«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Un instrument systématique et concerté de vassalisation du Québec

La chaîne METRO : Métonymie de nos chaînes

Ou de l’inoculation lente et ordonnée de la dépossession de Nous-mêmes

Tribune libre de Vigile
dimanche 10 juillet 2016
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À l’attention ultime de :

Metro (et Richelieu) : consommateurs@metro.ca
Super C : www.superc.ca/toplinks/contact.fr.html
Pharmacie Brunet : www.brunet.ca/fr/a-propos/nous-joindre.html

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«  J’ai toujours préféré la liberté à tout le reste.  »
Voltaire, Mémoires [1759...]

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Intro. - Le texte qui suit constitue aux yeux de l’auteur une forme de concentré de l’aberration québécoise au plan politico-linguistique. Aussi puisse-t-il se révéler de quelque utilité pour mes concitoyens. À noter par ailleurs qu’une version embryonnaire de cette réflexion aura déjà paru, il y a plus d’une quinzaine, dans les présentes pages de Vigile. Enfin, salutations de circonstances à M. Francis Déry, dont les informations m’auront été utiles dans ce dossier

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L’Indépendance nationale n’est pas une question de partis politiques, de personnalités publiques, de circonstances ou de momentum. Ni même, d’ailleurs, d’Économie ou de Droit.

C’est une question – le reste n’étant que fleurs de papier, ou de tapis – de simple DIGNITÉ*.

Dont le contre-exemple, ou l’antithèse, pourrait s’incarner – outre le Philippe Pétain qui nous fait office de Premier ministre (mais l’évidence ferait d’un tel rappel un truisme confinant au ridicule) – chez un Eric (sic) R. La Flèche. Par exemple.

Ce PDG « québécois » de Metro / Richelieu / Pharmacies Brunet / Super C qui, pour justifier ses 3 millions $ de salaire annuel, s’emploie à banaliser ou à occulter tout ce qui pourrait avoir une assonance ou une résonance proprement québécoise. Ou française. Notamment dans « ses » circulaires commerciales hebdomadaires, bilingues of course, de Gaspé à Rouyn, de Gatineau à Chibougamau. Nonobstant, d’une part, que Metro, eh oui !, constituât l’unique chaîne d’alimentation à propriété québécoise, et que, d’autre part, ces mêmes circulaires restassent unilingues anglaises en Ontario.

Ne dégoûtons pas les Ontariens, en pays pourtant officiellement bilingue, avec l’abjecte langue d’Anne Hébert et de Victor Hugo, estime l’homme de main d’une Maison qui d’évidence n’est québécoise que sur papier (d’ailleurs délestée de l’accent sur le « E » de sa bannière comme pour mieux nous en convaincre). En revanche, il est tout naturel – cherchez l’erreur ! – pour Mr Eric, ainsi que pour ses 26 acolytes des Conseils et de direction et d’administration, d’imposer la langue de Jack l’éventreur à la collectivité massivement et non moins très officiellement française du pays de Camille Laurin.

Et ce, en prenant bien garde au passage, et au surplus, d’appeler un chat un chat – à savoir : « La Fête nationale » (ô syntagme tabou dans les officines de l’épicier en chef) – en maintenant (résolument, opiniâtrement, propagande sous mode soporifique dans toute sa majesté, année après année, et tout récemment encore, in circulaire du 23 au 29 Juin) la très French Canadian et aseptisée formule ethno-religieuse de la « Saint-Jean » dans ses publicités et « messages » auprès de la clientèle (iceux tantôt primaires, tantôt plus ou moins subliminaux). Et de préférence – comme pour ajouter l’insulte à l’injure, voire, expression du plus profond mépris du Peuple québécois – en petites lettres bien timides et subtilement égarées (ça confine franchement à l’outrage chez Super C) parmi les produits in sale. Chez Metro, Pharmacie Brunet, Richelieu, Adonis, A&P, Super C et... avatars. Indifféremment.

Contre-exemple de Dignité. Disais-je. Aussi nommé : Asservissement volontaire. Isn’t it ? chères et chers membres d’Assemblées du cartel Metro. Ou casseurs empressés de la Nation**.

Comme chez tous ces entrepreneurs « québécois » – des Jus Lassonde / Oasis de Rougemont et O Sole Mio ou À table ! de Boisbriand à [madame Payette en pleure encore...] Cascades de Kingsey Falls (le nombre s’accroît chaque jour) – qui ne se gênent même plus désormais pour accorder priorité (!) à l’anglais sur le français dans la présentation, l’étiquetage ou l’emballage de leurs produits. Quand nous n’assistons pas en parallèle à l’englissement obsessionnel tous azimuts des Uniprix, Jean Coutu (un ami, vraiment ?) et autres Familiprix.

Québec Inc., dites-vous ??? Des virus létaux dans l’organisme, bien plutôt.

Au reste, lesdits virus s’inoculent partout, sous toutes les formes. Et ce, jusque dans les petits patelins où on n’a pas vu un Anglais depuis 1763… Ainsi, dans mon quartier de la légendaire Stadaconé (Vieux-Limoilou, en Québec) – banale illustration entre mille (extrapolons pour Montréal, Laval, Gatineau, le Pontiac, et même Longueuil !) –, en moins de soixante pas, sur un court segment de la 3e avenue entre la 5e et la 6e rue (la matrie de jeunesse tout à la fois de feus Alfred Pellan et Sylvain Lelièvre, soit dit en passant), on peut lire en moins de soixante secondes, depuis l’avenue même, tantôt les « Gluten free » de Saucisses & Complices, tantôt les « Bubble Tea » et « Fish Taco » de Soupe & Cie du couple Thériault / Bouchard, tantôt des affiches et des présentoirs in english only à la Quincaillerie Juneau, alors que le propriétaire (un adepte des radios-poubelles locales, selon toute vraisemblance) justifie illico l’avanie en me rétorquant, et rien moins, que... le Canada est un pays bilingue ! (Ô prière de l’aliéné québécois : Canada bilingue = Québec anglais !), et tantôt, enfin, le combien risible « Staff » (On est colonisé ou on ne l’est pas, M’dam’ !) au dos des gaminets charbon de chacun des membres du personnel de Maître Glacier. Or sous la houlette du maréchal Philippe (ou de John-James, plus de neuf ans durant) – mais qui s’en étonnera ? – l’Office Québécois de la Langue française n’en aura rien à cirer...

Comme quoi, monsieur La Flèche, les millions ne sauraient ajouter le plus modeste soupçon d’intelligence, de respect de soi-même – et de dignité – à une indécrottable mentalité d’épicier.

Alors voici –. L’Indépendance nationale n’est pas une Cause à temps perdu pour voyageur de commerce (dirais-je dans mon lexique personnel). Aussi puisse bien s’en convaincre, cela dit au passage, et en particulier, M. Alexandre Cloutier au sein du petit quarteron des candidats en lice pour guider le Navire à destination du pays de Gilles Vigneault. Hélas, nonobstant le bel esprit de M. Jean-François Lisée (www.vigile.net/archives/00-5/jlg-lisee.html, in Nuit Blanche de l’été 2000), je ne vois pas beaucoup de gens qui ont l’étoffe d’authentiques Bâtisseurs de Pays parmi ces gentillets personnages. Lesquels, manifestement, n’ont toujours pas compris. Compris que nous sommes en Guerre.

Avec le seul État ennemi – sauf erreur, errance ou aveuglement de ma part – que se connaisse le Québec. J’ai nommé : le Canada.

Avec en tête de pont ses milliers d’Eric de Troie (surnommé « Le Rouge »...?) tout fin prêts au combat.
Mais que dis-je ??? En combat perpétuel ! Depuis presque toujours. Contre Nous-mêmes. Contre la part la plus noble de Nous-mêmes.

Celle qui tout en un aspire à la Liberté et à la Dignité dans la Francité.

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Jean-Luc Gouin
LePeregrin@yahoo.ca
→ En Capitale non nationale (aux dires de notre brillant Philippe, ci-devant grand naufrageur en chef du pays des René Lévesque et des Jacques Parizeau), ‘signé’ ce Jour de deuil annuel du 1er Juillet de 2016

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* Je m’en suis déjà expliqué sur ce sujet. Or, n’ayant nulle envie de me répéter en boucle, je préfère renvoyer le lecteur à la réflexion suivante (in L’Action nationale de mai 2000) : www.vigile.net/archives/00-4/jlg-miroir.html. D’autant que les années, hélas, n’apportent aucun désaveu à cette douloureuse intervention de naguère. Douloureuse, parce que criante d’évidence. Évidence face à laquelle, pourtant, comme Peuple, et Nation, nous demeurons obstinément sourds. Et aveugles. Cela dit, voici une autre référence tout à fait appropriée concernant les « manières » Metro (via Le Devoir du 28 Juillet 2009) : www.vigile.net/Chaine-alimentaire-ou-chaine-de-l. Laquelle révèle sans détour combien l’entreprise metroïenne de vassalisation du Québec à une langue et un pays foncièrement étrangers se poursuit rondement – et sans jamais désarmer – depuis de longues années.

**Équipe de Direction (14 membres) : Eric R. La Flèche, François Thibault, Christian Boutonnière, Carmen Fortino, Serge Boulanger, Martin Allaire, Geneviève Bich, Mireille Desjarlais, Frédéric Legault, Dan Gabbard, Gino Plevano, Simon Rivet, Roberto Sbrugnera, Yves Vézinarti → http://corpo.metro.ca/fr/gouvernance/equipe-direction.html

Conseil d’administration (14 membres) : Maryse Bertrand, Stephanie Coyles, Marc DeSerres, Claude Dussault, Serge Ferland, Russell Goodman, Marc Guaym, Christian W.E. Haub, Michel Labonté, Christine Magee, Marie-José Nadeau, Réal Raymond, Line Rivard et – « derechef » – Eric R. La Flèche → http://corpo.metro.ca/fr/gouvernance/conseil-administration.html // consommateurs@metro.ca

• On notera par ailleurs que le gérant multi-millionnaire du département des hautes légumes – je nomme à nouveau le French Canadian de service (appellation à la fois contrôlée et sinistrement incontournable), M. Eric R. La Flèche – figure à l’organigramme des deux (2) assemblées. Enfin, et je terminerai là-dessus, je signale que non content, d’une part, de tout bilinguiser en Québec alors qu’il éradique simultanément toute trace du français en Ontario (http://metro.flyerify.com/metro-on-flyer-june-30-to-july-6), le conglomérat METRO ne craint nullement, d’autre part, de sombrer ouvertement dans l’opprobre alors qu’il n’aura d’aucune manière salué ladite Saint-Jean (qui reste tout de même, n’est-ce pas, la Fête des Franco-Canadiens : l’un des deux peuples fondateurs, faut-il vraiment le rappeler, avec leurs cousins Québécois, du so loved Kanada de M. La Flèche) dans ses circulaires destinées à la clientèle d’outre-Outaouais : http://metro.flyerify.com/metro-on-flyer-june-23-to-29.

En clair : Outre l’arasement du français en Québec et son « épuration » sans vergogne en Ontario, nous assistons chez METRO, concurremment, et à la proscription concertée de la Fête nationale des Québécois et à la confiscation de la Saint-Jean chez les Ontariens. So, METRO la péripatéticienne ne recule devant aucune bassesse pour parvenir à ses fins. Politiques. So, Danke schön Herr Kapo Arrow !

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Commentaires

  • Marie-Louise Morgane, 29 juillet 2016 02h20

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    LES JUS LASSONDE / OASIS
    Après METRO, un autre Cas-type du QUÉBEC INC. en DÉCHÉANCE

    Bonjour,

    En rapport à cette réflexion de M. Gouin, ainsi qu’à mon propos complémentaire tenu un peu plus tard sur le même sujet, toujours chez Vigile, j’insère ci-bas un "échange-type" (en trois temps) avec l’une des entreprises (en principe) québécoises pointées du doigt, et avec raison, par ce même monsieur Gouin.

    Pour la Québécoise Les Jus LASSONDE, par exemple, parmi bien d’autres maisons d’ici, dont Cascades Inc., accorder priorité à l’anglais sur le français dans son commerce avec les Québécois(es) ne cause absolument aucun problème… Business as usual, nous disent nos bons colonisés du canadian dollar à 65 sous.

    Voici donc comment, dans les courts paragraphes qui suivent, la citoyenne-consommatrice que je suis réagit à cet affront proprement prodigieux. Affront commis, d’un seul élan, et à tous les Québécois(es) et à la Langue française. Affront que par ailleurs, n’est-ce pas, l’on n’aurait jamais vu chez une entreprise de Québec Inc. il y a de cela à peine dix ans...

    C’est dire l’état de délabrement dans lequel - soeurs et frères de la Nation québécoise - nous avons désormais sombré comme Peuple.

    Un peuple, très manifestement, qui dort au gaz en s’enivrant de jus pas toujours, tant s’en faut, de qualité.

    Marie-Louise Morgane
    29-VII-2016

    Note  : Le très respectable organisme gouvernemental nommé Office Québécois de la Langue Française (OQLF) n’aura jamais daigné répondre à ma première intervention (cf. hyperlien ci-haut). Comme quoi, il faut comprendre que nos impôts sont parfois — souvent — utilisés à des fins de mépris contre les contribuables mêmes. Mais, cela dit entre nous, pouvions-nous vraiment espérer autre chose de douze (12) ans du so Canadian Regime (et ce n’est pas fini, papa !) de messires John-James and Philippe ? Et dont le projet global ne semble être autre - TRAHISON systématique de tous les instants - que la dilution générale de la Nation québécoise française dans le Great and Wonderful English Kanada.

    Sauf que… pendant ce temps - Ô MISÈRE ! - le candidat actuellement préféré (selon les « chiffres ») à la chefferie du Parti Québécois, Alexandre Cloutier, ne trouve rien de mieux à dire, ou à faire, que de souhaiter un bel Aïd aux musulmans ! Et quoi encore : À l’instar des Présidents - « In God we trust » - étatsuniens, estimera-t-il bientôt, notre Alexandre, tout profondément ridicule que puisse se révéler cette archaïque théocratie à l’américaine (car, il faut bien se le dire dans le blanc des yeux, c’est bien ce dont il s’agit), qu’il lui faut montrer patte blanche eu égard à sa « foi » en quelque dieu… Et ce, avant de prêter serment la main sur la Christian Bible à la faveur de son "intronisation". Bref, suivre l’exemple américain en pareille matière, notre ami Pepsodent (qui par ailleurs, nonobstant cette étonnante mollesse intellectuelle, se croit apte à occuper les fonctions de Premier ministre - de Bâtisseur de Pays comme par surcroît !) ne semble pas du tout avoir conscience combien, ce faisant, il nous entraîne tout de bon un bon trois quarts de siècle en arrière…

    Il est vrai, ajouterais-je pour sa « défense », que les Sarkozy, les Berlusconi, les Jean Chrétien, les Jean Charest, les Philippe Couillard et autres George W. Bush accréditent l’idée, depuis un quart de siècle, que n’importe qui - mais vraiment n’importe qui, madame - peut espérer désormais occuper les plus hautes fonctions d’État de sa patrie. La vision nationale, la compétence, le sens du Nous, la connaissance même de l’Appareil d’État, le Bonheur et l’Intérêt collectif, l’intelligence de la Chose publique (ou Res Publica) ? Rien à cirer de tout cela ! chantent tous en coeur ces hommes d’Italie, de France, des États-Unis, du Kanada et du Québec. Qui auront désiré atteindre les plus hauts sommets (« Je veux être tout au haut de l’échelle du Pouvoir, mais je n’ai absolument aucune idée ni pour quoi, ni pourquoi ! ») pour mieux démontrer à la Planète entière leur incommensurable indigence politique. Quand ce n’est pas intellectuelle… Oui : MISÈRE !

    Face à des individus pareils, les Charles de Gaulle, les René Lévesque, les Kennedy, les Adenauer, les Jacques Parizeau font figures d’authentiques extra-terrestres… Eux qui savaient, avec Chateaubriand, que « L’ambition dont on n’a pas les talents est un crime ».

    Citoyennes, citoyens : N’en avons-nous pas assez de la Médiocrité érigée en Système… ???

    Mais pardon, messires, pour cet impromptu qui m’a soudainement échappé.

    __________________________________

    I. LETTRE de ML Morgane À LASSONDE

    Le RESPECT de SOI-MÊME

    Bonjour les Jus Lassonde et Oasis,

    Référence : « La Chaîne METRO : Métonymie de nos chaînes »
    Article publié en : http://vigile.quebec/La-chaine-METRO-Metonymie-de-nos-76244

    Ce texte critique, bien qu’il portât d’abord sur le conglomérat de l’alimentation METRO, n’hésite pas également à ratisser beaucoup plus large sur la question du respect du Québec et de la Langue française au sein des entreprises québécoises.

    D’où, incidemment, votre Maison d’affaires dûment identifiée, et interpellée, au sein de ce document.

    Aussi puisse cette « réflexion » critique provoquer à la direction de votre entreprise - Jus Lassonde / Oasis - un examen de conscience tout au moins aussi conséquent.

    Pour ce qui nous concerne, ma famille et moi, il ne nous sera plus possible, dans ces conditions, de vous faire confiance. Vraiment plus.

    Car accorder priorité à l’anglais au sein du Québec même, dans la présentation de vos produits, est proprement injurieux.

    Il y a des limites, n’est-ce pas, comme consommateur québécois, à jouer les dindons de votre farce. Ou, dirait-on peut-être dans votre milieu, à se faire remplir à ras-bord.

    De Juice, of course.
    Et contre argent liquide, sinon sucré artificiellement, bien entendu.

    Bien à vous.

    Marie-Louise Morgane
    citoyenne québécoise
    26-VII-2016

    _____________________

    II. LETTRE de LASSONDE à ML Morgane

    Le Mercredi 27 juillet 2016 15h01 info.support@lassonde.com a écrit :

    Bonjour Madame Morgane,

    Merci d’avoir pris le temps de communiquer avec nous. Vos commentaires sont très importants pour nous.

    Ils seront transmis au Service responsable pour fin d’évaluation.

    Étant donné que nos produits sont distribués partout au Canada et dans d’autres pays, nous devons parfois adapter nos emballages aux réalités des différents marchés.

    L’office de la langue française nous confirme qu’il n’y a pas de loi qui nous oblige à mettre le français avant l’anglais sur nos étiquettes. La loi exige que les étiquettes soient bilingues au Québec mais ne donne pas priorité à l’une ou l’autre de ces langues.

    Merci d’avoir contacté Lassonde.

    Étienne Page
    Service aux consommateurs Lassonde.

    _____________________

    III. RÉPONSE de ML Morgane À LASSONDE

    Bonjour, gens de Lassonde / Oasis,
    monsieur Étienne Page (ou Pagé ?) en particulier

    Att. : info.support@lassonde.com
    cc : OQLF - jean-pierre.leblanc@oqlf.gouv.qc.ca et oqlf_op@oqlf.gouv.qc.ca

    Re : Votre lettre ci-contre, en relation à mon courriel d’avant-hier (soit le 26 courant) ainsi que de l’article en référence initiale de monsieur Jean-Luc Gouin

    M. Page (ou Pagé ?),

    D’abord, merci de votre réponse.

    Si je comprends bien votre propos, M. Page, compte tenu que l’OQLF n’exige pas la priorité du français sur l’anglais, à la faveur de l’ensemble de la présentation de vos produits, essentiellement des jus de fruits (Lassonde, Oasis...), la compagnie québécoise LASSONDE estime tout à fait normal de s’adresser à sa clientèle québécoise en anglais en priorité.

    Bref, point de dignité chez Lassonde, ou même le plus élémentaire amour propre, si... nul ne l’y "contraint" légalement.

    Inouï ! Absolument inouï.

    Hélas, ce faisant, et ce disant, vous confirmez entièrement l’opinion que je me faisais de cette entreprise Lassonde / Oasis : une entreprise qui trahit chaque jour un peu plus et la langue officielle du Québec, et le Québec de manière générale par là-même.

    En conséquence, il a été entendu au sein de ma famille que jamais plus un produit de votre maison n’entrera dans la mienne.

    Car si je puis comprendre, et même aisément, qu’une entreprise canadienne ou étatsunienne accordât priorité à l’anglais sur le français, j’estime révoltant et profondément injurieux, en revanche, qu’une entreprise québécoise puisse agir de la sorte.

    De ce fait, je considère Lassonde / Oasis comme une firme dénuée de toute dignité.

    En d’autres mots : LASSONDE - Ou la trahison quotidienne du Québec tout entier.

    Et du coup, ses produits se révèlent indignes d’être achetés ou consommés par tout(e) Québécois(e) qui se respecte.

    Dont, bien sûr, la soussignée.
    Ainsi que sa famille.

    Merci.
    Et Adieu.

    Marie-Louise Morgane
    28-VII-2016

  • Frédéric Sébastien, 19 juillet 2016 01h35

    METRO c’est la Honte  !

    J’estime les textes ici publiés d’une grande pertinence, car ils induisent à une sensibilisation du citoyen à l’égard de phénomènes insidieux qui trop souvent passent inaperçus. La dégradation consciente, active et concertée du tissu linguistique, culturel et social québécois par de grandes entreprises du Québec Inc., dont METRO mais point seulement, constitue, en effet, une agression extrêmement sérieuse, tentaculaire aussi (i.e. constante, de toutes provenances et en tous lieux), contre le peuple même du Québec de manière générale.

    Or ayant procédé moi-même à des vérifications, notamment sur place (je fréquente plutôt à contrecoeur l’american IGA habituellement. Pourquoi ? Mais pour sa circulaire française, Pardi !), et à une certaine analyse, si je puis dire, j’apporterai aussi, succinctement, mon petit grain de poivre sur les manières de notre vendeur de tomates présumé québécois, et moult fois millionnaire.

    D’abord. Entre nous, citoyens, il est tout de même ahurissant qu’une entreprise québécoise puisse déployer autant d’énergie, jusqu’au plus fin détail (comme s’il s’agissait, littéralement, de traquer un virus dans un organisme : marques maison comprises, comme Selection et Irresistibles, libellées in english please ! comme le rappelle madame), dans l’objectif d’éradiquer de son univers tout ce qui pourrait rappeler et la langue française, et la collectivité québécoise dans son ensemble (La Fête nationale, etc.).

    Et ne parlons pas, élément jusqu’ici mis en veilleuse (quoique M. Gouin ait abordé cette dimension dans Le Devoir il y a maintenant déjà... sept ans : beaucoup d’intelligence et de bonne volonté, comme on peut le constater, au sein de la direction de METRO, M. Eric R. La Flèche au premier chef…), et qui étoffe un peu plus encore ce dossier, de l’ambiance musicale partout présente dans l’ensemble du réseau. De l’anglo-américain, de l’anglo-américain, et puis un peu aussi de l’anglo-américain… !

    Hurry Chicago, Toronto and San Francisco !

    Il faut absolument oblitérer le caractère français ou québécois de notre entreprise — sur tout aspect, même le plus mineur, et en tout temps (il faut voir, en effet, le minuscule « Bonne St-Jean » dans la circulaire de Super C des 23-29 Juin dernier : injure monumentale à tout un peuple à « préserver » dans les Annales de l’Histoire du Québec !) —, estiment, Eric The Arrow en tête, les 27 très hauts salariés de la Maison… québécoise.

    Félix, Vigneault, Léveillée, Raymond Lévesque, Ferland, Gréco, Ferré, Ferrat, Barbara, Brassens, Piaf, Bécaud, Nougaro, Françoise Hardy, Reggiani, Moustaki, Bertin, Aznavour ou Georges Dor, Claude Gauthier, Jacques Michel, Beau Dommage, Piché, Lelièvre et Richard Desjardins* : pour Mister Eric R. La Flèche et ses éclairé(e)s ami(e)s de ses conseils d’administration, c’est de la gnognote que tout cela en comparaison de la dernière insignifiance venue d’outre 45e. Et qui du reste sera oubliée de tous, invariablement, trois semaines plus tard. Eh non. Il ne pleut pas des Beatles et des Simon & Garfunkel ou des Félix Leclerc, des Gilles Vigneault et des Jacques Brel aux six mois…

    Julien Clerc, récemment en prestation au Festival d’Été de Québec (le Kwabek Summer Festival, devrions-nous écrire…), c’est pas mal non plus, il faut bien le dire. À l’exemple d’autres incarnations de la même génération, d’ailleurs : les Lama, les Anne Sylvestre, les Adamo, les Aufray, les Dutronc, les Sardou, Fugain, Peyrac, Duteil, Guichard et Lenorman, sans oublier les très regrettés Bachelet et Delpech. Et toutes mes excuses à l’endroit d’autres pointures intéressantes (Dassin, Cabrel, la chanson manière Sanson…) ici laissées en rade par souci de concision.

    Bref. Pour revenir à METRO, nous avons là, sans détour, l’extraordinaire illustration d’une Personne corporative parfaitement aliénée. Ou, dit autrement : L’aliénation incarnée dans sa forme « parfaite ».

    Aliénation, de Alienatio . Qui signifie, rappelons-le pour ceux qui l’auraient oublié (ils sont très, très nombreux) : « étranger à soi-même ».

    Une abdication de tout son moi, écrivait (joliment… ?) Paul Bourget jadis.

    Faut-il que nous soyons (re)devenus un peuple profondément aliéné pour, d’une part, générer des monstres comme METRO (mais ce n’est là que la pointe de l’iceberg : de nombreuses entreprises québécoises adoptent de plus en plus, et systématiquement - JEAN COUTU, les Jus LASSONDE/OASIS, etc. - le même comportement de colonisé), et, d’autre part, à titre de citoyens-consommateurs, nous engouffrer, l’esprit tranquille, dans ces établissements commerciaux afin, à chaque instant, d’y consommer, tout heureux, notre propre mépris de nous-mêmes…

    En conséquence, soyons clairs : METRO c’est la Honte.

    La Honte nationale !

    Hallucinant. Oui, hallucinant, qu’un peuple pourtant éduqué et informé puisse en arriver ainsi à travailler ferme à sa propre insignifiance. Voire ! À promouvoir celle-ci avec emphase par… ouverture d’esprit et respect… de l’Autre !!!

    Oui. Travailler ferme à sa propre aliénation.
    Ultime étape avant la déroute générale et la disparition.

    Question en finale, et en suspens (car la réponse n’est plus du tout évidente) : Québécois, sommes-nous un Peuple ou 8 millions et demi d’imbéciles ???

    Toujours ravis d’aller faire du Shopping at METRO, puis d’aller quérir chez un comparable des saucisses Gluten free avant que de se voir offrir une glace sous soleil par le « Staff » de Maître Glacier.

    - 

    * Il faut bien admettre, hélas, que depuis trente ans, toutes langues et cultures confondues, on n’a jamais retrouvé, « emmaillé au plaisir », pareille qualité et musicale et littéraire harmonisées. Aussi est-ce avec Alice Dona, compositrice-interprète de talent, que je dis : Laissez passer la chanson ! Et désolé pour les Pierre Lapointe, C« e »line Dion et autres Coeur de Pirate de notre temps. Mais n’y voyez rien de personnel, les jeunes : on doit dire ce qui est, et moquer cette rectitude politique ambiante insupportable qui interdit une véritable réflexion sur quoi que ce soit, ou qui amène - Ô éloge du N’importe quoi - un candidat à la « présidentielle » du bientôt-pays à formuler des voeux à la faveur de l’Aïd musulman ! (Décidément, on croirait re/voir André Boisclair...). Idem en Angleterre et aux États-Unis, au reste, quant à qualité musicale. La France tout autant. Cette grande nation, incidemment (bien que terriblement éprouvée, de nouveau, dans les dernières heures, et avec laquelle je compatis jusqu’au fond de l’âme), qui ne croit plus, non plus, en elle… Et désormais plus aliénée à elle-même encore, si tant est que ce fût possible, que nous le sommes ici en Québec.

    Allez, tous à l’abattoir ! Sous la férule de nos Elvis Gratton alias Philippe The First last One, comme dirait Mme Chenonceau. Et ce, faute d’un René Lévesque ou d’un Général de Gaulle pour insuffler aux « troupes » citoyennes le respect. Le simple respect. De nous-mêmes. Bref, ce qu’on enseigne, tout banalement, aux enfants. De 4 ans. Dès la maternelle…

  • Marianne, 17 juillet 2016 16h03

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    QUÉBEC INC.
    Ou la Trahison du Québec ?

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    —> Avant tout - Mes sympathies les plus vives, les plus consternées, les plus douloureuses, les plus sincères aussi, au Peuple de France, suite au terrible attentat meurtrier, jusqu’à l’horreur même, de Nice, le Jour de la Fête nationale du pays. J’en suis moi-même foudroyée. Je suis une Française aujourd’hui. Jusqu’au bout des doigts. Qui au surplus aura déambulé naguère cette sur cette charmante Promenade des Anglais. Mais comment se protéger efficacement, rationnellement, nos enfants aussi, contre la folie — ce comportement délesté de tout ancrage de nature intelligente (= justifiable) ? Comment… ??? Que peut le canon, feu nucléaire compris, contre des ombres… ?

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    Att. : Aux 27 membres de l’Équipe de Direction et du Conseil d’administration de METRO (manifestement, il faut beaucoup de chefs et de sous-chefs, à salaire dans les 6 et 7 chiffres, pour vendre aux Québécois des tomates made in Ontario)

    .

    Le conglomérat METRO, ainsi que toutes ses filiales (Richelieu, Pharmacie Brunet, Super C, Adonis, A&P… ), grande entreprise québécoise qui devrait faire tout naturellement la fierté des Québécois, constitue, tout au contraire, une entreprise systématique de TRAHISON du Québec.

    Même ses marques maison accordent absolue priorité à l’anglais sur le français ! Y compris (comme chez Lassonde / Oasis) pour le côté « bouchon » des cartons de jus et des litres de lait !! Selection, Irresistibles, etc., à l’image du libellé METRO même, présentent une orthographie anglaise, en effet, rigoureusement délestée de leurs signes diacritiques. Décidément, chez METRO on s’assure jusqu’au plus infime détail — rien n’est laissé au hasard (ou au plus élémentaire amour-propre) — de démontrer que la francité et la québécité ne sont d’aucune façon leur tasse de thé.

    METRO. Un citoyen corporatif québécois comme ça, à n’en pas douter, les Trudeau, père et fils, en raffolent jusqu’à plus soif pour leur Wonderful Canada.

    À l’instar d’ailleurs de nombreuses autres entreprises québécoises (inutile de parler des american ou canadian firmes...), le groupe METRO renie sans gêne et sans états d’âme la nation et la culture auxquelles il appartient.

    N’ayons pas peur des mots, descendants des Cartier, des Champlain et des Frontenac : Les Eric R. La Flèche du pays des Pierre Bourgault — et ils sont de plus en plus nombreux ces vendeurs de tapis dénués de toute dignité — sont rien moins que des agents actifs de haute trahison du Québec.

    Aussi bien dire : d’authentiques fauteurs de guerre civile.

    Et l’Office québécois de la Langue française, on le sait, dans son déni proverbial, n’en a, en effet, rien à cirer.

    Et ce, assurément, avec la bénédiction de cette concoction toxique née des amours torrides de Philippe Pétain et d’Elvis Gratton.

    On appelle « ça » : un Premier Ministre...

    C’est à crever les viscères en plein air qu’un Peuple — en fermant lâchement les yeux devant pareil mépris de Soi — puisse « collaborer » de la sorte à sa propre insignifiance sur la voie, irrésistible (sic), voire espérée, de son néantissement heureux.

    MÉTRO. Une péripatéticienne ? Monsieur Gouin est bien magnanime, ce me semble.

    Car pareille épithète, quoique hautement substantivée, reste encore, et largement, en-deça de la vérité.

    C’était là ma… philippique du jour.
    En hommage à Philippe le dernier.

    Ou : Philip The Last One. Pour les intimes.
    Comme de bien entendu

    (sur un air connu que les moins de vingt ans…)

    Marianne Chenonceau,

    Citoyenne dégoûtée de la masse informe que Nous — Québécois/es, Nation autrefois fière et digne — sommes désormais devenus par le diligent et très affairé travail (les « vraies affaires », quoi !) de nos METRO / Richelieu, JEAN COUTU et autres LASSONDE Juices. Et ce, for sure, avec l’assentiment empressé de nos très liberals ministres. Lesquels, tous ensemble, the First Last One compris (il faut bien se le dire dans le blanc des yeux, nom de nom !), ne feraient pas l’orteil d’un René Lévesque, l’auriculaire d’un Camille Laurin ou l’oreille d’un Jacques Parizeau. Quelle époque misérable vivons-nous, mes frères. Et soeurs. Oui. Misérable. Et on a le culot d’appeler « ça » une Démocratie ! So… [je réitère le mot de M. Gouin, en le remaniant un peu], Danke schön Kapo The Arrow

  • J-F Belliard, 14 juillet 2016 19h39

    C’est très clair et très simple :

    ME(Me, Myself and I) TRO (abréviation de Toronto)

    Prononcé à l’Anglaise.

    Qu’elles sont petites les marionnettes.

  • François A. Lachapelle, 10 juillet 2016 13h29

    Bravo Jean-Luc Gouin de la ville de Québec, finalement ville très bilingue comme des centaines d’autres villes du Québec.

    Très bonne démonstration de la bilinguisation silencieuse et sournoise du Québec dans les circulaires hebdomadaires de Métro ( 52 fois par année déposées dans des milliers de présentoires et livrés dans des millions de boîtes à lettres ).

    N’est-ce pas René Lévesque qui parlait de réciprocité : que le Québec soit aussi français que l’Ontario est anglais.

    Québec Inc., malheureusement encouragé par leurs clientèles francophones du Québec et d’ailleurs, est très actifs dans le phénomène hypocrite d’anglicisation du Québec.

    La côte devient ou demeure difficile à inverser. Cette action de Québec Inc. est moins innocente qu’on l’imagine. Les Chambres de commerce se frottent les mains. Heureusement, ce ne sont pas tous les membres des Chambre de commerce.

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