«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Lettre ouverte à la chaîne d’alimentation IGA

La Canadian IGA. Désormais aussi défrancisée que la… Québécoise METRO

(À « Québec Inc. » également, de manière plus générale)

Tribune libre de Vigile
dimanche 10 septembre
381 visites 7 messages

- 

« Tant qu’un peuple n’est envahi que dans son territoire, il n’est que vaincu.
Mais s’il se laisse envahir dans sa langue, il est fini.
 »
Louis de Bonald
(qui n’est pas mon auteur de chevet, mais en l’occasion il a tout à fait raison)

- 

Ma famille et moi avions choisi IGA, et ce depuis plusieurs années, parmi les grandes chaînes, comme lieu privilégié quant à ce qui regarde l’achat de nos denrées alimentaires. Principalement en reconnaissance de son respect marqué, généralement, pour la langue française en territoire québécois (circulaires commerciales, présentoirs et affichage dans ses établissements, etc.).

Et ce, contrairement à l’ensemble de ses compétiteurs. Y compris la très « québécoise » METRO. Qui n’a plus de québécois que le nom (et encore ! sans accent sur son « E », please), compte tenu de la subordination systématique du français à l’anglais qui y règne. Et ce, depuis que son PDG (au salaire de trois (3) millions par année, eh oui !), le « Québécois » Eric R. Laflèche (oubliez l’accent aussi sur l’Initiale...), en a pris la direction il y a plusieurs années.

Car non seulement cette maison dite de « Chez-Nous » (la dernière, oui, la dernière chaîne d’alimentation à propriété québécoise) enfonce ses circulaires bilingues au fond de la gorge des Québécois (pendant qu’elle se contente de l’unilinguisme anglais, en concomitance, hors de nos frontières, en Ontario par exemple), mais elle pousse même l’injure jusqu’à accorder méthodiquement priorité à l’anglais sur le français dans les descriptifs de ses propres marques maison !!! Comme Irresistibles et Selection. Sans accents, of course.

Pour ma famille et moi, METRO constituait (et constitue toujours à ce jour) le symbole de la haute trahison du peuple québécois par son propre Québec Inc. Ce Q.I. au mince quotient collectif qui en notre temps travaille activement, résolument et systématiquement à notre propre insignifiance nationale. Car, il faut bien le dire, METRO n’est pas, n’est plus, la seule à agir investie d’un aussi stupéfiant mépris de notre langue, de notre unique langue officielle, en pays de Gilles Vigneault.

Natrel, O’Sole Mio, les jus Oasis, Natura et autres Naturalizer (nommez-les toutes jusqu’à plus soif : la liste s’allonge chaque jour un peu plus) s’engouffrent dans le même créneau de cet extraordinaire mépris de l’Identité et de la Personnalité québécoise.

Le mépris de Soi : Indice identitaire fondamental de tout colonisé devenu incapable de - ou littéralement impuissant à - se respecter lui-même.

Or en consultant la circulaire publicitaire hebdomadaire de IGA en vigueur actuellement (7 au 13 septembre / Cité de Québec), je constate, pour ma plus grande horreur, que celle-ci est désormais... bilingue ! À l’instar de toutes ses concurrentes...

En conséquence, sans faire ni un ni deux, nous ne voyons plus aucun intérêt, maintenant, ma famille et moi, à appuyer IGA plus que n’importe quel autre de ses compétiteurs en sol québécois.

Comme toutes les maisons concernées — de Provigo à Super C et Sobeys, de Intermarché à Metro (prononcez Meutro ?), Richelieu et Maxi ou Loblaws — vous faites désormais, IGA, dans le deux poids / deux mesures : dans ce Canada très officiellement bilingue, vos circulaires sont partout unilingues anglaises (en clair : toute officielle qu’elle soit, la langue française, et les Franco-Canadiens du même souffle, n’existent tout simplement pas à vos yeux !), alors que dans le Québec non moins très officiellement unilingue français, ces mêmes circulaires sont obstinément bilingues.

En conséquence, IGA, je vous informe que notre histoire d’« amour » s’arrête ici. Et à l’instant. Votre circulaire française m’avait fidélisée à vous depuis longtemps. Votre circulaire désormais anglo-française me fiche littéralement à la porte de vos établissements. C’est votre choix...

Je n’avais pas mis les pieds dans un autre supermarché que IGA depuis au moins cinq ans. En Québec. Vrai comme je suis. Or aujourd’hui je ne vois plus aucune raison, à titre de « consommatrice » québécoise, et avisée, de vous accorder ce traitement de faveur.

Vous êtes maintenant comme toutes vos concurrentes : profondément irrespectueuse du pays de Félix Leclerc.

Et de ma propre personne, ce faisant, au passage.

Car votre trahison subite, IGA, vous l’aurez compris, retire tout sens à ma fidélité à votre entreprise.

Je vous fais donc aujourd’hui mes adieux.

Marie-Louise Morgane
MarieLouise.Morgane@ymail.com
(en mon nom ainsi que de celui de ma famille, époux compris)
Québec, 8 septembre 2017

Commentaires

  • Frédéric Sébastien, 15 septembre 23h04

    Bonjour de nouveau,

    Le texte précédemment inséré est bourré d’erreurs et… d’errances : J’ai acheminé ma contribution par inadvertance, avant de l’avoir peaufinée.

    Aussi j’espère que Vigile acceptera la présente version. Moins confuse, plus intelligible.

    Je ne réinsère pas toutefois les lettres des compagnies auxquelles je réponds. Pour le coup, ce serait tout à fait redondant.

    Désolé pour cet imbroglio.

    Merci. FS

    --------------------

    TRAHISON NATIONALE CHEZ QUÉBEC INC.

    Trois des entreprises - « québécoises » - que j’ai contactées ont donné suite à mes doléances : Natura, Natrel/Agropur et Jus Lassonde (concernant notamment les jus Oasis).

    J’estime d’intérêt collectif que ces lettres soient rendues publiques. On pourra donc les consulter au bas de la présente.

    D’intérêt collectif. En effet. Car, une fois de plus, on y est témoin d’un extraordinaire aveuglement (qui prend le plus souvent la forme de ce qu’on appelle communément la langue de bois), sinon d’une mauvaise foi proverbiale, c’est selon, et dans tous les cas d’un manque de dignité qui défie l’entendement.

    Je résume l’« atmosphère idéologique » succinctement.

    a) Le bilinguisme sur les produits de consommation, il est vrai, relève de la Loi fédérale. Au Québec, la Loi stipule simplement que le français doit figurer absolument, quoi qu’il en ait d’autres langues (éventuellement) présentes.

    b) Il est exact également d’affirmer, ainsi que l’écrit candidement madame Raphaëlle Comtois, au nom des Jus Lassonde/Oasis, et je cite, « qu’il n’y a pas de loi qui nous oblige à mettre le français avant l’anglais sur nos étiquettes. » Sans paroles, ajouterais-je ici. Comme on le voit, parfois, en mortaise, sur des illustrations absurdes, ridicules sinon franchement loufoques.

    Or, outre, M. Mario Gaucher en particulier, suite à vos dires, que j’aie personnellement vérifié dans les dernières vingt-quatre heures l’ensemble des produits Natura dans un supermarché de grande surface de mon coin de pays, et que tous, sans exception, contrairement à vos affirmations, accordaient priorité à l’anglais sur le français dans l’ensemble de la « littérature » qui figurait sur les emballages (nonobstant, a contrario, que j’aie apprécié le professionnalisme de votre réponse détaillée), je prends acte que toutes les raisons pour ces entreprises de chez-nous (sic) sont recevables pour inféoder systématiquement le français à l’anglais. Systématiquement !

    Pour des motifs pratiques, économiques, ou que sais-je encore. Voire - allez savoir - dans l’espoir secret, ou le dessein plus ou moins concerté, à terme, d’éradiquer définitivement la langue officielle du Québec… du Québec.

    Il est hallucinant de constater que le Respect de soi, la Dignité et l’Amour-propre n’interviennent d’aucune manière dans les officines décisionnelles de ces maisons d’affaires... québécoises (y compris METRO, Naturalizer, Lactantia et autres O’Sole Mio de Boisbriand) :

    « Nous sommes Québécois, notre langue est le français. Certes. Mais, voyez-vous, chère clientèle du Québec : Nous n’en avons rien à cirer ! ». Voilà le message de notre Québec Inc. à l’ère de Philippe The First.

    Pour ces firmes, s’adresser prioritairement en anglais aux Canadians, rien de plus naturel. S’adresser prioritairement en français aux Québécois relève en revanche de l’invraisemblable. Sinon de l’absurdité !

    Je comprends tout à fait qu’une entreprise du Canada ou des États-Unis s’adressât à Nous en anglais d’abord (concernant la présentation des produits proposés, j’entends). Et je ne m’en offusque pas. Mais que des Québécois comme Pierre-Paul Lassonde, Eric R. LaFlèche (METRO) et combien d’autres « Chef Alfredo Napolitan » agissent de la sorte participe rien moins que de la trahison nationale.

    Le message est extrêmement clair, en effet. « À nos yeux d’hommes et de femmes d’affaires québécois, notre langue n’a pas d’intérêt. Pour nous, entreprises québécoises, la Dignité est un concept vain, vide, pour ne pas dire ridicule ».

    En conséquence, je vous informe, messieurs/dames, que pour ma part aucun de vos produits n’entrera désormais sous mon toit familial. Je vous en fais la promesse formelle.

    Et je veux espérer que l’ensemble de mes concitoyen(ne)s québécois finiront, progressivement, par "boycotter" vos maisons d’affaires.

    Jusqu’à ce que vous compreniez, enfin, l’indécence et le mépris que vous manifestez en appliquant des politiques de cette sorte. Qui sont franchement répugnantes, pour ne pas dire dégoûtantes.

    Madame Raphaëlle Comtois a raison : la Loi n’oblige pas la priorisation du français sur les produits vendus au Québec et au Canada.

    C’est qu’il y a des gens, merci de le confirmer aussi naturellement, madame Comtois, pour qui la Dignité et le Respect de Soi constituent des attitudes sans valeur ou intérêt. Du pipi de chat, quoi. Et rien de plus.

    Bref. La Dignité ??? Seulement quand on me mettra un pistolet sur la tempe. Voilà le merveilleux Québec Inc. quarante ans après la promulgation de la Charte québécoise de la Langue française.

    Et c’est à dégoûter tout citoyen chez qui demeure encore...

    Un fond de dignité.
    Et de respect du Peuple auquel nous appartenons.

    Frédéric Sébastien
    15 septembre 2017 (version définitive)

  • Frédéric Sébastien, 15 septembre 16h56

    Rebonjour,

    Trois des entreprises - « québécoises » - que j’ai contactées ont donné suite à mes doléances : Natura, Natrel/Agropur et Jus Lassonde (concernant notamment les jus Oasis).

    J’estime d’intérêt public que ces lettres soient rendues publiques. On pourra donc les consulter au bas de la présente.

    D’intérêt public. En effet. Car, une fois de plus, on y est témoin d’un extraordinaire aveuglement (qui prend le plus souvent la forme de ce qu’on appelle communément la langue de bois), sinon d’une mauvaise foi proverbiale, c’est selon, et dans tous les cas d’un manque de dignité qui défie l’entendement.

    Je résume l’« atmosphère idéologique » succinctement.

    a) Le bilinguisme sur les produits de consommation, il est vrai, relève de la Loi fédérale. Au Québec, la Loi stipule simplement que le français doit figurer absolument, quoi qu’il en ait d’autres langues (éventuellement) présentes.

    b) Il est exact également d’affirmer, ainsi que l’écrit candidement madame Raphaëlle Comtois, au nom des Jus Lassonde/Oasis, et je cite, « qu’il n’y a pas de loi qui nous oblige à mettre le français avant l’anglais sur nos étiquettes. » Sans paroles, ajouterais-je ici. Comme on le voit, parfois, en mortaise, sur des illustrations absurdes, ridicules sinon franchement loufoques.

    Or outre, M. Mario Gaucher en particulier, suite à vos dires, que j’aie personnellement vérifié dans les dernières vingt-quatre heures l’ensemble des produits Natura dans un supermarché de grande surface de mon coin de pays, et que tous, sans exception, contrairement à vos affirmations, accordaient priorité à l’anglais sur le français dans l’ensemble de la « littérature » qui figurait sur les emballages (nonobstant, a contrario, que j’aie apprécié le professionnalisme votre réponse détaillée), je prends acte que toutes les raisons pour ces entreprises - québécoises, je le répète - sont recevables pour inféoder systématiquement le français à l’anglais. Systématiquement !

    Pour des motifs pratiques, économiques, ou que sais-je encore.

    Il est hallucinant de constater que le Respect de soi, la Dignité et l’Amour-propre n’interviennent d’aucune manière dans les officines décisionnelles de ces maisons d’affaires... québécoises (y compris METRO, Naturalizer et autres O’Sole Mio de Brassard) :

    « Nous sommes Québécois, notre langue est le français. Certes. Mais, voyez-vous, chère clientèle du Québec : Nous n’en avons rien à cirer ! ». Voilà le message de notre Québec Inc. à l’ère de Philippe The First.

    Pour ces firmes, s’adresser prioritairement en anglais aux Canadians, rien de plus naturel. S’adresser prioritairement en français aux Québécois relève en revanche de l’invraisemblable. Sinon de l’indécence !

    Je comprends tout à fait qu’une entreprise du Canada ou des États-Unis s’adressât à Nous en anglais d’abord. Et je ne m’en offusque pas. Mais que des Québécois comme Lassonde, Eric R. LaFlèche (METRO) et combien d’autres agissent de la sorte participe rien moins que de la trahison nationale.

    Le message est extrêmement clair, en effet. « À nos yeux d’hommes et de femmes d’affaires québécois, notre langue n’a pas d’intérêt ».

    « Pour nous, entreprises québécoises, la Dignité est un concept vain, vide, pour ne pas dire ridicule ».

    En conséquence, je vous informe, messieurs/dames, que pour ma part aucun de vos produits n’entrera désormais sous mon toit familial.

    Et je veux espérer que l’ensemble de mes concitoyens québécois finiront, progressivement, à "boycotter" vos maisons d’affaires.

    Jusqu’à ce que vous compreniez, enfin, l’indécence et le mépris que vous manifestez en appliquant des politiques de cette sorte.

    Madame Raphaëlle Comtois a raison : la Loi n’oblige pas la priorisation du français sur les produits vendus au Québec et au Canada.

    C’est qu’il y a des gens, merci de le confirmer aussi naturellement, Mme Comtois, pour qui la Dignité et le Respect de Soi constituent des attitudes sans valeur ou intérêt.

    La Dignité ??? Seulement quand on me mettra un pistolet sur la tempe. Voilà le merveilleux Québec Inc. quarante ans après la promulgation de la Charte québécoise de la Langue française.

    Et c’est à dégoûter tout citoyen chez qui demeure encore...

    Un fond de dignité.
    Et de respect du Peuple auquel nous appartenons.

    Frédéric Sébastien
    15 septembre 2017


    Le mercredi 13 Septembre 2017 17h09, Reponse Consommateur <Reponse.Consommateur@agropur.com> a écrit :

    Bonjour M. Sébastien,

    Nous accusons, par la présente, réception de vos commentaires concernant nos emballages. Soyez assurés que les emballages de Natrel respectent en tous points les lois et règlements en vigueur : la Charte de la langue française, L.R.Q. c. C-11 ; la Loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation L.R.C. c. C-38, et leurs règlements.

    Nos produits sont disponibles partout au Canada, d’où le bilinguisme affiché sur nos contenants, et nous sommes engagés à commercialiser des produits de grande qualité, répondant aux besoins quotidiens de tous nos consommateurs au pays, francophones et anglophones.

    Nous vous remercions de vos commentaires et sommes heureux de pouvoir vous compter parmi nos consommateurs.

    Salutations,

    David Bastien |Agropur Coopérative
    Service aux consommateurs
    1-800-501-1150


    Le vendredi 15 Septembre 2017 12h03, "info.support@lassonde.com" <info.support@lassonde.com> a écrit :

    Bonjour Monsieur Sébastien,

    Merci d’avoir pris le temps de communiquer avec nous. Vos commentaires sont très importants pour nous.
    Ils seront transmis au Service responsable pour fin d’évaluation.

    Étant donné que nos produits sont distribués partout au Canada et dans d’autres pays, nous devons parfois adapter nos emballages aux réalités des différents marchés.

    L’office de la langue française nous confirme qu’il n’y a pas de loi qui nous oblige à mettre le français avant l’anglais sur nos étiquettes. La loi exige que les étiquettes soient bilingues au Québec mais ne donne pas priorité à l’une ou l’autre de ces langues.

    Merci d’avoir contacté Lassonde.

    Raphaëlle Comtois
    Service aux consommateurs Lassonde


    Le mercredi 13 Septembre 2017 11h55, Mario Gaucher <mario@natura.ca> a écrit :

    Bonjour M. Sebastien,

    Nous vous remercions pour l’intérêt que vous portez envers notre entreprise.

    Nous allons transmettre vos commentaires à notre équipe.

    Permettez nous de faire quelques mises au point par rapport au message que vous avez envoyé.

    Le fait que le côté français se retrouve d’un côté ou de l’autre de l’emballage est un hasard. Nos emballages de soya et riz sont imprimés de la même façon… tandis que nos emballages de boissons aux amandes sont de l’autre sens (le bouchon du côté en français).

    J’ai personnellement participé activement au design des nouveaux emballages. Je peux vous garantir qu’aucune décision n’a été prise pour favoriser une langue ou une autre. Les emballages sont imprimés dans ce « sens » depuis plusieurs années… Il y a quelques années, lorsque le contenant était plus rectangulaire, le bouchon était placé différemment… il se trouvait plus près du côté français… mais le sens d’impression de l’emballage, sans considération à la position du bouchon, était le même. Nous avons tout simplement continué travailler avec le même « format » de design aux travers de toutes ces années.

    Ceci dit, pour régler ce « problème » de langue, il faudrait imprimer des emballages spécifiques pour le Québec, qui pourraient entre autre être uniquement en français (ou français prédominant)…. C’est tout simplement impossible pour le moment compte tenu des hauts minimums d’impression d’emballages (on parle ici de quelques centaines de milliers d’emballages à la fois). Il y aurait toujours une possibilité de le faire en imprimant des plus petites quantité à coût plus élevé… mais on se retrouverait avec des produits vendus plus cher au Québec à comparé à ce qu’on retrouve ailleurs au Canada et même ailleurs dans le monde.

    Nous travaillons donc pour offrir un emballage bilingue (ce qui est obligatoire au Canada en passant) qui peut être également vendu partout dans le monde sans modification importantes. Nous aurions pu faire un emballage bilingue à 100% (français et anglais sur toutes les faces du contenant)… mais nous avons plutôt choisis de dédier un côté pour le français dans le but de satisfaire notre clientèle du Québec (entre autre).

    Au lieu de se concentrer principalement au Québec, nous voulons vendre partout dans le monde… c’est ce qu’on devrait retenir au sujet de notre entreprise… nous sommes présent dans les caraïbes, dans quelques pays d’Amérique du Sud ainsi que dans quelques pays d’Asie. Il faut être fier qu’une PME Québécoise comme la nôtre aie pu réussir à vendre ses produits partout dans le monde alors que des géants américains n’y sont jamais arrivés.

    Nous espérons que cela aura pu vous éclairer.

    S’il y a quoi que ce soit, n’hésitez pas à nous recontacter.

    Merci,

    Mario Gaucher, Coordonnateur Administratif et Marketing
    4050 Pinard, St.Hyacinthe, QC J2S 8K4
    Aliments Natura natura.ca

  • Francis Déry, 15 septembre 08h34

    @ Frédéric Sébastien,

    Natrel est la propriété d’Agropur. Ce conglomérat provient d’une coopérative de fermiers canadiens-français du Québec formée en 1938 et qui fut extrêmement nationaliste.

    En 2002, elle se transforme pour faire des acquisitions aux États-Unis. Elle doit rechercher du capital pour faire ces acquisition. Et sans doute que ce capital vient de New York. Ce capital parle l’anglais et il est exigeant. Idem pour Metro sans Accent.

    Ce qui ce dit pour ces corporations commerciales, peut aussi se dire pour des partis politiques comme le PQ.

    Et si le Québec/Canada accepte si facilement l’immigration de masse en dépit de la grogne populaire, c’est parce que nous accumulons des dettes souveraines envers des syndicats financiers et que les grandes banques nous acculent à des politiques négrières qui s’approchent du plan de Cecil Rhodes pour l’Empire britannique et le Round Table.

  • Frédéric Sébastien, 12 septembre 18h45

    Bonjour,

    Consécutivement à l’intervention de madame Morgane, j’ai pris le temps d’acheminer le petit mot qui suit à quelques-unes des entreprises « citées » par l’auteure.

    Mais deux points d’abord :

    1) Je constate que la circulaire de IGA pour la période du 14 au 20 septembre est également bilingue. J’en conclus donc qu’il ne s’agissait pas, disons, d’une « erreur administrative » ponctuelle. Il semblerait, en effet, que IGA (propriété de Sobeys) ait décidé d’opter bel et bien pour le bilinguisme au Québec. Mais tout en « préservant » opiniâtrement l’unilinguisme anglais partout en ce magnifique Kakanada officiellement bilingue. Prenons-en acte !

    Cette nouvelle manifestation de mépris du français au Québec (et au Canada a fortiori) ne peut générer que le dégoût chez tout Québécois(e) qui se respecte. Or faute d’un gouvernement qui rencontre ses responsabilités sur un dossier aussi vital que la langue française (dans bien des pays notre Philippe 1er serait poursuivi pour haute trahison contre la Nation), il ne nous reste plus, comme consommateurs, qu’à « voter » avec nos pieds. Et notre portefeuille.

    METRO est une entreprise québécoise (sic) parfaitement méprisable. Dommage que IGA décidât maintenant d’agir de même manière. Chaîne d’alimentation que je privilégiais aussi. Jusqu’à ce jour.

    2) En rapport avec le mot de M. Déry, je préciserai ce qui suit. Ma famille a cessé de se procurer les produits de la... québécoise NATREL depuis longtemps. C’est qu’à l’instar des produits-maison de METRO (Selection et Irresistibles), NATREL accorde priorité à l’anglais sur le français sur ses produits (sur la face « bouchon » de ses cartons, celle que l’on présente spontanément au client sur les présentoirs ; mais également dans l’ensemble des informations complémentaires, alors que l’anglais figure toujours à gauche ou en partie supérieure. Bref, le français est secondaire, banalisé, inféodé, constamment relayé en seconde place. Et ce, au Québec, et par des compagnies québécoises !!). Tout comme il en est des produits « santé » NATURA et autres jus OASIS (Jus Lassonde). Également maisons québécoises. Le croirait-on...?

    Bref, je puis comprendre qu’une entreprise états-unienne ou canadian priorise l’anglais sur le français dans la présentation de leurs produits (dans les limites de loi linguistique, aux échelles et fédérale et nationale). Mais lorsqu’il s’agit de gens de chez-nous qui se comportent ainsi, en petits colonisés qui se méprisent eux-mêmes, mon dégoût est proprement sans fond. Et je préfère encore, dans les circonstances, acheter american plutôt que québécois avec des individus (émules des Eric R. LaFlèche...) qui travaillent jovialement à l’écrasement de Nous-Mêmes comme Peuple. Ce qui est répugnant. Profondément répugnant. Ce qui au surplus relève tout autant, il faut bien le dire, de la Trahison collective.

    Voici donc, enfin, la lettre que je fis parvenir - directement - aux commerces visés —>

    - 

    Bonjour,

    Je tiens à informer votre entreprise que je suis totalement d’accord avec la critique de vos établissements signée récemment par la citoyenne Morgane à la page numérique suivante.

    Et il est certain que je tiendrai compte désormais de tous ces aspects dans le choix des commerces avec lesquels je fais (ou ferai) affaires.

    Le bilinguisme systématique (voire, la prédominance même de l’anglais sur le français !) qui prévaut de plus en plus au Québec - société massivement et très officiellement unilingue française - devient absolument intolérable.

    Il s’agit rien moins que d’un comportement qui participe sans détour de la trahison du peuple du Québec. Et de sa langue au tout premier chef.

    Aussi je ne puis que favoriser largement, et à grande échelle, une conscience aiguë de ce problème auprès de mes concitoyens. Et concitoyennes.

    Quant à moi, il ne sera jamais plus question de transiger avec votre entreprise.

    Du moins, pas avant retour en bonne et due forme du respect - respect plein et entier - de la collectivité française au sein de laquelle vous oeuvrez. Et engrangez les profits…

    Merci.

    Frédéric Sébastien
    citoyen québécois
    12 septembre 2017

  • Francis Déry, 11 septembre 17h05

    Je travaille pour Metro (sans accent ni journal avec biais proLGBT).
    Je préfère IGA à Montréal-Nord, parce que le reste, c’est SuperC, WallMarde, Provigo, Tigre Géant. Metro remplace ses magasins par des SuperC (pas cher et très multiculturalisé). Provigo va fermer son magasin de Montréal-Nord. WallMarde célèbre le Ramadan et la Confédération, mais oublie la Saint-Jean.
    J’aime Natrel d’Agropur, mais il est plus cher que Parmalat dont l’organisme-mère en Italie est contrôlé par la Mafia. Au moins, ce n’est pas Natral.

    Je boycotte Saputo lié au clan Bonnano et à la pègre dont les affaires sont gérés par le cabinet qui a embauché Lucien Bouchard.

    Faites pression sur les fournisseurs. Cela m’horripile de voir que LaFernandière nous passe des saucisses produites à Three Trivers.
    Metro est contrôlé par la firme de gestion de portefeuilles Jarislowsky-Fraser.

  • Marie-Louise Morgane, 10 septembre 18h36

    Bonjour madame Claveau,

    Bonne question...

    À moins d’un revirement « conscientiel » soudain, chez IGA, je ne sais plus très bien. À vrai dire.

    Je privilégierais spontanément Metro, la dernière chaîne alimentaire à propriété québécoise qu’il nous reste, mais l’extraordinaire mépris de cette entreprise "québécoise" à l’égard de la langue française me rebute au plus profond de mon âme. De fait, c’est proprement surréaliste une attitude pareille.*

    Comme quoi on peut devenir multi-millionnaire à vendre des conserves de fèves au lard - n’est-ce pas monsieur Eric R. Laflèche (épicier de votre état) ? - mais rester profondément colonisé jusqu’à la moelle. Consternant.

    Il reste à "magasiner" ici et là, et surtout, à cet égard, ne jamais hésiter à exprimer ses déceptions et ses doléances auprès des propriétaires d’établissements que l’on visite (et/ou ses gérances). Y compris en ce qui concerne l’ambiance... musicale.

    Toujours all english. Bien entendu. Comme si nous étions une vague "province" - sans culture - de l’Empire britannique...

    Puis, enfin, il y a de nombreuses petites boutiques gourmandes bien de chez-nous, qui offrent souvent d’excellents produits. Et au final ce n’est pas forcément, ou vraiment, plus onéreux. Compte tenu de la qualité.

    MLM

    * Il faut d’ailleurs lire l’analyse "exhaustive" de cette maison-trahison déjà publiée chez Vigile. En deux temps qui plus est : I et II. Comme dirait l’auteur, nous sommes non seulement un peuple toujours profondément colonisé. Mais surtout fier de l’être... C’est d’un tragique à crier. Et Metro qui, en dépit de semblables critiques publiques, jusque dans les pages du Devoir, qui ne modifie en rien ses manières. Bien au contraire. Hallucinant ! Bref, le MÉPRIS de la « québécoise » METRO pour la nation du Québec est à la fois obstiné et sans fond. Contre toute dignité et contre toute intelligence à la fois. Ce qui, bien sûr, n’excuse en rien IGA. Et toutes les autres chaînes.

  • Lisette Claveau, 10 septembre 09h35

    Madame Morgane, je suis totalement d’accord avec vous. Cependant, où irez-vous désormais pour faire votre épicerie ? J’avais aussi adopté IGA, parce que c’est là que je trouvais le plus de produits Québécois, contrairement à notre Métro national... Et c’est là qu’il y avait le moins d’ambiguité dans l’affichage ex : "fraises du Québec alors qu’il s’agit de fraises des USA et autres affichages similaires.

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