«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Les manœuvres de ce pouvoir pour protéger les intérêts du régime n’ont pas de limite

Renaud Ladéchéance*

La Commission Charbonneau renaît brutalement de ses cendres encore chaudes

Les Libéraux et le gouvernement Couillard vont payer très cher leur subordination de l’intérêt général à leur intérêt particulier

Editorial de Vigile
lundi 14 décembre 2015
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Article rédigé avec la collaboration de Jean-Claude Pomerleau pour la recherche.

Dans les heures suivant le dépôt du rapport de la Commission Charbonneau’ Vigile mettait en ligne un éditorial titré La montagne accouche d’une souris, et sous-titré « Le PLQ parvient à minimiser les dégâts... pour le moment ! ».

Il ne fallait pas être grand prophète pour comprendre que, si la Commission n’était pas parvenue à canaliser et évacuer correctement toute la pression retenue sous son couvercle depuis sa mise en place en 2011, cette pression allait chercher à s’évacuer par un moyen ou un autre, avec pertes et fracas.

Le fait qu’elle se mette à s’échapper aussi rapidement après le dépôt du rapport, et même à la toute veille des fêtes de fin d’année qui sont généralement l’occasion d’une trêve dans les hostilités partisanes et leur couverture médiatique, constitue une mesure éloquente du sentiment de trahison qu’ont ressenti les Québécois en découvrant que ce rapport ne correspondait ni aux faits qui avaient été présentés devant la Commission, ni à leurs attentes, et que cet exercice qui avait tout de même coûté près de quarante-cinq millions $ de leur argent se trouvait en plus à être torpillé par la dissidence du commissaire Lachance.

C’est la fuite des échanges acrimonieux entre les deux commissaires l’été dernier qui a parti le bal. En principe, ces échanges étaient privés, et le fait qu’ils aient été rendus publics nous permet de comprendre que la fuite ne peut avoir pour origine que les commissaires eux-mêmes ou leurs proches immédiats en supposant qu’ils aient pu y avoir accès, ce qui est loin d’être certain.

Comme il est peu vraisemblable que le commissaire Lachance ou ses proches soient à l’origine de cette fuite qui l’accable, il faut donc comprendre qu’elle émane plutôt de la juge Charbonneau ou de son entourage immédiat, ce qui n’est pas sans soulever de sérieuses questions d’éthique professionnelle.

Mais depuis Shakespeare, on sait que l’enfer n’a point de furie plus grande que celle d’une femme repoussée « Hell hath no fury like a woman scorned », et il est certain que la juge Charbonneau devait être furieuse de voir la commission qui porte son nom, qui devait selon tous ses calculs constituer le couronnement de sa carrière, « sa » commission, être torpillée par son collègue qui de plus l’injurie publiquement en l’invitant de façon très disgracieuse et mal à propos à se regarder « le nombril » avant de critiquer les autres.

Une invitation à se regarder dans le miroir n’eût sûrement pas autant stimulé le sentiment d’humiliation et le désir de vengeance. Entre gens civilisés, entre collègues qui travaillent sur le même dossier depuis quatre ans et qui savent ce qu’il représente pour chacun, un comportement et un langage comme celui de Lachance n’ont pas leur place. Ce sont des choses qui ne se font pas, à moins de raisons extrêmement graves et parfaitement justifiées. Or justement, il n’y en a pas.

Il revient à Michel David, chroniqueur au Devoir, d’avoir le mieux résumé la forfaiture du commissaire Lachance sous un titre aussi lapidaire qu’incriminant, L’homme déchu . En voici d’ailleurs quelques paragraphes :

Amir Khadir n’est pas le seul à ne pas reconnaître en Renaud Lachance cet homme droit et rigoureux qui n’hésitait pas à dénoncer vertement tous les errements dans ses rapports.

Il pouvait même arriver à l’ancien vérificateur général de se montrer exagérément pointilleux, comme la fois où il avait reproché ses dépenses « somptuaires » au président de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), Jean-Guy Chaput, parce qu’il s’était payé une chambre à 1330 $ à Cannes durant le festival du cinéma, alors qu’on sait que les prix y sont notoirement démentiels.

La ministre de la Culture de l’époque, Christine St-Pierre, dont les relations avec M. Chaput étaient orageuses, avait trouvé là un bon prétexte pour le congédier à peine quelques mois avant la fin de son mandat sans même lui donner la chance de s’expliquer.

Quel contraste entre la sévérité de M. Lachance envers l’ex-président de la SODEC et l’indulgence, pour ne pas dire la complaisance, dont il a fait preuve dans son appréciation des méthodes de financement du PLQ ! La métamorphose est consternante.

La note de dissidence qu’il avait tenu à inclure dans le rapport de la Commission Charbonneau laissait déjà perplexe. Après tous ces témoignages plus probants les uns que les autres, comment un homme aussi perspicace pouvait-il nier l’existence d’un lien à tout le moins indirect entre le financement des partis politiques et l’octroi des contrats publics, alors que ce lien sautait aux yeux de tous. [...]

Comment M. Lachance pouvait-il juger « non nécessaire » de souligner dans le rapport les liens presque filiaux qui unissaient le chef de cabinet de Mme Normandeau, Bruno Lortie, et l’ex-ministre Marc-Yvan Côté, alors vice-président de Roche ? Mme Normandeau elle-même a trouvé cette relation si coupable qu’elle a prétendu qu’ils avaient fricoté dans son dos.

Pourquoi aurait-il fallu rayer l’affirmation selon laquelle les sollicitations à cotiser étaient devenues particulièrement pressantes sous la gouverne de Jean Charest, alors que ses ministres ont reconnu d’emblée qu’on leur avait fixé un objectif de 100 000 $ par année ? S’il y a quelque chose de « ridicule » dans cette histoire, c’est bien l’entêtement de M. Lachance à vouloir nier l’évidence. [...]

Il demeure que dans l’état actuel du dossier, les apparences pèsent lourdement contre M. Lachance. Dans son propre intérêt, il devrait trouver le moyen de s’expliquer. Autrement, il traînera à jamais la triste image d’un homme déchu.

Dans cette charge d’une rare virulence qui témoigne d’une absence totale de souci pour la réputation du commissaire Lachance et qui pourrait donner ouverture à un recours en diffamation si les faits n’étaient pas si évidents, Michel David en profite même pour apprendre à ses lecteurs que ce n’est pas la première fois que Renaud Lachance exécute une « job de bras » pour les Libéraux. Vous avez remarqué ceci ?

Il pouvait même arriver à l’ancien vérificateur général de se montrer exagérément pointilleux, comme la fois où il avait reproché ses dépenses « somptuaires » au président de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), Jean-Guy Chaput, parce qu’il s’était payé une chambre à 1330 $ à Cannes durant le festival du cinéma, alors qu’on sait que les prix y sont notoirement démentiels.

La ministre de la Culture de l’époque, Christine St-Pierre, dont les relations avec M. Chaput étaient orageuses, avait trouvé là un bon prétexte pour le congédier à peine quelques mois avant la fin de son mandat sans même lui donner la chance de s’expliquer.

Quel contraste entre la sévérité de M. Lachance envers l’ex-président de la SODEC et l’indulgence, pour ne pas dire la complaisance, dont il a fait preuve dans son appréciation des méthodes de financement du PLQ ! La métamorphose est consternante.

Ouch !

Mais si cette information nous permet de comprendre que Renaud Lachance était connu pour ses amitiés particulières avec les Libéraux, elle nous révèle également que Michel David et probablement d’autres journalistes savaient dès sa nomination à la Commission Charbonneau qu’il était un pion des Libéraux.

Or je ne me souviens pas d’avoir à ce moment-là lu, entendu ou vu autre chose qu’un concert d’éloges à l’endroit de Renaud Lachance dans nos médias, et certainement pas sous la plume de Michel David. Tout de même étrange ! Ce degré de partisannerie le disqualifiait pourtant pour occuper une telle fonction vu les soupçons qui pesaient déjà sur les Libéraux au moment de la formation de la Commission.

Rien de tel que l’odeur du sang pour déclencher la rumeur assassine. Il court depuis quelques jours des bruits sur les petits secrets personnels de Renaud Lachance qui le rendraient particulièrement vulnérable et sensible aux pressions. Il ne serait pas la première victime d’un tel chantage, L’histoire, la grande comme la petite, en est remplie.

Mais il y a bien plus grave que tous les commérages et les petites idiosyncrasies de chacun, aussi coupables soient-elles, avec lesquels on cherchera certainement à nous distraire et détourner notre attention de l’essentiel.

L’essentiel, c’est le contrôle qu’exerce le pouvoir politique sur des organes ou des organismes qui exigeraient justement d’être à l’abri de toute influence politique, comme une commission d’enquête, la direction des poursuites criminelles et pénal au ministère de la Justice, ou encore l’UPAC, à plus forte raison lorsqu’ils sont susceptibles d’avoir à enquêter sur le pouvoir politique.

Or n’est-ce pas justement la situation dans laquelle se trouvent ou se sont trouvés ces organes et organismes ?

La Commission Charbonneau

La Commission Charbonneau a été mise en place par le gouvernement Charest qui s’est assuré dès le départ de la neutraliser en la truffant de sympathisants au niveau de l’encadrement administratif, des procureurs et des enquêteurs. Le comportement erratique du commissaire Lachance en fin de course nous permet de comprendre qu’il s’est même assuré de garder le contrôle sur l’orientation, la conduite et la conclusion des travaux de la Commission jusqu’au plus haut niveau.

La DPCP

Afin de minimiser les risques de dérapage, le gouvernement Charest tout d’abord et le gouvernement Couillard par la suite se sont assurés de placer des personnes sûres au ministère de la Justice et à la direction des poursuites criminelles et pénales. Souvenons-nous qu’en 2011, les procureurs de la Couronne, par la voix du président de leur association, Me Christian Leblanc, réclamaient la démission de celui qui était alors le DPCP, Me Louis Dionne, devenu juge depuis, pour le motif qu’il était trop proche du gouvernement Charest. :

Selon lui, l’indépendance entre le gouvernement et le Directeur des poursuites criminelles et pénales n’est pas réelle.

Le protecteur du citoyen, le Directeur général des élections, le Vérificateur général relèvent tous de l’Assemblée nationale, a insisté M. Leblanc. Comment se fait-il que le DPCP se rapporte lui au gouvernement ?, s’interroge-t-il.

La question est d’autant plus importante dans la mesure où Louis Dionne relève directement du conseil exécutif, le ministère du premier ministre, a-t-il continué.

On se souviendra que Me Louis Dionne avait freiné des quatre fers dans le dossier du ministre Tomassi, provoquant même une réaction très rare chez certains enquêteurs de la SQ qui s’étaient plaints publiquement de voir leurs enquêtes être « orientées » :

Après avoir reçu le dossier de l’Unité permanente anticorruption sur l’ancien ministre libéral Tony Tomassi, le Directeur des poursuites criminelles et pénales a demandé aux policiers d’approfondir leur enquête, a appris La Presse.

Le DPCP a demandé ce mois-ci des compléments de preuve aux enquêteurs de l’UPAC, qui estimaient que leur dossier était complet. Irrités, les policiers se sont tout de même pliés promptement aux demandes de la poursuite, selon nos sources.

Rappelons que, ulcérés par l’ingérence du gouvernement, à qui ils reprochent d’« orienter » leurs enquêtes sur la corruption et la collusion, des policiers de la Sûreté du Québec réclament une enquête publique, a révélé La Presse, hier, après avoir reçu une lettre anonyme avec entête officiel du corps policier.

Cette demande du DPCP pourrait bien faire en sorte que l’ancien ministre de la Famille, qui a été expulsé du caucus libéral et qui siège maintenant comme indépendant, ne sache pas avant quelques semaines si des accusations criminelles seront portées contre lui.

De son côté, le DPCP confirme que des compléments d’enquête ont été exigés récemment. « Depuis quelques jours, le dossier est de retour sur le bureau du procureur. Il est à l’étude, mais il n’est jamais exclu que le procureur fasse d’autres demandes », a indiqué sa porte-parole, Me Céline Cyr.

Enfin, Me Louis Dionne était également un proche de l’ancien ministre de la Sécurité publique Jacques Dupuis, dont on se souviendra des liens si compromettants avec certains milieux qu’un premier ministre à l’éthique aussi élastique que Jean Charest avait été obligé de lui demander sa démission :

Nommé leader parlementaire par Jean Charest, Jacques Dupuis a été depuis au centre de débats parlementaires acrimonieux très intenses lorsque les partis d’opposition réclamaient sans relâche une commission d’enquête publique indépendante sur la corruption dans le milieu de la construction et sur le financement des partis politiques.

Il a dû défendre jour après jour la décision de son gouvernement d’esquiver cette enquête par la mise sur pied de l’Opération Marteau, un task force policier pour enquêter sur les allégations fusant de toutes parts.

Une fois nommé juge, Louis Dionne s’est rapidement retrouvé au coeur de la mystérieuse évasion d’Orsainville à l’occasion de laquelle mes recherches m’avaient permis de retracer son parcours assez troublant et de le résumer dans deux articles parus à quelques jours d’intervalle, Le gouvernement Couillard dans l’eau bouillante

Bigre, tout un parcours ! De la Gendarmerie Royale à la magistrature en passant par une formation chez les Marines aux États-Unis et au Collège militaire de Kingston, un grade d’officier supérieur, un séjour à la SQ, une longue présence comme officier de réserve de l’armée canadienne, la pratique privée du droit criminel et les ministères de la Justice et de la Sécurité publique !

et Ça ressemble de plus en plus à une affaire d’État :

Ses allers-retours entre le Gouvernement du Québec et la Défense nationale et les forces armées canadiennes m’ont mis la puce à l’oreille. En y regardant de plus près, j’ai fait une découverte surprenante. En effet, de 1978 à 1992 il est officier d’infanterie dans le régiment des Voltigeurs de Québec, sans doute à titre de réserviste car pendant cette période, en 1984 et 1985, il travaille au ministère de la Justice comme Substitut du Procureur général au Bureau des substituts du Procureur général de Longueuil, puis de 1985 à 1995, comme Substitut du Procureur général au Bureau des substituts du Procureur général de Québec.

De 1992 à 1995, pendant qu’il occupe cette dernière fonction, il est le commandant du régiment des Voltigeurs. En 1995 et 1996, il passe au service du ministère fédéral de la Défense nationale où il est sous-chef d’état-major et commandant de l’école des recrues du 35e Groupe-Brigade. Puis, de 1996 à 1998, retour au ministère de la Justice du Québec où il est chef d’équipe au Bureau de lutte aux produits de la criminalité.

De 1998 à 2001, il est Directeur de la lutte au crime organisé, toujours au ministère de la Justice du Québec, mais, en même temps, officier supérieur d’état-major à l’entraînement collectif au Secteur du Québec de la Force terrestre. L’homme orchestre, quoi ! Alors, les questions qui tuent : Pendant toutes ces années, qui était son véritable patron ? Recevait-il deux salaires ? Les règlements le permettaient-ils ? Bénéficiait-il d’un régime d’exception ? Sur quelle base ?

N’oublions pas non plus que le PQ a pris le pouvoir en 1994 avec l’intention bien arrêtée de réaliser la souveraineté du Québec et qu’un référendum a eu lieu en 1995. Tout un dilemme pour un homme qui occupait des postes-clés dans les deux camps ! Était-il aux ordres du fédéral ? Pour faire quoi ? N’oublions pas ce que nous a appris la Commission Gomery : le fédéral était « en guerre contre les séparatistes ». Dans cette guerre, quelle était la mission de Louis Dionne qui était alors commandant du régiment des Voltigeurs en plus d’être substitut du procureur général du Québec ?

Mais la meilleure, je vous la donne en mille. Ça ne s’invente pas. Devinez qui était membre honoraire du régiment des Voltigeurs de Québec pendant toute la période où le juge Dionne y a été attaché d’abord comme officier, puis comme commandant ? Vous donnez votre langue au chat ? Et bien figurez-vous que c’était Paul Desmarais lui-même en personne. À ses funérailles, le régiment des Voltigeurs était même présent pour lui rendre les honneurs militaires

Et la seconde meilleure, c’est que son fils André est maintenant le président des membres honoraires du régiment parmi lesquels on retrouve également son beau-père, Jean Chrétien, et David Rockefeller, grand ami de Paul Desmarais.

Je vous l’ai dit, ça ne s’invente pas.

Et si vous êtes un incurable optimiste et que vous pensez que la situation est revenue à la normale à la DPCP après le départ du juge Dionne, détrompez-vous. Elle est pire que jamais s’il faut en croire Antoine Robitaille qui consacrait récemment un éditorial à cette question sous le titre Indépendance ? :

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales traverse une tourmente sans précédent depuis sa création en 2007. L’une des clés de voûte de notre système juridique, le DPCP évalue les preuves des policiers, mène les procès, etc.

La fusion en cours de trois bureaux du DPCP — Bureau de lutte au crime organisé, Bureau de lutte aux produits de la criminalité et Bureau de lutte contre la corruption et à la malversation (BLCM) — crée des remous. La démission d’une procureure vedette du BLCM, Marie-Hélène Giroux, a eu des échos à l’Assemblée nationale mercredi. La restructuration masque des compressions nuisibles à la lutte contre la corruption au Québec, estiment les oppositions.

Cela s’ajoute à d’autres nouvelles troublantes concernant le DPCP. D’abord, l’arrêt des procédures, à la mi-octobre, dans le dossier de cinq accusés dans la foulée de l’opération SharQc. Cela a impliqué un gaspillage d’une somme de travail policier énorme. Le juge a critiqué la manière dont la poursuite avait été menée. La directrice des poursuites criminelles et pénales, Annick Murphy, a dû lancer deux enquêtes : une de nature administrative sur le travail des procureurs impliqués et un comité d’examen qui se penche sur la gestion des mégaprocès. S’ajoutent enfin des informations de La Presse selon lesquelles des enquêteurs de l’UPAC s’impatientent quant au DPCP : les enquêtes sur le Parti libéral sont terminées depuis le début de l’année, mais les accusations tardent à être déposées. Incompétence, manque d’effectifs, désorganisation, frilosité ?

Ce n’est pas la première fois que des doutes de ce type sont évoqués. Il fallait entendre l’enquêteur retraité de la SQ, Sylvain Tremblay — l’un des principaux responsables des opérations SharQc et Diligence —, soutenir le 22 octobre à RDI que lorsque des gens puissants étaient touchés, « il fallait se battre contre les procureurs frileux pour faire débloquer nos dossiers ». On « cherche à protéger le pouvoir ou des gens qui seraient peut-être près du pouvoir », a-t-il dit.

Créé il y a 10 ans pour séparer la gestion des poursuites du pouvoir, le DPCP, justement, est-il assez indépendant de ce même pouvoir ? Le gouvernement nomme le DPCP sans consultation du Parlement, alors qu’il devrait, à l’instar du vérificateur général, être désigné pour dix ans par ou avec l’aval de l’Assemblée nationale. Celle-ci devrait d’ailleurs pouvoir remettre en question, comme le réclame la CAQ, le DPCP en commission.

Au reste, les deux premiers DPCP, Louis Dionne et Claude Lachapelle, ont, après leur mandat, été nommés juges par Québec. Espérer — même secrètement — une telle nomination ne risque-t-il pas, parfois, de susciter quelque frilosité ?

Le témoignage récent de la nouvelle directrice des poursuites criminelles et pénales, Me Annick Murphy, devant la Commission des Institutions de l’Assemblée nationale n’avait rien pour nous rassurer après les coupures effectuées à son budget par le gouvernement au titre de l’austérité qui forcent une réduction et une restructuration de ses effectifs et la prise de certains retards dans ses dossiers à un moment qui ne pourrait pas être plus opportun pour le gouvernement :

La DPCP déplore des pressions trop fortes

Les médias, les politiques et les policiers nuiraient au travail des procureurs
Les procureurs aux poursuites criminelles et pénales sont écrasés par une « pression » inappropriée de la part des médias, des politiques ou encore des policiers, déplore la directrice des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Annick Murphy.

« Une chose que nous vivons beaucoup présentement, qui est extrêmement difficile à vivre pour les procureurs, c’est justement cette pression qui est vécue. […] Ce n’est pas une pression appropriée », a-t-elle déclaré lors de son passage à l’Assemblée nationale, jeudi.

Mme Murphy était convoquée en commission parlementaire afin d’expliquer les tenants et aboutissants de son plan de restructuration.

Après avoir refusé « [d’]infirmer ou [de] confirmer la nature des dossiers » entre les mains du DPCP, Mme Murphy a reconnu du bout des lèvres avoir reçu de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) des « dossiers » de nature politique, comme Joug et Lierre. Le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière, « n’en a pas inventé […] des dossiers » lorsqu’il a évoqué la fin prochaine d’enquêtes sur le monde politique à la fin 2014, a-t-elle lâché devant les élus de la Commission des institutions.

Enfin, je m’en voudrais de laisser ce sujet avant de vous rappeler un éditorial récent Une boîte à surprises remplie de vraiment grosses surprises dans lequel j’exposais certaines découvertes que j’avais faites sur le fonctionnement du gouvernement et le ministère de la Justice dans la foulée de l’affaire de la Bâtonnière qui nous permettent de découvrir qu’un État profond existe aussi au Québec et le rôle joué par Jean St-Gelais, ancien sous-ministre des Finances et secrétaire général du Conseil exécutif sous Bernard Landry et Pauline Marois.

L’UPAC

La troisième institution sous influence politique directe du PLQ et du gouvernement est l’UPAC, et cette influence est insupportable vu le rôle qu’elle est appelée à jouer pour garantir l’intégrité de l’État québécois.

Ce sont des policiers qui les premiers ont attaché le grelot, comme le relate un article paru en septembre 2011 dans La Presse sous la plume de Fabrice de Pierrebourg et d’André Noël :

Ulcérés par l’ingérence du gouvernement, à qui ils reprochent d’« orienter » leurs enquêtes sur la corruption et la collusion, des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) réclament une enquête publique dans une lettre à en-tête de leur organisation adressée à La Presse. Ils réfutent l’argument de Jean Charest, qui répète qu’il faut se fier aux enquêtes de police.

« Le gouvernement a créé l’UPAC (Unité permanente anticorruption). Cependant, sachez que nous sommes plusieurs policiers très bien placés à être convaincus que seule une enquête publique pourra aller au fond des choses et faire toute la lumière sur les liens occultes entre industries de la construction, le financement des partis politiques et la corruption. »

L’auteur accuse sans détour le gouvernement d’ingérence : « La Sûreté du Québec est une excellente organisation policière. Cependant, j’ai le regret de vous apprendre qu’il n’y aura aucun membre du gouvernement actuel qui sera accusé par la SQ ou l’UPAC ! Pourquoi ? Dans notre système actuel, il n’y a aucune indépendance entre le pouvoir policier et le pouvoir politique et c’est ce dernier qui dicte ses ordres au DG et aux DGA de la Sûreté. »

« Nos enquêtes sont orientées sur des cibles précises et nos enquêteurs doivent constamment en tenir informés leurs supérieurs de leur évolution. Aucun membre du gouvernement ne sera enquêté sans que monsieur Martin Prud’homme, sous-ministre à la sécurité publique ou que monsieur Robert Lafrenière, commissaire de l’UPAC, en soient informés. Or, à qui ces deux hommes rendent-ils des comptes ? »

La lettre, non signée, est écrite sur le papier officiel de la Sûreté du Québec. Sur l’enveloppe est imprimée l’adresse du quartier général, rue Parthenais, à Montréal. La Presse a pu faire vérifier son authenticité.

Les termes employés et la divulgation de certains renseignements personnels et confidentiels, en particulier sur le lieu de résidence de l’ancien patron de la SQ, montrent que l’auteur est bien « branché » à la Sûreté du Québec, selon nos sources.
La direction des communications de la SQ refuse de se prononcer sur l’origine de la lettre et « réfute les allégations » sur l’immunité dont profiteraient les membres du gouvernement. « Personne n’est à l’abri des lois, personne n’est à l’abri d’une enquête policière », a martelé le sergent Guy Lapointe.

Il n’est pas non plus anormal que les enquêteurs fournissent régulièrement à leurs supérieurs des rapports sur la progression des dossiers. C’est même la norme, nous dit-on, depuis la commission Poitras (1996) sur les pratiques de la SQ en matière d’enquêtes criminelles. « Il n’y a aucune ingérence politique, on ne le tolérerait pas », soutient le sergent Lapointe. « Le politique ne s’immisce pas dans les enquêtes de la SQ et de l’UPAC », ajoute-t-on au bureau du ministre de la Sécurité publique.

L’exemple des commandites

Depuis plusieurs mois, la grogne se fait sentir dans la police. À mots couverts, des agents de la SQ se sont déjà prononcés pour la tenue d’une enquête publique. Selon nos sources, les policiers de l’escouade Marteau constatent qu’ils enquêtent plus sur les municipalités que sur le gouvernement.

Ils citent l’exemple de la commission Gomery sur le scandale des commandites, qui a tenu ses audiences pendant que la GRC était à l’oeuvre, pour illustrer qu’une commission d’enquête ne va pas contrarier leur travail, contrairement à ce qu’affirme le gouvernement Charest.

À plusieurs reprises également, certains enquêteurs n’ont pas caché leur frustration de voir que certains dossiers, auxquels ils ont travaillé parfois pendant plusieurs années et qu’ils ont bouclés, s’empilent sur les bureaux des procureurs ou leur sont renvoyés pour obtenir toujours plus de preuves. Nommé en mars 2007, Me Louis Dionne, le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), s’est retrouvé plusieurs fois sur la sellette à ce sujet, accusé à demi-mot d’immobilisme.

Derux mois plus tard, en novembre 2011, le chroniqueur Patrick Lagacé en rajoute dans un texte intitulé Le cardinal Lafrenière, en référence au pouvoir que détenait le Cardinal Richelieu sous le roi Louis XIII.

[...] M. Lafrenière, par ses canaux officiels et officieux, est un homme sacrément bien pistonné. Si l’information, c’est le pouvoir, M. Lafrenière est puissant.

Je suis encore plus interloqué quand j’apprends que Robert Lafrenière a des interactions avec la juge France Charbonneau, qui présidera la commission d’enquête sur la construction.

L’embauche de 10 membres de l’UPAC (payés par celle-ci) pour épauler la commission d’enquête, c’est lui qui l’a suggérée à Mme Charbonneau. Par ailleurs, il ne cache pas, à l’interne, que c’est à sa suggestion que la juge a embauché deux anciens haut placés de la SQ pour l’assister.

Je tique : c’est bien le même Robert Lafrenière qui, il n’y a pas si longtemps, critiquait l’idée même de cette commission d’enquête ?

Je tique : Robert Lafrenière, nommé par le gouvernement libéral, fait des suggestions de personnel à la juge Charbonneau, qui va inévitablement enquêter dans la cour du gouvernement libéral ? [...]

Plus récemment, au début du mois de novembre, on apprenait que Robert Lafrenière voulait que le gouvernement Libéral lui donne le contrôle total sur toute activité de lutte à la corruption, la collusion, la fraude et... l’évasion fiscale !

Robert Lafrenière souhaite que son mandat à la tête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) soit renouvelé en 2016 et que l’organisme qu’il dirige devienne un service policier totalement autonome.

Contrairement à l’opposition péquiste, M. Lafrenière n’est pas d’avis, par ailleurs, que son poste devrait à l’avenir être attribué par l’Assemblée nationale, comme c’est le cas par exemple pour le Vérificateur général et le Directeur général des élections, nommés obligatoirement grâce à l’appui des deux tiers des députés.

Nommé par le gouvernement Charest en 2011, pour un mandat de cinq ans qui vient à échéance en mars, M. Lafrenière est d’avis au contraire que le gouvernement est le mieux placé pour choisir la personne la plus apte à diriger l’UPAC.

En point de presse lundi, en marge de sa présence en commission parlementaire, le commissaire de l’UPAC a dit qu’il voulait un deuxième mandat pour poursuivre son travail.

Il a ajouté que l’UPAC devrait avoir les coudées franches et constituer un corps policier totalement autonome et indépendant de tout autre service policier, au premier chef la Sûreté du Québec. Cette UPAC renforcée aurait, selon ses voeux, la responsabilité exclusive des enquêtes qu’elle mène. De plus, elle pourrait ainsi avoir un accès direct aux banques de renseignements, a-t-il fait valoir aux députés.

Sa présence en commission parlementaire visait à examiner dans quelle mesure l’UPAC s’était bien acquittée de son mandat et à demander des comptes au commissaire quant aux résultats enregistrés par l’unité depuis 2011, surtout en termes d’arrestations.

L’UPAC dirige et coordonne toute activité de lutte à la corruption, la collusion, la fraude et l’évasion fiscale.

Mais ses prétentions ne s’arrêtent pas là. Dans le contexte du renouvellement de son mandat, qu’il sollicite, il souhaite pouvoir assurer le suivi des travaux de la Commission Charbonneau.

Et enfin, le 4 novembre 2011, la députation libérale à l’Assemblée nationale votait en bloc contre une motion du PQ demandant que la nomination du commissaire à la lutte contre la corruption soit approuvée par les deux tiers des membres de l’Assemblée, donnant lieu à l’émission par le PQ du communiqué suivant :

La preuve est maintenant faite et sans équivoque : le gouvernement tient à désigner lui-même la personne qui enquêtera sur le Parti libéral. C’est la seule conclusion à laquelle on peut arriver, estime le porte-parole du Parti Québécois en matière de sécurité publique, Pascal Bérubé. En effet, le gouvernement a rejeté la motion qu’il a présentée aujourd’hui en Chambre à ce sujet.

« Nous savons que le Parti libéral est actuellement sous enquête de l’UPAC. Or, le mandat du commissaire à la tête de l’UPAC, qui a pour mission d’assurer la coordination des actions de prévention et de lutte contre la corruption en matière contractuelle dans le secteur public, vient à échéance, et le commissaire demande au parti politique sur lequel il enquête de le reconduire dans ses fonctions. C’est insensé, ça n’inspire pas du tout confiance, et il faut absolument que ça change ! », a insisté le porte-parole.

Le Parti Québécois est d’avis que le poste de commissaire à la lutte contre la corruption doit être occupé par une personne ayant obtenu la faveur des deux tiers des élus siégeant à l’Assemblée nationale. « C’est ainsi qu’au Québec, on nomme le vérificateur général et le directeur général des élections. Je ne vois pas comment ni pourquoi on pourrait prendre moins de précautions pour nommer une personne aussi importante que le commissaire à la lutte contre la corruption », a poursuivi Pascal Bérubé.

Ces trois dossiers, la Commission Charbonneau, la DPCP et l’UPAC démontrent hors de tout doute que non seulement le Gouvernement Couillard ne respecte pas la règle de la séparation des pouvoirs qui doit prévaloir entre l’exécutif et le judiciaire, mais qu’il a même érigé la violation de cette règle en système, ce qui lui ôte toute crédibilité lorsqu’il l’invoque pour justifier son refus de convoquer les commissaires Charbonneau et Lachance en commission parlementaire pour s’expliquer sur leurs différends.

Qui plus est, ils démontrent que les manœuvres de ce pouvoir pour protéger les intérêts du régime n’ont pas de limite.

Dans son traité sur l’Esprit des lois, Montesquieu écrivait :

La séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire est le principe fondamental des démocraties représentatives. A contrario, les régimes dictatoriaux ou tyranniques se définissent par la concentration, en général dans la main du pouvoir exécutif, de tous les pouvoirs.

En allant même jusqu’à l’élimination de la séparation des pouvoirs, ce gouvernement Libéral entraîne notre État hors du droit dans la banqueroute morale et transforme le Québec en État voyou !

Voilà donc le gouvernement Couillard rangé dans la catégorie des régimes dictatoriaux et tyranniques. L’influence de l’Arabie Saoudite ?

Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, Vigile poursuivra son enquête sur le régime Libéral, avec l’aide de ses nombreux collaborateurs. Le site DossierPLQ.com de la Commission d’enquête sur le régime Libéral dont nous signalons l’existence depuis vendredi dernier est justement l’un des premiers fruits de cette collaboration qui démarre sur les chapeaux de roue avec le dossier Marc Bibeau

* Avec mes remerciements à Jean Lespérance qui m’a proposé ce jeu de mots sur le nom de Renaud Lachance.

Commentaires

  • André Gignac, 17 décembre 2015 11h27

    Monsieur Le Hir

    En lisant le livre "L’avenir du Bluff Québécois" écrit par Christian Saint-Germain, éditions Liber, je tombe sur la citation suivante de Mao Tse Toung : "- La lutte nationale, est en dernière analyse, une lutte de classes." - Me vient un "flash" (éclair ?) dans la tête que voici : "Allons-nous assister à une lutte de clans financiers entre le clan Sagard et le clan Péladeau toujours au détriment de l’indépendance du Québec ? Péladeau a un choix à faire, c’est évident ! C’est l’establishment financier, économique ou le peuple. Quelle est votre opinion sur ce sujet ? Merci à l’avance.

    André Gignac 17/12/15

  • André Gignac, 16 décembre 2015 11h15

    @ M. Jean Brilland

    Un gros merci pour votre commentaire ! En parlant de la clique de Sagard, elle semble bien se porter à côté de notre bouffon national, ne trouvez-vous pas ? Il se perd beaucoup de coups de pied au c.., au Québec, par les temps qui courent. Non, nous ne sommes pas sortis du bois avec cette clique qui nous manipule. J’ai honte d’être Québécois depuis l’élection du 7 avril 2014. Un vrai vote de ti-counes !

    André Gignac 16/12/15

  • Jean Brilland, 16 décembre 2015 09h41

    Réponse à la question suivante de M. Gignac (en rapport avec l’immigration massive et ces 10 000 amis syriens qui n’auront pas ce qu’il faut pour bien s’intégrer à la société québécoise) : "Comment se fait-il que les Québécois et le parti Québécois ne témoignent aucune indignation face à ce coup sale d’Ottawa et des fédéralistes à genoux de Couillard ? "

    Voici pourquoi :

    1. les professionnels de la politique du PQ sont dans l’ultra politically correct. Ils ont peur des médias. Rappelez vous l’affaire Michaud. Comment diantre la totalité de l’assemblée nationale a t’elle pu voter contre des propos que Michaud n’a jamais tenu ? Vous croyez que la dynamique de l’assemblée nationale a changé depuis ? Non !

    2. L’establishment pousse pour l’immigration massive. Je vous rappelle que plusieurs des politiciens du PQ oeuvrent pour ces oligarques et comme le mentionne M. Haché, c’est un parti d’incorruptibles dont nous avons besoin.

    3. Les médias ont un impact absolument incroyable sur la masse. Tant et aussi longtemps que l’on n’aura pas reglé le cas "Sagard", peu d’espoir que la donne change.

  • André Gignac, 15 décembre 2015 23h22

    @ Monsieur Jean-Pierre Plourde

    J’ai trouvé votre commentaire très intéressant ; il reflète une réalité de plus en plus tangible. Faire entrer 10 000 Syriens au Québec, c’est complètement sauté ! C’est une nouvelle clientèle pour le "quebec liberal party du west island". Ne pas oublier les 50 000 autres immigrants qui entrent, annuellement, au Québec en pleine période d’austérité en plus. 50% de ces nouveaux immigrants vont se retrouver sur le bien-être social aux frais des Québécois. J’en démords pas ; c’est une politique de génocide bien planifiée par les fédéralistes envers le Québec pour l’empêcher de réaliser son indépendance et pour l’assimiler.

    Comment se fait-il que les Québécois et le parti Québécois ne témoignent aucune indignation face à ce coup sale d’Ottawa et des fédéralistes à genoux de Couillard ? Ont-ils lancé la serviette ? Avons-nous encore un minimum de fierté nationale au Québec ? J’en doute de plus en plus. Les Québécois veulent rester dans le Canada et bien qu’ils y crèvent, est-ce assez clair ?

    André Gignac 15/12/15

  • Jean-Pierre Plourde,, 15 décembre 2015 18h56

    J’ai réfléchi à la décision d’accepter des immigrants Syriens et j’en suis venu à la possibilité suivante :

    Les attentats en France ont une connotation islamique. Ils ont fait plusieurs victimes.
    Des personnes d’influence en France ne comprennent pas pourquoi le Québec embarque dans l’acceptation de réfugiés Syriens provenant du coeur de l’islamisme alors qu’il y a beaucoup d’autres états capable de fournir des milliers de réfugiés capable de devenir de bon citoyens dans le respect de nos us et coutumes. Il me semble que ce sont ces gens là que je rechercherais.

    La direction d’un pays devrait normalement s’éloigner de l’immigration pouvant possiblement causer des problèmes. Qui voudrait prendre la chance de se retrouver avec de la violence et des tueries sur ses territoires ?

    Sur autre plan ;
    Le gouvernement Coderre, le printemps dernier a publié une offre d’emploi pour de nouveaux policiers qui excluait textuellement (Les Québécois de souche) sous le prétexte de discrimination positive. Une direction était ainsi donné sur les véritables intentions de la SPVM.

    Tenant compte du fait que M. Couillard a des affinités avec certains émirats islamistes !

    Supposons maintenant que pour avoir une police aux seuls ordres de l’état, le gouvernement Couillard dans sa stratégie désire inclure un certains nombre de mercenaires dans sa police afin d’être capable s’il le faut de tirer dans le tas comme cela se voit ailleurs !

    Alors la décision d’accepter des Syriens prend un autre aspect plus radical.
    Les Libéraux augmentent le déséquilibre linguistique dans Montréal en sa faveur, ces 9000 voteurs libéraux de plus, et pas n’importe lesquelles, provenant de l’un des peuples ou la religion prône l’assassinat des non croyants.

    La suite est alors terriblement cruelle, c’est celle d’un peuple accueillant réduit à l’impuissance. Nos emplois changent de main et de culture, on est tassé de force s’il le faut.
    Les indices sont là.

    L’austérité artificielle de Couillard provoqué par la mauvaise gestion libérale.

    En 2003, Charest entre en poste avec une dette du Québec de 138 milliards. Aujourd’hui 12 ans plus tard la dette est du double soit 278 milliards.
    Cette austérité fut créée de toute pièces par les Libéraux puisque ce sont eux qui ont été au pouvoirs pendant toutes ces années sauf pour Mme Marois pendant quelques mois.
    Malgré cela M. Couillard nous sort pathétiquement l’idée que c’est la faute du gouvernement avant eux, qui ça ? Mme Marois ?

    J’en conclus qu’on se dirige tout droit vers une violente dictature ou les vrais balles pourraient bien remplacer celle de caoutchouc. Le droit de contester le pouvoir en place devient illégal et on emprisonne ceux qui ne pense pas comme eux. Notre culture sera médiatiquement détruite peu à peu et tous nos actifs comme nos territoires et ce qu’on a bâti dessus, Hydro, mines et ressources nous sont retirés.

    Est-ce qu’on se dirige vers la création d’un peuple poussé en dehors de ses racines et forcé à son tour de migrer par pauvreté et asservissement ? Ça signifie qu’on cherche à remplacer nos emplois en les offrant aux nouveaux venus.

    Le fédéral entre en jeux, ouvrent la bourse et on donne des milliers de dollars aux entreprises qui engageront des immigrants Syriens.

    C’est un scénario qui approche la conquête avec la destruction et le détournement des actifs des citoyens, la déportation, les assassinats, le racisme, etc, etc.

    Ce que je vois devant ne sent pas très bon.

    Merci d’être là.

    Jean-Pierre Plourde.

  • Claude Champagne, 15 décembre 2015 18h29

    Michel Matte, un article dans l’aut’journal de L’impeachment de Philippe Couillard2015/01/27 | Par Christian Néron L’auteur est membre du Barreau du Québec, Constitutionnaliste, Historien des droits et des institutions,
    L’impeachment est le plus vieux remède constitutionnel pour traiter les crises de despotisme » Dernier paragraphe « Les cas où la procédure d’impeachment pourrait être dépoussiérée et rétablie sont nombreux. L’idée principale, c’est de combattre des conduites irresponsables par des moyens constitutionnels. Depuis que les premiers ministres utilisent leurs députés comme des pions, de nouvelles initiatives s’imposent pour modérer les inclinations au despotisme. Il pourrait être utile d’adapter cette ancienne procédure à des besoins nouveaux. Il n’y a pas de raisons de tolérer, sans sévir, des conduites gravement répréhensibles au motif que le premier ministre peut facilement dominer une majorité de députés disposés à s’écraser devant lui. Cette procédure pourrait s’appliquer aux ministres, sous-ministres et autres grands serviteurs de l’État.
    Mais quel politicien aura le courage de donner une nouvelle vie à une vieille arme qui pourrait un jour être utilisée contre lui ?

  • Claude Champagne, 15 décembre 2015 18h19

    À la personne qui a commenté à 15h05, j’aime votre idée, mettre Couillard sur la défensive, j’ai déjà suggéré, des observateurs de l’ONU le jour du scrutin, nous sommes dans un état corrompu !

  • 15 décembre 2015 15h05

    Claude Champagne ’’convainquons les non inscrits pour s’inscrire et les non voteurs de voter.’’

    Et si on a vraiment compris notre leçon,installons un garde à chaque boîte de scrutin 24h sur 24 pendant toute la période électorale,votes anticipés inclus,déposons un demande à l’Assemblée Nationale pour la carte d’électeur obligatoire,pour que Couillard aille l’air fou lorsqu’il la refusera, et à bat le vote eniqabé.
    Et la leçon de 1995 commencera réellement à porter fruit.

  • Michel Matte, 15 décembre 2015 15h03

    La procédure de destitution existe dans le parlementarisme britannique et dans la constitution canadienne fondée sur les mêmes principes (http://vigile.net/La-procedure-d-impeachment-dans). Cette procédure est prévue pour contrer le despotisme.

    One ne peut compter sur la majorité parlementaire pour entamer cette procédure. Cependant une pétition en ligne sur le site de l’Asssemblée nationale (http://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/signer-petition/index.html) pourrait créer une mobilisation et une pression populaire en faveur de cette procédure.

    Il suffirait qu’un député de l’opposition soumette cette pétition et que les militants créent un engouement pour ce mouvement en publicisant cette pétition.

  • Suzanne Duchesneau, 15 décembre 2015 10h46

    Pour continuer, Dupuis à nommé Delorme ( deux grands amis, ont démissionné respectivement dans la même période de leur poste respectif.... grands souteneurs de Nathalie Normandeau, à qui ils ont fortement suggéré de démissionner...d’autant plus qu’elle était l’amie de coeur de Delorme dans le temps !.... À retenir tour ça aussi !!!!

  • Claude Champagne, 15 décembre 2015 10h19

    Mme Lise une des actions, c’est de convaincre 30-40% qui ne vote pas ou annule tout simplement. Nous n’avons pas de mécanisme pour la destitution et prendre la rue cela dure quelques jours et pour mobiliser 1000 personnes c’est un travail gigantesque, imaginer 50000, après nous sommes au même cul-de-sac. Tolérons l’intolérable et convainquons les non inscrits pour s’inscrire et les non voteurs de voter. Surement que d’autres ont idées plus efficaces pour agir tout de suite, mais moi je me concentre pour 2018, faut pas manquer notre coup, si oui ben je ne veux même pas y penser, trop triste trop tragique.

  • Lise Lamothe, 14 décembre 2015 19h10

    Quelqu’un pourrait-il me dire comment font certains pays pour renverser leur gouvernement, car le Québec est devenu une province de dictature et de fraudeurs. Attendez vous à ce que Couillard magouille avec Trudeau pour que le Québec signe l’acte constitutionnel et ce pour le 150 è anniversaire de la confédération en 2017.

  • Michel J Dion, 14 décembre 2015 18h36


    Moi je ne me gêne pas pour appeler un chat : un chat. La CEIC fut un beau « show » pour occuper le peuple, le distraire, et surtout, pour discréditer les accusations de collusion et de corruption contre le gouvernement Charest. Renaud Lachance a vu et dit l’inverse des observateurs : il n’y a pas de problème de financement ou de collusionau PLQ !

    C’est clair, Lachance a fermé les yeux (et veut en fermer d’autres), et a tenté de minimiser au maximum l’impact négatif que cette commission aurait pu avoir sur le régime libéral. La corruption érigée en système par les financiers et les acteurs du PLQ est « tablettée » et le gouvernement libéral souhaite, encore une fois, un silence radio total. Plutôt que de remplir son mandat, la commission a agi en fonction de protéger le régime libéral au plus haut niveau. Les gestes de Lachance aggravent ce doute grandissant dans la population sur le contrôle excessif des libéraux sur toutes nos institutions, et confirment que le PLQ semble avoir mainmise sur PLUS que le « politique ». Devons-nous croire davantage l’analyse et la vision juridique d’un comptable ou celles d’un juge ?

    N.B. : Ce que le commissaire Lachance ne voulait pas savoir > http://dossierplq.com/marc_bibeau.html

    PS
     : Et en passant, on attend toujours les tests d’ADN d’Arthur Porter que l’UPAC avait promis pour la fin de l’été, au plus tard à l’automne...

  • André Gignac, 14 décembre 2015 16h58

    Monsieur Le Hir

    Après avoir lu votre excellent texte, je n’avais qu’un mot dans la tête:DÉGOÛT. Dégoûté de voir encore le peuple québécois encaissé sans mot dire. Un autre 45 millions $ de fonds publics volés dans nos poches de contribuables, ajoutés à ceux qui se sont retrouvés dans la caisse du "quebec liberal party du west island" en plus des magouilles et des pots-de-vin de toutes sortes versés à des intermédiaires etc... Avons-nous le sens de l’honneur, ici au Québec, pour tout gober sans riposter ? Lorsque ce rapport de la commission Charbonneau est devenu public, pourquoi les Québécois ne sont-ils pas sortis dans la rue pour appuyer, par solidarité, les infirmières, les éducateurs et les fonctionnaires publics ? Autre belle occasion manquée pour signifier à Couillard et à sa "gang" de magouilleux (magouilleurs) que nous en avons ras le pompon de faire profiter de nous et de faire rire de nous-autres.

    Que d’énergie collective perdue à se débattre et à nager à contre-courant depuis ces dernières 10 années pour survivre, vivoter. toujours avec la même "gang" de politiciens véreux. Nous aimons être humiliés, rabaissés comme c’est pas possible. Notre vieux fond religieux nous rattrape tout le temps même si, inconsciemment, nous voulons l’oublier ou le fuire. Depuis le vote du 7 avril 2014, je me pose de plus en plus de question sur notre maturité psychologique collective pour avoir remis en poste ces "crisses" de voleurs libéraux. En plus, comment voulez-vous faire l’indépendance avec un PQ infitré "à planche" et en ayant toute la presse fédéraliste (la mafia des médias) contre nous ? Tu as beau te battre, tenter par tous les moyens de vouloir réveiller ce peuple avec tes meilleurs arguments et rien ne bouge, rien ne lève, c’est désespérant ! Ça te donne le goût de tout lâcher. Est-il trop tard ? L’assimilation a-t-elle eu raison de nous ? Il faut se poser la question. En tout cas, l’hiver va être long en calvaire ! Bof ! Comme disait Réal Caouette : "Lâchons pas, l’avenir est dans le futur !"

    André Gignac 14/12/15

  • Jean-Pierre Plourde,, 14 décembre 2015 14h58

    Parmi les amis des pouvoirs politiques, vous nommez Paul Desmarais et son fils du groupe La Presse au Québec et la Pétrolière Total en France et autres en Alberta, etc.

    Je vous en présente un autre, M. Yves Fortier, Président d’Alcan et proche ami des Libéraux.
    M. Yves Fortier fut impliqué dans les magouilles d’Option Canada, dans la vente de l’Alcan à RioTinto en remerciement pour service rendu dans Option Canada. Il fut ensuite nommé par Charest notre représentant dans le traité dit de l’approche commune. Par ce traité, nous sommes considérés comme des étrangers sans droit de regard sur nos actifs, il nous a placé sous la tutelle des Amérindiens, eux-mêmes sous la tutelle d’Ottawa. Donc, nous sommes tous sous devenus la tutelle d’Ottawa. Ce ne sont rien d’autre que des actes de guerre par intimidation et fraudes. Son implication dans Option Canada crée un conflit d’intérêt majeur qui légitimement lui interdisait de nous représenter dans un tel traité. C’est pourtant le personnage choisi par Jean Charest pour nous représenter. http://akakia.blogspot.ca/2007_07_01_archive.html

    Un autre personnage de l’Alcan, M. Yves Jacques, chef des opérations métal primaire pour l’Amérique a été nommé Lieutenant Colonnel honoraire pour le régiment du Saguenay. Ce sont ces gens là qui un jour décideront de faire la guerre et de nous mobiliser sans notre consentement pour défendre les territoires qu’ils nous ont volés.
    http://ici.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/2012/12/09/004-etienne-jacques-lieutenant.shtml

    Un autre que vous connaissez, c’est M. Daniel Gagné, il fut l’un des premiers secrétaires de Jean Charest. Je crois que c’est lui qui à tenté de nous faire acheter les actifs déficitaires du Nouveau-Brunswick, il fut arrêté par les brillants citoyens du Nouveaux-Brunswick qui ont refusé de céder leur souveraineté sur leur approvisionnement en électricité. M. Gagné fut récemment très impliqué dans la campagne de Justin Trudeau, il a collecté des fonds pour les libéraux pendant des mois bien avant le déclenchement de l’élection.

    Ce n’est là qu’une liste très partielle. Vous en connaissez d’autres j’en suis certains.

    L’ignorance généralisé de nos citoyens nous conduit directement vers la soumission, la dépendance et la pauvreté.

    PS. Au sujet des efforts du Canada pour maintenir les hausses de températures à seulement 1 ou 2 degrés. Il n’y a aucun miracle, ni effort à faire pour le Canada, il lui a suffit de s’approprier notre Hydro-Québec pour s’accaparer de la cote positive du Québec à la bourse du Carbone pour compenser le désastre négatif du pétrole sale de l’Alberta. Vous ne trouverez aucune analyse en ce sens dans aucun média, c’est pourtant majeur de significations de ce qu’est devenu notre fleuron Hydro-Québec.

    Jean-Claude, merci d’être là.

    Jean-Pierre.

  • Jean Lespérance, 14 décembre 2015 13h47

    JCPomerleau a entièrement raison. Résumons. Novembre 2011. Robert Lafrenière dont la fille Dominique est affectée à l’Opération Marteau, celle-ci étant mariée à Martin Prudhomme, ancien de la SQ, est en mesure de savoir que l’Opération Marteau détient des preuves accablantes contre des gens de pouvoir du gouvernement libéral. Il devient alors urgent de court-circuiter l’Opération Marteau en créant un pouvoir au dessus de celle-ci pour empêcher que des accusations soient portées. Le truc est trouvé, la fondation de l’UPAC. Le pouvoir total étant remis entre les mains de Robert Lafrenière, plus rien n’en sortira. Le pouvoir policier est muselé.

    Du côté de la Commission Charbonneau, le pouvoir judiciaire étant entre les mains du DPCP, le juge Louis Dionne, pistonné par le gouvernement libéral, plus rien n’en sortira également. Ce n’était pas assez, il fallait museler aussi la juge Charbonneau. Renaud Lachance s’en charge, il l’attaque, l’abaisse, la ridiculise. Était-il nécessaire de descendre aussi bas dans la manipulation et la grossièreté ? En agissant de la sorte, Renaud Lachance a enlisé la commission ainsi que lui-même dans la déchéance.

    L’État ripou, l’État voyou est devenu un fait et une honte.

  • Pierre Bourassa, 14 décembre 2015 13h21

    Y a pas à sortir de là,le PQ devra démystifier la psychose collective qui s’est emparée de la majorité des Québécois et qui a permis le retour majoritaire du parti qui,pendant dix ans,les avait déjà fourvoyés à tour de bras.
    Nous connaissons tous l’adage better a crook than a separatist,mais force est d’admettre que pour atteindre ce statut de majoritaire,une bonne partie de l’électorat francophone y a adhéré.C’est un problème majeur.Les radios privées de Québec y contribuent en partie,mais qui finance ces radios privées ?
    Vigile,fondé par Bernard Frappier et RadioInfocité par François St-Louis,font un travail remarquable,mais ils touchent un auditoire limité comparativement aux médias de masse fédéralistes comme les radios privées de Québec,le 98,5 FM,Radio-Canada,la Presse,maintenant le Devoir,souvent le Journal de Montréal,TVA,et j’en passe.
    Bref, le travail herculéen de Vigile.Québec et de RadioInfocité.com aurait dû être amorcé depuis longtemps par le PQ pour rendre accessibles les avantages de l’indépendance aux Québécois.L’outil de Québécor(journaux et médias) ne peut être utilisé pour faire la promotion de l’indépendance du Québec,pour ne pas nuire au chef qui fait la promotion de l’indépendance du Québec...??? Houston,We’ve Got a Problem !

    Pendant ce temps,la propagande fédéraliste oeuvre sans arrêt à dévier l’attention des Québécois vers la peur,uniquement la peur,et ça marche !

    Les capsules de Jean Jacques Nantel sont pourtant éloquentes au sujet du pouvoir géopolitique du Québec et de tous les avantages qu’il en retirerait s’il était indépendant.
    Inversement,ce rapport de force fait peur aux fédéralistes,d’où la charge à fond de train sur tout ce qui se proclame indépendantiste avec l’argent et les moyens qu’ils ont à leur disposition.
    Le PQ devra s’attaquer à la disproportion du pouvoir fédéraliste des médias et Pierre Karl devra prendre une décision.
    Quant à la Commission Charbonneau,elle ne fut qu’un outil de plus pour maintenir au pouvoir le régime libéral qui se fait lui-même l’extension du rapport de Lord Durham de 1839.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_sur_les_affaires_de_l’Am%C3%A9rique_du_Nord_britannique

  • Donald Fortin, 14 décembre 2015 12h06

    La stratégie de la Commission Charbonneau de tout faire pour reporter après l’élection l’étude des relations entre le PLQ et le financement politique paraît maintenant tellement grossier de manipulation et ce fait est trop peu soulevé par les analystes.

  • Jean Brilland, 14 décembre 2015 10h53

    ...on a besoin de quoi de plus pour agir et renverser ce gouvernement ?

    La question est posée.

    Décrire la plaie, l’infection et la contamination nous mènera où exactement ?

    Il est grand temps que quelqu’un quelque part mette ses culottes.

    Merci monsieur Lehir pour cette contribution.

    D’ici là, voici ce qui nous attends à une autre échelle : http://lesakerfrancophone.net/la-remise-a-zero-globale-economique-a-commence/ - Bouchard a commencé le boulot, Charest a poursuivi et Couillard est en train de l’achever.

    Mes salutations à ce patriote des patriotes qu’est Yves Michaud.

  • Claude Champagne, 14 décembre 2015 09h58

    Merci monsieur Le Hir, aller fouiller au plus bas de fonds de ce régime de crapules voyous, tout savoir me déprime mais pas le savoir brime ma conscience, mon intelligence, je suis tellement écœuré de ce parti.

  • Jean Claude Pomerleau, 14 décembre 2015 09h26

    La démonstration est claire.

    Le lien directe entre l’exécutif (gouvernement libéral) et le judiciaire (SQ et DPCP) mène à une seule et grave conclusion :

    La fin de l’État de droit au Québec !

    JCPomerleau

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