«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La Caisse : Alerte rouge

Le plan Charest visant à faire passer le contrôle de la Caisse de dépôt en des mains étrangères nous fait craindre le pire. Il est urgent de sonner l’alerte.

Tribune libre de Vigile
samedi 1er mai 2010
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Caisse : Alerte rouge

Aristote ramène tout à l’essentiel : Qui contrôle l’État et au profit de qui ?

On apprend que la Caisse a mandaté, à fort prix, la société McKinsey pour lui fournir des conseils sur la gestion de risques. L’ineffable M. Bachand se porte à la défense de la décision prise par Sabia : « Quand tu as perdu 40 G$, réagit le ministre à l’émission de Jean-Luc Mongrain à LCN, peut-être que tu peux te questionner sur la gestion de risque et que c’est urgent de le faire avec la nouvelle direction. ».

Autre son de cloche : "Une lettre anonyme est parvenue à Argent dans les derniers jours (Décembre 2009). Dans celle-ci, trois cadres du secteur du placement qui totalisent 42 ans d’expérience à la CDP font un portrait dévastateur de l’ambiance et de la gestion du PDG Michael Sabia. (...) Les signataires questionne également les « travaux cosmétiques en gestion de risques » effectués par la firme américaine McKinsey à coup de plusieurs dizaines de millions de dollars », une action qualifiée de visible et facile.

Pourquoi ce recours au consultant McKinsey, une « commandite » de Sabia ou plus grave encore. Une manœuvre pour doter la Caisse d’un cadre de gestion de risque destiné à servir les visées de puissants réseaux d’argents qui convoitent ses actifs ! J’explique plus loin que c’est en effet ce qu’il faut craindre : Alerte rouge !

Mais avant de revenir à l’opération McKinsey. Il convient de rappeler que la Caisse n’a jamais connu de problème majeur de gestion de risque dans son histoire. Jusqu’à ce que calamité Charest prenne le pouvoir.

La preuve :

…......

Chronique de Michel Girard, 12 décembre 2009.

"Sur les 16 dernières années, soit de 1993 à 2008, les gestionnaires de la Caisse se sont fait battre à seulement six reprises par l’indice de référence qui permet de comparer la performance globale de la Caisse à celle de la moyenne pondérée des indices des diverses catégories d’actifs (actions, obligations, placements privés, immeubles, etc.).

Qui plus est, trois de ces six années de contre-performance globale présentent un minime écart négatif d’à peine un demi-point de pourcentage.

À la lumière de l’analyse de La Presse Affaires, il m’apparaît évident que le désastre de l’année 2008 est un gros accident de parcours. Si la tendance à long terme se maintient, il appert que les déposants de la Caisse ne feraient pas une bonne affaire en privilégiant les fonds indiciels au détriment des gestionnaires de portefeuilles.

Regardons maintenant de plus près la performance sectorielle des gestionnaires de portefeuilles de la Caisse.

Le taux de succès de la Caisse dans les « Valeurs à court terme » est impeccable, les gestionnaires ayant immanquablement battu l’indice de référence année après année.

Du côté du gigantesque portefeuille d’obligations géré par la Caisse, on y frise également la perfection : 15 années victorieuses sur 16 pour les gestionnaires de la Caisse.

Même succès avec les « Placements privés », où la comparaison ne porte toutefois que sur les cinq dernières années.

Comme on sait, la Caisse gère un immense portefeuille « Immeubles ». Là aussi, la Caisse y connaît un succès monstre puisqu’au cours des 16 dernières années, ses gestionnaires ont remporté la victoire à 13 reprises sur l’indice sectoriel de référence. Au sujet du portefeuille « Dettes immobilières », les gestionnaires ont enregistré 10 victoires contre six défaites.

Un coup d’œil maintenant aux portefeuilles d’actions. Les gestionnaires de la Caisse s’en tirent avec les honneurs de la guerre dans le secteur des actions canadiennes : 11 années victorieuses sur une possibilité de 16."

....

Historiquement, les rendements de la Caisse ont donc été tout à fait honorables comparés aux fonds de même catégorie. Il n’y a eu qu’un problème de gestion de risque majeur dans l’histoire de la Caisse. Et il s’est produit sous la gouverne de calamité Charest :

La sous performance de 10 milliards en 2008 et de 5 milliards en 2009 qu’a connue la Caisse, par rapport aux fonds de même catégorie, est directement attribuable au changement de la loi sur la gouvernance de la Caisse (Loi 78) , imposée par Charest sous le bâillon en 2004. Ce changement a surexposé la Caisse aux risques des produits dérivés ; et a donné au Premier ministre le pouvoir de tripoter les nominations à la direction ; et, ainsi faire passer la Caisse sous contrôle d’un triumvirat étranger.

Charest a profité du désastre, qu’il a lui-même créé pour placer son pion Sabia à la direction. Ce dernier s’est empressé de remplir une commande politique : Vider de son expertise québécoise la haute direction de la Caisse. Et la remplacer par des personnes venues de l’extérieur : M. Roland Lescure et Oliver Fratzscher,

La mise en poste de ce triumvirat (Sabia, Lescure, Fratzscher) voulu par Charest fait passer de facto le contrôle de notre bas de laine collectif en des mains étrangères. Dans quels buts cette manœuvre de prise de contrôle ? Pour qui roule Sabia ? Un indice. Sa première rencontre avec le Québec Inc. a eu lieu, non pas au siège sociale de la Caisse, mais bien dans les bureaux de Power Corp. Pour lui le Québec Inc. se réduit au pré-carré du clan Desmarais. Rappelons que Sabia s’est rendu lui-même en Europe pour embaucher M Lescure (sur recommandation de qui ?).

C’est là que les conseils en gestion de risque, chèrement payés à la société McKinsey (laquelle a aussi comme client Power Corp.) prennent tous leurs sens.

Voici le nouveau cadre de gestion de risque adopté par la direction de la Caisse : Gestion passive sur les portions de portefeuille (25 % de l’actif de 131 Milliards) ; et, surtout, gestion active pour les portions qui peuvent susciter de l’intérêt pour de puissants réseaux d’argents qui les convoitent (plus de 100 milliards d’actifs) : Les placements privés ; et surtout le portefeuille immobilier ; l’un des dix plus importants au monde, pour lequel la Caisse cherche des actionnaires "étrangers".

C’est ici que le ménage à la haute direction de la Caisse devrait nous inquiéter. Plus particulièrement la nomination de M. Roland Lescure, (responsable de la stratégie de placement, de la répartition de l’actif du portefeuille global et de la recherche concernant les activités d’investissements) pour « donner son avis en ce qui concerne les placements privés et immobiliers ». Lequel a remplacé M. Fernand Perreault qui a été le principal artisan du portefeuille immobilier (sans doute un témoin gênant pour la suite des choses).

Qu’est-ce qui devrait sérieusement nous alerter. Le fait que Charest a ouvert la porte à une instrumentalisation de la Caisse par des d’intérêts privés, lesquels n’hésiteront pas à se servir. C’est exactement ce qui est arrivé avec la Caisse de dépôt et consigne de la France (CDC). Albert Frère (Groupe Bruxelles Lambert (GBL), partenaire de Paul Desmarais, a été mis en examen judiciaire pour avoir vendu des actifs à prix prohibitifs à la CDC. Le journaliste, M Cori, qui rapporte l’histoire « terminait son article en évoquant la remise de la grand-croix de la Légion d’honneur par Sarkozy à Frère et à son associé (notamment au capital de Suez) Paul Desmarais, un milliardaire canadien, en février 2008, avec éloge très appuyé du Président ». « Dans cette optique, tous les avantages accordés à Frère et Desmarais seraient une façon, pour le Président, de renvoyer l’ascenseur. »

Le plan Charest visant à faire passer le contrôle de la Caisse de dépôt en des mains étrangères nous fait craindre le pire. Il est urgent de sonner l’alerte.

La Caisse : Alerte rouge

Commentaires

  • JCPomerleau, 14 avril 2012 09h51

    L’affaire QUICK que je donne en exemple dans mon texte a connu un rebondissement qui démontre l’influence néfaste du clan Desmarais sur sur le CDC (France) :

    http://www.vigile.net/La-corruption-veritable-ennemie-de

    Pourquoi en serait il autrement avec notre Caisse de dépôt ?
    Alerte rouge , en effet.

    JCPomerleau

  • jcpomerleau, 24 avril 2011 20h31

    La stratégie immobilière de la Caiise :

    ...

    En regroupant ses filiales immobilières en une seule entité, la Caisse de dépôt ne fera pas d’économies, mais elle espère améliorer sa stratégie d’intervention dans un marché de plus en plus compétitif.

    (...)

    Le nouveau Groupe Ivanhoé Cambridge regroupera la SITQ, active dans le secteur résidentiel et celui des immeubles de bureaux, et Ivanhoé Cambridge, qui possède des centres commerciaux. Il chapeautera un actif de 30 milliards, ce qui lui assure une place parmi les 10 plus importants acteurs immobiliers du monde.

    (...)

    L’objectif est de mieux travailler ensemble et de penser plus globalement. Unies, les filiales pourront aussi obtenir des meilleures conditions de financement, souhaite-t-il.

    Les décisions seront prises par un seul conseil d’administration, plutôt que trois, comme c’est le cas actuellement. « C’est ce conseil (dont les membres ne sont pas encore nommés), qui décidera si le groupe investit 1 milliard au Brésil avec Ivanhoé Cambridge ou 500 000$ à Paris avec SITQ », illustre-t-il.

    (...)

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/immobilier/201104/24/01-4392980-la-caisse-de-depot-regroupe-ses-activites.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO4_la_2343_accueil_POS3

    ....

    JCPomerleau

  • Jean Claude Pomerleau, 28 février 2011 20h34

    Paul Desmrais ressere son éteau sur le portefeuille immobilier de la Caisse :

    Communiqué
    10 février 2009
    GDF Suez (Paul Desmarais) consolide sa présence au Québec
    Fabricom SA, appartenant au groupe Franco-Belge GDF Suez, a annoncé aujourd’hui l’achat de la participation de 50 % dans AXIMA Services inc. et ses autres filiales, à son partenaire SITQ.

    (...)

    AXIMA réalise la gestion technique de 50 % des pieds carrés des immeubles de classe
    « A » au centre-ville de Montréal. Elle a en outre remporté plusieurs prix pour son approche
    innovatrice et ses résultats exceptionnels en gestion énergétique. Elle a accompagné ses
    clients dans l’obtention de certifications environnementales LEEDTM et BOMA BEStTM
    totalisant plus de 15 millions de pieds carrés au Québec.

    (...)

    Chef de file du domaine de
    l’immobilier au Canada, SITQ possède également des actifs aux États-Unis, en France, au
    Royaume-Uni et en Allemagne.
    L’une des filiales immobilières de la Caisse de dépôt et placement du Québec, SITQ compte
    également parmi ses actionnaires cinq autres importantes caisses de retraite canadiennes. Elle
    emploie près de 400 personnes, qui sont réparties à Montréal, où elle a notamment son siège
    social, et à Québec, ainsi que dans ses bureaux, de Calgary, de Paris, en France, de Francfort,
    en Allemagne, et de Bruxelles, en Belgique. Pour en savoir plus : www.sitq.com. (Données au
    31 décembre 2007)

    ....

    http://cofelyservices-gdfsuez.net/pdf/actualite/Communique_AXIMA-GDF-SUEZ_FR.pdf

    ....

    JCPomerleau

    P.s Cet achat d’AXIMA par GDF SUEZ (contrôlé par Paul Desmrais et associés) est il un prélude à la vente d’actifs du portefeuille immobilier de la Caisse. C’est exactment ce qu’il faut craindre

  • 22 mai 2010 09h14

    Roland Lescure : Le grand stratège de la Caisse de dépôt.

    Un hasard : Gesca-La Presse nous dresse un portrait flatteur et rassurant de M Roland Lescure quelques jours avant son passage en commission parlementaire ou il devra rassurer les députés et la population sur la direction que veut donner à la Caisse ce personnage "qui s’occupe de tout" et qui veut le faire en "paix". Rassurant, non.

    Il s’occupe de tout :

    "À la Caisse, M. Lescure, 43 ans, est responsable de la stratégie de placement, de la répartition de l’actif du portefeuille global et de la recherche. Il supervise les équipes et les activités d’investissement sur les marchés boursiers et joue un rôle-conseil dans les autres types de placement, comme les participations et l’immobilier. Autrement dit, il s’occupe de tout" (1)

    Un personnage que personne ne connait arrive soudainement à la Caisse et s’occupe de tout, rassurez-vous c’est Sabia lui-même qui s’est rendue en France pour le recruté. Sur recommandation de qui . Est-ce un hasard que ce portrait flatteur et rassurant (il aime le hockey, Go Hab Go) parait dans La Presse de moncon Paul.

    Lui et Sabia veulent faire leur travail en "paix" :

    (...)

    "L’important, c’est que les gestionnaires puissent faire leur travail en paix. « « Notre rôle à Michael (Sabia) et moi-même, c’est de faire l’interface entre la Caisse et le monde et de s’assurer que nos gestionnaires fassent leur travail. ».

    Lire, nous décidons des transactions ; placements privés et immobiliers : 100 milliards d’actifs ; et les clercs québécois s’occuperont de la paperasse.

    Dans quelques jours M Lescure sera en commission parlementaire pour calmer les inquiétudes des " gérants d’estrades" , Sans doute réussira t il avec avec les députés et les déposants de la Caisse, lesquels ignorent encore que leur Caisse est passé sous contrôle étranger à nos propres intérêts :

    "Sa performance et celle de la nouvelle direction de la Caisse sont suivies de près et les attentes sont grandes. Être soumis aux critiques des gérants d’estrade et au feu de l’opinion publique ne dérange aucunement Roland Lescure. Il a déjà eu son baptême des commissions parlementaires et il se prépare à retourner à Québec cette semaine."

    (....)

    Il s’occupe de tout, et veut le faire en paix. Avez vous compris les gérants d’estrades ! Rassurant, non.

    .........

    (1)

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/grande-entrevue/201005/21/01-4282815-le-grand-stratege-de-la-caisse-de-depot.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS3

    JCPomerleau

  • 5 mai 2010 07h19

    McKenzie : Une "expertise précieuse"

    "Selon le vice-président Claude Bergeron, il est clair qu’il s’agit d’une décision coûteuse, mais, en travaillant de pair avec l’équipe de McKenzie, celle de la Caisse a intégré plus profondément une expertise précieuse."

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201005/05/01-4277226-les-employes-de-la-caisse-de-depot-evitent-le-couperet.php

    ......

    Une expertise précieuse pour QUI.

    JCPomerleau

  • Richard Le Hir, 3 mai 2010 23h29

    M. Pomerleau,

    Vous vous livrez dans le cas de la Caisse de dépôts au même genre d’exercice que je me suis livré dans le cas d’Hydro-Québec, et le résultat est aussi percutant, sinon davantage.

    Sur votre lancée, il serait intéressant que vous examiniez s’il existe un lien entre la CDP, Power, et Coventree. Si tel devait être le cas, vous vous doutez bien que vous viendriez de faire la lumière sur la perte de 40 milliards à la CDP.

    Bonne chance

    Richard Le Hir

  • c5gi, 2 mai 2010 19h56

    Cette arnaque admirablement exposée par M. Pormerleau est en fait le plan B à celui auquel avaient initialement pensé Rousseau et Charest : faire passer la Caisse directement sous le contrôle de Power corp. Le plan initial était simple. HPR quittait avant terme la Caisse pour travailler pour les infâmes Desmarais, ayant soin de désigner comme successeur une marionnette, Richard Guay dont il aurait tiré les ficelles à partir de l’indigne entreprise québécoise. Génial, n’est-ce pas ? Malheureusement, l’homme de paille (à qui Charest a trouvé par la suite une sinécure à l’UQAM - quelle honte pour cette autre institution purement québécoise) n’a pas résisté à la pression de la déconfiture de la Caisse par la suite. Il fallait autre chose et on comprend mieux maintenant à quoi ont servi les 10 millions $ versés à ces consultants étrangers pour neuf mois de travail et le satisfecit de l’hypocrite qui nous tient lieu de ministre des Finances à cet égard...

  • 2 mai 2010 18h27

    Je vous suggère de lire

    Dominic Barton : l’éminence grise des multinationales
    (10/04/2010) McKinsey Company est la plus grande firme de consultants au monde. Par son réseau d’anciens, cette...

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/grande-entrevue/201004/09/01-4268950-dominic-barton-leminence-grise-des-multinationales.php

    En fait, McKinsey est pire que l’OTS. C’est une sorte de franc-maçonnerie qui envahit les milieux corporatifs et politique pour s’emparer du pouvoir sournoisement. Sous prétexte d’expertises contenu dans une base de données de gestion stratégique, elle dirige les différents conseils d’administration où elle y place ses hommes de pailles.

    Et cela donne des résultats comme Enron.

    Cette firme était prête à embaucher André Boisclair s’il n’avait pas été placé comme une marionnette mandchou à la tête du PQ.

  • Normand Perry, 1er mai 2010 17h08

    Ce texte a-t-il été envoyé à des journalistes du Devoir et de la SRC ?

    Si oui, y a-t-il un suivi significatif qui semble être fait ?

    Normand Perry

  • Suzanne Groulx, 1er mai 2010 15h38

    En espérant que ce texte parvienne aux journalistes d’enquête sérieux et crédibles...il en reste quelques uns au Québec.

    Merci de nous informer de la profondeur du massacre que Jean Charest est en train d’administrer aux québécois et aux québécoises.

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