission absolue du parti et de ses élu.es à la Cause, non l’inverse (faire dépendre la Cause du parti, la corrompre), le PQ poursuit avec ses remisages : éviter d’offenser les médias, éviter le mot « république », « questionner l’immigration massive par ses coûts non-évalués et conséquences sur tous les plans », « dénoncer un coran toxique à réformer », etc.

    Le mot "référendum" est lui-même prétexte épouvantail à différer tout discours sur la Cause : il nuit tout autant reporté que pas. Car, l’essentiel de la Cause ne peut tenir à ce "concept-outil" et le PQ en devient inutile, nuisible, son existence même demeure ainsi injustifiable, injustifiée. Ses vrais piliers sont dans l’action Cause-Peuple soudés, seul référent, référence, référendum implicite.

    Comment relever ces inerties stratégiques patentes, voire des contradictions flagrantes comportementales, seraient "proposer de tout détruire", M. Carmichael ? sinon précisément l’inverse : construire et faire l’indépendance pour VRAI, faire du réel politique relié au peuple et le reliant à sa libération effective.

    L’indépendance, sans même utiliser le mot, doit se faire par chaque événement, sur chaque dossier, traité dans le cadre d’un État au profit seul de la collectivité en re-clientélisant le privé. Chaque pétition en mode démocratie directe et retransmis à l’Assemblée nationale correspond à un référendum orientable statégiquement vers l’indépendance du peuple et la promotion d’un Québec État-nation.

    Ne me posez pas la question « qu’ai-je à proposer personnellement », demandez-vous plutôt ce qu’impose la Cause et ses exigences propres. C’est elle seule qui m’importe, guide mes pensées, mes mots : je suis Cause preneur, aucunement parti « pris » ! Et aux dires explicites de Lisée, je ne suis déjà plus membre acceptable et respectable du PQ, ni par le Brexit, ni par Trump, ni par Marine Le Pen/FN dont je suis partisan. Diviser « pour se faire régner » en roitelet, trahir même ses promesses électorales (français langue d’État) semble la spécialité de ce PQ-Lisée zen, mais pour aller vers où ?...

    Demandez-vous donc comment dispose de la Cause ceux et celles qui ont le pouvoir ?

    Et répondre effectivement à ces questions pourra conduire à saisir que si le passé du PQ est garant de son avenir, force est de constater que sortir des trahisons, des divisions et purge d’establishment, est sa priorité la plus urgente pour fuir les remisages ou reports dans le temps illusoirement stratégiques.

    L’attentisme, qui auto-caractérise Lisée explicitement (« quand le peuple sera prêt, le PQ SUIVRA ! ») est antipédagogique, pro-dormitif, perpétuant l’enclavage et l’encavage de la nation par inertie chronique, face à une Cause dont la mission est d’allumer le peuple dans tous les sens de sa libération et par tous les moyens démocratiques possibles.

    La Cause parle d’elle-même comme du peuple, mais quel.le politicien.ne les écoute en pratique ?...

    * Voir mon commentaire ci-dessous du 22 mars, 22h24.

    ** http://vigile.quebec/CruciFiction-qui-et-quoi-croire

  • Gaston Carmichael, 23 mars 10h16

    @M. Lauzon :

    « Pourquoi il n’y a jamais eu élaboration de constitution au PQ depuis sa fondation ? »

    Je vous avoue humblement que je n’en sais trop rien, et c’est pourquoi je me suis abstenu de répondre. Mon texte ne cherchait pas à faire le procès du passé, mais s’en tenait au présent et au futur. Quand je demande des réponses concrètes de la part de certains vigiliens, c’est qu’en général, ceux-ci proposent de tout détruire, sans daigner nous dire ce qu’ils ont à proposer pour faire progresser le projet indépendantiste.

    Moi, j’ai fait les constats suivants :

    1 Quand Parizeau disait qu’on est devant un champ de ruine, il n’était pas loin de la vérité

    2 Présentement, le discours indépendantiste est pratiquement absent de la scène publique

    3 On entend souvent qu’il faut expliquer à la population le pourquoi de l’indépendance. Toutefois, comment faire quand le sujet ne semble même plus intéressé la population ?

    4 On ne réalisera pas l’indépendance sans aller chercher l’appui de la population

    5 Cela sera impossible à atteindre durant une campagne électorale de 30 ou 40 jours.

    6 Qu’on aime ou pas le PQ de Lisée, nous n’avons pas vraiment d’autre choix pour la campagne électorale de 2018. Il faut faire avec. Après, on verra.

    J’ai osé proposer une voie de passage qui aurait peut-être le potentiel de nous extraire du marasme actuel. Je la résumerai ainsi :

    1- Il faut susciter un grand débat national ayant pour sujet une constitution pour le Québec

    2- Il faut que cette activité soit bien structurée et financée.

    3- Il faut garder le sujet tout en haut de l’actualité durant deux ans.

    4- Seul un gouvernement majoritaire est en mesure de lancer une telle constituante

    5- Le seul parti en position de ce faire en 2018 est le PQ.

    6- Je constate que le PQ a déjà dans sa proposition de programme politique pour 2018 l’article suivant : « Dès un premier mandat, le gouvernement du Québec consultera les Québécois sur la rédaction de la constitution interne du Québec. »

    7- L’enjeu de l’élection de 2022 porterait sur la proposition de constitution, qui en soit, serait quasiment une déclaration d’indépendance.

    Je conçois qu’on peut être très sceptique sur la volonté réelle du PQ de vraiment procéder dans cette voie, mais existe-t-il vraiment une alternative pour 2018 ?

    Je constate qu’il n’y a pas eu beaucoup d’appui à ma proposition. Je ne m’en offusque pas. Je sondais le terrain pour voir s’il y avait un certain intérêt. Manifestement, cela n’est pas le cas. Donc, on oublie ça.

    J’espère avoir répondu adéquatement à votre question. Maintenant, si je peux me permettre une question à mon tour : Et vous, que proposez vous ?

  • Chrystian Lauzon, 22 mars 22h24

    M. Carmichael,

    J’ai omis de m’adresser directement à vous dans mon premier commentaire, ce qui me semblait pourtant évident puisque vous êtes l’auteur de cet article quelque peu théorisant et pourvoyeur d’espoir amplement différé à un deuxième mandat de Lisée au PQ, tout aussi rêveur, onirisant qu’ultra zen : français et identitaire n’étant plus pour le chef Lisée que de la « prépondérance » culinaire de service après-vente électoraliste, sans statut d’État réel nécessaire ou, plus notablement, requis d’urgence.

    Je vous renouvelle donc, avec sincère curiosité, cette humble et honnête question :

    Pourquoi il n’y a jamais eu élaboration de constitution au PQ depuis sa fondation ? Et même encore présentement ? J’ajouterai même : pourquoi le PQ, d’autant avec Lisée à sa direction, n’élaborera explicitement, formellement, statutairement et juridiquement, AVEC EFFECTIVITÉ*, JAMAIS de constitution ?

    Vous qui insistez parfois pour avoir des réponses détaillées et précises de la part d’autres vigiliens, j’imagine que vous êtes à même de me fournir une réponse articulée, précise sinon fouillée à ces questions, reliées directement au sujet que vous abordez dans votre article ci-haut. De la part d’un vétéran péquiste comme vous, que j’estime assez puis-je avouer, c’est le moins dont on puisse s’attendre.

    Soit dit en passant, votre article précédent était on ne peut plus appréciable de vérité concrète et criante, juste le titre fut un p’tit coup de génie selon moi « Fatwa sur le FN et Marine Le Pen »**. Là, vous étiez dans le réel politique. J’attends que vous y reveniez ici, un peu, le temps de me répondre.

    Merci à l’avance !

    Chrystian Lauzon

    22 mars 2017

    * « Principe de droit international suivant lequel une situation n’est opposable aux tiers que si elle présente un degré suffisant de réalité. (L’effectivité est le critère essentiel de l’occupation d’un territoire, une condition d’opposabilité de la nationalité [notamment dans les cas de naturalisation] et de validité de la reconnaissance d’État.) » Source : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/effectivit%C3%A9/27904

    Plus en détail et de source gouvernementale canadienne, je cite :

    « Juridictionnaire

    1. Le mot effectivité ("effectiveness") s’emploie en droit international public et privé, en sociologie du droit et dans la théorie du droit. Dans son acception la plus usitée, il désigne le degré (degré d’effectivité) ou la dose de réalité sociale (le néologisme effectivisation, qui a ce sens, n’est pas encore entré dans l’usage, aussi certains juristes l’emploient-ils encadré par des guillemets) que doit effectivement renfermer une norme juridique pour être applicable.

    De cette acception originelle (le terme a été créé au siècle dernier), le vocable s’est vite enrichi de sens extensifs qu’il convient de passer en revue dans des textes de lecture qui, selon l’habitude des textes que contient le présent ouvrage, mettent en relief ses diverses manifestations linguistiques et ses unités syntagmatiques.

    2. En droit international public, l’effectivité s’applique à de nombreuses matières, dont la nationalité des personnes physiques ou morales, l’État, l’occupation de territoires, l’exercice de la souveraineté, l’annexion et le blocus maritime. S’agissant, par exemple, du blocus régulier, on dit qu’il est soumis à une condition de validité, celle de l’effectivité. Suivant l’article 4 de la Déclaration de Paris du 16 avril 1856, lequel énonce la règle de l’effectivité du blocus, les blocus effectifs doivent être « maintenus par une force suffisante pour interdire réellement l’accès au littoral de l’ennemi. » Le procédé de l’occupation effective constitue l’une des applications les plus marquantes du principe d’effectivité. Il signifie que le titre territorial repose sur l’exercice réel des compétences étatiques par l’État revendiquant. Une des conditions d’acquisition des territoires est l’exigence d’une possession effective. Effectivité de l’occupation.

    L’effectivité sera ce qui se réalise en fait pour être valable ou opposable aux tiers, ce qui prévaut dans les faits et dont l’existence indiscutable justifie la reconnaissance ou l’opposabilité. La souveraineté d’un territoire pourra être attribuée non pas au pays qui détient le titre régulier de souveraineté sur celui-ci, mais à celui qui, dénué de titre, administre effectivement le territoire.

    À propos de la condition d’indépendance d’un État et de ses modalités d’acquisition, deux types de concurrence peuvent porter atteinte à ce monopole : l’État peut n’avoir sur le territoire qu’une effectivité réduite ou partielle (deux autorités rivales prétendant à la qualité de gouvernement de l’État), son concurrent et lui se la partageant en permanence ; on parle en ce cas d’une effectivité partielle durablement localisée. Conserver une effectivité partagée. Il se peut aussi qu’il ait une effectivité exclusive (hypothèse du gouvernement unique) sur une partie seulement de ce territoire (l’État victime de la sécession ou de la scission n’arrive plus à conserver son autorité sur la collectivité qui aspire à se constituer en État) sans parvenir à empêcher son concurrent de maîtriser mieux que lui cette partie du territoire, même si son ordre juridique se croit encore efficace sur elle. […] » Source : http://www.btb.termiumplus.gc.ca/tpv2guides/guides/juridi/index-fra.html?lang=fra&lettr=indx_catlog_e&page=9BDkX3TldFmE.html

    Voilà pourquoi, l’Indépendance, se faire État-Nation pour vrai, est toujours déjà nécessairement un coup et des rapports de force, effectifs et effectivement, activistement. Se séparer sans « rupture » (du peuple, par lui de facto et politiquement représenté offensivement de jure, avec un pacifisme de fermeté juridico-stratégique) serait comme engager la Goldwater pour faire l’indépendance : une très mauvaise anglo-autoproclamée radicalo-sioniste et anti-francos pro-constitution PET canadian. Le PQ-establishment est infesté de Goldwater comme de Goldman Sachs liséens dépendantistes globalo-mondialo-orientés, anti-souveraineté réelle, effective, des peuples.

    ** http://vigile.quebec/Fatwa-sur-le-FN-et-Marine-Le-Pen-80527

  • Jean Brilland, 22 mars 10h35

    La Loi 99 est-elle un embryon de Constitution citoyenne ?

    Courageux ces vaillants québécois qui oeuvrent à la création d’une assemblée constituante et une constitution... : http://forum.constituantecitoyenne.quebec/viewtopic.php?f=56&p=389&sid=03da666b26c7775c02dd83580eec6fc9#p389

    A suivre...

  • Robert J. Lachance, 22 mars 07h56

    Selon la proposition déposée pour le congrès de septembre, le PQ va moins loin qu’Option nationale à l’article 1.2.1 de son programme, sous un gouvernement d’Option nationale : « Le poste de lieutenant-gouverneur sera par ailleurs aboli ; » Je me demande si un gouvernement provincial, en vertu d’une constitution canadienne qu’il n’a pas signé peut adopter un système républicain où « la ou le chef-fe d’État est un-e président-e élu-e démocratiquement, en remplacement du roi ou de la reine. »

    https://opnat.quebec/programme

    Le poste de lieutenant-gouverneur a été créé par Londres, jadis, n’est-ce-pas ; il a survécu au rapatriement de la constitution en 1982, n’est-ce-pas ; il me semble relever maintenant du gouvernement du Canada. Nous pouvons demander à ce gouvernement à être exempté d’en payer les frais. Il pourra prendre la question en considération aussi longtemps qu’il le voudra.

    S’il accepte, ça nous avance à quoi ?

    S’il refuse, on fait quoi ?

    Je ne vois pas, suite à un tel refus, 55 % des électeurs voter oui à un projet d’indépendance du Québec. Je ne vois pas plus 75 député.e.s se lever à l’Assemblée nationale pour appuyer une déclaration genre ou quelque chose comme celle-ci, que nous devons à Robert Dutil dans La Juste Inégalité : essai sur la liberté, l’égalité et la démocratie, comme adaptation récente de la déclaration d’indépendance des 13 colonies de l’Empire britannique en Amérique du Nord en 1776 :

    « Nous proclamons les vérités qui suivent comme évidentes en elles-mêmes, que tous les hommes et toutes les femmes sont nés inégaux, qu’ils sont dotés par leur Créateur de capacités intellectuelles et physiques dissemblables, qu’ils sont plongés à leur naissance dans des milieux sociaux et culturels disparates, et qu’ils ne bénéficient donc pas des mêmes chances.

    La justice réclame toutefois que soient reconnus à tous des droits inaliénables, parmi lesquels se trouve la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. Les gouvernements sont institués parmi les humains, obtenant leurs justes pouvoir du consentement des gouvernés, pour sécuriser ces droits, pour permettre une juste égalité des chances, pour encadrer la collaboration entre les citoyens et pour s’assurer que les inégalités économiques et sociales soient au plus grand bénéfice des plus désavantagés.

    Lorsque quelque forme de gouvernement que ce soit empêche l’atteinte de ces buts, il est du droit du Peuple de le modifier ou de l’abolir, et d’en instituer un nouveau, faisant reposer ses fondations sur des principes tels et organisant ses pouvoirs d’une forme telle, qu’il lui semblent plus aptes à assurer sa sécurité et son bonheur. »

  • yves corbeil, 21 mars 14h03

    https://laec.fr/sommaire

    Regarder tous le programme de Mélanchon qui passe par dessus bord toutes les théories des pros prospérités sans fin.

    On est probablement déjà en déficit avec ce que la planète pour fournir et qu’est-ce qu’on entends de la bouche de tous ces vendeurs de rêves impossible, faut crée de la richesse et mon programme est basé sur ça. On va être riche car on a les meilleurs recettes.

    Pu capable d’entendre toutes ces inepties qui sortent de la bouche de ces pseudos gens instruits. Sommes-nous vraiment devenu dupe à ce point pour continuer à voter pour ces gens qui nous mentent à tour de bras à chaque maudite campagne électoral.

    Ma grand-mère disait toujours vaut mieux une bonne tête qu’une tête pleine. Et bien ou sont-elle les bonnes têtes qui voudrait servir le Québec, leur Québec ?

    Courage, présentez-vous. Le peuple à vraiment besoin de vous.

  • yves corbeil, 21 mars 13h43

    Est-ce que ça existe présentement un parti qui va proposer une constituante pour le peuple et par le peuple. On en entends de tout sorte mais qu’en est-il vraiment de ce que le peuple veut.

    En voici une façon de faire qui me semblerait possible dans notre société de seulement 8 millions.

    https://avenirencommun.fr/livret-assemblee-constituante/

    Un projet adapté au Québec à partir de celui-ci et il y en a d’autre me comblerait car de cette façon de faire, le peuple québécois aurait vraiment son mot à dire sur son avenir et les manières d’y parvenir.

    Présentement nous vivons sous deux dictatures, une économique et l’autre gouvernementale soumise à la précédente pour servir ceux qui contrôlent la planète aux deux paliers gouvernementaux.

    Le PEUPLE, où est-il dans leurs prises de décisions (...)

  • Robert J. Lachance, 21 mars 10h26

    Merci pour la copie de la proposition principale déposée pour le congrès de septembre prochain en remplacement de celle de 2011 :

    « 1.1 Réaliser la souveraineté du Québec

    Aspirant à la liberté politique, le Parti Québécois a pour objectif premier de réaliser la souveraineté du Québec à la suite d’une consultation de la population par référendum tenu au moment jugé approprié par le gouvernement. »

    L’idée qui suit émise le 21 juin 2016 par Jean-François Lisée en course à la chefferie :

    « D’abord, je proposerai au Congrès du Parti québécois de 2017 d’inscrire clairement dans l’article 1 du programme : « Le Parti québécois et ses partenaires indépendantistes demanderont aux électeurs, en octobre 2022, le mandat de réaliser l’indépendance du Québec au cours des quatre années suivantes. »

    http://jflisee.org/leadership-compte-a-rebours-2022/#sthash.77PJVqm7.dpuf

    semble avoir été retravaillée énormément par la commission politique ou par le conseil exécutif national avant d’y être adoptée.

  • Chrystian Lauzon, 20 mars 21h53

    @ Alain Raby et autres indépendantistes pour vrai, LE Vrai,

    La logique de contamination que vous appliquez à la constituante (à 65% viralisée par les fédéralistes dites-vous, avec raison), pourquoi vous ne l’appliquez pas à l’Assemblée nationale ? Gangrenée à plus de 80% par les coquerelles fédéralistes – ci-inclus QS à l’évidence depuis le temps que niaise ce parti entre 2 chaises de paradoxes et d’ambivalences, communautariste ethnicisant.

    Et ce que l’on refuse encore de voir au PQ officiellement, infiltré comme QS par le fédéralisme-multiculturalisme, par peur de se faire discréditer en révélant le complotisme qui y opère allègrement sous nos yeux – et Lisée ne se cache plus en purgeant-divisant le parti par exclusion des partisans, et de Trump, et des Vieux, et des pro-Le Pen/FN ! PARTISANS DES SOUVERAINETÉS NATIONALES TABARN...!!! ET COUPABLES ET IRRESPECTÉS POUR ÇA, STIE !!! COMMENT NE PAS AVOIR SON.... (AD LIBITUM) DE VOYAGE DE CES POLITICULS !!!

    Je rappelle que si le PQ avait fait une constitution, entre autre contrainte et obligation de facto en conséquence, le français aurait dû être reconnu langue d’État : ce qui aurait pour le moins imposer une petite gêne à Lisée pour reculer honteusement et anti-nationalistement sur la langue et l’identitaire, dès sa prise de direction régressive du parti, français devenu simple, simplistement, banalistement, « prépondérance » multiculturellement. Le PQ, sous Lisée, subit une fédéralisation communautarisation de dilution anglo-canadianisante, faut être aveugle et indépendantiste idéalisé béniouioui pour ne pas le voir. Lisée s’il n’est pas un imposteur, est en mission commandée de Haut pour le Haut ! Et vous savez qui ?...

    La seule voie viable au peuple, par le peuple et pour le peuple, afin d’exprimer sa souveraineté de légitimisation de pouvoir étatique, peuple retranché sur lui-même, méprisé et laissé à l’abandon par toute le classe politique (et les inconditionnels liséens ne représentent ni le peuple, ni la Cause dans leurs exigences propres !) ; la seule voie, dis-je, pour ce peuple sans RÉELLE représentation politique : c’est d’abord la démocratie directe via la pétition sur chaque dossier amenée à l’Assemblée nationale.

    Trudeau, le sous-PET, vient d’opérer, il fut le premier étrangement à prendre ce virage (très anti-démocratiquement en plus en termes de proportion quantitative et en vue d’une diminution de la liberté d’expression, non l’inverse), par pétition/démocratie directe pour « justifier » sa motion islamophobisante.

    Par contre, autre exemple patent, une pétition québécoise nettement démocratiquement orientée, 15 000 signataires en quelques jours seulement, a suffi pour faire reculer libéraux et fédéralistes, et remettre le crucifix à sa place à l’hôpital Saint-Sacrement.

    DONC, DÉMOCRATIE DIRECTE VIA PÉTITION SYSTÉMATIQUE ÉLECTRONIQUE SUR CHAQUE DOSSIER. PUIS, TRANSFERT À L’ASSEMBLÉE NATIONALE, POUSSANT DANS LE POPOTIN DES ÉLU.ES POUR QU’UN.E SEUL.E ARRIVE À SE LEVER DE SON RONRON DE CUIR POUR LE DÉFENDRE CE PEUPLE À TRAVERS PÉTITIONS CRIANTES ENTRE SES MAINS : LE REPRÉSENTER DE FACTO !!!

    Tout le reste n’est que verbiage et littérature momification patriotique, FAUSSE REPRÉSENTATION ET IMPOSTURE POLITIQUE, et depuis un cr….. de boutte en fait au Québec, au PQ et chez les mouvements indépendantistes « théoriciens », sans conscience activiste et stratégie statutaire d’État.

    NOUS MANQUONS ENCORE DE SENS PRATIQUE POLITIQUE AU QUÉBEC, LE PEUPLE NON, IL N’A JAMAIS TORT... D’ÊTRE IGNORÉ, ENCLAVÉ ET ENCAVÉ AVEC MÉPRIS, DU POLITIQUE AU MÉDIOCRATIQUE TOUT AUTANT QUE PAR LES CADRES SYNDICALEUX : LE PEUPLE ATTEND ENCORE LA VÉRITÉ AU QUÉBEC !!! et l’islamisation du Québec l’exècre au plus haut point... reflet d’incompétence et d’inexpression des élu.es mur à mur insignifiants et insignifiantisants !

    Le peuple veut sortir de la classe déclassée des politiciens mafieusés et faussaires, inodores, incolores et insipides de ce rapetissé Québec chaque jour de plus en plus : peuple écoeuré d’être laissé en souffrance et poirotage sur l’autoroute 13 de notre destin national ! Et ce n’est plus une métaphore : il y a urgence de SURVIE, de sortir de cette hiberNation chronique et ubérisation globalo-mondialiste et définitive de Nous !

  • Alain Raby, 19 mars 20h01

    Pour illustrer mon point de vue dans mon commentaire plus haut, je vous donne à connaître ces tableaux :

    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1943064859254976&set=gm.875277455908102&type=3

    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1943062185921910&set=pcb.875275902574924&type=3

    https://www.facebook.com/groups/declarationniste/?fref=ts

    Vive l’indépendance du Québec, le plus tôt possible.

  • Alain Raby, 19 mars 19h48

    Oui, on veut bien d’une constituante. Mais il faut quand même se rendre à l’évidence que le choix des délégués, soit par tirage au sort, soit par élection des délégués donnera environ 65% de fédéralistes. Ce sera certes un bel exercice de démocratie souhaitable, mais de là à penser en obtenir l’indépendance nationale, il y a une marge. L’Assemblée nationale devra un jour, le plus tôt possible, procéder à une déclaration unilatérale de l’indépendance et ensuite, quelques mois plus tard, convoquer le référendum. Une douzaine de noouveaux pays ont ainsi procédé de cette façon depuis 1991. Il est très important d’élire des députés convaincus et qui ne trahiront pas la cause de l’indépendance du Québec lorsqu’il y aura des pressions indues de la par des fédéraux ou des sacs dargent sous la table.
    C’est là le point de vue que je défends sur mon site DÉCLARATIONNISTE SUR FACEBOOK.
    Alain Raby

  • Jean Lesperance, 19 mars 10h45

    @ Chrystian Lauzon,

    Rien n’empêche personne d’écrire une constitution tout de suite. Une constitution pourrait réveiller les québécois, ce que l’exécutif du PQ ne veut pas. On retarde, retarde, retarde pour finalement aboutir à rien. D’ici 2022, on a le temps en masse d’écrire une constitution, de la parfaire, mais ça ne se fera jamais parce qu’au PQ, nous avons affaire à de faux indépendantistes, seulement des carriéristes qui surfent sur la vague le plus longtemps possible avant d’aboutir au rivage. Votre question est pertinente mais ce n’est pas le PQ qui va y répondre et encore moins son chef. Et pourquoi attendre en 2022 ? Le plus tôt serait le mieux. Ça ne prend pas un an pour écrire une constitution et la parfaire, tout peut se faire en 2 ou 3 mois maximum. Si on voulait vraiment, on pourrait en présenter une en 2018, aux prochaines élections.

  • Chrystian Lauzon, 18 mars 20h32

    Je vais vous poser une question fort simple, sachant que rien n’empêchait aucun.e élu.e, chef.fe ou parti politique de le faire. Pourquoi il n’y a jamais eu élaboration de constitution au PQ ? Et même encore présentement ?

  • Marc Labelle, 18 mars 17h34

    Oui à la souveraineté populaire : c’est d’abord l’ensemble du peuple québécois participant à la constituante qui réalisera l’indépendance. Les partis, qui affichent des différences inconciliables, devront alors suivre le peuple ou disparaître. Le peuple avant les partis !

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