«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Cette affaire cache le prochain plus gros scandale de l’histoire au Québec

La Caisse ne prêtera plus à l’acheteur des immeubles bradés

mercredi 16 novembre 2016

La Caisse de dépôt et placement du Québec ne prêtera plus au magnat de l’immobilier qui aurait été le principal bénéficiaire de la vaste fraude à la Socié­té immobilière du Québec révélée par Radio-Canada.

L’institution financière a accordé pour près de 370 M$ en prêts à George Gantcheff pour financer ses immeubles depuis 2012.

L’émission Enquê­te révélait la semaine dernière que cet homme d’affaires aurait obtenu des avantages indus de dizaines de millions de dollars lors de l’achat de deux immeubles de la Société immobilière du Québec (SIQ) et le prolongement de plusieurs baux avec l’organisme, devenu la Société québécoise des infrastructures (SQI).

« À la lumière des informations de Radio-Canada, s’il venait nous voir pour obtenir un nouveau prêt, on passerait notre tour », dit Mélanie Charbonneau, directrice des affaires juridiques chez Otéra Capital.

Grand prêteur

Comme une grande banque, cette filia­le de la Caisse accorde des prêts aux propriétaires de grands immeubles commerciaux. C’est le plus important prêteur de Gantcheff et de ses partenaires, qui détiennent de nombreuses tours de bureaux à Montréal et Québec.

« La réputation des gens avec qui on fait affaire est importante pour nous, dit Maxime Chagnon, directeur des communications à la Caisse. Même s’il n’y a pas eu d’accusations, ces allégations sont un motif suffisant pour qu’on passe notre tour. »

La Caisse a notamment prêté 132 M$ pour refinancer le 500, boulevard René-Lévesque Ouest. C’est le plus important gratte-ciel que la SIQ aurait bradé à son profit en 2008, selon Radio-Canada.

Gantcheff a aussi obtenu 110 M$ pour financer un autre immeuble qu’il a racheté à la SIQ en 2008 : le 500, Grande-Allée, à Québec.

L’homme d’affaires respecte toutes les conditions pour ses prêts en cours, précise la Caisse. « Il serait difficile d’exiger de M. Gantcheff qu’il rembourse avant l’échéance », dit Mélanie Charbonneau.

Notre Bureau d’enquête a laissé de nombreux messages à George Gantcheff, mais il n’a pas rappelé pour donner sa version des faits.

 


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