«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La question se pose aussi au Québec

La France devrait-elle inscrire ses « racines chrétiennes » dans la Constitution ?

dimanche 10 avril 2016

C’est en tout cas, la proposition de loi que veut déposer le député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, après que le tribunal administratif de Nice a retoqué une subvention du conseil général jugée « cultuelle ».

En février 2014, le conseil général du département des Alpes-Maritimes avait attribué une subvention de 2 000 euros à l’Archiconfrérie des Pénitents blancs de la Sainte-Croix et du Gonfaron de Saorge.

Or, jugée « cultuelle » par le tribunal administratif de Nice, cette convention a été retoquée sur le principe de la loi de 1905 séparant l’Eglise et l’Etat.

La réaction du député des Alpes-Maritimes, à qui l’Histoire chrétienne de la France tient à cœur, ne s’est pas fait attendre.

« Les confréries de pénitents font partie intégrante du patrimoine historique et culturel de notre territoire », a argué Eric Ciotti. « Leur démarche dépasse le seul cadre religieux, puisque leur vocation est d’apporter soutien et solidarité aux nécessiteux », a-t-il expliqué avant d’ajouter que « la France est un pays de racines chrétiennes ».

Sa proposition de loi vise ainsi « à inscrire dans notre Constitution les racines chrétiennes, afin que le principe de laïcité, pilier de notre République, ne soit plus opposé à la défense de l’héritage de 2000 ans d’influence chrétienne sur notre pays et son histoire », a déclaré le député.

« Dans ces temps troublés, alors que l’inquiétude identitaire n’a jamais été aussi forte, nous devons réaffirmer et défendre cet héritage », a ajouté Eric Ciotti avant de conclure que ces confréries ne menaçaient pas la République contrairement à « certaines pratiques que le Premier ministre a lui-même dénoncées, comme le salafisme et l’islamisme radical ».

Pour rappel, la loi 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat stipule que « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte », et que les associations liées à un culte « ne peuvent recevoir, sous quelque forme que ce soit, des subventions de l’Etat, des départements et des communes ».


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