«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La désinformation et la crise en Côte d’Ivoire (1)

L’inversion de la réalité

Premier article d’une série de quatre

Chronique de Bernard Desgagné
jeudi 6 janvier 2011
12 086 visites 32 messages

L’année 2010 s’est terminée comme elle a commencé à Radio-Canada et à d’autres antennes : dans le mensonge et l’occultation. Le cartel médiatique occidental participe actuellement à une opération psychologique masquant une tentative de coup d’État en Côte d’Ivoire orchestrée depuis Paris et Washington. Comme cela s’est produit au Rwanda, en 1994, le cartel a procédé à une inversion des rôles : les agresseurs sont devenus les bons et les agressés, des méchants. Aidés par l’Agence France-Presse (AFP), plaque tournante du dispositif de désinformation en langue française de la ploutocratie, Radio-Canada et quelques autres journalistes aveugles, le nez collé à leur fil de presse, essaient de mettre dans la tête des Québécois que le président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, se maintient au pouvoir illégitimement. Selon eux, le chef de l’État ivoirien refuserait le verdict du deuxième tour de l’élection présidentielle, tenu le 28 novembre 2010.


Partisans de Laurent Gbagbo fêtant la victoire

En fait, ce qu’essaie de nous faire croire le cartel médiatique est exactement à l’opposé de la vérité. M. Gbagbo a remporté l’élection et préconise la négociation pour régler le conflit. Son rival, Alassane Ouattara, a perdu après avoir triché, se montre intransigeant et préconise la violence. Contrairement aux affirmations hypocrites de l’Élysée, qui se pare d’une objectivité feinte depuis l’envoi en Côte d’Ivoire des troupes françaises de l’opération Licorne, en 2002, M. Ouattara a toujours été le candidat favori de l’ancienne puissance coloniale et de ses maitres étasuniens. Le club des ploutocrates occidentaux basé aux États-Unis essaie d’endiguer la marée chinoise en Côte d’Ivoire, où la grande entreprise française est néanmoins encore très présente, voire favorisée. Loin de faire office d’arbitre, les bons clients de l’Empire qui se font appeler la « communauté internationale » sont en train de priver le peuple ivoirien de son droit de choisir librement son chef d’État.

La primauté du droit bafouée

Le gouvernement de la Côte d’Ivoire s’efforce, malgré la guerre civile, de respecter la primauté du droit. Selon la Constitution de la Côte d’Ivoire, qui a été approuvée par 86 % des électeurs lors de la consultation populaire de 2000 et que les défenseurs occidentaux de la démocratie devraient être les premiers à respecter, l’autorité suprême de l’État ivoirien est le Conseil constitutionnel. Or, Radio-Canada et les autres acteurs du cartel se gardent bien de donner les détails de la décision prise le 3 décembre 2010 par le Conseil constitutionnel à la suite du deuxième tour de l’élection présidentielle, et pour cause. Le Conseil constitutionnel a constaté que des violations flagrantes des règles électorales, allant du bourrage d’urnes à l’empêchement de voter, en passant par l’intimidation et la violence contre les électeurs, ont été commises dans les régions sous l’emprise des Forces nouvelles, la rébellion armée à laquelle est associé M. Ouattara. C’est à l’issu de ce constat dument étayé que le Conseil constitutionnel a déclaré M. Gbagbo vainqueur du deuxième tour de l’élection.

Fidèle à ses méthodes insurrectionnelles, M. Ouattara s’est retranché dans un hôtel d’Abidjan, et ses alliés étrangers l’ont proclamé vainqueur avant même que ne soit connue la décision du Conseil constitutionnel, en s’appuyant uniquement sur les résultats provisoires annoncés hors délai dans le même hôtel par Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale indépendante, un organisme en réalité largement favorable à M. Ouattara. M. Bakayoko aurait été emmené à l’hôtel par l’ambassadeur de France et l’ambassadeur des États-Unis, selon Laurant Gbagbo. Au premier tour, pourtant, M. Ouattara et ses alliés avaient attendu que le Conseil constitutionnel se prononce. Au deuxième tour, ils n’ont pas attendu, car ils se savaient coupables de fraudes électorales massives dans le Nord du pays. M. Ouattara et son premier ministre fantoche, Guillaume Soro, sont devenus les chouchous de l’AFP, dont les journalistes ont, eux aussi, élu domicile dans le fameux hôtel.


Mercenaires onusiens au service d’Alassane Ouattara

Le président Gbagbo a proposé que la crise soit dénouée pacifiquement en formant un comité d’évaluation international pour vérifier la validité des résultats proclamés par le Conseil constitutionnel. Ce comité serait dirigé par un représentant de l’Union africaine, comprendrait des représentants de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, de l’Union africaine, de la Ligue arabe, des Nations Unies, des États-Unis, de l’Union européenne, de la Russie et de la Chine. Or, cette proposition, dont le cartel médiatique ne nous dit mot, a trouvé comme seule réponse les appels à la guerre lancés par le camp Ouattara et certains de ses complices, en particulier le Nigéria.

Les deux poids, deux mesures de la communauté internationale

Lorsque la soi-disant communauté internationale parle vaguement du Conseil constitutionnel, c’est pour semer le doute sur son impartialité en prétextant que ses membres ont été nommés par Laurent Gbagbo. Or, au Canada, par exemple, les juges de la Cour suprême sont nommés par le tout puissant premier ministre, qui choisit aussi d’autres juges ainsi que les sénateurs, les ministres, les sous-ministres, les présidents des sociétés d’État et le commissaire de la GRC.

Et pourtant, la communauté internationale n’a pas envoyé des casques bleus s’interposer lorsque le Cabinet de Pierre Elliott Trudeau, composé de ministres nommés par lui, a proclamé la loi sur les mesures de guerre, en 1970, pour intimider et emprisonner sans motif valable près de 500 Québécois. L’ONU n’a pas proclamé l’indépendance du Québec après les fraudes massives du camp fédéraliste lors du référendum de 1995. Le cartel médiatique n’a pas jeté l’opprobre sur l’inique Loi de clarification de Stéphane Dion et son patron Jean Chrétien. Ni Paris, ni Washington n’ont mis en doute l’objectivité de la Cour suprême lorsqu’elle s’est prononcée en réponse au renvoi sur la sécession du Québec. Personne n’est venu de l’étranger pour protéger avec des blindés le millier de Canadiens intimidés, arrêtés arbitrairement, jetés en prison et maltraités, parfois jusqu’à la torture, au sommet du G20 de Toronto.

Les pays occidentaux ont le droit de combattre les mouvements pacifiques de contestation ou de libération nationale par la supercherie, les menaces et la violence. Ils ont le droit de se draper dans une fausse démocratie alors que leurs dirigeants agissent en véritables dictateurs. Mais les pays africains, eux, n’ont pas le droit de se défendre contre les agresseurs lourdement armés qui déclenchent des guerres civiles, qui sont financés par de puissants intérêts étrangers et qui n’ont aucun respect pour la démocratie, les lois et la vie humaine.


Prochain article : La propagande radiocanadienne et les mercenaires onusiens

Commentaires

  • Abdoul Kareem, 8 février 2011 10h09

    Monsieur DESGAGNE, votre article suscite en moi indignation et écœurement, tellement il est à contre courant de la réalité.
    En titrant "la primauté du droit bafouée", je m’attendais à voir ici la démonstration de cette négation du droit, mais que non, vous choisissiez de faire dans des accusations gratuites, vous mettant simplement dans la position de celui qui se propose de corriger une copie d’examen sans en connaitre le sujet !
    Arrêtez de vouloir cacher le soleil avec la main en faisant croire que Ouattara n’est pas soutenu par les ivoiriens, et ne serait que le pion des occidentaux ; c’est faux et archi faux !!
    la rhétorique de diversion du camp Gbagbo que vous servez ne passera pas.
    compte tenu des impératifs de concision auxquels le commentaire de votre article m’astreint, et pour vous prouver que vous êtes dans le faux, je vous propose 3 commentaires de notre crise électorale faites par des ivoiriens ; le 1er par le plus éminent juriste constitutionnaliste ivoirien, le second par un cercle d’universitaires ivoiriens, et le 3ème par Prêtre d’Abidjan :

    http://www.pitci.org/?page=suite3.php&id=249

    http://news.abidjan.net/h/384546.html

    http://www.ktoci.net/forum/topics/crise-ivoirienne-la-position

    Je veux simplement que vous vous fassiez une idée de la forfaiture dont fait montre le camp Gbagbo.

    Abdoul Kareem à Abidjan, Côte d’Ivoire.

  • Pierrehenri, 22 janvier 2011 05h14

    Ouattara Le président intronisé par la soit disant "communauté internationale" demande, une première dans le monde, aux militaires étrangers d’envahir son pays et faire un coup d’Etat pour l’installer au Palais Présidentiel".
    On se pose alors la question de savoir Comment gouvernera t-il ?
    On a tout simplement les larmes aux yeux
    Personne ici dit que Gbagbo est un saint, sauf que lui n’est jamais allé à l’onu au fmi à la mairie de Neully ...
    Il a sûrement des défauts, mais ce qui différencie les deux, c’est que Gbagbo se bat pour les intérêts de son Pays (en en prenant aussi un peu).
    Ouattara, le burkinabé lui se bat pour les intérêts étrangers ( en récoltant un peu aussi) parce que c’est une marionette intronisé par les USA et leurs soumis (France, GB, onu, fmi...)
    Les deux aiment probablement le luxe et la richesse comme tout le monde. Sarkozy se promène en Yacht de luxe et peut se prélasser à Sagard. En général tous les dirigeants ne vivent pas dans l’indigence.

    Il n’y a que des intérêts, du pétrole, du cacao, des diamants, du café..., des ressources minières (lire Noir Canada), des contrats fantastiques (installation , électricité, eau)...
    Madame Dominique Folloroux Ouattara
    http://www.drzz.info/article-m-sarkozy-et-mme-ouattara-creent-le-departement-fran-ais-de-cote-d-ivoire-par-michel-garrote-64411171.html

  • OUATTARA ZANA, 21 janvier 2011 11h25

    COMMENT PEUT-ON PRÉTENDRE QUE ALASSANE OUATTARA A GAGNE LES ÉLECTIONS EN CÔTE D’IVOIRE ?

    La Fraude en Côte d’ivoire par Sarkozy et Alassane Ouattara

    Voilà les preuves

    Pourquoi le RHDP est- il allé avant proclamation des résultats se regrouper dans un hôtel changeant de QG, au risque d’être soupçonné de préméditation ?

    - Pourquoi après avoir invalidé les votes dans toute la France suite a des violences isolées de Paris, Bamba Yacouba veut - il donné a la télé nationale des résultats non consolidé sachant que les élections au nord sont entaché de violence plus qu’à Paris ?

    - Pourquoi après nous avoir réveillé en pleine nuit, juste quelques minutes avant sa forclusion, pour nous dire à la télé nationale que la CEI n’a proclamé aucun résultat, Youssouf Bakayoko se retrouve dans un hôtel qui sert de QG, sachant que les 2/3 du RHDP habitent les environs, pour proclamer des résultats hors délais ?

    - Pourquoi Bamba Yacouba (porte parole de la CEI) présent a cette même hôtel ne donne pas comme a l’accoutumé les résultats provisoire ?

    - Pourquoi sont présent a la proclamation hors délais des résultats par la CEI dans un hôtel, uniquement que la presse international ?


    pourquoi sont présent a la proclamation hors délais des résultats par la CEI dans un hôtel des excellences comme l’ambassadeur des USA et de la France ?

    - LA certification étant de donner son avis sur l’ensemble de l’élection, du vote a la proclamation des résultats par le conseil constitutionnel

    Dès que Choi a écouté la CEI, il a certifié alors que le conseil constitutionnel ne s ’était pas encore prononcé.

    Pourquoi Choi certifie un résultat provisoire et non un processus ?

    - Pourquoi Sarkozy en voyage hors de la France sans avoir les pièces du contentieux reconnait un candidat comme président alors que le contentieux demeurait

    - Pourquoi sans avoir envoyé des émissaires en cote d’ivoire pour écouter toutes les parties, La cedeao condamne Gbagbo, et soutient Ouattara.

    - Pourquoi la cedeao composé de plus de 10 membres, font une réunion a 4 et condamne au monde tout les membres la CI ?

    - Pourquoi ,émissaire de L’UA Tabo M’beki ,après s’être rendu en Ci et écouté toute les parties, fait un rapport auquel personne n’accorde de regard ?

    - Pourquoi l’UA et la CEDEAO après mission de leurs émissaires en cote d’ivoire reste sans déclaration ?

    - Pourquoi l’ambassadeur des états unis, après des accusations grave porté a sa personne pour avoir kidnappé Youssouf bakayoko a son domicile pour l’emmené au golf ,

    attend plus de 2 semaines pour démentir une si grande accusation a l’encontre d’une si haute personnalité ?

    - Pourquoi Youssouf Bakayoko et Bamba yacouba , pièces maitresse de ce contentieux électoral sont exfiltré vers la France, alors que les missions étrangères impliqués dans le règlement de cette crise ont besoin de les entendre ?

    - La Plus Grande Question c’est pourquoi la cours constitutionnelle de CI n’est pas reconnue par Ouattara, mais il lui envoie une notification pour valider sa prestation de serment, est ce que vous comprenez quelque chose ?

    - Pourquoi le candidat du RHDP qui est sur d’avoir gagné refuse de recompter les voix ?

    - Pourquoi l’armée refuse de suivre les mots d’ordre de Ouattara qui dit avoir gagné dans les casernes à 65 % ?

    - Pourquoi tout le monde est au travail quand Ouattara et Guillaume Soro crient à la désobéissance civile ?

    - Pourquoi dans son lynchage médiatique, les médias de Sarkozy mettent l’accent sur le conseil constitutionnel proche de Gbagbo en omettant sciemment de dire que la Commission électorale est entre les mains du RHDP et que son président Youssouf Bakayoko est RHDP ?

    - Comment les soldats rebelles se sont retrouvés armés jusqu’aux dents à l’hôtel du golf ?

    phase 2

    Ci-joint le fichier des résultats du 1er tour de l’élection présidentielle. Voici le récapitulatif :


    Inscrits : 5 712 348


    Votants : 4 804 164


    Taux de participation : 84,1%


    Bulletins nuls : 225 521


    suffrage exprimé : 4 569 258


    GBAGBO : 1 738 889 soit 38,06%


    ADO : 1 473 970 soit 32,26%


    BEDIE : 1 142 814 soit 25,01%

    Pour le 2nd Tour, la CEI a annoncé un taux de participation de 70%, ce qui signifie que le nombre de votants devrait être de :


    Nombre de votant = (5 712 348 * 70) / 100

    = 3 998 643

    La CEI sur FRANCE24 a donné les résultats suivants :


    GBAGBO : 2 107 055 soit 45,9%


    ADO : 2 483 164 soit 54,1%

    Soit un suffrage exprimé de 2 107 055 + 2 483 164 = 4 590 219

    Le suffrage exprimé 4 590 219 qui est normalement inférieur au nombre de votants (à cause des bulletins nuls) représente :

    = (Suffrage exprimé * 100) / Nbre d’inscrits

    = (4590 219 * 100) / 5 712 348

    = 80,35%.

    Remarques


    Le pourcentage des suffrages exprimés (80,35%) est supérieur au taux de participation général annoncé (70%). Si l’on devait comptabiliser les bulletin nuls, on aurait un pourcentage plus élevé et supérieur à celui du 1er tour. FRAUDE


    Sur la base du suffrage exprimé, nous avons un surplus de voix de l’ordre de :

    = Suffrage exprimé - (Nbre d’inscrits * Taux de participation)

    = 4 590 219 - (5 712 348 * 70%)

    = 4 590 219 - 3 998 643

    = 591 576 voix supplémentaires. D’où viennent- elles ? FRAUDE


    Toujours en se basant sur le suffrage exprimé : 4 590 219

    1er Tour GBAGBO : 1 738 889

    1er Tour ADO : 1 473 970

    En se basant sur le fait que tous les militants de GBAGBO et ADO qui ont voté au 1er tour, en ont fait de même au 2ieme, il devrait rester comme voix à se disputer :

    Suffrage exprimé - (1er Tour GBAGBO + 1er Tour ADO)

    = 4 590 219 - (1 738 889 + 1 473 970)

    = 4 590 219 - 3 212 859

    = 1 377 360. Ce nombre est supérieur au nombre de voix de BEDIE et de tous les autres candidats au 1er Tour (1 356 399). Quand on sait qu’il ya eu des empêchements de votes, des personnes qui se sont abstenues et d’autres qui étaient en voyage, on devrait avoir un nombre beaucoup plus bas. FRAUDE.

    Merci de faire circuler ce message afin que tout le monde puisse se rendre compte du holdup électoral orchestré par les ennemis de la Côte D’Ivoire qui ne veulent pas la voir émerger. Ne cédons pas aux provocations, restons mobilisés, séreins et faisons prévaloir la force des arguments parce que nous sommes intelligents. la Côte D’Ivoire est leur terminus, leur "BORI BANA". Plus jamais ça en Afrique, on doit se faire respecter.

    Bonne réception

    phase 3

    Comment ce fait-il que Blaise Compaoré après plus de 03 coups d’état au Burkina Faso dont le dernier en date est l’assassinat de son ami et compagnon d’arme le panafricain Thomas Sankara ?

    Ou est cette communauté internationale et l’ONU quant Blaise après plus de 30 ans au pouvoir continue de se maintenir par des modifications et tripatouillages institutionnel ?

    Que fait cette nébuleuse quand Blaise Compaoré s’arrange de sorte que sur 15.000.000 d’électeurs seulement environ 1.000.000 ont pu voté ?

    Que dis cette nébuleuse quand le même Blaise Compaoré remporte les élections à plus de 82% ? Est-cela la démocratie ?

    Ou est cette communauté internationale et l’ONU quand les rebelles pillent les richesses dans les zones CNO de le Côte d’Ivoire ?

    Qu’a fait l’ONU quant aux désarmement des rebelles ?

    Qu’a fait cette communauté quant 3000.000.000.000 milliards disparait en zone CNO ivoirien ?

    Que fait les organismes en charge des droits de l’homme quand des femmes sont éventrés, violées ?

    Que fait cette communauté internationale quand les maisons de nos parents nordistes, centristes et de l’ouest sont toujours occupées par ses seigneurs de guerre ?

    Que fait l’ONU quand les diamants des zones CNO sont vendus à travers le monde ?

    Où se trouve cette communauté internationale quand les parents en zone CNO crient au secours ?

    Pourquoi l’ONU a t-elle accepter les tripatouillage de vote dans les zones CNO ?

    Pourquoi la France et l’ambassade américain en Abidjan ont-ils séquestrés Youssouf Bakayoko Président de la Commission Indépendante (CEI) ? indépendante de forme puisqu’en réalité elle n’était pas indépendante car truffées des représentants de parti politique surtout de l’opposition proche de OUATTARA ALASSANE (2/3) des membres sont issus de l’opposition.

    Pourquoi au premier tour l’ONU n’a t-elle dit que le Conseil Constitutionnel était proche du président Laurent Ggbagbo ?

    Pourquoi OUATTARA ALASSANE qui renie l’existence du Conseil Constitutionnel lui écrit pour le reconnaître en tant que président ?

    Pourquoi quand cette institution validait la candidature de ALASSANE, la communauté internationale ne s’est-elle pas plains en disant quelle était proche de Gbagbo ?

    Que fait cette communauté quant Wade (Sénégal) tripatouille la constitution afin de mourir au pouvoir et mettre son fils aux affaires ?

    Est-cela la démocratie ? je crains que non.

    Où était-elle quand Ali Bongo et la France ont renversé les élections à la faveur du perdant Ali Bongo ?

    quels dispositions prend cette communauté internationale quand les meurent chaque jour au Nigeria ?

    Ou se Troue t-elle quand en Palestine on ne peut plus compter les morts ?

    La guerre d’Irak était-elle justifiée ?

    A-t-on le droit de massacrer les haïtiens pour des raisons pétrolière ? la France et l’Amérique me diront que oui, car ce n’est pas un américain qui se trouve sur le sol haïtien.

    L’Amérique avait-elle le droit si puissante quelle soit de dévier la communauté internationale en irak et en Afganistan ?

    L’Amérique avait le droit de tuer des millions d’Afghans pour environs 3000 américains tués en 2001 ?

    Qui sont ceux qui ont dévalisés la BCEAO à Bouaké ?

    1- Les rebelles si oui, avec la complicité de qui ?

    a/ La France, c’est plausible car le lendemain de cette imposture l’ex président Français a atterrit au Burkina Faso. était-il venu prendre sa part ?

    b/ Ne serait-ils pas aidés par Blaise Compaoré ?

    Comment se fait-il que ses hors la loi n’ont pu être inquiéter ?

    La charte de l’ONU sur les droits de l’homme ne stipule t-elle pas que tous les individus naissent égaux devant la loi ?

    Nous espérons que toutes ces questions trouverons des réponses tôt ou tard.

    Aussi, il est claire que le peuple Africains en générale et le peuple Ivoirien en particulier ne veulent plus se laisser dicter leur politique par l’ex métropole qui ne se rend pas compte que l’on ne’st plus au 19è siècle mais 21è siècle.

    Nous voulons un nouvel ordre économique raison pour laquelle le peuple ivoirien se trouve dans l’urgence de briser l’ancien ordre économique qui l’ignorait, dans lequel les transactions devraient être à sens unique.

    L’Afrique veut réinventer son histoire avec tous ses fils et filles. Pour cela nous devons avoir le choix de choisir nos partenaires économiques.

    En voulant établir des partenariats économiques gagnants gagnants c’est pour le développement de nos pays et donc de notre continent Chose à laquelle nous ne renoncerons jamais, cela au risque de notre vie.

    Après Lumumba, Sankara, et autres nous n’accepterons pas que nous soit enlever SEM Laurent Gbagbo par des rats qui trouvent que leurs intérêts se trouvent être menacés.

    "La patrie ou la mort nous vaincrons" "l’Afrique aux Africains" d’ailleurs nous disons que la Côte d’Ivoire aux ivoiriens en tout premier et aussi que la Côte d’Ivoire appartient à tous les Africains. Car c’est ensemble que nous arriverons à développer ce beau continent, main dans la main.

    "La patrie ou la mort nous vaincrons" "l’Afrique aux Africains"

    Merci

  • Raha, 21 janvier 2011 00h29

    @Côte d’Ivoire
    Le parallélisme Rwanda & Côte d’Ivoire est intéressant comme l’a si bien montré l’auteur de cette série d’article mais soyons brefs et honnêtes. Paul Kagame, le belligérant appuyé par l’ONU et toute la communauté internationale. Conséquences ? Des milliers de victimes au Rwanda et plus tard en RDC ; certains rapports évoquent plus 10 millions de victimes dans ces vingt dernières années, et tout cela sous le regard bienveillant et la supervision de l’ONU. Et comme un ouragan qui ramasse tout au passage, le voilà au Soudan et tout de suite en Côte d’Ivoire et se range derrière Allassane encore là, le belligérant. Question : Qui sont ces minorités qui ne veulent régner que par la terreur et les armes sous la seule protection de la communauté internationale plutôt que par la bénédiction et l’allégresse des populations civiles ?

  • Nadissou DIABY, 19 janvier 2011 13h00

    Merci Mr DESGAGNES d’être la voix des sans voix. Pour sûr la vérité triomphera en Côte d’Ivoire et la véritable égalité des hommes et des Etats deviendra une réalité pour l’Afrique.

    Sâchez que grâce au combat de Laurent GBAGBO pour l’avènement de la démocratie dans son pays, les ivoiriens sont aujourd’hui politiquement matures. Ils ne laisseront jamais un imposteur présider aux destinées de leur pays. En 2000, ils n’ont pas eu besoin de la communauté internationale face à Gueî Robert. Ils démontrent chaque jour que leur mobilisation pour leur patrie est plus forte que jamais. Quiquonque tentera de bafouer leur souveraineté les trouvera sur son chemin. Cela est valable pour Ouattara qui n’a été parachuté dans le pays qu’en 1990 pour notre malheur.

    Nous n’allons pas renoncer à notre patrimoine national pour ensuite faire l’objet d’un documentaire où la France et ses accolytes célèbrent leur "génie impérialiste" trente ans plus tard.

  • Charles, 15 janvier 2011 18h41

    Dernier volet de ma série de contributions :
    Qui est le coupable des tueries qui ont suivi les manifestations "pacifiques" du Rhdp.

    Comment peut-on expliquer qu’une manifestation dite "pacifique" occasionne une dizaine de morts par balles dans les rangs des forces de l’ordre ?
    Cela laisse penser que les manifestants étaient armés, en tirant sur les forces de l’ordre, ils ont placé ces derniers en situation de légitme défense.
    Dans ce contexte on net peut pas imputer la responsabilité des tueries aux forces de l’ordre. Ceux qui ont appelé à manifester ainsi devraient en assumer toute la responsabilité.

    Rappelons le fait suivant :
    - Le 06 novembre 2004, l’armée française dans un face-à-face avec des jeunes ivoiriens, tire sur la foule.
    Bilan de ce face-à-face :
    Une cinquantaine jeunes ivoiriens tués et de nombreux blessés par balles.
    Précisons côté francais, qu’aucun soldat n’est blessé ni tué.

    La responsabilité de l’armé française est claire et indiscutable.

    Ceux qui aujourd’hui refuse la discussion pour expliquer comment ils ont gagné les élections en préconisant l’usage de la force pour s’installer au pouvoir devront en assumer toutes les conséquences.
    Ils devraient, à présent, méditer sur ces événements du 06 novembre 2004.

    Je termine cette contribution en posant deux questions à M. Frédéric Mercier (et ceux qui partagent son point de vue, bien sûr).
    Si OUATTARA a gagné les élections comment expliquez vous qu’il refuse un comité d’évaluation, mais préfère l’usage de la force avec ces conséquences imprévisibles ?
    N’a-t-il pas à demontrer à tous les ivoiriens qu’il veut gouverner qu’il n’a pas triché et que les procès verbaux incriminés sont faux ?

    Merci de partager une vision différente. C’est dans la confrontation d’opinions que nait une compréhension éclairée.

    Encore fois merci M. DESGAGNE pour cet espace de partage.

  • CÔTE D&8217;IVOIRE, 15 janvier 2011 16h32

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    Lettre Ouverte de Calixthe Beyala à Béchir Ben Yahmed
    Jeune Afrique "Ce en quoi je crois. Ou pas."

    D’aussi loin que me porte ma mémoire, il me semble qu’une seule et unique fois, je fus en désaccord avec vous, très cher Béchir Ben YAHMED.
    Et je vous le fis savoir.

    C’était il y a fort longtemps, mais lorsque passe trop temps, ce dernier ne revêt plus aucune importance ; je l’avoue humblement, je n’ai nullement le sens du temps. C’était au sujet du nom du journal « Jeune Afrique ». Il me souvient que vous lui attribuiez alors le titre de « L’intelligent. » Mes yeux fulminaient de colère lorsque je vous en parlai. Aujourd’hui encore, je ne puis oublier votre sourire ; et cette manière très pétillante de me rétorquer que j’aurais dû vous écrire pour vous dire mon sentiment. Depuis ces temps si lointain, aucune particule, aucune ride ne s’est point posée sur le respect et l’amitié qui nous lient… Au moins, c’est CE QUE JE CROIS.

    Voilà que pour la deuxième fois, un sujet nous oppose : les élections Présidentielles en Côte d’Ivoire.

    Je ne crois pas que Monsieur Alassane OUATTARA soit le Président élu de la Côte d’Ivoire car pour cela, il eût fallu que sa victoire fût reconnue par le Conseil Constitutionnel de son pays ; il me semble que ce n’est point le cas, me tromperais-je ? Aucune commission électorale, aussi noble soit-elle, ne saurait proclamer le vainqueur d’une élection, d’autant que dans le cas de la Côte d’Ivoire, cette commission électorale était constituée aux 2/3 par les membres de l’opposition.…

    Vous me rétorquerez que le Président du Conseil Constitutionnel Ivoirien est un homme du Président GBAGBO. Oui, sans aucun doute. Mais n’est-ce point le cas dans tous les pays du monde et même en France ? On se souvient tous du cas des U.S.A où s’opposait alors AL GORE et W. BUSH. La Cour suprême trancha en faveur de ce dernier alors qu’il bénéficiait de moins de voix que son adversaire. Il me semble n’avoir pas entendu des cris d’orfraie des démocrates du monde entier, me tromperais-je ? Il me semble que l’ONU ne battit pas un cil pour condamner cette « usurpation de pouvoir. »

    Je ne crois pas que le Président Français Nicolas Sarkozy aime tant l’Afrique et ses habitants qu’il veille à la démocratisation du continent, voire au bien être de ses peuples. Je n’ai pas

    oublié le discours de Dakar… Je n’ai pas oublié les élections au Gabon. Ne fut-il pas le premier à féliciter BONGO fils ? Pourquoi ne fustigea-t-il pas ce dernier ? Pourquoi le félicita-t-il, alors que l’opposition contestait, preuve à l’appui, les résultats des Urnes ? Il me semble avoir raté, -ce qui m’étonne-, votre édito lapidaire sur ce hold-up électoral. Et j’ajoute que le documentaire sur la Françafrique a clairement démontré les impostures, les magouilles et les mille manigances de mon pays la France, pour placer et maintenir au pouvoir quelques despotes dévoués corps et âme à notre mère patrie.

    Je ne crois pas en l’ONU, ce minuscule Club d’Etats riches où aucun pays d’Afrique ne siège en son Conseil de Sécurité ; je ne crois pas que L’UNION AFRICAINE soit libre de ses propos d’autant que malheureusement pour les africains, celle-ci est financée par l’Union Européenne.

    Je ne crois pas que les dirigeants Africains soutiennent activement Alassane OUATTARA ; il me semble n’avoir vu aucune félicitation émanant d’un Chef d’Etat du continent, adressée au Président désigné par la Communauté Internationale. Mais qui se cache derrière cette nébuleuse ? Seraient-ce les mêmes qui croisent les bras pendant qu’on bombarde l’Irak ou l’Afghanistan ?

    Je ne crois pas à ce souci d’alternance démocratique dont ils veulent nous abreuver. Combien de chefs d’Etats ont changé la constitution de leur pays pour pouvoir être élu pour la énième fois ? Combien d’entre eux occupent le poste de Président depuis vingt voire trente ans ? Pourquoi la soi disant communauté Internationale ne les condamne-t-elle pas ? Et la France, qu’en dit-elle ? Rien. Silence ! On exploite !

    Je crois et permettez-moi de reprendre vos propos « la légende selon laquelle GBAGBO serait le grand défenseur de la souveraineté nationale et que ses positions tranchées lui ont valu l’hostilité de la France, » Il s’agit d’une réalité, vérifiée et palpable, confirmée en outre ces derniers jours par le documentaire français « la Françafrique. » Avez-vous oublié les implications de la France dans le coup d’état contre GBAGBO en 2002, ainsi que les multiples complots qui s’ensuivirent ?

    Je crois que tous les Panafricanistes croient au complot contre la Côte d’Ivoire. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les deux manifestations organisées à Paris pour le soutien à la

    souveraineté de la Côte d’Ivoire et qui a réuni près de cinq mille personnes, battant le macadam dans le froid hivernal parisien. Donc GBAGBO n’est pas seul. Il a le peuple Africain à ses côtés.

    Je crois qu’autrefois, la France et ses acolytes organisaient des coups d’Etats armés pour déloger les Chefs d’Etats Africains qui ne correspondaient pas à leurs critères de sélection. Je crois que la forme de renversement des pouvoirs indésirables a évolué ; elle est plus subtile. Me permettez-vous d’introduire la notion de « Coup d’ Etat électoral ? » Et si le Président GBAGBO en était une des dignes victimes ? Y aviez-vous songé ?

    Je crois que la stratégie géopolitique voudrait que le Golfe de Guinée soit totalement sous contrôle Occidental. L’épuisement des puits pétrolifères dans le Golfe Persique et la résistance armée dans ces régions, justifient que l’Europe se tourne vers l’Afrique. Pour son pétrole. Pour ses matières premières. Pour ses innombrables richesses. Et aussi- il ne s’agit pas d’un argument moindre,- sa capacité de soumission bas-ventrale…

    Je crois que tous les pays du Golfe de Guinée connaîtront le même sort que la Côte d’Ivoire dans un avenir plus ou moins proche.

    Je crois tout simplement qu’Alassane OUATARA est pour les Occidentaux l’homme de confiance et que pour atteindre leurs objectifs, à savoir lui faire revêtir le costume de président de la Côte d’Ivoire, ils sont prêts à tout…

    Je crois enfin que GBAGBO ainsi que le peuple Ivoirien se battront jusqu’au bout pour ne point se faire dépouiller… en témoigne le peu d’enthousiasme qu’a suscité l’appel à la mobilisation d’Alassane OUATARA.

    Je ne sais pas s’ils y réussiront.

    Voilà, cher Béchir Ben YAHMED, ce en quoi je crois. Ou pas.

    Election en Côte d’Ivoire/ les prémices d’un Rwanda bis -
    La France de Sarkozy et l’Onu veulent rééditer leur triste exploit

    Publié le jeudi 9 décembre 2010

    En effet, on se rappelle encore de ce tristement célèbre Génocide rwandais dans lequel la France et les Casques bleus ont joué un rôle de Pyromane, pour reconnaître 14 ans après leur culpabilité sous prétexte d’avoir fait des erreurs politico militaires… mais enfin !
    Devoir de mémoire : Souvenons-nous…

    Le Rwanda en avril, mai et juin 1994 : 100 jours et plus de 800 000 hommes, femmes et enfants massacrés. Le 6 avril 1994, l’avion du Président Habyarimana est abattu juste avant son atterrissage à Kigali. Après des mois de préparation, les tueries commencent : il s’agit pour les Hutu d’éliminer les “cafards” d’origine Tutsie et tous les Hutu opposés à eux. Trois mois d’horreur sous les yeux de la communauté internationale et de l’Onu.
    Le Lion à la peau de brebis
    Juin 1994 : sous mandat onusien, la France intervient en lançant l’opération Turquoise, présentée par Paris comme “humanitaire”. Il s’agit pour le pouvoir politique français d’essayer de barrer la route au Front Patriotique Rwandais (FPR) et de tenter d’organiser avec les miliciens hutu une reconquête depuis le Kivu voisin (province du Zaïre de Mobutu).

    Les preuves, 14 ans plus tard

    Août 2008 : une bombe de 500 pages éclate à Kigali. Le rapport de la commission présidée par l’ancien ministre de la Justice, Jean de Dieu Mucyo, met en cause le pouvoir politique français de 1994 pour son implication dans la préparation et l’exécution du génocide. Pendant un an et demi, les sept membres de la commission, nommés par le chef d’Etat Rwandais Paul Kagamé, ont étudié toutes les publications possibles (articles, livres), et en particulier le rapport de la commission d’enquête du Sénat belge ainsi que celui de la mission d’information parlementaire française présidée par l’ancien ministre Paul Quilès. Ils ont également entendu près de 700 personnes, dont une dizaine à huis clos, et recueillis des témoignages dans les principales régions du pays.
    Ce que dévoile le rapport de la commission Mucyo est terrifiant et accablant pour les politiques et les militaires français de l’époque, comme l’implication de ces derniers dans la formation des miliciens entraînés à tuer vite et sans armes à feu… et des accusations de viols, de représailles, de pillages, de largages par hélicoptère de personnes enfermées dans des sacs…

    Le mea-culpa

    À son arrivée à l’Élysée, Sarkozy dans sa démarche de renouement des relations avec le Rwanda parle d’erreurs de la France au Rwanda. Ce n’est pas moi qui le dis, toute l’opinion internationale le sait aujourd’hui. A Voir : http://www.francerwandagenocide.org/spip.php?article406

    Le cas Côte d’Ivoire

    Avec une analyse franche et non partisane, ne voyez-vous pas une volonté de rééditer cette bêtise humaine orchestrée par la France dans le cas Côte d’Ivoire ? Honnêtement ?
    Voici un État qui a décidé d’emprunter les chemins de cette démocratie tant réclamée par les « grands pays » du monde ; un État souverain doté d’une Constitution et d’Institutions dignes d’un vrai État de droit… voici cet État qui est la Côte d’Ivoire ou le peuple a mûri et est prêt à se battre pour sa patrie.

    Au regard de tout cet acharnement médiatique autour des résultats de l’élection présidentielle de 2010, ne voyez-vous pas à travers le comportement de la France qui encourage… mieux qui valide toute une mascarade organisée pour éliminer un candidat la volonté de rééditer cette bêtise humaine orchestrée par la France dans le cas Côte d’Ivoire ? Honnêtement ?

    Aujourd’hui, la France et l’Onu veulent légitimer :
    - la fraude électorale
    - le non-respect de la Constitution d’un État Souverain
    - le banditisme politique
    - la prise du pouvoir par la rébellion

    Est-ce donc cela la démocratie dont la France nous a toujours parlé ? Ou alors, le Quai d’Orsay estime que la Côte d’Ivoire lui appartient, et qu’elle doit décider, pour le peuple ivoirien, le Président qu’il lui faut ? Or, la France est bien consciente de l’engagement du peuple ivoirien pour sa patrie. Elle se souvient probablement de la réaction de ce peuple en 2004, lorsque la France a attaqué l’armée ivoirienne et tué des jeunes Ivoiriens à l’Hôtel Ivoire. Elle se souvient certainement des millions de vies de ressortissant Français qu’elle a failli mettre en péril… mais elle en a oublié les conséquences.

    Aujourd’hui, son objectif est donc de diviser les Ivoiriens en faisant croire à une partie de la population qu’elle est marginalisée (le même schéma Tutsi / Hutu) pour recréer ce fameux cas rwandais, et ainsi trouver un prétexte pour avoir une mainmise sur ce pays béni de Dieu, pour enfin piller sans retenue toutes ses richesses (café, cacao, or, et maintenant pétrole).
    Ivoiriens, Ivoiriennes, Africains, Africaines et toutes les personnes du monde entier éprises de démocratie et de liberté, nous en appelons à votre solidarité face au mépris de la France pour la liberté et la paix en Afrique,

    Face à cette politique d’ingérence dans les affaires des États souverains Africains sans considération pour l’intelligence des Africains…
    Nous ne devrions pas rester muets

    Je vous invite tous à faire partager la vérité autour de vous, mais aussi aux confins du monde entier. Cultivons la paix autour de nous car la Côte d’Ivoire notre bien commun aux Ivoiriens.

    Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !
    Sarkozy à Kigali : le Dossier de Presse de "France Rwanda Génocide" - France Rwanda Génocide, Enquê
    www.francerwandagenocide.org
    Sarkozy à Kigali Dossier de Presse de "France Rwanda Génocide, Enquêtes, Justice et Réparations (FRG-EJR)" Paris, le 22 février 2010. Dans le (...)

    DANGER ALERTES AUX IVOIRIENS
    www.youtube.com

    L’émission quotidienne de débat « Ce soir ou jamais » de France 3 du mercredi 8 décembre 2010 a consacré une bonne partie de son temps d’antenne à l’actualité ivoirienne dans une séquence intitulée : « Côte d’Ivoire : Vers plus de démocratie ? ».

    Participaient à ce débat :

    *

    L’historien Pierre Rosanvallon, spécialiste de l’histoire de la démocratie, directeur de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESSS) et qui occupe également la chaire d’histoire contemporaine du politique au collège de France ;

    Le philosophe Yves-Charles Zarka, fondateur et directeur de la revue Cités, professeur à la chaire de philosophie politique de l’université de la Sorbonne (Paris) et directeur du Centre PHILéPOL (philosophie, épistémologie et politique) à l’Université Paris-Descartes ;

    Jean-François Probst, consultant international auprès de chefs d’entreprises, d’hommes politiques et de chefs d’Etat notamment africains, ancien conseiller de Jacques Chirac puis d’Alain Juppé à Matignon, de Charles Pasqua au Sénat en tant que secrétaire général du groupe RPR, de Jérome Monod au RPR ;

    Rahmatou Keita, militante africaine engagée, fondatrice de « l’Association panafricaine de culture », ancienne journaliste aujourd’hui écrivaine et cinéaste dont le premier long-métrage « Al’lèèssi… », sorti le 15 novembre, est le premier film nigérien en sélection officielle du festival de Cannes ;

    Alain Garrigou, agrégé d’histoire et sciences politiques, professeur de sciences politiques à l’Université de Paris X Nanterre, reconnu comme l’un des plus grand spécialistes du vote et des sondages en France, ayant participé à la création de l’observatoire des sondages ;

    Jérome Sainte-Marie, directeur général adjoint de l’institut de sondage CSA, il est à l’origine de plusieurs innovations méthodologiques telles que la conception des sondages dans les manifestations de rue, l’actualisation des critères d’échantillonnage, ou la mise en place des sondages d’opinion dans le cadre des programmes de « democracy building » ;

    Alain Gresh, journaliste, directeur adjoint du Monde diplomatique, spécialiste du Proche-Orient, auteur de plusieurs livres dont « Israël, Palestine : Vérités sur un conflit » (2001) et plus récemment « De quoi la Palestine est-elle le nom ? » ;

    Komandant Simi Ol, auteur, compositeur et interprète de reggae engagé, né en Côte d’Ivoire, vivant en France depuis l’adolescence et venant de sortir son premier album : « Libération », dans lequel il chante la citoyenneté, l’environnement, le désarmement et la décolonisation pour penser le contexte géopolitique mondial qui a vivement critiqué la façon dont l’Europe et les Etats-Unis « n’ont pas respecté le suffrage ivoirien et veulent imposer la victoire d’un candidat néo-libéral. »

    Ghislaine Ottenheimer, journaliste politique et auteure, ancienne directrice de la rédaction de la radio BFM, rédactrice en chef adjointe de L’Express, rédactrice en chef de France Soir, grand reporter au Quotidien de Paris.

    Hasard de la programmation ? Ce débat de haut-vol, qui a donné l’occasion aux participants d’échanger sur le double discours des Occidentaux sur la démocratie, l’attitude des (anciennes ?) puissances coloniales dans ce qu’elles considèrent comme étant leurs pré carrés historiques et la manière dont la presse occidentale a présenté Alassane Dramane Ouattara comme vainqueur légitime des élections en Côte d’Ivoire a eu lieu un jour avant la diffusion de la première partie du documentaire « Françafrique » de Patrice Benquet sur France 2, qui donne un sérieux coup de projecteur sur la politique occulte transcendant les clivages gauche/droite mise en œuvre afin de sécuriser l’approvisionnement énergétique de la France ; un monde secret, en dehors de tout contrôle parlementaire ou gouvernemental, usant de moyens légaux ou illégaux, le plus souvent amoraux, où tous les coups sont permis pour maintenir et installer au pouvoir des chefs d’Etat africains dévoués à la France.

    La poussière finira par tomber des yeux de ceux qui ne veulent pas voir, les bouchons des oreilles de ceux qui ne veulent pas entendre. Le combat continue !

  • IVOIRIENNE, 15 janvier 2011 10h47

    Hebdomadaire d’informations du Burkina-Faso
    www.sanfinna.com
    San Finna, Hebdomadaire d’informations du Burkina-faso
    Memo sur le deroulement du scrutin du 28 novembre 2010 dans les régions du nord de la cote d’ivoire ( zone cno )

    Le second tour du scrutin de l’Election Présidentielle en Côte d’Ivoire, qui s’est déroulé le 28 novembre 2010, a été émaillé de graves et nombreuses irrégularités de nature à entacher sérieusement la sincérité et la régularité des résultats du vote dans plusieurs circonscriptions électorales du nord, notamment dans les départements de Korhogo, de Bouaké, de Ferkessédougou, de Boundiali etc…

    Dans la totalité de ces régions, le scrutin du second tour s’est déroulé sans que n’aient été respectés en la matière, les principes de liberté de vote, de transparence, et d’équilibre dans la représentation de chaque candidat ;

    De violentes exactions ayant entrainé morts d’hommes ont été commises sur les électeurs et représentants du candidat de LMP en vue d’empêcher ces derniers de prendre part au vote en violation flagrante de leurs droits constitutionnels et des lois régissant la matière en l’occurrence les lois n°2000-514 du 1er août 2000 portant code électoral et N° 2008-133 du 14 avril 2008 portant ajustement du code électoral pour les élections générales de sortie de crise ;,

    LES FAITS

    Dans le département de KORHOGO,

    Dès la veille du scrutin, soit le samedi 27 novembre 2010, les représentants du candidat de LMP qui se rendaient d’Abidjan à Korhogo, se sont vus refusé l’accès à ladite ville par les Forces armées dites Forces Nouvelles, tel qu’il ressort du rapport du Général de Brigade Kouakou Nicolas, Chef du Centre Commandement Intégré, ainsi que du procès verbal d’audition dressé par voie d’huissier ;

    Ceux d’entre eux qui s’y trouvaient déjà, ont soit été mis dans l’impossibilité de se rendre dans leur différents bureaux de vote, soit en ont été sauvagement expulsés sous la menace des Forces Nouvelles après avoir été dépouillés de tous leurs biens et documents ;

    Les représentants LMP n’ont donc pris part à aucune opération de vote dans le département de KORHOGO (commune et sous préfecture), vote qui s’est quand même tenu hors leur présence, rompant ainsi, l’équilibre et l’équité prévus par l’article 35 de la loi susvisée et privant de ce fait le candidat de LMP de s’assurer du déroulement, transparent du scrutin et de son dépouillement ;

    Il est avéré que dans tout le département de KORHOGO, des faits graves d’assassinat, de menaces de mort, d’intimidations, de séquestrations et d’agressions physiques ont été perpétrés sur les représentants et militants de LMP par les forces nouvelles et par les militants du RDR ;

    A titre d’exemple, l’un des superviseurs de LMP, Madame COULIBALY Sita a été sauvagement battue, puis abusivement détenue et ensuite assassinée pour avoir dénoncé les irrégularités constatées dans le déroulement du scrutin de sa zone de supervision ;

    Autre triste exemple, celui de Madame TRAORE Kady, superviseur de la LMP qui à été entièrement dévêtue, sauvagement battue, trainée publiquement, puis jetée en prison. Elle a été évacuée au CHU de Cocody où elle subit des soins ;

    (Cf. : Photographie de Mme TRAORE Kady)

    Le militant de LMP, Yéo KALIFA, habitant à Midrigue, à 75 kilomètres de Korhogo, dans la sous préfecture de M’bengué, est décédé des suites des blessures à lui infligées par les Forces Nouvelles ;

    Certaines des exactions commises au cours du scrutin à KORHOGO, ont fait l’objet d’un élément vidéo duquel il ressort les déclarations des victimes ;

    (Cf. : Elément vidéo)

    Outre le fait que les représentants de LMP ont été empêchés et contraints sous la menace des armes à quitter les bureaux de vote, les électeurs ont également été empêchés d’exprimer librement leur choix , certains d’entre eux ont même été contraints sous la menace des armes à voter le candidat du RDR ;

    Dans de nombreux bureaux de vote, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) affectés à la surveillance desdits bureaux, étaient totalement absentes, laissant ainsi la population à la merci des Forces Nouvelles qui semaient de la terreur ;

    Il est surtout patent que les violences rapportées se sont particulièrement exercées sur les représentants du candidat Laurent Gbagbo et sur les militants de la formation politique qui le soutient (La Majorité Présidentielle (LMP)) ;

    Pis, à la fin du scrutin, les militants du RDR aidés par les Forces Nouvelles ont contraints certains représentants de LMP auparavant séquestrés à signer les procès verbaux de dépouillement pour certifier les résultats obtenus à partir des votes d’électeurs inscrits en leur absence ;

    La forte implication des Forces Nouvelles dans le déroulement du scrutin, viole les dispositions de l’article 11 alinéa 2 du Décret N° 2010-278 du 12 octobre 2010 portant organisation et fonctionnement des bureaux de vote qui dispose que : « Nulle force armée ne peut, sans autorisation du Président du bureau de vote, être placé dans la salle de vote ou aux abords immédiats » ;

    Les faits suivants ont été également observés :

    - Les Superviseurs de LMP ont été agressés dans trois (3) centres de votes (Franco-arabe, Collège NALO BAMBA, EPP Nalo BAMBA), leurs motos ont été confisqués.

    - Aux alentours de midi, le Directeur Départemental de Campagne, COULIBALY Mamourou, et le Ministre Lanciné GON ont dû, sous la menace des militants et sympathisants du RDR, être exfiltrés par L’ONUCI.

    - Le véhicule de type 4x4 du Ministre Lanciné GON a été attaqué et les vitres brisées. Les représentants du candidat de LMP ont été molestés et chassés des bureaux de vote, leurs motos ont été confisquées.

    - A l’EPP Nalo Bamba : le déroulement du vote a été interrompu et le DDC, M. COULIBALY Mamourou, a été expulsé par les rebelles, ainsi que les représentants de LMP.

    - Au collège Nalo Bamba, les forces de l’ordre étaient absentes. Certains militants et sympathisants du RDR, violant la législation en vigueur, ont continué de faire campagne sur les lieux de vote contraignant les électeurs à voter pour le candidat du RDR.

    - A l’école Franco-arabe : un superviseur de LMP a été battu, chassé, puis, interdit de réapparaître sur le lieu de vote et sa carte d’électeur a été déchirée. Les forces de l’ordre n’étaient pas présentes.

    - A Siélékaha : le représentant LMP a été chassé du bureau de vote.

    - A Nabromandougou : contrairement à la loi, l’urne a été installée en plein air. Par conséquent, le vote s’est déroulé au vu et au su de tout le monde flouant ainsi le principe du secret du vote.

    - Au quartier Soba : les FAFN ont molesté les partisans de LMP ainsi qu’à l’EPP Soba où le superviseur LMP, Commandant SORO Bakary a été battu.

    - Dans le quartier Kassirimé 2, des lettres de menaces de mort ont été glissées sous les portes des citoyens, en vue de les intimider. Comme cela a été notamment le cas de Messieurs YÉO Yaradjiwa et de SORO Nougounou.

    - A l’EPP Nanguin, il n’y a pas eu d’éléments des forces de l’ordre, laissant ainsi la population à la merci des Forces Nouvelles.

    - Un superviseur de LMP a subit au centre de la ville de Korhogo, un braquage. Sa motocyclette et des documents électoraux en sa possession lui ont été volés.

    - Au Quartier Ahoussabougou : M. Silué Moussa, superviseur de LMP a été pourchassé et son second collègue battu à sang. Il est actuellement hospitalisé, et son état est jugé critique.

    - A l’EPP Soba (BV1), des militants et sympathisants du RDR ont proféré des menaces verbales à l’encontre des représentants de LMP. Ils sont parvenus à faire arrêter par les FAFN, un de nos superviseurs pour des raisons encore ignorées.

    - Absence des forces de l’ordre, aux quartiers Kassirimé, à l’EPP Tchekeleso et dans les villages de Lonya, et de Nabougnoukaha, ce qui n’était pas de nature à rassurer les électeurs, qui de ce fait se sont abstenus de prendre part au vote.

    - A Nanguinkaha, le représentant LMP a été chassé du bureau de vote.

    - A la fin du scrutin, les représentants LMP, sous la menace des armes, ont été rappelés et contraints de signer les procès-verbaux de dépouillement, les fiches d’émargement et les fiches de pointage des résultats.

    - De façon générale, des éléments armés des Forces Nouvelles, ont circulé toute la journée dans les différents bureaux de vote en exigeant que le vote se fasse en faveur du candidat du RDR ;

    Ces faits ne sont pas exhaustifs et ne sont pas déroulés que dans le seul département de KORHOGO, le département de BOUAKE à également été le théâtre des mêmes scènes.

    Dans le département de BOUAKE

    Commune de BOUAKE KOKO

    Dans plusieurs bureaux de différents lieux de vote, les représentants du candidat de La Majorité Présidentielle ont été arrêtes, notamment :

    * A l’EPP Dar Es Salam 2 (code 036),
    * A l’EPP CNPS (code 039), Lycée Moderne 2 (code 037),
    * Au Groupe Scolaire Djézou Rails (code 096).

    Au Lycée Yamousso Marie Thérèse (code 040), de nombreux représentants ont été battus puis séquestrés. L’un d’entre eux est actuellement dans un état critique. Il n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention du Préfet de Région.

    A Dar Es Salam 2, le superviseur du lieu de vote de, Monsieur Daouda Sylla a été passé à tabac par les éléments Forces Armées des Forces Nouvelles avant d’être enlevé.

    Au Lycée Moderne, certains représentants des bureaux de vote ont été expulsés. Retrouvés à leur domicile à la fin du scrutin, ils ont été contraints sous la menace des armes, de signer des procès verbaux de dépouillement auquel ils n’avaient pas assisté .

    De nombreux bureaux de vote, sont concernés par les faits susvisés. Ce sont entres autres :

    * Groupe scolaire Aboliba 4BV (code 060),
    * Foyer des jeunes de Koko 4BV (code 058),
    * EPP Dar Es Salam 2 à 6 6BV (code 036),
    * Lycée Moderne 2-5BV (code 037),
    * Lycée Yamousso Marie Thérèse 4 BV (code 040),
    * Groupe Scolaire CNPS 4BV (code 039),
    * EPP Dar Es Salam 1-6BV (code 038).

    Il faut également noter que de nombreux procès verbaux ont été déchirés dans les lieux de vote notamment à l’EPP Djezou Kouamékro 1 (code 098) et et à l’Ecole Maternelle Berger (code 097).

    Dans les bureaux de vote d’Allokro-Yaokro, les présidents ont fait voter des personnes de leur choix en lieu et place des électeurs absents et les procès verbaux ont été emportés par des éléments des Forces Nouvelles.

    Lesdits éléments ont engagé des courses poursuites contre les militants de La Majorité Présidentielle jusqu’à tard dans la nuit et procédé à des arrestations après la fermeture des bureaux de vote.

    La veille du scrutin, aux environs de 19 heures le Quartier Général de campagne du candidat LMP situé à l’habitat Gonfreville a été attaqué, saccagé puis pillé par les éléments des Forces Nouvelles très armés.

    Cf : Photos relatives aux dégâts matérielles causés lors de cette attaque

    Ces hommes en armes étaient transportés par un cargo militaire sur le flanc duquel il était mentionné « Commandant zone 3 » et dirigé par le n° 2 du commandant Chérif Ousmane.

    L’attaque et le pillage du Quartier Général ont occasionné des préjudices énormes.

    En effet la somme de cinq millions quatre vingt deux mille (5.082.000) francs CFA destinée au désintéressement, au transport et à la restauration des délégués a été emporté avec tout le matériel de la Direction Départemental de Campagne et le personnel du Quartier Général a été séquestré avant d’être conduit et incarcéré au 3ème bataillon jusqu’à 02 heures du matin.

    Quant au Directeur Départemental de Campagne Monsieur KOUASSI Ferdinand alias Watchard Kédjébo, il était activement recherché, alors que son chauffeur et son garde de corps étaient déjà mis aux arrêts.

    Cf : Procès Verbal de constat d’Huissier

    Commune de BOUAKE AHOUGNANSSOU

    Dans cette circonscription, des personnes en armes à bord de deux véhicules de marque Mercedes non immatriculées ont saccagé et brulé tout le Quartier Général de LMP dans la nuit du 27 au 28 novembre 2010.

    Le dimanche 28 novembre jour du vote, les éléments des FAFN et du RDR ont agressé et enlevé les représentants des lieux de vote (Collège Henri POINTCARRE et Lycée Ouezzin COULIBALY) au prétexte que les mandats de représentation en leur possession n’étaient pas des originaux.

    Ce même jour, les domiciles de certains superviseurs de LMP ont été saccagés.

    Dans le village de KONANPRIKRO, en face du Campus 2 de Bouaké, des urnes déposées à même le sol à coté d’un véhicule ONUCI, ont été remplis par une vingtaine de personnes avant d’être transportés au siège de la CEI Locale.

    Dans le but d’intimider et d’effrayer les populations, des éléments des Forces Nouvelles ont tiré des coups de feu dans toute la ville pour les empêcher sortir pour exercer leur droit de vote.

    Cf : Procès Verbal de constat d’Huissier

    Commune de BOUAKE BELLEVILLE

    Comme il ressort des déclarations de Monsieur N’GORAN Kouassi Pierre , Directeur Départemental de Campagne de Bouaké BELLEVILLE, le vote s’y est déroulé dans des conditions extrêmement difficiles à Bouaké BELLEVILLE.

    En effet, le 28 Novembre 2010, durant le déroulement du vote, les représentants du candidat de LMP ainsi que leurs militants et sympathisants ont été objet de menaces de mort, d’exactions diverses, d’intimidation et autres faits délictueux de la part des éléments des Forces Nouvelles.

    A titre d’exemple l’on peut faire cas de l’expulsion des représentants du candidat LMP qui ont été éconduits les uns après les autres des cent quarante sept (147) Bureau de Vote que compte cette Commune.

    A Minankro et à l’Ecole Saint Jacques, ces sont tous les superviseurs du candidat de LMP qui ont été arrêtés par des éléments des Forces Armes des Forces Nouvelles. Leurs mandats de représentation et les listings électoraux en leur possession ont été déchirés ;

    Monsieur SINAN Souleymane Directeur Départemental de Campagne Adjoint du LMP dans cette localité a été sauvagement battu par les Forces Nouvelles.

    Tous ces faits ont fait l’objet de dépositions au Centre de Commandement Intégré, à l’ONUCI.

    Dans tous les bureaux de vote, les procès verbaux de dépouillement ont été signé soit en l’absence des représentants LMP , soit par eux mêmes, sous la contrainte des armes.

    Les bureaux de vote dans lesquels de graves irrégularités ont été constatées sont les suivants :

    - EPP Kotiakoffikro (03 Bureaux de vote)

    - EPP Kanontakpé (4 Bureaux de vote)

    - Ecole Saint Jacques (13 Bureaux de vote)

    - EPP Dogouba (05 Bureaux de vote)

    - EPP Liberté (05 bureaux de vote)

    - Groupe scolaire BAKASSA (06 Bureaux de vote)

    - Groupe scolaire Paris Bouaké (05 Bureaux de vote)

    - Groupe scolaire Annexe (04 Bureaux de vote)

    - Groupe scolaire Oliénon (03 bureaux de vote)

    - EPV Protestant (05 Bureaux de vote)

    - Lycée moderne MOHAMED 5 ( 7 Bureaux de vote)

    - Groupe scolaire Belleville 14 (04 Bureaux de vote)

    - Lycée Moderne Belleville (04 Bureaux de vote)

    - Collège Moderne Jeunes Filles (05 Bureaux de vote)

    - EPP Camp Militaire

    - Groupe Scolaire Belleville Nord

    Ces faits d’une extrême gravité démontrent que les opérations de vote tant à BOUAKE qu’à KORHOGO ou encore à FERKESSEDOUGOU, BOUNDIALI, SAMATIGUILA, MANKONO etc…. n’ont pu se dérouler dans la transparence requise pour la sincérité du scrutin et sont de nature à constituer un vice substantiel dans les opérations électorales ;

    Ces faits graves qui ne sont cependant pas exhaustifs, ont manifestement mis nos représentants et nos électeurs dans l’impossibilité de participer et de suivre le déroulement du scrutin, et enfin d’attester de la sincérité des résultats. Dans la plupart des cas, ils ont été empêchés d’entrer en possession de l’exemplaire du procès verbal de dépouillement qui leur revient de droit ;

    Les témoignages concordants des personnes concernées, les procès verbaux d’audition et de constat d’huissier, le communiqué préliminaire de la Coordination des Observateurs Electoraux Africains (COEA), observateurs internationaux accrédités par la CEI pour suivre le déroulement des opérations de vote, font foi de la véracité des faits relatés ci-dessus ;

    (Cf. : Divers procès verbaux d’audition d’huissier)

    (Cf. : Communiqué préliminaire de la COEA)

    bien vouloir constater ces graves irrégularités et dire qu’elles sont de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d’ensemble, en violation de l’article 9 du Décret N°2010-278 du 12 Octobre 2010 portant organisation et fonctionnement des bureaux de vote . Et ce sera justice.

    
     :: International Watch
    www.interwatch.org

    VOICI LA PREUVE ORIGINALE DE LA TRICHERIE DU RDR DANS LE BANDAMA
    FAITES LA DIFFÉRENCE ENTRE LE VRAI TOTAL SUR LE PROCES VERBAL ET LE FAUX TOTAL ANNONCE PAR LES FAUSSAIRES DE OUATTARA ET VOUS AUREZ L’ÉCART QUI CONSTITUE LA PREUVE DU FAUX

    Le gouvernement ivoirien n’est pas content de son homologue du Sénégal. Il l’accuse d’ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire. L’ambassadeur du Sénégal en poste à Abidjan a été convoqué, a-t-on appris, au ministère ivoirien des Affaires étrangères pour y recevoir un courrier de protestation de l’Etat ivoirien. Autre fait notable, le gouvernement ivoirien a rappelé l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Sénégal pour consultation. La grisaille subite dans les relations entre les deux pays est liée à la rencontre à Dakar, le jeudi 4 novembre dernier, entre le Président sénégalais, Abdoulaye Wade, et le candidat du RDR, Alassane Dramane Ouattara, à propos du 2ème tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Wade a dépêché un avion à Abidjan pour transporter Ouattara et sa délégation vers la capitale du Sénégal. Cette information rapportée par le journal sénégalais “Le Quotidien” daté du vendredi 5 novembre, a été confirmée par des sources concordantes à Abidjan. En effet, 24h après la proclamation des résultats provisoires du 1er tour de l’élection présidentielle ,mercredi dernier, Alassane Ouattara, arrivé en deuxième position (32,08% ) après le Président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo (38,3%), lors du scrutin du 31 octobre dernier, s’est envolé pour Dakar (Sénégal) afin de solliciter le soutien de Wade. Pour que celui-ci intervienne auprès de l’ex-Président Aimé Henri Konan Bédié, candidat du PDCI (25,24%) aux fins que « le Sphinx » appelle ses partisans à voter pour lui. Ouattara a insisté auprès de Wade pour qu’il « raisonne » Bédié parce que le candidat du RDR soutiendrait qu’il ne fait pas confiance au président du PDCI quant à “un appel sincère” à voter pour lui au 2ème tour. Sollicité par Abdoulaye Wade au nom de Ouattara, Henri Konan Bédié n’a pas voulu se rendre à Dakar. Il a dépêché un de ses proches. Selon des sources proches du dossier, le soutien à Ouattara divise le PDCI-RDA. La leçon qu’il faudra surtout retenir de l’attitude de Ouattara et de Wade, c’est que la preuve supplémentaire est ainsi faite que le candidat du RDR n’est rien d’autre que le candidat de l’étranger. Et les nombreux cadres du PDCI qui récusent tout appel à voter pour Ouattara ont aisément compris qu’il ne faut pas brader le combat d’Houphouët-Boigny pour la souveraineté de la Côte d’Ivoire.

  • Charles, 14 janvier 2011 18h07

    L’évocation du mot "Certifier" ou "Certification" renvoie tout de suite à celui de "vérifier" la conformité.
    Sens 1 : Assurer, garantir la validité de quelque chose
    Sens 2 : Authentifier la validité par un acte

    Exemples : Certifier que la copie d’un document (Diplôme par exemple) est conforme à l’original par un agent d’assermentation.

    Synonymes :
    assurer, attester, confirmer, garantir, soutenir.

    A écouter et lire certains media qui semblent donner des prérogatives à l’ONU au dessus du Conseil Constitutionnel Ivoirien dans le processus électorale, "la certification" aurait un autre sens.
    Nous attendons que ceux qui disent que OUATTARA a été élu parce que l’ONU a certifié son élection nous en donne le sens.

    En attendant, en nous conformant à la définition de l’encyclopédie ci-dessus, il s’agit pour l’ONU de dire si oui ou non, tout le processus électorale a été :
    - conforme aux procédures existantes (référentiel)
    - libre et transparent.

    L’ONU avait donc à attendre la fin du processus, et plus précisement la proclamation du vainqueur des élections, et dire si tout le processus a été conforme aux règles définies.

    En ne respectant pas scrupuleusement sa mission de ’CERTIFICATEUR’, mais en désignant un vainqueur autre que celui proclamé par le Conseil Constitutionnel Ivoirien,l’ONU s’est ingéré dans les affaires ivoiriennes.

    Cela introduit donc le second volet de ma contribution : L’INGERENCE

    Un contributeur au débat sur cet article (Le premier de la journée du 13/01/2011, il n’a pas signé !) fait une confusion sur l’ingérence.
    Pour rester proche de notre sujet, j’emprunterai cette définition de la certification ISO 900X :

    "Procédure par laquelle une tierce partie donne une assurance écrite qu’un produit, un processus ou un service est conforme aux exigences
    spécifiées dans un référentiel."

    J’attire votre attention sur "TIERCE PARTIE". La tierce partie n’est pas partie prennante au processus, elle y a pas de rôle, son absence n’entrave aucunement la complétude du processus.
    Son rôle unique et en déhors du processus est de dire que le processus est conforme, correcte, ou non.
    C’est le rôle de cette tierce partie qui a été confié à l’ONU en Côte d’Ivoire.

    En désignant un vainqueur autre que celui du processus électoral tel que définie par les lois ivoiriennes, l’ONU a certifié quoi finalement ?
    Par rapport à quel reférentiel ?
    L’ONU a donc violé les lois ivoiriennes, en ne repectant pas le processus électoral en Côte d’Ivoire. Elle n’était plus la "TIERCE PARTIE", mais acteur et partie prenante. Elle s’est donc INGERE dans les affaires ivoiriennes.
    C’est cela l’ingérence !

    Mais quand un journaliste fait un commentaire, une analyse sur le processus électoral en Côte d’Ivoire, il ne modifie pas ce processus. Il peut même aller plus loin dans son analyse et faire des suggestions sans ce que cela ne soit interprêté comme une ingérence.

    A suivre ce que fait l’ONU et la communauté internationale en Côte d’Ivoire, il y a tout de même une grande différence !

    Demain nous aborderons le dernier volet : le coupable des tueries qui ont suivi les manifestations "pacifiques" du Rhdp.

  • Charles, 14 janvier 2011 11h14

    Monsieur DESGAGNÉ, je ne pouvais pas contribuer aux commentaires de votre article sans vous FELICITER pour ce travail.
    Les agences de presses et les grands médias occidentaux obeissent généralement à des lignes éditoriales édictées par leurs propriétaires et les multi-nationales des pays qu’elles servent. Leurs rétributions sera l’exploitation et le pillage des richesses des pays africains une fois leur mission applie.
    Vous n’aurez rien de tout cela. Mais vous aurez au moins la satisfaction d’avoir contribué à faire éclater la vérité et à coup sur à éviter la perte de nombreuses vies humaines.
    Car, l’allure qu’a pris ce contentieux électorale, en s’internationalisant avec des menaces d’intervention militaire depuis l’extérieur de la Côte d’Ivoire ne peut que présager d’une guerre aux conséquences incalculables.

    Merci pour cette contribution à l’éclatement de la justice et de la vérité. Car je pense que vous êtes dans la vérité.
    Remarquez que dans ce conflit, il y a une partie qui ne demande que la manifestation de cette vérité en reclamant une commission internationale d’évaluation du processus électorale.
    Mais l’autre partie ne veut rien entendre et ne veut même pas qu’une telle commission vienne les départager.

    QU’A-T-ON A CACHER QUAND ON EST DANS LA VERITE ?

    La première contribution du 13/01/2011, que l’auteur n’a pas osé signer est excellente car elle semble reprendre la justification (non avouée) de certains média occidentaux cela va m’amener dans une autre contribution à developper les points suivants :
    -> Que signifie "la certification"
    -> A qui doit-on imputer les tueries à la suite d’une manifestation ?
    -> C’est quoi l’"ingérence" ?

  • Yapi, 13 janvier 2011 05h43

    Merci Mr DESGAGNE pour votre contribution à l’éclosion de la vérité.

    @Ivoirien
    Vous mentionnez le fameux incident ou Mr Picas a arraché les "résultats" que Mr Yacouba s’apprêtait à donner sans l’accord de ses pairs. Je crois que cette image est fondamentale car elle fonde la culpabilité de Laurent Gbagbo dans l’opinion publique occidentale. Il me semble donc très important de comprendre le contexte de cet incident et je vous invite à lire ceci :
    http://criseivoirienne.livejournal.com/4966.html

  • 13 janvier 2011 05h39

    Monsieur DESGAGNÉ,

    Je constate avec stupeur que vous accusez certains de commencer l’année dans le mensonge et dans l’occultation... Cette chronique paraissait plutôt intéressante quand on connait le rôle des médias dans nos sociétés... Mais hélas, il ne s’agissait là que d’hérésie..!

    À vous lire, il semblerait qu’il s’agisse là d’ "ingérence" de l’occident, ce qui, soit dit en passant peut vous être retourné puisqu’il me semble que vous n’êtes pas ivoirien...

    Attention, je ne suis pas entrain de remettre ici en question, la manipulation opérée par les médias..!

    D’un certain côté, j’aurais même plutôt tendance à être en accord avec vous, notamment quand vous dites que : "le cartel a procédé à une inversion des rôles : les agresseurs sont devenus les bons et les agressés, des méchants "

    Monsieur DESGAGNÉ, permettez moi de vous dire que vous êtes dans le vrai..!

    Quand Madame Simone Gbagbo se permet de justifier le viol des femmes arguant du fait qu’elles n’avaient pas à manifester et que c’est peut être elle même qui l’ont cherchées…

    Quand les populations civiles se font tuer par des hommes en armes, mais, c’est normal, me direz vous...

    Irez-vous jusqu’à me dire que ces populations n’avaient pas à habiter dans les quartiers à dominantes RDR..? Ni même à manifester pour faire valoir leurs idées..?

    Mais revenons plutôt à votre chronique...

    Vous affirmez ici que ’M. Gbagbo a remporté l’élection’, je trouve cela assez osé dans la mesure ou lui-même et ses partisans ne vont pas jusque là... Ils parlent de légalité, mais non de légitimité...

    Pour remporter l’élection, il eut fallu sortir vainqueur des urnes, or, ce n’est pas le cas, vous le reconnaissez vous même dans vos propos et expliquer en outre que : « Loin de faire office d’arbitre, les bons clients de l’Empire qui se font appeler la « communauté internationale » sont en train de priver le peuple ivoirien de son droit de choisir librement son chef d’État. »

    Monsieur DESGAGNÉ, ne pensez vous pas que l’ONUCI, en acceptant de certifier les élections sur demande de Laurent Gbagbo, la communauté internationale en finançant un recensement, l’établissement d’une liste électorale, puis les élections elles-mêmes n’ont pas mis tout en œuvre pour offrir aux ivoiriens le droit de choisir librement le président..?

    Que faites vous des principes et des procédures posés et signés par toutes les parties prenantes, dans l’Accord de Ouagadougou et qui désignent les Nations Unies comme organe chargé de veiller à la régularité du processus électoral et d’assurer la certification finale des résultats du scrutin présidentiel.

    Vous n’êtes pas sans ignorer, monsieur DESGAGNÉ, la règle selon laquelle un accord international dûment ratifié, prime sur le droit national selon la Constitution Ivoirienne, et le principe en vertu duquel, toute convention légalement signée tient lieu de loi et doit être exécutée de bonne foi par toutes les parties signataires.

    Si la communauté internationale est intervenue dans la crise ivoirienne, c’est à la demande des autorités de ce pays, notamment de l’ancien chef de l’Etat, Laurent GBAGBO qui a librement signé l’Accord de Pretoria en 2005, relative à la certification des élections en Côte d’Ivoire, lequel, a été érigé en juillet 2007, au rang de résolution 1765/2007 du Conseil de sécurité des Nations Unies, puis ensuite transposé dans notre droit national à travers l’ordonnance N° 2008/133 du 14 avril 2008, portant ajustement du code électoral pour les élections générales de sortie de crise. C’est sur le fondement des accords précités, que la communauté internationale, par le truchement du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies est intervenue dans la crise ivoirienne, pour accompagner la Côte d’Ivoire dans toutes les étapes du processus électoral, afin de garantir une élection présidentielle juste, transparente et démocratique, jusqu’à la proclamation des résultats, qu’elle a certifiée.

    Maintenant, j’aimerais, monsieur DESGAGNÉ, vous rappelez que je suis une fois de plus en accord avec vous quand à l’application du droit constitutionnel ivoirien, et aimerais vous soumettre une petite réflexion.

    Quel est l’article qui légitime le fait de tirer sur un citoyen, qui plus est un civil non armé..?

    N’arrivant pas à trouver ce qui peut justifier ce que nous avons pu voir depuis quelques temps dans le pays, je me demande, ce que l’on fait de l’article. 11. de la constitution ivoirienne...

    TITRE PREMIER
    DES LIBERTES, DES DROITS ET DES DEVOIRS
    CHAPITRE PREMIER
    DES LIBERTES ET DES DROITS
    Art. 11. Les libertés de réunion et de manifestation sont garanties par la loi.

    Peut-on considérer que la liberté de manifestation est respecté..?

    Je pense que le temps est venu alors de rappeler les dispositions prévues au titre de l’article 34 de la dites constitution...

    TITRE III
    DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET DU GOUVERNEMENT

    Art. 34. Le Président de la République est le Chef de l’État. Il incarne l’unité nationale. Il veille au respect de la Constitution. Il assure la continuité de l’État. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, du respect des engagements internationaux.

    Le chef de l’état veille t’il au respect de la Constitution en faisant procéder à des tirs à balles réelles contre la population (civile non armée)..?

    Je m’interroge alors quant à savoir si le chef de l’état n’a finalement pas "trahi" les ivoiriens aujourd’hui... (Art. 109.)

    TITRE IX
    DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE
    Art. 109. Le Président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions et traduit devant la Haute Cour de Justice qu’en cas de haute trahison.

    Qui donc va saisir le conseil constitutionnel, afin que ce "président" puisse être destitué de ses fonctions et jugé pour les crimes et délits (incitation au crime) commis...

  • ivoirien, 12 janvier 2011 04h18

    monsieur desgagne,je vois qu’apres lecture de votre article, vous essaye de transposer les problemes internes canadiens a ceux des ivoiriens.l’amalgame est vraiment mal placee.
    premierement,ces elections ne sont pas tombees du ciel,elles sont comme le plait a le dire le president sortant gbagbo,la seule issue de sortie de crise ou du moins d’unification de ce pays la cote d’ivoire,qui a ete depuis longtemps divisee.
    les ivoiriens ont souffert et continuent de souffrir.
    Je vous signale que le jeudi d’vant les elctions du deuxieme tour,c’est a dire le 25 novembre 2010,les deux candidats apres avoir fait campagne ,avaient promis de respecter le resultats des urnes c’est a dire de la majorite
    monsieur desgagnes,trouvez vous normal que pour des soit disant cas de tricherie,ont annule des voix de pres de 700.000 ivoiriens ?ces voix representent au moins 12% du scrutin electoral..et nous tous savons qu’allassane etait favori a plus de 90% dans ces zones.En plus ce qui est encore hilarant c’est que gbagbo ne devance son adversaire(apres l’annulation de pres de 7 departements favorable a ado)que de 2%...l’article 64 de la constitution ivoirienne est claire:lorsqu’il ya des faits ou problemes allant jusqu’a influencer le bon deroulement ou le resultat des elections,le conseil constitutionel annule les elections et la cei a 45 jours pour reprendre de nouvelles election dont la date est fixe en conseil des ministres.voila la verite.
    vous auriez ete heureux peut etre si le premier ministre canadien le faisait a des quebecois ?
    Et puis le monde entier,du moins que dites vous de l’attitude des pros gbagbo qui ont bloques le porte parole de la cei ,physiquement,pour l’empecher de proclamer les resultats car se sachant perdant....Laisser moi vous dire quelquechose:Gbagbo veux faire du pourrissement en se faisant passe pour ce combattant du neoclonialisme(dont nous savons tous l’existence)juste pour attirer quelques intellectuels en mal de combats contre ces neocolons....

  • Nsabi, 11 janvier 2011 17h07

    Merci Bernard pour ta détermination à vouloir ressortir la vérité et surtout dénoncer la désinformation sur les événements qui se déroulent actuellement en Afrique et plus particulièrement en Côte d’Ivoire et dans la régions des Grands lacs africains.
    Avec une presse concentrée entre les mains de certains puissants de ce monde, les décisions concoctées par une certaine diplomatie guidée par les seuls intérêts géopolitiques et économiques (minières, pétroliers, ...etc) sont très vite propagées à travers le monde par le biais de puissants moyens médiatiques qui, par l’usage du "copier-coller" des leurs agences de presse, fabriquent rapidement ce qui s’appelle communément "l’opinion publique internationale" qui devient vite l’expression de la fameuse "communauté internationale" laquelle n’est en réalité constituée que de quelques 4 ou 5 pays !

    Allez sur cette page par exemple et cliquez sur le widget http://tiny.cc/c1uc1 pour écouter ce témoignage.

    Heureusement de plus en plus de gens comme toi découvrent la supercherie et s’empressent de la dénoncer et, peut-être grâce à vous, on évitera l’hécatombe appréhendée en Côte d’Ivoire.

  • jhyapi, 11 janvier 2011 15h19

    Au monsieur qui nous cite "l’intellectuel" Venance Konan, je veux qu’il lise un extrait des nombreux textes que ce dernier a servi pendant de nombreuses années aux ivoiriens. Il n’a pas eu besoin de Gbagbo pour cela. De grâce, évitez de citer comme bons exemple ceux-là même qui ont semé le venin de la division entre les ivoiriens.

    Fraternité Matin / Vendredi 13 Février 1998

    "Que veut le RDR à la Côte d’Ivoire ? Au fond, le tort de la Côte d’Ivoire est d’avoir confié de hautes responsabilités à un travailleur immigré du nom d’Alassane Ouattara. Parce que feu Houphouët Boigny, vers la fin de sa vie a nommé Premier Ministre un homme dont la nationalité voltaïque a parfaitement été établie,certaines personnes veulent aujourd’hui que cet homme devienne le Président de la côte d’ivoire. Parce qu’il n’y a pas d’ivoiriens dignes de diriger la Côte d’Ivoire ?"

    Fraternité matin du 30 Avril 1999

    On ne voit aucun autre parti, à part le RDR qui ait un
    candidat dont la nationalité pose problème. ADO est-il ivoirien ou non ? On n’a pas à s’agiter parce qu’il existe tout de même dans ce pays des structures capables de nous dire si oui ou non. Franchement il n’y a pas de quoi s’exciter. Même le FPI pour une fois est calme. Parce que son candidat potentiel n’a aucun problème avec sa
    nationalité. Le porte-parole du FPI n’a pas besoin de se fendre de deux pages dans un journal pour prouver que son candidat potentiel est « ivoirien à 100% » Ni celui
    du PDCI, ni celui du PIT, ni celui de l’USD… c’est le RDR seul qui a un problème avec la nationalité de son candidat. La girouette Ben Soumahoro a voulu nous prouver que celui qui lui donne à manger en ce moment est « ivoirien à 100% ». Il nous explique que ADO était vice-gouverneur de la BCEAO avec un passeport voltaïque parce que Houphouët l’avait envoyé en mission, avec la complicité du Président
    voltaïque de l’époque qu’il ne nomme pas. On suppose qu’ Houphouët qui était visionnaire avait aussi envoyé ADO en mission lorsque la Haute Volta de l’époque lui
    donnait une bourse pour aller étudier aux Etats-Unis. Ou bien la Haute Volta était si généreuse en 1962 qu’elle a préféré laisser un ivoirien bénéficier de la bourse que lui
    offraient les Etats-Unis. Ou bien la Haute Volta était. C’est toujours parce qu’il était en mission commandée qu’ADO a étudié et commencé à travailler aux Etats-Unis
    sous la nationalité voltaïque. Monsieur Ben Soumahoro qui sait tout peut-il nous certifier que celui qui le nourrit n’a pas été aux Etats-Unis sous la nationalité voltaïque ? Qu’il n’était pas vice gouverneur de la BCEAO sous la nationalité Burkinabé ? Qu’ADO se soit par la suite naturalisé ivoirien, où est le problème ? La loi le permet. Sa mère n’est-elle pas ivoirienne d’après ce qu’on nous dit ?
    ...
    Les gens du RDR menacent à mots à peine voilés de mettre le
    feu à ce pays. Normal. Bon nombre d’entre eux ne sont ici que par intérêt. On a vu les Sidya Touré, Directeur de Cabinet du Premier Ministre être Premier Ministre en
    Guinée. Son Ministre de la Justice était enseignant et avocat ici sous la nationalité ivoirienne. Les exemples sont multiples. La Côte d’Ivoire n’a-t-elle pas toujours été le pays qui donne plus aux autres qu’à ses propres fils ? Mais que ceux qui veulent sachent qu’ils trouveront en face d’eux ceux qui n’ont que ce pays, qui n’aiment que
    ce pays et dont le patriotisme ne fluctue pas en fonction des intérêts.

  • Frédéric Mercier, 11 janvier 2011 09h58

    Un autre aspect fort pertinent : après l’appui du clergé à la victoire de Gbagbo, Mgr Jean Salomon met en doute la crédibilité du Conseil constitutionnel qui a fait Ggagbo gagnant.
    Ce qui est intéressant ici est qu’il est l’archevêque de YOPOUGON, quartier fort de Gbagbo.
    Et il est assez clairement entendu que l’opinion de l’archevêque reflète celle entendue dans la rue du fief Gbagbien, témoignant ainsi de son isolement grandissant, même dans sa propre chaumière.
    J’espère ne pas trop vous mêler.
    Bienvenue en Afrique, la vraie.

    Dans le journal L’INTER, le 10 janvier.

    "Mgr JEAN SALOMON SE DESOLIDARISE
    Lui, qui est supposé s’aligner sur la position de ses pairs, a curieusement choisi de se démarquer de la voix officielle de l’église catholique sur cette crise.
    Une déclaration pour le moins fracassante, dans laquelle l’homme de Dieu met en doute la victoire du président Laurent Gbagbo, la crédibilité du Conseil constitutionnel.
    « J’en suis à me demander(…) si toute décision du Conseil constitutionnel reste toujours valide, même s’il est avéré qu’il a agi, sous l’effet d’une grave pression, du genre à entamer sérieusement la liberté qu`elle aurait dû avoir, pour dire exactement le droit… », remet-il en cause le verdict de Paul Yao N’dré.
    Par ailleurs, il balaie du revers de la main l’argument d’ingérence étrangère avancé par ses pairs faisant allusion à la certification du scrutin par l’Onu.

  • Gbamele Wuissa, 9 janvier 2011 10h43

    Mr Desgagne,
    j’aimerais vous dire merci pour votre contribution aux challenges de liberation totale de l’Afrique entames par la Cote d’Ivoire. Et je puis vous rassurer ici et maintenant que vous contribuez bel et bien au retour de la Paix en Cote d’Ivoire et par consequent l’article citer par dans les commentaires par un imperialiste ne vous est point adresse. Continuez donc, cher monsieur, votre travail d’information objective.
    (clavier anglais uutilise)

  • Bernard Desgagné, 8 janvier 2011 13h32

    Monsieur Mercier,

    Dans le troisième article de ma série, vous verrez qu’Alassane Ouattara est loin d’être uniquement un ancien du FMI.

    Par ailleurs, le Conseil constitutionnel de la Côte d’Ivoire est indépendant, une fois nommé, et n’a aucun compte à rendre au président. Pourquoi M. Harper aurait-il le droit de nommer des juges à la Cour suprême, des sénateurs et le commissaire de la GRC sans qu’on remette en question les fondements de la démocratie canadienne ? C’est ce que j’appelle deux poids, deux mesures.

  • Gébé Tremblay, 7 janvier 2011 23h10

    @Frederic Mercier

    Alors, expliquez-nous donc votre militantisme dans la politique de Côte d’Ivoire !!

    Pourquoi cette intrusion dans leurs affaires ??!

  • Frédéric Mercier, 7 janvier 2011 19h49

    Il Faut que j’ajoute…

    9. M. Desgagnés, vous dites : « L’autorité suprême de l’État ivoirien est le Conseil constitutionnel. »
    Quelle naïveté ! Ou quelle mauvaise foi ?
    « L’autorité suprême » là-bas, c’est le PRÉSIDENT.

    Et vous n’ignorez pas, j’espère, que c’est le président Gbagbo qui a NOMMÉ les membres de ce Conseil. Pas besoin d’être très futé pour comprendre que c’est la dernière carte qu’il gardait dans sa manche au cas où les résultats le feraient perdant.

    Nous, ici, nous savions qu’il allait tricher, et c’est exactement ce qu’il a fait pour gagner, encore une fois dans des « conditions calamiteuses » (ses propres mots en 2000).

    10. Vous dites de Ouattara : « Ses alliés étrangers l’ont proclamé vainqueur avant même que ne soit connue la décision du Conseil constitutionnel, en s’appuyant sur les résultats provisoires annoncés hors délais par la Commission électorale indépendante (CEI), un organisme favorable à M. Ouattara. »

    Chose certaine, la Commission est déjà pas mal plus indépendante que le Conseil constitutionnel, le hochet de Gbagbo !

    EN OUTRE (auriez-vous raté ce spectacle ?) la raison du (tout petit) retard de la CEI fut causé par des partisans de Gbagbo venus, à la dernière minute, sans se gêner de la présence des médias, arracher des mains du représentant de la CEI les résultats qu’il allait révéler.

    Nous avons tous assisté à ce vaudeville puéril à la télé, témoignant des « méthodes démocratiques » à la Gbagbo.
    Êtes-vous toute là, M. Desgagné ?

    11. Toute votre partie « Les deux poids, deux mesures de la communauté internationale », où vous sortez de votre chapeau la Crise d’octobre, est ridicule, sinon démagogique. En deux mots, aucun rapport.

    JE VOUS PRIE de lire ce témoignage de l’écrivain Ivoirien Venance Konan, dont les dernières lignes s’adressent à vous, M. Desgagné : « De grâce, que ceux qui ne peuvent rien pour nous aient au moins la décence de se taire. »

    http://pilulerouge-pilulebleue.blogspot.com/2011/01/cote-divoire-temoignage-troublant.html

  • Frédéric Mercier, 7 janvier 2011 19h24

    Ciel, que d’âneries, que de vierges offensées.

    Je n’adore pas Radio-Canada non plus, et je ne fais confiance à priori à aucun grand média, mais quand même...

    Je travaille en Côte d’Ivoire depuis 4 mois, et je veux vous rappeler quelques FAITS :

    1. M. Gbagbo n’a gagné les élections qu’en invalidant, sous prétexte de fraudes (oh la trouvaille !) les résultats de 7 départements du nord du pays, donc pro-Ouattara, un par un, jusqu’à ce qu’il arrive au nombre gagnant de 52%. Et il appelle ça la démocratie.

    2. Si le clan Ggagbo et SON Conseil Constitutionnel (tous nommés par lui) ont effectivement constaté des fraudes, alors SA Constitution lui dicte d’annuler TOUTE l’élection, pas seulement les circonscriptions favorables à son opposant. Et il appelle ça la démocratie.

    3. Je ne raffole pas du FMI non plus, mais l’argument est insuffisant. M. Ouattara a fait ses preuves par le passé, notamment comme PM du président Houphouet-Boigny. C’était les années fastes du pays.

    4. En dix ans de pouvoir (avec un mandat de cinq ans), Ggagbo n’a fait la preuve que de son incompétence, voire de son ignominie. Je vous entends déjà : "Mais il y a eu le conflit avec les rebelles !" Oui mais ce conflit n’a pas duré 10 ans. Il a cessé en 2004, et en 2007 Gbagbo a fièrement signé l’Accord Politique de Ouagadougou, dont il est évident qu’il n’entend pas respecter, comme toutes ses promesses non tenues. On ne l’appelle pas "le boulanger" pour rien. En 10 ans de pouvoir, Gbagbo a fait zéro pour ce peuple qu’il dit aimer, alors que son étendard nationaliste est devenu une énorme preuve de mauvaise foi. En 10 ans il n’a fait que s’en mettre plein les poches, comme tout bon dictateur.

    5. C’est aussi votre héros Gbagbo qui a déclaré, il y a quelques années : "Mille morts à gauche, mille morts à droite, moi j’avance." Très édifiant ! Et il a le culot d’afficher en grosses lettre sur son site web de vedette : "Ensemble, marchons pour le progrès de la Côte d’Ivoire". Comble du ridicule. Car il est ridicule. Et un voleur d’élections dans la bonne tradition africaine (quoique ça arrive aussi en Occident : Bush 2000 et 2004).

    6. C’est lui, à l’époque, qui a demandé l’aide de l’ONU et de la France. Personne ne lui a imposé. Et ça lui convenait fort bien jusqu’à tout récemment, en fait jusqu’à ce que l’ONU valide les résultats d’élections disant qu’il a perdu. Alors là, il fait la vierge offensée et réclame le départ de ces forces de paix.
    Or Gbagbo avait déclaré, avant les élections : "On gagne, ou on gagne", et "J’y suis, j’y reste."
    La belle démocratie de votre héros !
    Ah, mes belles barbottes, comme vous avez tous bien mordu à la propagande Ggagbo : "Méchante, méchante France ! Méchante ONU !"

    7. Depuis quelques semaines, Gbagbo a fait interdire de publication certains journaux qui ne lui plaisent pas, et la RTI (radio télévision nationale) est devenue un gros cirque de propagande depuis deux semaines. C’en est presque drôle, c’est écrit Goebbels en grosses lettres. Et ça se dit le champion de la démocratie. Sur quelle planète vivez-vous ?

    8. Je n’insiste pas trop sur les preuves qui commencent à s’accumuler quant aux exactions, enlèvements, appels à la haine et meurtres, oeuvres de son clan.

    En dernière analyse, quoique je puisse comprendre votre antipathie pour Ouattara à cause de ses liens avec le FMI, peut-on s’entendre qu’on peut DONNER UNE CHANCE AU CHANGEMENT ? C’est ce que les Ivoiriens ont décidé à au moins 55%. Mais Gbagbo s’en fout, Dieu est de son côté, dit-il, donc il y est et il a décidé d’y rester, quitte à passer pour le clown planétaire.

    Avant de parler d’inversion de la réalité, il faudrait savoir c’est QUOI, la RÉALITÉ. La vôtre, la mienne, la sienne ?

  • j, 7 janvier 2011 16h15

    Excellent texte pour décoder la situation.Pour avoir un autre point de vue que celui de la médiacratie atlantiste sur le sujet :

    http://www.ivoirediaspo.net/

    JCPomerleau

  • Julien Beauregard, 7 janvier 2011 16h03

    J’apprécie énormément. L’article sur le Rwanda ne fait que renforcer l’idée d’une influence écrasante des intérêts corporatistes canadiens en Afrique.

  • Bernard Desgagné, 7 janvier 2011 11h47

    En réponse à Julien Beauregard, je dirais que Gil Courtemanche est très fort en romans et en anecdotes, mais s’intéresse peu aux faits. Ainsi, il n’a jamais admis publiquement que ses amis massacrés, Hélène Pinski et Landoald Ndasingwa, avaient très probablement été victimes non pas des « extrémistes hutus », mais bien du FPR de Paul Kagame, en 1994, comme des centaines de milliers d’autres. Ni la vérité, ni la rigueur n’importent pour M. Courtemanche. Seules comptent ses impressions.

    Selon M. Courtemanche, il est inutile d’indiquer à ses lecteurs qui est responsable de la tentative de coup d’État subie par Laurent Gbagbo et le peuple ivoirien en 2002. Il convient plutôt de pointer le doigt vers les gens qui n’ont pas pris les armes les premiers et qui ont dû organiser la défense du pays. Il convient de les accabler de toutes sortes d’accusations gratuites, comme celle de « manipuler sans vergogne les divisions ethniques ».

    M. Courtemanche m’a déjà traité de fasciste dans un courriel. De plus, son journal, Le Devoir, n’a jamais voulu publier une seule de mes lettres répondant à ses chroniques sur le Rwanda. Les faits importants que je soulevais dans ces lettres n’ont jamais été portés à l’attention des lecteurs du Devoir.

    Le 5 janvier 2009, Le Devoir a publié un article de Monique Durand présentant faussement Radegonde Ndejuru, la secrétaire particulière de Jeannette Kagame, première dame du Rwanda, comme une innocente travailleuse humanitaire. Le voyage de Mme Durand au Rwanda avait été financé par Ottawa. Mise devant les faits, la directrice de l’information du Devoir, Josée Boileau, a maintenu l’occultation. Ma lettre n’a jamais été publiée. Mais les fables de Gil Courtemanche le sont toujours, elles.

    Voici la lettre que j’ai envoyée au Devoir en janvier 2009
    http://tinyurl.com/blkh3g

  • Marie Mance Vallée, 7 janvier 2011 08h22

    Les USA, la France sarkozyste, le Canada, la communauté internationale bien programmée et Nestlé aiment bien le cacao.

    « Si vous voulez voter pour les Ivoiriens, votez pour moi ; si vous voulez voter pour les « étrangers « , votez pour les autres candidats ». Tel était le slogan du président ivoirien en début de campagne électorale et, depuis, mis au ban de la communauté internationale.

    Qu’auraient à dire ces mêmes pays dans le cas de l’indépendance du Québec ? Nos richesses naturelles sont si nombreuses... D’ailleurs, n’ont-ils pas volé le référendum de 1995 ? Allez savoir ce qui se cache derrière ce vol...

  • Gébé Tremblay, 6 janvier 2011 22h17

    Ça c’est sûr. Ouattara est sorti droit du FMI ! Même les wikileaks sont utilisés pour désinformer partout en Afrique.

    Il se passe la même chose en Tunisie !

    Les supposés "démocrates" (USA-Israel-France) utilisent la force pour non seulement imposer les gouvernements, mais aussi pour fomenter des divisions entre les pays africains afin de maintenir la déstabilisation et donc leur main-mise sur ceux-ci.

    Ils font la même chose ici au Québec avec La Presse Canadienne (PC) qui est contrôlée par Gesca et est affiliée à Associated Press contrôlé par les médias de l’establishment à Washington. Le Devoir reprend comme un perroquet presque toutes les désinformations de PC.

    C’est PC qui FAIT la nouvelle au Québec en concoctant les articles qu’elle propose au Le Devoir, La Presse, Journal de Montréal, qui ensuite les exploiteront pour mousser la polémique. Ainsi, ces journeaux ne sont jamais accusés d’en être la source et d’être partiaux. C’est bien pensé leur affaire, hein ?

    C’est par le même réseau que Washington nous impose aussi sa propagande (AP) Associated Press et la France (AFP).

    Et ils font croire qu’ils sont opposés et en compétition.

  • Julien Beauregard, 6 janvier 2011 21h40

    Ah oui, 3 choses supplémentaires qui nous concerne :

    1) les minière canadiennes.
    2) l’intérêt du gouvernement Canadien de transférer les soldats logés en Afghanistan vers le Congo.
    3) le choix des derniers achats militaires canadiens.

  • Julien Beauregard, 6 janvier 2011 21h35

    Votre avis sur la position de Gil Courtemanche ? Il écrit le 11 décembre :

    « La dérive du grand démocrate

    Dans un roman truculent, cruel mais combien réaliste sur l’Afrique, En attendant le vote des bêtes sauvages, Ahmadou Kourouma fait la chronique du règne du général Koyaga, dictateur de la République du Golfe. Il y décrit la cruauté, la fourberie, l’intelligence manipulatrice qui lui permettent de se maintenir au pouvoir, car cet homme se croit investi par les esprits d’une mission. Il fera de la République du Golfe le pays modèle de l’Afrique et deviendra, lui, le modèle de tous ses dirigeants.

    Kourouma est Ivoirien et, dans les années 1990, il a cru comme tous les intellectuels de son pays que Laurent Gbagbo, qui s’accroche aujourd’hui pitoyablement au pouvoir, ferait partie de cette nouvelle génération d’hommes politiques qui permettrait aux « bêtes sauvages » d’entrevoir la lumière éblouissante de la dignité et de la démocratie. Il ne pouvait imaginer que Gbagbo se transformerait en Koyaga moderne, utilisant d’autres fourberies et potions magiques pour se maintenir au pouvoir.

    Car il n’y a rien de commun en apparence entre le dictateur imaginaire et le « démocrate » dictatorial, sinon qu’ils sont tous les deux fils de guerrier, le père de Gbagbo, homme modeste, ayant été fait prisonnier par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale.

    Le dictateur est un homme vulgaire et inculte. Gbagbo a fait les meilleures écoles de la Côte d’Ivoire ; chercheur, professeur, il détient une maîtrise et un doctorat en histoire de la Sorbonne. Sa femme, Simone, est diplômée en linguistique, militante syndicale marxiste. Tous les deux, lors d’un exil de trois ans en France, sont accueillis, entourés, soutenus par les esprits les plus brillants du socialisme français, pionniers de la décolonisation et fondateurs du mouvement altermondialiste.

    Gustave Massiah, Jean-Yves Barrère me recommandent cet homme quand j’entame une tournée en Afrique pour enquêter sur le sida en 1988. Gbagbo s’apprête à renouer avec son peuple, le peuple bété, qui prépare une série de grandes célébrations pour souligner le retour au pays de l’enfant prodigue, devenu aussi héros et presque chef coutumier. Et c’est en roi qu’il est accueilli dans les villages lors de banquets pour lesquels on a économisé durant six mois. Gbagbo me confie, durant un de ces banquets où des centaines de personnes regardent la table d’honneur manger et boire du champagne, qu’il faut respecter cette culture, mais en extirper cette croyance qui accorde au chef des pouvoirs quasi magiques et qui l’investit de tous les pouvoirs.

    Simone s’insurge privément contre le fait que, durant ces cérémonies de bienvenue, les femmes sont séparées des hommes. Elle est toujours marxiste et féministe, mais son mari lui enjoint de ne pas se prononcer publiquement. Gbagbo m’explique comment il modernisera le pays, cette modernité devant se faire dans l’apprentissage de la démocratie et de l’égalité. Il me parle des divisions ethniques, cancer africain, outil de domination des dictateurs et potentats. Mais quand on dépose à ses pieds les tributs, chèvres, sacs de riz, parures brodées d’or, il rayonne, triomphe, se laisse embrasser les mains, qu’il pose parfois sur les têtes comme un pasteur charismatique.

    Dans ses discours, il ne manque jamais de rappeler ses origines ethniques et promet d’en garantir l’épanouissement. Nous sommes en 1988 et, déjà, le chef omniscient gruge les vêtements du socialiste idéaliste et moderne. Le vernis occidental s’écaille pour laisser apparaître les couleurs plus sombres du chef, du prince éclairé, qui n’est jamais loin du président à vie et du potentat.

    Il est élu de justesse président en 2000 et triomphe d’une tentative de coup d’État en 2002 qui laisse le pays divisé entre le Sud chrétien et le Nord musulman. Les rebelles du Nord protestent entre autres contre la politique d’« ivoirité » qui a entraîné l’élimination des élections présidentielles d’Alassane Ouattara. Celui qui voulait abolir les divisions ethniques les manipule dorénavant sans vergogne pour asseoir son pouvoir. Les jeunes militants de son parti, le Parti populaire ivoirien, forment des brigades d’autodéfense qui se transforment rapidement en milice bien armée. Simone, ayant jeté socialisme et marxisme aux orties, fait la cour aux Églises protestantes charismatiques, suivie en cela par son mari. Le clientélisme et la corruption s’installent et fleurissent avec leur lot de disparitions. On parle d’escadrons de la mort.

    De 2005 à 2010, Gbagbo fait tout pour empêcher la tenue d’élections qui devaient se tenir il y a cinq ans. Et il se résigne non sans avoir mis sur pied un garde-fou personnel : le Conseil constitutionnel, sa propriété personnelle. Il reste président malgré tout et tous, souverainement imbu de lui-même, assuré de son état messianique et indispensable à la nation, prêt à risquer le sang de la guerre civile. Il est au-dessus de ces banales considérations humaines, les esprits le lui ont révélé.

    À la fin de son roman, Kourouma fait dire au conseiller de Koyaga qui a été obligé de décréter une élection : « Vous préparerez les élections présidentielles démocratiques. Des élections au suffrage universel supervisées par une commission indépendante. Vous briguerez un nouveau mandat avec la certitude d’être réélu. Car, vous le savez, vous êtes sûr que si d’aventure les hommes refusent de voter pour vous, les animaux sortiront de la brousse, se muniront de bulletins de vote et vous plébisciteront. » »

    http://www.ledevoir.com/international/afrique/312817/la-derive-du-grand-democrate

  • Yves Rancourt, 6 janvier 2011 19h17

    Bravo pour ce texte ! Tout comme vous, j’ai suivi ce dossier via des radios indépendantes comme Kernews et il semble assez évident que la "communauté internationale" veut imposer à ce pays M. Ouattara, anciennement du FMI et proche allié de Washington et de Paris. Cette histoire nous démontre une fois de plus que, même après avoir acquis sa souveraineté, un pays doit lutter tous les jours pour la préserver et, pour ce faire, il doit compter en tout temps sur des dirigeants intègres et loyaux qui placent l’intérêt du peuple au-dessus de tout.

  • Fernand Lachaine, 6 janvier 2011 17h03

    Bonjour monsieur Desgagné,

    C’est dommage que vos textes ne soient pas diffusés dans les médias car la population pourrait apprécier le fait que Radio-Gesca et tous les autres font de la désinformation de façon continuelle et systématique.

    Et nous payons les salaires de ces mécréants et mécréantes.

    Nous avons cependant cette grande opportunité d’avoir Vigile, qui nous permet de faire maintenant la part des choses et nous permet aussi de constater la pourriture qui entoure ces médias et les journalistes payés à gros prix pour diffuser ce que les gouvernements de la " communauté internationale" leur demande de colporter.

    Merci

    Fernand Lachaine

  • Serge Gingras, 6 janvier 2011 12h23

    Comment se former une opinion éclairée lorsque l’on a accès qu’à une seule source de renseignements ?

    Malgré les fraudes admises par les observateurs étrangers, leur conclusions sont que la quantité de fraude ne change pas les résultats finals.

    Qui croire ?

  • Jacques Bergeron, 6 janvier 2011 09h24

    Bravo et merci d’avoir écrit ce commentaire qui vient contredire les démarches orientées étatsuniennes et sarkoziennes, images véhiculées par les télévisions du monde occidental.
    Cet article nous fait découvrir un autre côté,pas trop joli, de la médaille, des USA et de leur sbire sarkozien qui n’attend que le moment propice pour aller vivre aux USA ; comme ses petits frères,avec une retraite dorée de président qu’il n’attendra pas d’avoir 70 ans pour toucher.En attendant il accepte de jouer le sbire assujetti de ceux qu’il est appelé à rejoindre bientôt.

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