«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Une symbolique puissante

L’histoire que Radio-Canada, La Presse, et le Devoir ne nous ont jamais racontée

L’outrage à la Constitution de 1982

Une métaphore de la tache originelle

Editorial de Vigile
vendredi 30 juin
2 234 visites 8 messages

Vous ne le savez pas parce que personne ne vous a jamais raconté cette histoire. Ni Radio-Canada, ni La Presse, ni Le Devoir, ni même les médias de Québecor. Il ne s’agit pourtant pas d’une banalité.

En effet, un an après sa signature à Ottawa en grandes pompes par Élizabeth II, le premier ministre Pierre-Elliott Trudeau, le ministre de la Justice Jean Chrétien, et le Registraire général du Canada André Ouellet, le document officiel attestant de la Proclamation de la Constitution de 1982, gardé aux Archives nationales, a fait l’objet d’un étrange acte de vandalisme qui porte le nom tout aussi étrange d’iconoclasme, au sens étymologique du terme (en grec ancien, destruction de l’image).

Un jeune homme du nom de Peter Greyson s’est présenté sur les lieux en demandant à consulter le document, un droit que possède tout citoyen canadien. N’ayant aucun motif de se méfier, le préposé de service lui a remis la Proclamation pour consultation sur place. C’est alors que le jeune homme a soutiré une bouteille de sa poche et en a déversé le contenu de teinture indélébile rouge sur le document officiel

Traduit devant les tribunaux, le jeune iconoclaste a expliqué qu’il cherchait par ce geste à exprimer sa vive réprobation de la décision du Canada de permettre aux États-Unis de procéder à des essais de missiles Cruise dans l’espace aérien canadien.

Même si son geste n’a rien à voir avec les critiques sur le rapatriement illégitime de la Constitution en 1982, il n’en symbolise pas moins à la perfection l’expression d’une justice immanente venue le sanctionner en rouge. Une métaphore de la tache originelle...

Cet incident à la charge symbolique puissante, survenu en 1983, n’a pas été rendu public avant le 15 avril 2012, un dimanche, lorsque le Globe and Mail a repris la dépêche de la Presse canadienne qui en faisait état, sous le titre Why the Charter has its red blotch, Vigile est le seul média au Québec à l’avoir jamais évoqué.
Tirez-en vos conclusions.

Commentaires

  • V. Garon, 16 juillet 18h26

    ’’Vigile est le seul media au Québec’’...

    Pas surprenant.

    Le Canada est maintenant une disgrâce au point de vue international : il vient de refuser de signer le traité de non-proliferation des armes nucléaires aux Nations Unies.

    122 pays l’ont signé, mais le Canada et ses amis des É-U, du UK et de la France ont refusé. Quel minabilisme.

    ’’Canada turns back on UN plan to ban nuclear arms’’
    By Douglas Roche
    "In an amazing diplomatic volte-face, the Canadian government week in Geneva voted against starting, in 2017, negotiations to ban weapons. The government turned its back on an important nuclear disarmament initiative and sided with the nuclear weapons states that to keep and modernize their nuclear arsenals for the rest of the 21st This is an astounding Canadian action and has given the back of the
    government’s hand to civil society groups across Canada and 900 members
    of the Order of Canada who have urged the government to join in nuclear
    negotiations as called for by U.N. Secretary-General Ban Ki-moon. ’’

    New UN treaty outlaws nuclear weapons

    http://www.ceasefire.ca/?p=25150


    Étrangement Canada veut recompense les bons comportments en matière de santé (voir ci-dessous) en télécommandant avec une application pour mesurer le degré de conditionnement des petits canadiens (tandis que ce government accrédite le nucléaire).

    It Begins : Canadian Gov Rolls Out Points To Reward Good Citizens :

    https://www.corbettreport.com/it-begins-canadian-gov-rolls-out-points-to-reward-good-citizens/

    _

  • J.-B. Tremblay, 13 juillet 20h38

    Je ne sais pas ou vous voulez en venir par ’’Tirez-en vos conclusions’’.

    Pour le 30 ans de ’’retard’’, c’est ’’normal’’ et prevue de la fausse démocratie British. Ainsi il faudra encore 19 ans pour que les preuves que M. Hussein avait des armes de destructions massives soient sortie par la couronne britannique (il faut 30 ans selon leur système avant que des preuves de ce genre soient rendues publiques.)

    Ce que je lis ci-dessous indique plutôt que l’on veut utiliser le Canada comme terrain de football pour intimider la Russie et la Chine, et surtout l’IRAN.

    ’’...Second, Washington must, unfortunately, continue to spend on the Missile Defense Agency, which supports anti-missile defenses if the search for a modus vivendi for some reason fails. Mutual assured destruction is not a desirable strategic doctrine but being able to intercept incoming missiles while also having some capability to strike back if attacked is a realistic deterrent given the proliferation of nations that have both ballistic missiles and nukes.’’

    et comme cet auteur a déja écrit depuis très longtemps (emphase de moi) :

    ’’It has been observed that more Americans are killed by falling furniture than by terrorists in a year but terrorism has a particularly potency due to its unpredictability and the fear that it creates. Due to that fear, American governments and businesses at all levels have been willing to spend a trillion dollars per annum to defeat what might rationally be regarded as a relatively minor problem."

    Who Is the Real Enemy ?

    The White House is targeting Iran but should instead focus on Saudi Arabia

    Philip Giraldi

    https://www.unz.com/pgiraldi/who-is-the-real-enemy/

    Donc on veut faire tourner un business militaire pour maintenir la pétropiasse en utilisant le ciel comme terrain de foot ??? Est-ce la conclusion ?

    _

  • Charles-Eugène Bergeron, 11 juillet 18h23

    Au fait, le Canada, Est-ce bien un pays ? ... une patrie ? Ou un Klondike , un passoire pour les compagnies extractivistes des ressources naturelles. Le Canada devient une chasse gardée des pétrolières ; les chemin de fer du Canadien Pacifique et du Canadien National ont cédéle pas de Kinder Morgan et Énergie Est ; un passoire, disais-je. Alors à quoi diable est bon de se séparer d’une passoire. Développons-nous à notre façon servons nous de cette passoire quand cela nous avantage tout en jetant les bases de la 1ière République du Kébèk qui accorde comme en Bolivie un statut de personne morale sujette de droit à la Terre-Mère.

    En 1968, je faisais partie du Groupe jeunesse du RIN. Depuis je suis de venu Souverainiste interdépendantiste. L’urgence climatique gomme toutes les velléïtés nationales, ces migrants que craignent tant les bien pensants essaient de se sauver la vie ainsi que celle de leurs familles qu’ils quittent en rêvant qu’un jour ils pourront les réunir chez eux, ici, chez nous.

    À ceux qui craignent tant le flux migratoire de l’étranger, souvenons-nous que les migrants de France ont été Accueillis le plus souvent à bras ouvert par les Premières nations. Eux ils ne possédaient pas de territoire, ils appartenaient au territoire. C’est le territoire qui jes façonnait avec ses cycles, ses rythmes et sa biodiversité naturelle. ILs se sont in-culturés de ce que la Nature leur a donné. Dans leur for intérieur, ces gens-là savent encore d’où elles viennent à défaut de savoir où elles s’en vont, les Allochtones de souche française, irlandaise, italienne le savant-ils davantage c’est quoi leur pays réel ?.. REDÉCOUVERTE DE NOS RACINES ET ASSEMBLÉE CONSITUANTE CITOYENNE !

  • yves corbeil, 8 juillet 18h40

    Je ne me suis jamais poser la question sur ce qu’il serait advenu de la Nouvelle-France ou si vous voulez du Canada si il n’y avait pas eu d’invasion britannique. Quand je regarde l’Empire et le compare aux colonies françaises, ça me laisse perplexe sur qu’il serait advenu de nous les canadiens français.

    Je regarde la France d’aujourd’hui et la situation de toutes ses colonies et je me dis que l’histoire nous a peut-être plus favoriser que nuit. Il reste du chemin à faire mais au final nous existons toujours et les possibilités d’un future sont toujours présentes.

    Quel sorte de société serions-nous aujourd’hui si la France ne nous avait pas laissé tomber en mettant son effort ailleurs dans ses colonies. Tout cela me laisse croire que comme société nous avons bénéficié de la situation avec des contraintes bien-sûr mais des avantages certains car après plus de 258 ans sous l’emprise du conquérant, les conquis ne sont pas disparu dans la nature comme certains pensaient et ils continuent à s’affirmer dans le régime copier sur celui du conquérant.

    Je pense que nous les québécois sommes passé maître dans l’art de tirer avantages des situations qui se présentent sur tous les chemins de travers que nous avons foulé au fil de ces deux siècles et demi puis le siècle et demi auparavant. Nous somme de vrais ’’survivor’’ dans ces terres hostiles et nous faisons l’envie de plusieurs car les courtisans n’ont pas manqué et ne manque toujours pas.

    Le concubinage, est-ce que ça a été institué au Québec, si non, on a su le mettre en pratique efficacement au fil de notre épopée en Amérique face à tous nos courtisans. On est encore célibataire et fier de l’être car les droits et libertés ainsi que les lois nous permettent de continuer notre cheminement francophone en Amérique. Quand tu ne te marie pas, t’as pas besoin de te séparer finalement. Tu as juste à continuer d’être distinct et désirable puis les regarder branlé de la queue pour toi et en tirer profit. La recette à marche toujours pourquoi on la changerait, ça doit être ça qu’ils se disent ceux qui ont compris avant moi.

  • yves corbeil, 7 juillet 16h43

    M.Le Hir,

    Comment avez-vous réagit en 1995 quand Parizeau à due se tourné du côté des souverainistes associés qui n’ont jamais voulu rien d’autres que d’être québécois avec l’autre, de ceux qui n’ont jamais cesser de désirer, de réclamer et de pratiquer depuis fort longtemps, soit la double allégeance, la dualité référentielle et la recherche d’un positionnement politique optimale entre le soi et l’autre, l’ici et l’ailleurs, le nous et l’eux. Être souverain tout en demeurant associer économiquement et politiquement avec le Canada.

    Car la question auquel Parizeau s’est mordu la langue pour gagner à sa cause un maximum de votes et plaire aux modérés ’’souverainistes’’ de son parti et de la population en grande partie, n’est-elle pas au coeur de l’ambivalence d’êtres et d’appartenances des québécois qui n’est pas étrangère à leur culture politique ni à leur intention nationale.

    « Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau Partenariat économique et politique(...) »

    C’est en effet le désir avéré, ancien déjà, des québécois d’être avec l’autre mais distinctement ou séparément qui est reconduit.

    Sans cette tournure de question, combien de québécois aurait réellement voter OUI. On parle toujours de 30% et sincèrement aujourd’hui je me demande vraiment si nous ne sommes pas rendu en deçà de ce 30%.

    Avec la situation qui prévaut partout au Canada avec l’immigration rapide et débrider ou les canadiens de chaque provinces se voient menacé dans leur propre identité ne serait-il pas temps de repenser notre démarche comme eux devront éventuellement le faire si il ne veulent pas aussi disparaître à l’intérieur de leur Canada.

    Nous au Québec, nous avons une double crainte avec la langue qui n’est pas un problème pour eux malgré que la situation prends de l’ampleur en Colombie Britannique avec les chinois et les sikhs.

    Si nous ne pouvons pas rallier un maximum de gens à une cause commune pour toute la population francophone ainsi que celle qui ne croit pas dans un pays sans racines ni attaches ouvert sur la diversité sans patrie. Bien on est condamné à disparaître comme les autres canadiens dans ce melting pot mondialiste trudeauesque et macronnien de cette génération inculte sans avenir qui lie les gens ensemble et non séparément.

    Présentement mon parti de toujours est très loin d’un projet semblable et la population est plus préoccupé par ses propres affaires que celle de la province. On est mal barré pour l’automne 2018.

  • Louise Tremblay, 6 juillet 21h19

    Étrangemement, des commentaires sur la charte, mais rien jusqu’ici sur les gens profondément malades qui ont autorisés ces tests de missiles.

    Rien, pas un commentaire, personne n’est indigné ? Des tests de missiles ?

    Et ça se dit pro-environnement ? Euhh...

    _

  • François A. Lachapelle, 3 juillet 13h23

    Dans un pays comme dans une vie personnelle, beaucoup d’événements ont un caractère symbolique ce qui n’exclut pas la poésie et la fantaisie.

    En regardant attentivement la forme de cette tache, je vois deux symboles imaginaires : a) un éléphant préhistorique, sans trompe, monté sur un ballon de cirque. Ironiquement, l’image d’un cirque s’applique directement aux manoeuvres qui ont précédé le rapatriement. Il s’agit des consultations illégales menées entre le pouvoir juridique de la Cour suprême et des membres de l’exécutif, autant à Ottawa qu’à Londres.

    Si le rapatriement de cette loi constitutionnelle avait été l’expression démocratique des partenaires de ladite constitution le Québec inclus, nul besoin de magouilles n’aurait été nécessaire pour bien faire les choses.

    b) l’autre forme est plus commerciale. La forme rouge de la tache évoque assez directement une crête de coq comme le logo commercial des rôtisseries Saint-Hubert. Disons que cette crête de coq faisait très bien à Pierre Elliot-Trudeau, le père de cette constitution de 1982.

    Pour continuer dans le domaine des symboles nationaux, il est douteux que 2017 soit le 150e du Canada, pays indépendant. Ce n’est que depuis le Traité de Westminster de 1931 que le Canada a cessé d’être une colonie de la Grande-Bretagne. Donc, nous fêtons le 86e du Canada comme pays indépendant (sic) en 2017.

    Quant à l’âge du nom "Canada" qui est d’origine iroquoise comme dans le mot "kanata", on attribue au temps de Cartier l’usage généralisé de Canada pour le territoire qu’il visite, soit en 1535. Une chose devrait faire consensus, le pays indépendant du Canada a 86 ans en 2017 et non 150 ans. Si le chiffre de 150 ans a une consonance mythique et patriotique, on pourrait partir du traité de Paris de 1763 pour célébrer le 254e anniversaire du Canada britannique. D’ailleurs, le portrait de sa gracieuse Majesté se retrouve dans le porte-feuille de nombreux canadiens sur le billet de VINGT DOLLARS, $ CND.

  • yves corbeil, 2 juillet 17h35

    Bonjour M. Le Hir,

    Je m’adresse à vous personnellement par ce que je crois que vous êtes le mieux placer pour me faire une synthèse du dernier essais de l’historien Yvan Lamonde et nous sortir un chemin de travers pour qu’on continue à avancer comme Canadien Français en attendant que le Québécois naisse pour la vrai suite des choses ou si vous voulez en Miron se rapaillé parce qu’aujourd’hui nous sommes passablement éparpiller, diviser comme le veulent nos amis Canadian toutes langues confondus encore plus évident après la commission Bouchard-Taylor et l’implantation du beau programme d’études qui en est né, Éthique et Culture religieuse. Esti qu’on s’aime pas assez scusez.

    Un coin dans la mémoire,

    L’hivers de notre mécontentement

    Coin:instrument de métal en forme de biseau servant à
    fendre le bois.

    Merci de votre attention

    Je ne m’attends surement pas à avoir votre synthèse la semaine qui vient mais espère sincèrement que vous allez y porter attention, encore merci.

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