«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Jean-François Lisée est assurément le politicien québécois le mieux équipé pour affronter et malmener Philippe Couillard et les Libéraux

Jean-François Lisée, nouveau chef du PQ

La chance au coureur

D’abord battre les Libéraux

Editorial de Vigile
mardi 11 octobre 2016
3 763 visites 15 messages

Je n’ai pas voté pour Jean-François Lisée. Il n’était pas mon premier choix, ni même mon deuxième.

Je l’ai connu en 1994. J’en ai gardé l’image d’un ambitieux manœuvrier, prêt à marcher sur toutes les têtes pour permettre à la sienne d’émerger. Et, en passant sans état d’âme du service immédiat de Jacques Parizeau à celui de Lucien Bouchard après la démission du premier dans le contexte qu’on connaît, ne se trouvait-il pas à faire preuve d’un opportunisme indécent quand on sait toute la différence entre les positions de ces deux chefs, une différence qui était loin de se limiter aux seules questions de stratégie ?

Je n’ai pas non plus apprécié ses propos lors du Brexit. Le citant d’bord, j’écrivais en éditorial :

« Je vous le dis franchement, j’aurais été Britannique, j’aurais voté pour rester dans l’Union européenne (comme les Écossais, donc) Un pays souverain dans une zone d’échange où on rediscute constamment de notre partage de souveraineté en fonction de ses intérêts et de l’intérêt collectif, je trouve ça plutôt bien. »

On notera que, pour Lisée, l’intérêt collectif est celui de l’entité fédérale, les intérêts du Québec devenant dès lors subordonnés. Il livre-là le fond de sa pensée, essentiellement fédéraliste.

Voter pour rester dans l’Union Européenne, c’était accepter le déficit démocratique, la tyrannie bureaucratique de Bruxelles, les diktats de Bruxelles, la dépossession de moins en moins tranquille de sa souveraineté, renoncer à son droit à l’auto-détermination, à la Home Rule, etc...

Pas fréquentable, ce Lisée. Il se range dans le camp de l’establishment contre le peuple. L’association économique au bénéfice de l’establishment est pour lui plus importante que la souveraineté du peuple et de l’État. Pour les Britanniques, c’est le contraire.

Étrange souverainiste ! D’autant plus que ces derniers mois, et jusqu’à ces jours derniers, des organisations aussi peu suspectes de dérive gauchiste ou souverainiste que le FMI, le grand cabinet de consultants internationaux McKinsey, et la Banque Mondiale, ont exprimé des réserves sévères sur les prétendus bienfaits du néo-libéralisme et de l’un de ses principaux sous-produits, la mondialisation, allant même jusqu’à les condamner.

Et ô surprise, la nouvelle première ministre britannique Theresa May, pourtant conservatrice, héritière de la très néo-libérale Margaret Thatcher, vient récemment de lancer un grand projet de ré-industrialisation du Royaume-Uni, mettant ainsi fin à 30 ans d’emprise néo-libérale sur l’économie britannique. Exit la Fourth Revolution si chère à Philippe Couillard et à l’Institut économique de Montréal de l’Empire Desmarais !

On souhaite que, devenu chef du PQ, Jean-François Lisée prenne le temps de se mettre à jour, faute de quoi il se trouvera implicitement à confirmer son adhésion aux thèses néo-libérales.

Il y a enfin ce questionnement qui m’est venu après mes recherches sur l’Empire Desmarais lorsque je me suis souvenu qu’il avait été correspondant de La Presse à Washington au milieu des années 1980, au moment même où les États-Unis et le Canada négociaient leur entente de libre-échange. Vu l’importance stratégique de ce poste pour l’Empire Desmarais à ce moment particulier, est-il pensable que Lisée ait pu l’occuper sans que celui-ci n’ait en lui la plus grande confiance ? Dès lors, Lisée n’est-il qu’un autre des nombreux pions de l’Empire Desmarais ?

Au moment où il prend la direction du Parti Québécois, ces questions demeurent sans réponse.

Cela dit, Jean-François Lisée est un homme aussi intelligent qu’il est ambitieux. Le voilà désormais chef du Parti Québécois. S’il est parvenu à d’imposer assez facilement face à ses adversaires, il lui reste à séduire ses collègues députés et l’establishment du parti dont la grande majorité favorisait plutôt la candidature d’Alexandre Cloutier.

Pour y parvenir, il doit rapidement leur démontrer qu’il est capable de les ramener au pouvoir. Ils vont tout aussi rapidement se rendre compte que c’est le cas. Son expérience parlementaire et ses talents oratoires vont lui être extrêmement utiles, comme en font foi les premières réactions aussi inquiètes que mesquines du premier ministre Couillard et des Libéraux à l’annonce de sa victoire.

Mais il faut analyser en détail le résultat du scrutin à la chefferie pour comprendre quel sera le plus grand défi de Jean-François Lisée à la tête du PQ. Même s’il s’est facilement imposé devant ses adversaires, les devançant tous largement, les voies exprimées en sa faveur dépassent tout juste les 50 %. Et 25 % des péquistes, dont une bonne proportion ne jugeait pas les candidats particulièrement inspirants, se sont abstenus de voter.

À ce désenchantement va se rajouter celui des « référendistes » à tout prix qui n’ont pas encore compris à quel point le PQ a nui à sa propre cause en axant toute sa stratégie sur le référendum au lieu de l’axer sur l’indépendance dont le référendum n’est que l’aboutissement final.

Si l’élection de Jean-François Lisée à la tête du PQ devait avoir pour effet de remettre les bœufs devant la charrue et la cause de l’indépendance devant le référendum, elle pourrait mettre fin à quarante ans d’erreurs et d’errance et nous permettre enfin de travailler à préparer l’indépendance en réinvestissant l’État, en reprenant le contrôle de ses grands leviers comme Hydro-Québec et la Caisse des dépôts, en réorientant leur action dans le sens de l’intérêt public et du bien commun, et en développant le rapport de force nécessaire face au gouvernement fédéral pour réaliser l’indépendance.

C’est pourquoi il faut souhaiter que Martine Ouellet reste au PQ pour s’assurer que l’indépendance demeure au cœur de ses politiques et de son action, malgré le report du référendum à un second mandat.

Par ailleurs, en 40 ans d’histoire et 15 ans d’expérience de gouvernement, le PQ n’a jamais fait l’effort d’étoffer sa compréhension des fondements et des exigences du souverainisme et de la souveraineté. C’est un exercice qui dépasse largement le cadre des études réalisées au Québec à ce jour, dont celles auxquelles j’ai été associé à titre de ministre délégué à la Restructuration dans le gouvernement Parizeau en 1994 et 1995.

Or il se trouve que, devant les défis auxquels les confrontent le dérapage du projet d’Europe unie, la Russie et certains penseurs européens, dont en particulier l’universitaire français Jacques Sapir, ont élaboré une doctrine souverainiste dont le PQ et le mouvement indépendantiste québécois auraient grand avantage à s’inspirer, et qui sert de référence à Vigile depuis déjà un bon moment.

Pour peu que sa démarche soit sincère, et il devra nous en convaincre au fur et à mesure, Jean-François Lisée est capable de faire progresser considérablement le Québec sur la voie de son indépendance, bien avant la tenue d’un référendum.

C’est là-dessus que Vigile compte, même si nous n’avons pas pris position en sa faveur dans la course à la chefferie. En effet, contrairement à la situation qui s’était présentée lors de la campagne à la chefferie précédente avec la candidature de Pierre Karl Péladeau, le comité éditorial de Vigile était partagé cette fois-ci. Nous étions cependant unanimes dans notre position contre la candidature d’Alexandre Cloutier, comme Jean-Claude Pomerleau l’a exprimé dans son éditorial intitulé Anybody But Cloutier.

Cela dit, il ne fait aucun doute pour Vigile que Jean-François Lisée est assurément le politicien québécois le mieux équipé pour affronter et malmener Philippe Couillard et les Libéraux. Comme la première tâche est d’abord de débarrasser le Québec de ce régime corrompu, vendu et pourri qui nous étouffe et nous trahit, notre intérêt collectif bien compris nous dicte de nous rallier à lui et de lui accorder la proverbiale « chance au coureur » tout en demeurant des plus vigilants sur ses intentions finales.

Ça tombe bien, la vigilance est justement la raison d’être de Vigile !

Commentaires

  • Richard Boutin, 21 octobre 2016 01h38

    Il m aurait semble qu un consensus raisonnable dans le but de renforcer nos forces tombait de soit.
    A quoi sert un combat pour une independance quand l armee est elle meme en querelle ?

    Encore une fois la chance au courreur, il y en aura encore combien de courreurs les uns apres les autres assasines a coup de couteau et de hache ?.....Pas besoin de l expliquer celle la n est e pas ?
    Ca suffit on ne sera pas un pays tant que le fiel de la discorde couve. C est peut etre parceque on ne le merite pas comme disait Gilles Vigneault

    Nous la voulons la souverainete mais dans la dignite de gens qui s allient et s entraide dans un but commun

    La chance au courreur est une attente de la prochaine occasion de frapper le coureur au lieu de l encourager a faire attentions a ses faiblesses

    Vous avez beaucoup plus de potentiel pour aider la cause
    On regardera cela dans le futur, bienvenu dans le monde des courreurs

  • Pierre Bourassa, 18 octobre 2016 18h00

    18-10-2016
    Première période de questions et réponses comme chef de l’opposition pour Jean-François Lisée.
    http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-assemblee/AudioVideo-69465.html

  • Pierre Bourassa, 17 octobre 2016 10h19

    17-10-2016
    Puisqu’il faut se lever
    Grande entrevue avec le nouveau chef du Parti québécois Jean-François Lisée
    Intervenants : Paul Arcand
    http://www.985fm.ca/lecteur/audio/grande-entrevue-avec-le-nouveau-chef-du-parti-queb-337951.mp3

  • Ouhgo St-Pierre, 15 octobre 2016 09h57

    Appui à Ricard et Michaud,
    Les Grands Combattants qui ont tout donné se remettent mal d’une "défaite".
    Après un super "high" vient un "down" tragique. Nous sommes nombreux à vivre ce syndrome. Pour s’en sortir, il faut souvent de l’aide parce que seul, on ne voit qu’un trou noir.
    Comme il est sage, M. Ricard, de conseiller à notre héros Nantel d’aller s’asseoir avec Lisée !
    Et M. Michaud qui met en évidence la finesse que requiert Notre situation actuelle : Majorité des Québécois entichés de Trudeau ! La masse d’immigration non intégrée. Les Premières Nations, nos alliées dans la revendication du territoire !

  • Pierre Marchand, 14 octobre 2016 10h10

    Cessons de courir ! Derrière des gars et des filles qui ont tous des cagoules sur la tête !

    Qui ne savent pas où ils vont vraiment !

    C’est un cercle vicieux qu’ils décrivent !

    On court en rond !

    Et nous nous enfermons nous-même, à courir comme des pauvres gueux, derrière les nouvelles idoles du moment !

    À la place de nous accoucher nous-mêmes !

    De plus, à force de tourner en rond, nous nous étourdissons, et perdons de vue l’Essentiel !

    Ici ! C’est une prison !

    C’est l’inconscience collective ; les « suiveux », adorateurs de personnalités, qui suivent des ombres, des maîtres, tout partis politique confondus, et dans tous les domaines de la vie, qui renoncent à la Libération de leur âme, plutôt que de renoncer à cet « enfer sur terre » !

    Faire confiance à un autre qu’à soi-même est une aberration, une stupidité !

    L’indépendance, ça commence par l’indépendance de notre Être !

    Et des Êtres, intrinsèquement Libre, ça créent (sacré…) un monde Libre !

    Si nous sommes dépendants, asservis, dominés, vampirisés, colonisés, instrumentés, « mentis », au niveau de l’âme, et au niveau de notre esprit artificiel de substitution, alors, comment pouvons-nous espérés toutes formes d’indépendance...?!?!

    Ce monde est une arnaque ! Un théâtre ! Tout y est trafiqué ! Travesti ! Déformé !

    Cesser de croire à autre chose qu’à soi-même, est la seule issue de notre Libération !

    Un signe d’Intelligence Véritable !

    Accorder le bénéfice du doute à tout vent, et notre monde continuera à foutre le camp !

    Il est temps de s’en remettre à ce que nous sommes vraiment !

    Des Êtres et non pas des bêtes abrutis qu’on mène à l’abattoir !

    On nous distrait, on nous enferme dans des débats stériles, et nous en redemandons encore, depuis plus de cinquante ans, et ça continue…

    Ce n’est pas le fédéral le problème !

    Le fédéral est contrôlé par l’état profond USA, par les sionistes, les anglo-saxons, les mondialistes, les banques centrales, le nouvel ordre mondial !

    L’enjeu, c’est la possession de notre âme !

    Vendre son âme au système de prédation, ou libérer son âme du carcan où l’on tente aujourd’hui, désespérément, de l’y enfermer, encore, étant donné l’ouverture d’esprit des peuples, qui s’accélère, face au mirage de ce système d’asservissement et d’esclavage, de plus en plus mis en Lumière !

    L’establishment mondialiste unipolaire américaniste se voit menacé de disparaître ! Comme une bête farouche, elle se débat, elle ment, elle déforme, elle invente, elle accuse, elle met en scène, elle se raconte des histoires et y croit, et elle se battra jusqu’à la mort, pour maintenir son pouvoir, sa puissance, son intérêt, ses prérogatives, ses esclaves, son hégémonie sur l’âme des peuples, et il est même prêt à provoquer un holocauste nucléaire avec les autres parties du monde qui ne souhaitent pas s’aligner avec ce nouvel ordre mondial du prince de ce monde.

    Et ce n’est pas le Christ !

    La Libération, elle Est, avant tout, d’abord, intérieure ! Et après, tout ira de Soi !

  • Jean-Claude Michaud, 13 octobre 2016 20h56

    @ Jean-Jacques Nantel,

    Est-ce que je peux vous demander pour qui vous aller voter si vous ne voter pas PQ et que vous dites qu’il ne faut pas abandonner l’indépendance ? M. Lisée reporte le référendum à 2022 et veut baisser les seuils d’immigration et mieux intégrer ceux qui sont ici et qui vont entrer prochainement. C’est nécessaire pour pouvoir faire l’indépendance de mieux contrôler le flot de nouveaux citoyens Québécois. Sous la gouverne du PLQ, ils vont devenir de plus en plus des anglophones car on sait que les ressources sont insuffisantes pour la francisation et l’intégration.

    Le portrait que vous dressez du Québec est très défaitiste et ne vous ressemble pas, je comprends votre déception et votre empressement de faire l’indépendance mais les sondages ne nous aident pas en ce moment quand on sait que plus de Québécois sont attachés au Canada que dans les dernières décennies. Il y a donc beaucoup à faire pour faire changer le Peuple Québécois d’avis.
    http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiquefederale/archives/2016/10/20161004-163223.html Ce sondage comme celui sur les jeunes de moins en moins péquistes m’a secoué récemment.

    Le Québec est quand même un demi-état relativement souverain comme les autres provinces dans ses champs de compétences en plus d’avoir une autonomie plus accrue que les autres provinces par le contrôle de notre impôt du Québec autonome, des outils puissants ; Hydro, Caisse de dépôt et qu’on collecte la majorité des taxes au Québec (TVQ plus élevé que la TPS, cotisation sociale sur les relevés de paies qui vont essentiellement à Québec excepté l’assurance-emploi donc le Québec a d’ailleurs récupéré il y a quelques années, la portion congé parentaux) .

    Un Gouvernement souverainiste du Québec combatif et des villes acharnées aidés par les nations autochtones peuvent empêcher le projet Énergie-Est ou y apposer des conditions très strictes au plan environnemental et financier dans l’intérêt national du Québec.

    Il faut juste se donner un bon gouvernement honnête et audacieux qui comprend que la reconnaissance ne se demande pas elle se prend. Les Québécois doivent faire preuve d’une plus grande indépendance face au Canada et agir comme un vrai peuple distinct et finir de bâtir l’État national du Québec avec une constitution provisoire comme première étape vers notre pleine souveraineté nationale.

  • François Ricard, 13 octobre 2016 13h37

    @Jean-Jacques Nantel
    Je suis déçu de votre attitude négative suite à l’élection de Jean-François Lisée comme chef. La majorité des membres a jugé qu’il était le meilleur pour le poste. Un choix démocratique.La démocratie repose sur trois aspects tout aussi essentiel l’un que l’autre : le débat, le libre choix et le ralliement. Croire en la démocratie, c’est accepter de vivre pleinement ces trois aspects.
    Le PQ a un objectif : l’indépendance du Québec. Le référendum n’est qu’un outil qu’il peut ou pas employer.
    Lisée n’a jamais dit qu’il mettait l’indépendance de côté. Il a dit qu’il voulait s’y rendre de façon planifiée et méthodique. Ce qui a manqué au PQ depuis le début.
    Nous avons des dossiers fort importants pour nous : l’immigration, Énergie-Est, les énergies vertes. Des dossiers qui touchent non seulement les indépendantistes mais tous les Québécois. mais des dossiers qui auront des répercussions considérables pour nous, indépendantistes. Il faut y voir.
    M. Lisée est votre député.Pourquoi n’allez-vous pas le rencontrer ? Pour confronter vos vues ; trouver, peut-être, des moyens de diminuer vos divergences. Osez donc confronter vos vues aux siennes. Deux personnes intelligentes qui dialoguent vraiment peuvent aboutir à des conclusions porteuses de richesse pour tous.

  • Jean-Jacques Nantel, 13 octobre 2016 00h27

    Sans l’indépendance, que Lisée a laissé tomber et dont il va interdire la promotion, il sera impossible de faire la réunion des forces indépendantistes. Personnellement, je m’opposerai au PQ de toutes mes forces à cause justement de l’abandon du projet.

    Quant à l’union des francophones, dont la majorité s’effrite rapidement et qui seront bientôt minoritaires au Québec, elle sera tout aussi impossible parce que les fédéralistes ne voteront jamais pour un parti de séparatistes. D’ailleurs, ils trouveront particulièrement jouissif de voir mourir un parti qu’ils ont appris à détester du plus profond de leurs âmes.

    De toute façon, en l’absence d’un projet rassembleur comme l’indépendance, les francophones se divisent désormais en gauche, droite et centre alors que le PLQ profite de l’union solide et en nombre sans cesse croissant des Anglais, des étrangers et des peureux. Personnellement, si j’ai appuyé le PQ pendant des décennies en dépit de certaines de ses orientations suicidaires (ex : la promotion du LGBT), c’était uniquement à cause de l’indépendance.

    Mais qu’est-ce qui vous fait croire que, même élus, Lisée et le PQ auront quoi que ce soit à dire ? Nous sommes contrôlés par le fédéral, sa majorité et sa cour suprême qui vont tous accueillir avec des sourires et un mépris bien mérité leurs ¨revendications¨ et leurs pleurnichages de losers.

    Par exemple, la constitution à laquelle nous sommes soumis confie au fédéral la responsabilité de tout ce qui traverse le Québec, dont le pipeline Énergie-Est. Dans ce domaine, Québec pourra certes utiliser une stratégie de retardement, mais il ne pourra empêcher le passage du dit pipeline si le Canada anglais décide qu’il en veut.

    Avec la division provoquée par le PQ et Lisée, l’avenir du PLQ semble assuré pour de longues décennies. C’est à peine si, de loin en loin, il devra passer quelques mois dans l’opposition à chaque fois qu’il lui faudra remplacer un chef qui, tel Couillard, sera devenu trop impopulaire.

  • Stéphane Sauvé, 12 octobre 2016 15h10

    Le référendum (le premier) sur le pipeline de l’est devra préparer le terrain pour d’autres référendums visant à créer l’union des Québécois.

    Ce n’est pas du séparatisme dont nous avons besoin, mais bien de l’union des Québécois.

    J’ai été sévère avec Marois, je le serai davantage avec Lisée, sachant qu’il a été conseiller et qu’il est toujours un admirateur de Bouchard.

    Pour l’heure, je me rallie. Je me rallie sans réserve mais avec une vigilance avec un grand "V".

    Ca veut dire quoi ?

    Ca veut dire que Lisée devra nous montrer qu’il est capable de s’éloigner de la rectitude politique et rejoindre les Québécois. Il servira l’élite ou l’ensemble des Québécois.

    La forte majorité d’entre-nous n’est pas d’accord avec les OGM, avec l’absence d’intégration des immigrants, avec le pipeline du pétrole de l’Ouest, la vente à rabais de nos sources d’eau, la privatisation d’Hydro Québec, l’allégeance à la reine, la réforme de l’ANQ pour que des injustices comme celles faite à Michaud ne se reproduise plus, l’anglicisation de Montréal et de l’Outaouais, etc.

    Pour l’heure, la première étape est d’unir son caucus.

    La deuxième étape, gruger le régime Couillard par des interventions intelligentes.

    La troisième étape, unir les indépendantistes.

    La quatrième étape, consolider l’union des Québécois (déjà en marche à travers l’opposition à l’incurie gouvernementale (pipeline, OGM, système de santé, etc.)).

    Bien hâte de voir quel sera le type et le niveau de courage et de convictions dont il fera preuve. Il sera "enlisé" jusqu’au cou s’il répète ses louvoiements du passé.

  • J. Samson, 12 octobre 2016 12h35

    BIEN SUR QU’on tentera de rendre le Québec tributaire de l’Union Européenne !!!, considérant :

    1) l’entrée du Yuan dans le panier du FMI ;

    2) la volonté de maintenir le 0.001% ("élite : i.e. banques, assureurs, et ’’propriétaires’’ terriens et d’immobilier) maître du monde, au moyen de l’Otan (12 nouvelles bases installées récemment en Europe) ;

    3) la doctrine Mackinder (le Québec, ses voies d’eau, et ses ressources serviront forcément à lier l’Europe de l’est au ’’heartland’’, par les banques européennes ruinées et le FMI) :

    https://wikispooks.com/wiki/Halford_Mackinder

    Donc si l’Ouest et son Otan réussissent à se tailler un passage en Eurasie, via l’Afghanistan, en tuant des centaines de milliers d’innocents supplémentaires en Syrie, QUEL SERA LE ROLE des Québécois et de ceux représentant leurs interêts, si ce miserable Nouvel Ordre mondial se realise ?

    Il est maintenant CRUCIAL de se poser ces questions.

    A NOTER : On tentera aussi d’exploiter la ’’connection latine’’ pour rendre le Québec tributaire des volontés du 0.001% pour le contrôle total de l’Amérique du Sud, avec l’Otan (9 nouvelles bases en Colombie).

    _

  • Michel J. Dion, 11 octobre 2016 23h24


    J-F Lisée est élu chef du PQ... Pourquoi lui taper sur la tête ?

    Les vieilles rengaines du passé, on met cela de coté, puis on avance.
    Lisée est le seul capable de sortir les libéraux, de faire le ménage de l’État,
    puis de remettre notre projet de pays sur les rails. Il a très bien compris
    l’enjeu politique actuel (il est le seul).

    Alors, svp, laissons les « égo-trips » de coté, puis travaillons tous ensemble, et sortons les libéraux du pouvoir en 2018. Ensuite, tout devient possible.

  • N. Lefebvre, 11 octobre 2016 20h19

    Bien que j’ai appuyé Martine Ouellet pour ses convictions et sa tenacité, je ne suis pas déçu que JF Lisée ait remporté. Le Parti Quebecois à peut-être besoin de quelqu’un d’opportuniste, qui sait manoeuvrer habillement, qui peut désarmer l’adversaire. Ce n’est pas normal qu’on est encore pogné avec les Libéraux au pouvoirs après tous ces scandales.

    Rappelez-vous de la dernière défaite historique du Parti Québois. Pauline Marois est tombée les deux pieds joints dans le piège référendaire de Couillard. La CAQ à divisé les votes et les libéraux sont rentrés majoritaire. La pire des situations pour le Québec.

    J’ai eu de grand espoirs avec PKP mais il n’a pas été à la hauteur des attentes et je crois qu’il s’en ai rendu compte assez vite.

    J’espère que c’est le début de la fin pour Couillard et sa gang.

  • François A. Lachapelle, 11 octobre 2016 10h43

    Qui conseillera Lisée, qui dans sa garde rapprochée acceptera-t-il d’écouter avant de s’aventurer sur une glace mince ?

    Cette glace mince s’appelle :

    - la langue française : réparer les centaines de coups fourrés des fédéralistes contre la présence et l’épanouissement du vivre en français au Québec, même et surtout dans les CEGEPS, les universités ( McGill enseignerait la médecine en anglais en Outaouais, etc), les organismes fédéraux qui émaillent partout au Québec surtout dans la Ville de Québec, inverser le balancier de l’anglicisation des immigrants, etc.

    - l’économie : comment compter sur la neutralité du monde des affaires afin qu’ils ne mettent pas de battons dans les roues des politiques autonomistes qui seront nécessairement mises en place par le PQ.

    Au sujet de l’économie du Québec, nos principaux leviers (CDPQ, H.-Q.,Mouvement Desjardins, les Chambres de commerce, les organismes dévoués au lien fédéral comme l’Institut économique de Mtl, etc) devront être attelés à la charrue d’une économie verte. Comment Lisée gèrera le chantage des pertes d’emplois si souvent utilisé par les gens d’affaires, la fuite des capitaux, les baisses d’investissements, etc.

    - sur le plan constitutionnel, Lisée doit manoeuvrer habilement pour dégonfler le ballon politique du 150e du Canada.

    Faire tout cela avec dignité et détermination avec la connivence de tous les Québécois. Il aura vraiment besoin de la chance au coureur et plus.

  • Jean Lespérance, 11 octobre 2016 09h10

    Je ne crois pas que Lisée soit vraiment intéressé à renverser le gouvernement Couillard. Mais en advenant qu’il y arrive, il va nous rendre tributaire de l’Union Européenne au lieu de nous rendre souverains. C’est ce que les indépendantistes n’ont pas vu ou compris. Et soyez assurés qu’il va nous en fournir la preuve s’il survient une crise financière plus grave que celle de 2008. Comment ? En ne critiquant pas ou en critiquant du bout des lèvres des mesures dévastatrices adoptées par les gouvernements Couillard et Trudeauiste pour nous sortir du marasme dans lequel nous serons plongés. On se fait des illusions en faisant confiance à un second Lucien Bouchard. Mais poussé par l’opportunisme peut-être pourrait-il vouloir être couronné. Mais je persiste à croire que même couronné , il va nous couillonner ou nous couillarder.

    S’il survient une crise avant les prochaines élections, c’est là que vous allez voir si les bottines suivent les babines. En attendant, on peut toujours lui donner une chance et le suivre avec un fouet.

  • Pierre Cossette, 11 octobre 2016 05h30

    Je me rallie à regret à ce Desmaraisite puisque la voix du peuple a parlé ... Il a peut-être changé ... Mais puisqu’il se faufile souvent de façon quasi providentielle ... Je suis plutôt en accord avec R. Le Hir ya du Sagard dans l’air ... À moins que le sain d’esprit soit sur son bord ... J’étais prêt pour Martine ... Je le serai encore la prochaine fois ... C’est elle qui nous mènera au pays, je n’en démord pas ...

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