«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La puissance assure l’indépendance, pas le référendum

L’indépendance faussaire

Et la négligence des responsabilités provinciales

Chronique de Gilles Verrier
mercredi 14 septembre 2016
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LA PRÉSENTE ANALYSE TRAITE DE CE QUE J’APPELLE L’INDÉPENDANCE FAUSSAIRE. ELLE SERA DÉFINIE, DE MÊME QUE SES CONSÉQUENCES, QUI MAINTIENNENT LE QUÉBEC DANS LA PARALYSIE POLITIQUE ET L’IMPUISSANCE À RÉSOUDRE SES PROBLÈMES, COMME CELUI DU TEMPS D’ATTENTE DANS LES URGENCES. LES ÉLITES POLITIQUES, INFLUENCÉES ET MÊME SOUMISES À DES VALEURS QUI S’OPPOSENT À L’INTÉRÊT NATIONAL SONT INTERPELÉES ET PORTENT UNE LARGE PART DE LA RESPONSABILITÉ.

Pour le bénéfice des lecteurs je tenterai de bien m’expliquer afin de ne susciter aucune confusion puisque je renvoie à des termes et à des idées qui sont hors du champ de la réflexion habituelle chez les souverainistes-indépendantistes. Mais les temps nous invitent à des changements, encore d’autres ! Et si vous n’êtes pas trop réfractaires au changement, une idée que tous les motivateurs friqués ont reprise, vous devriez être bien servis.

D’abord, je m’élève contre les frères jumeaux que sont le provincialisme et le référendisme. Opposés en paroles, ils se complémentent dans la fuite en avant. Le provincialisme est caractérisé par le consentement à ne pas exercer pleinement les possibilités du pouvoir, alors que le référendisme est reconnaissable par la réclame qu’il fait pour une indépendance faussaire. François Ricard pourfendait récemment les partisans d’un nouveau référendum en soutenant qu’un référendum gagnant ne ferait qu’ouvrir la porte à des négociations. Ce qui est incontestable. Accessoirement, il pointait les fédéralistes dans leur rôle d’habiles provocateurs politiques, et les péquistes, comme incapables de résister à l’attrait de l’échec. Toujours prêts à tomber dans le panneau.

« Bien des indépendantistes, à tort, croient qu’un référendum gagnant nous mènera nécessairement à l’indépendance. De même, chez les fédéralistes, plusieurs croient qu’un référendum gagné par le Québec conduira ce dernier à l’indépendance. Ces personnes des deux camps sont dans l’erreur. » (1)

Les troupes fédéralistes sont bien dressées, c’est le moins qu’on puisse dire. Pour elles, tout référendum conduirait à l’indépendance. C’est l’alerte rouge qui sonne depuis l’élection de René Lévesque. Ainsi, anglophones et allophones, minorité politique monolithique, se tiennent prêts à monter au créneau dès que la « menace » de l’indépendance sort le bout de son nez. Or, les chefs de file fédéralistes et leurs inconditionnels ont-ils raison de craindre l’indépendance ou s’ils ont tout simplement acquis le réflexe pavlovien de crier au loup dès que les « indépendantistes » veulent « donner leur 110% » en évoquant un référendum ?

François Ricard en conclut tout à fait à propos que les deux camps sont dans l’erreur. En d’autres mots, ils se dupent mutuellement en prolongeant la vie de leurs lubies respectives. Le camp péquiste parce qu’il n’a jamais fait de référendum sur l’indépendance et n’en fera jamais. Le camp fédéraliste parce qu’il a compris combien il était facile de mettre les Québécois en boîte en répercutant l’idée-panique que le spectre de l’indépendance revenait hanter la « pax canadiana ».

Ceci mérite quelques explications car je sens déjà que des convaincus, réfractaires au changement, me vouent déjà aux gémonies, ne serait-ce que par l’insécurité que pourrait susciter chez eux le dévoilement de ce jeu de dupes qui fait danser la St-Guy aux Québécois depuis 1980.

Précisons. L’indépendance – si le mots ont encore un sens – consiste pour une nation à détenir les pouvoirs lui permettant de maîtriser sa destinée. Pour faire simple, ce sont les pouvoirs cardinaux, soit ceux qui comptent le plus pour tout pays qui sait ce qu’est d’être indépendant. Ce sont donc les pouvoirs de l’argent et ceux de la force d’abord. L’indépendance se mesure ainsi à la capacité de contrôler sa banque, sa monnaie et son économie ; de défendre ses frontières extérieures et de maintenir l’ordre intérieur par des forces armées et policières qui répondent à l’autorité étatique. Ceci s’applique à tout pays.

En d’autres mots, croyez-le ou non, nous n’avons pas encore commencé à parler sérieusement d’indépendance au Québec. Ni avec Lévesque, ni avec Parizeau et pas davantage avec PKP. On fait un plat avec le lancement de l’Institut de recherche sur l’indépendance : « soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? » On en reparlera le moment venu mais ça s’annonce plate comme une crêpe car le « war room » de l’indépendance n’existe tout simplement pas. On excusera mon scepticisme mais je m’attends à des études d’intellectuels qui ne vaudront pas un pavé dans la mare, je le pressens au temps qu’il faut pour en accoucher. Bref, pour y revenir, un référendum sur le sujet que personne ne maîtrise est par conséquent impossible. C’est d’ailleurs conforme à la simple vérité historique. Il vous suffit de retourner au libellé des questions référendaires de 1980 et 1995 pour constater que l’indépendance n’était pas l’enjeu. Et à juste titre, car la population n’y a jamais été préparée. Pour bien remettre les choses à plat et rompre avec les récits fantaisistes, il suffit de se demander sur quoi portait donc les deux premiers référendums... et ajoutons l’éventuel troisième, à propos duquel les aspirants à la chefferie du PQ s’apostrophent déjà, comme si le « vouloir » ou simplement le garder dans le décor donnait en soi un surplus de fibre patriotique.

Allons plus loin. Un éventuel oui à un éventuel référendum est peu probable et ce, quelle que soit la question posée. Mais si, par hasard, le oui l’emportait avec une petite majorité obtenue à l’arraché, on jase, cette courte victoire ouvrirait la porte à n’importe quoi, dont des divisions sur des revendications à la baisse, le tout préludant à une finale décevante, possiblement contraire aux intérêts du Québec.

Quant on n’a jamais réussi à regrouper la masse critique de la nation, quant on est séparé d’elle et qu’on craint comme la peste son identité, comment serait-il possible de former avec elle un consensus national fort ? Dans ces circonstances de grande faiblesse, au final, qu’y aurait-t-il à négocier, représentés par un si pauvre parti armé d’un si pauvre mandat ? Car, ouvrons les yeux, la plus totale confusion l’égard de la prétendue indépendance persiste depuis 50 ans... Le projet d’indépendance du Québec contient des titres et de la réclame, mais tout cela est entrecoupé de tant de pages blanches et de non dit qu’on ne remarque même plus l’erreur. Ce qui est toutefois persistant, je le reconnais, c’est le désir d’autonomie culturelle, linguistique, en éducation et immigration.

Revenons au consensus et rectifions. Un consensus national fort a déjà été obtenu en cinquante ans. Il s’est en effet cristallisé autour des accords du lac Meech, menés par le libéral Robert Bourassa en 1987. Pour rappel, cet accord donnait au Québec des pouvoirs accrus, notamment dans le domaine de la culture et de l’immigration. Il lui donnait la possibilité de se retirer des programmes fédéraux avec pleine compensation. En reconnaissant le Québec comme société distincte, il ouvrait la porte à un changement de la dynamique entre le Québec et le Canada, figée depuis 1867. Plus de 65% des Québécois l’aurait applaudi, dont 80% de souverainistes !

Or, vu les circonstances mélodramatiques dans lesquelles se sont tenus les deux premiers référendum, et compte tenu de ce que je viens d’exposer, une petite victoire ne pouvait conduire au mieux qu’à des accommodements raisonnables, se solder avec un Meech plus (ou moins), garni d’un enrobage différent. Le prochain et tout hypothétique référendum qu’appelle de ses voeux Martine Ouellet ne permettrait pas davantage. La branche référendiste du PQ ne fait que s’enfoncer davantage à marcher dans les traces des échecs du passé, faute d’en avoir fait un bilan sans complaisance, d’où sa presse d’en découdre avec les fédéralistes qui, justement, fédèrent la moitié du Québec.

Résultat des courses.

Qui est prêt à continuer de braquer la moitié du Québec contre l’autre pour au mieux des accommodements raisonnables ? Au pire, et plus probablement, pour un autre échec dramatique et démoralisant car, les deux référendums précédents l’ont bien montré, après un non les chefs plient bagage et renvoient les militants aux douches. Jacques Parizeau n’était pas prêt à continuer le combat en cas d’une défaite dans les urnes, même si cette défaite était contestable. Dans la confusion, il a appelé à la démobilisation générale. Il s’agit là de quelques vérités toutes simples que la majorité des indépendantistes refusent de voir, comme si la réalité leur faisait trop mal. Le maintien de la « Pax canadiana » pesait sans doute dans sa décision, laquelle renvoyait à l’improvisation dans laquelle l’aventure référendaire avait été lancée. Et ce fut une aventure. Diriger une province, chose à laquelle il ne pouvait se résoudre, le fit jouer la santé et la cohésion de la nation sur une simple consultation populaire, pour finir aussi lamentablement.

Les fractures profondes héritées du premier référendum et consolidées à l’ère Parizeau sont toujours celles qui traversent et plombent lourdement le Parti québécois aujourd’hui. Ceux qui ne veulent pas de référendum sont soupçonnés de provincialisme, ce qui est d’ailleurs assez vrai car ils restent à ce jour incapables de produire un plan de redressement national qui utiliserait tous nos pouvoirs. Le soupçon d’être contents de diriger une province leur colle donc à la peau. À l’opposé, ceux qui veulent un référendum restent sourds aux arguments souvent sensés des provincialistes. Entre les deux, aucun appel, aucune intuition, aucune réflexion ne semble assez puissant pour briser cette stérile dichotomie.

Au sein de la mouvance référendiste loge une envie d’en finir qui ressemble à l’attirance irrésistible pour l’échec. Le Québec n’est jamais gagnant. Depuis longtemps il perd systématiquement au jeu de la politique, mais ses chefs continuent de l’inviter à foncer dans le mur.

Or le Québec vaut mieux. Et le défi immédiat des politiques serait de rassembler les Québécois autour de quelques idées fortes, autour de consensus qui les feraient progresser, quitte à renverser des monuments du statu quo au passage. Contrairement à Parizeau qui ne voulait pas diriger une province, grave erreur, il faudra se résoudre à le faire et à le faire correctement... pour arriver à le faire puissamment. Car la voie de la puissance est la voie de l’indépendance.

Épris de grandes ambitions mais peu formée et aguerrie sur le plan politique, l’élite souverainiste a négligé de se souder aux pouvoirs qui lui étaient confiés. En fait, le Parti québécois au pouvoir a souvent marché dans les routines établies par le parti libéral, n’agissant que de façon marginalement différente. Était-ce faute d’avoir les coudées franches, faute de pouvoir compter sur une nette majorité parlementaire ? Vrai en partie, mais cela ne peut expliquer tout un parcours navrant, comme la phobie toujours grandissante de notre identité qui le caractérise maintenant. Il suffit de rappeler la récente visite de Marine Le Pen qui les a mis, toute cette bien pensance, au bord de la crise de nerfs. Il est clair que cette panique de vierges effarouchées, pour si peu, ne fait pas de la classe politique actuelle une force fiable. Au contraire, elle la disqualifie pour nous mener à l’indépendance. Mon conseil, ne les suivez surtout pas sur la voie référendaire.

Il y aurait tant à faire. D’abord unir les Québécois en leur proposant un redressement à travers des objectifs qui s’adressent à la masse et non à des clientèles communautaires. Les grands consensus devraient se faire sur des enjeux du quotidien, enjeux désertés par le Parti québécois. Je n’épargne pas ici les autres partis qui ne font pas mieux. Voici quelques exemples de changements qui pressent :

1- Fracasser l’immobilisme qui prive les Québécois de l’accès aux soins de santé. Venir à bout de cette féodalité médicale qui oblige les malades à attendre des heures et des heures dans les urgences. Donner le pouvoir aux super infirmières, faire venir des médecins coopérants de l’étranger (Cuba ?) pour travailler avec elles à créer de super cliniques d’urgence qui contourneraient, s’il le faut, le système actuel maintenu en place au profit de minorités âpres au gain. Sans se mettre à dos les médecins, leur faire comprendre que les médecins devenus ministres de la santé n’ont jamais pu régler les problèmes qui persistent depuis trop longtemps car ils n’ont pas l’indépendance nécessaire pour le faire. Le prochain ministre de la santé ne serait pas un médecin, quelqu’un d’autre, une infirmière de renom par exemple.

2- Donner au Québec un visage français, re-vamper les institutions et les règlements qui accompagnent la loi 101 et les appliquer avec tout le muscle que la loi et les règlements autorisent. Revoir les budgets de cette mission, revoir ses objectifs et s’assurer qu’un personnel de direction motivé est bien en selle. Donner un signal clair et net qui atteindra tout le Québec, le Canada et le monde en gardant le cap. La langue de la réussite au Québec devrait être le français, il faut d’abord y croire nous-mêmes et accroître l’utilité du français partout, au sein de l’État et de ses prolongements d’abord.

3- Diriger résolument et explicitement les nouveaux arrivants dans des parcours qui les conduisent à s’intégrer à la nation majoritaire. Imposer des tests de connaissance du français et de connaissance des réalités québécoises. Le faire avec fermeté, ce qui aura pour effet de décourager les moins adaptables et de ramener le nombre d’immigrants à des proportions plus conséquentes avec notre capacité d’intégration. Mettre la pression voulue pour admettre des immigrants qui non seulement parlent français (ce qui est insuffisant), mais des immigrants qui manifestent une aptitude et une volonté à s’intégrer. Cibler par exemple des Syriens chrétiens, plus proches de nos valeurs et qui sont d’ailleurs les plus persécutés.

4- Remettre à l’étude l’enseignement de l’histoire nationale du Québec obligatoire pour tous : L’épopée de la Nouvelle-France, (sans doute au monde le cas le plus harmonieux de la colonisation européenne), Samuel de Champlain, la Conquête, la déportation des Acadiens, les troubles de 1837-38. Enseigner aux nouvelles générations l’essentiel des enseignements qui nous ont aidés à survivre dans la durée.

5- Obliger les universités anglophones à s’engager dans un programme graduel de francisation partielle pour en arriver à ce que l’enseignement universitaire sur le territoire se fasse en français dans une proportion égale à celle de la population francophone. Idem pour les collèges. Le Québec ne peut échapper à reconnaître qu’il a un caractère multi-national, mais la nation fondatrice et majoritaire est en droit de s’affirmer en garantissant le respect des autres, mais pas davantage qu’en proportion de leur importance démographique et historique.


6- Augmenter l’intérêt de l’État pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine religieux catholique. Rappeler que les cultes religieux, s’ils sont égaux en droit, ne sont pas égaux sur le plan patrimonial et historique. L’institution catholique a été un pilier de la fondation du Canada, d’abord. Ensuite, seule capable de le faire, elle a soigné la nation canadienne-française de ses blessures après la violente répression britannique des années 1837-38, faisant ainsi échec aux plans d’assimilation du Rapport Durham et préparant de fait, notamment par la fondation de collèges classiques de haut niveau, le sursaut national dont l’apogée se situe dans les années 1955-1980. Pour ces raisons, la religion catholique est une religion à part pour la nation québécoise. Elle mérite la reconnaissance de toute la nation, y compris celle des nouveaux arrivants et des adaptes des autres cultes. Cette dernière mesure, qui est en fait un changement d’attitude, est probablement la plus importante de toutes pour unir profondément la nation québécoise au delà des lignes partisanes.

Cette petite révolution des mentalités, qui demanderait beaucoup de confiance, de nerfs et d’aplomb, ne serait au fond que le signe que nous nous respectons nous-mêmes à titre de peuple fondateur du Canada. Remarquez que toutes ces mesures n’exigeraient l’addition d’aucun nouveau pouvoir à ceux que le Québec détient déjà. Or, le Parti québécois qui, paraît-il, aurait le courage de faire l’indépendance (armée, monnaie, banque, etc.) n’a jamais eu l’idée ou le courage d’utiliser pleinement les pouvoirs de la province de Québec dans l’intérêt national. Quant il a feint de les utiliser, il est reparti piteux en s’excusant, comme d’habitude.

Il est facile de promettre qu’au bout d’un référendum se trouve l’indépendance. Mais au bout du compte, personne de ces « visionnaires » n’est responsable des résultats. Il semble bien, si le passé est garant de l’avenir, que si « le maudit peuple ne dit pas OUI », on démissionne, on se crache dans les mains et on recommence. Jusqu’à quand ? Mes amis, il est beaucoup plus difficile de faire face à l’opposition hurlante qui se dressera dès que le Québec prendra la décision d’agir en conformité avec ses propres intérêts nationaux que de réclamer un fumeux référendum. On a prétendu que dans le fédéralisme le Québec n’avait pas assez de pouvoir pour agir dans son intérêt national. Je suis d’avis que cette ligne de pensée est une ligne démissionnaire qui a conduit à la désertion du front le plus important pour le développement de l’affirmation, de l’autonomie et de la puissance nationale.

Ceux qui ont suivi les affaires savent qu’on a abusé de l’expression « gouvernance souverainiste » pour cacher une certaine vacuité. Sous Pauline Marois, l’expression, bien trouvée sans être nécessairement malhonnête, tenait plus de la réclame que du programme. Il reste néanmoins que les possibilités d’une vraie gouvernance souverainiste sont grandes pour changer la face du Québec et le remettre sur le chemin de la confiance, puis de la puissance. À condition que cette gouvernance ne soit pas un alibi aux mains de politiciens populistes et sans substance. Pour que l’indépendance ne soit pas faussaire, qu’elle procure au Québec le maximum de liberté politique et d’autonomie, il faut comprendre que cette dernière est tributaire de la puissance. Le Québec pourra être aussi indépendant que sa puissance le lui permettra.

Aujourd’hui, dans l’impossibilité de faire progresser notre demi-indépendance de jure, soit le statut politique du Québec, il faut s’employer à faire progresser notre indépendance de facto. Regardons le monde. De plus en plus de petites entités nationales sont contraintes de se développer comme des nations sans avoir la reconnaissance d’autres pays, d’une majorité de pays ou de l’ONU. Pourquoi ne pas apprendre de ces expériences ? Au delà de la Catalogne et de l’Écosse, il faut s’ouvrir les yeux sur une multitude de situations nationales qui sont apparues au fil des ans. La presse n’en parle pas mais elles existent. Plusieurs de celles-ci se trouvent au sein ou en marge du monde russophone, mais aussi ailleurs (2). Quoi qu’il en soit, l’indépendance, qu’on le veuille ou non, est à la limite de la puissance que peut déployer un pays. Par conséquent, pour tenter d’en faire une formule, je conclurais, au risque de me répéter, que l’indépendance est au bout de la puissance et non au bout d’un référendum.

Je ne me fais pas d’illusion en écrivant ces lignes. Je sais d’expérience que l’arrivisme politicien, l’esprit multiculturaliste généralisé et la soumission aux valeurs mondialistes qui règnent au Parti québécois, comme au sein des autres partis, y compris Option nationale et Québec solidaire, ne permettront pas qu’un programme de redressement national voit le jour aux prochaines élections. Mon ambition est plus modeste, soit de montrer que le référendisme est un échec fini et qu’il s’oppose au sein du PQ à un autre échec historique qui est le provincialisme. Cette ligne de fracture stérile au sein du PQ a été consolidée sous l’ère Parizeau. Son dépassement éventuel est éminemment souhaitable. Pour en sortir par le haut, il faudra que de nouvelles valeurs habitent ceux qui font de la politique. Il faudra aussi que les politiciens indépendantistes cessent d’avoir honte de leur identité. Une honte encouragée et présentée comme « progressiste » à l’aune des valeurs du déracinement prêché par tous les haut-parleurs de l’hyper classe mondialiste.

1- http://vigile.quebec/Le-referendum-pour-les-nuls

2- Pour les intéressés qui veulent fouiller des cas de statuts de jure faibles ou incomplets qui enfreignent (ou pas) les constructions nationales de facto : Abkhazie (Georgie), Ossétie du Sud (Georgie), Haut Karabach (Arménie), Transnistrie (Moldavie), Les républiques de Donetz et de Lugansk (Ukraine), la Palestine (Israel), Le Somaliland (Somalie), Républika Srpska (Bosnie).

Commentaires

  • Pierre Bourassa, 23 septembre 2016 10h21

    - Gilles Verrier La puissance assure l’indépendance, pas le référendum

    - Jean Brilland- Pas de Québec indépendant si on ne fait pas une véritable paix avec nos frères et sœurs autochtones. Il y a quelque chose de karmique là-dedans, m’enfin...

    Pour parvenir à cette puissance et renouer avec nos frères et soeurs autochtones,faut commencer par faire de l’exercice, car çà fait trop longtemps que nous sommes immobiles.L’occasion nous est offerte sur un plateau d’argent avec ce combat à mener contre le passage du pipeline d’Energy East sur le territoire du Québec.Un exercice de réappropriation du territoire et de réunification avec les premières nations dont les liens ont été brisés depuis 1760.
    Dans l’ici maintenant ce combat fait rage présentement au Dakota et la journaliste Amy Goodman a couvert l’évènement.
    FULL Exclusive Report : Dakota Access Pipeline Co. Attacks Native Americans with Dogs & Pepper Spray
    http://www.democracynow.org/2016/9/6/full_exclusive_report_dakota_access_pipeline
    Le deuxième lien est une entrevue subséquente sur la chaîne PBS,toujours avec Amy Goodman,revenant sur le farouche combat mené par ces Amérindiens contre le passage du pipeline sur leurs terres ancestrales du Dakota et surtout,sur les gains qu’ils ont réussi à faire en se tenant debout.

    Comme quoi tous les espoirs sont permis à condition d’y mettre l’effort.

    WATCH : Amy Goodman on PBS’s Tavis Smiley on Dakota Access Pipeline & Land Defenders at Standing Rock

    http://www.democracynow.org/2016/9/20/watch_amy_goodman_on_pbss_tavis_smiley

  • Jean Brilland, 22 septembre 2016 19h20

    « Un véritable réaliste, s’il est incrédule, trouve toujours en lui la force et la faculté de ne pas croire, même au miracle, et si ce dernier se présente comme un fait incontestable, il doutera de ses sens plutôt que d’admettre le fait. »

    Fedor Dostoïevski

    Excellent texte, monsieur Verrier. Un de vos meilleurs selon moi.

    Je suis d’accord avec Monsieur Pierre Marchand, la véritable puissance vient de l’intérieur. Les dés étant pipés, je laisse ce système s’effondrer et me prépare avec d’autres, à prendre la relève et mieux aider mes compatriotes.

    Je vous rappelle que la chute du système financier est bel et bien en cours. Nous en sommes à quelques années, voire quelques mois avant que nous perdions nos repères de l’après-guerre.

    Notre préparation doit rigoureusement tenir compte de ce contexte d’effondrement. À ce sujet, j’aimerais bien vous entendre sur ce changement de paradigme dont quelques-uns effleurent le sujet, ici sur Vigile.

    Vous écrivez : « Le Québec ne peut échapper à reconnaître qu’il a un caractère multi-national, mais la nation fondatrice et majoritaire est en droit de s’affirmer en garantissant le respect des autres, mais pas davantage qu’en proportion de leur importance démographique et historique. »

    Il me semble qu’il n’est pas évident d’appliquer dans le concret ce que vous suggérez. Les autochtones sont majoritaires dans le nord. Que faites-vous dans ce contexte ?

    Aussi, je me permets de vous rappeler qu’un Québec indépendant se doit de favoriser le renouvellement de leurs propres nations. Pas de Québec indépendant si on ne fait pas une véritable paix avec nos frères et sœurs autochtones. Il y a quelque chose de karmique là-dedans, m’enfin...

    Autre point : vos propositions d’objectifs visant l’atteinte d’un grand consensus sur des enjeux du quotidien sont intéressantes. Cependant, elles ne m’apparaissent pas une réponse adéquate à cette nécessité du large consensus que vous appelez. De solides communs dénominateurs doivent être trouvés pour rallier l’ensemble des Québécois.

    Sur ce dernier point, un référendum peut et doit se faire. Nous devons faire tabula rasa de cette dynamique malsaine qui règne dans les sphères politiques et retourner au peuple.

    Des questions clés se rapportant à l’indépendance « de facto » à laquelle vous vous référez doivent être posées aux Québécois. Nous devons briser l’inertie démocratique que créé ces élections bidon aux quatre ans. Ce référendum unificateur doit permettre aux Québécois de réclamer officiellement des changements clés sur des questions clés comme :

    1. L’efficacité du système de santé (pour en finir avec ce système curatif versus préventif, le temps d’attente, les surcoûts pharmaceutiques, le monopole du collège des médecins, etc.) ;

    2. L’intégration des immigrants (pour en finir avec l’anglicisation et l’islamisation de Montréal - ou l’anglicisation ahurissante de Gatineau, l’absence de cours d’histoire à l’école, l’absence d’une promotion mur à mur de la culture, etc.) ;

    3. La mise en place d’un moratoire sur l’importation massive d’OGM (pour en finir avec l’invasion insidieuse actuelle d’OGM) ;

    4. La création d’une assemblée constituante (pour en finir avec les ignominies tels que l’assassinat politique des Michaud de ce monde, l’absence d’enquête sur la vente de la SOQUIP, moteur à roue, etc, l’absence d’enquête - digne de ce nom - sur la disparition de 40 milliards, la vente de Rona, la collusion entre le secteur pétrolier/pharmaceutique/informatique et les partis politiques ;

    5. La protection [gestion intelligente] de nos ressources d’eau potable [pour en finir avec la vente de nos ressources à des multinationales, le passage forcé de pétrole sale, la disparition de notre biodiversité forestière, etc.] ;

    6. La diplomation des garçons [pour en finir avec un taux de décrochage qui avoisine les 40 % ds certaines régions du Québec] ;

    7. Un mécanisme citoyen permettant la destitution [par le peuple] des premiers ministres ne respectant pas leur mandat [pour en finir avec les marionnettes tels Bouchard, Charest et Couillard qui font tout sauf ce, pourquoi ils ont été élus] ;

    8. Un projet porteur favorisant l’autonomie énergétique, l’électrification des transports (pour en finir avec cette dépendance aux combustibles fossiles) ;

    ... et j’en passe.

    La forte majorité des Québécois, toutes origines confondues, diront un gros OUI à ce type de référendum visant à obliger les politiciens à respecter la volonté détaillée des Québécois ;
    À suivre...

    PS : Pour souligner à grands traits cette citation de Sénèque publiée sur la page d’accueil de Vigile : « Ce n’est pas parce que nous avons peur que nous n’osons pas ; c’est parce que nous n’osons pas que nous avons peur »


    « Dans le cadre d’une stratégie indépendantiste qui tient compte de l’état du monde, on ne doit pas perdre de vue que le Québec se trouve dans le ventre du système et ne peut faire progresser ses intérêts nationaux et populaires que dans le cadre d’une alliance intérieure construite sous le signe de la solidarité et de la cohésion nationale. »


    Gilles Verrier

    Cette alliance peut se développer à travers un référendum "intelligent" où le think thank auquel vous référez dans cet article (http://vigile.quebec/L-independance-a-l-epoque-des ) permet d’aller au-delà de ces “études d’intellectuels qui ne pas un pavé dans la mare » et œuvrent à informer concrètement le processus d’éducation et de consultation populaire ainsi que celui de la collaboration entre les Organisations unies pour l’indépendance (OUI) (avec des recherches (appliquées) résolument centrées sur les moyens pour augmenter notamment l’efficience et l’impact des OUI).

  • Gilles Verrier, 22 septembre 2016 00h30

    Merci à tous de contribuer à révéler le dessous des cartes : la double fraude du provincialisme et du référendisme, une double fraude qui nous a fait quitter les chantiers d’une pénible édification nationale pour nous embarquer sur le bateau du mondialisme-multiculturalisme et nous diviser depuis trop longtemps. Plusieurs des commentaires servent à rendre réel et plus clair ce qui se cache sous les apparences. En le faisant, vous, et plusieurs Québécois écoeurés des faux discours, contribuez à faire accoucher le Québec d’un nouveau paradigme, plus proche de la vérité... Une vérité certes toute relative il est vrai, mais pas moins importante.

    À Pierre Marchand, qui s’objecte et propose en somme d’élever le niveau d’un cran, je réponds : Il faut rendre à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui est à Dieu. À cet égard, renoncer à la justice humaine, soit à l’imparfaite justice incarnée, pourrait être un manque de charité. Il faut admettre un certain nombre d’illusions pour se rendre lisible, le reste, au-delà, appartient à chacun. Pour moi, un miracle est un miracle parce qu’il arrive en désespoir de cause, alors qu’il n’a jamais été ni attendu ni demandé. Par conséquent, je n’attends aucun miracle et me contente de garder espoir et de porter ma pierre.

    Voici tout de même un exemple de ce qui était inconcevable quelques années passées :
    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Conference-de-presse-d-Alain-Escada-presentation-du-parti-politique-Civitas-41515.html

  • Pierre Marchand, 21 septembre 2016 13h06

    « Je ne me fais pas d’illusion en écrivant ces lignes. »

    Oui ! Vous vous faites des illusions, comme la majorité d’entre nous, en écrivant ces lignes !

    On a craché trop souvent, sur la dites « majorité silencieuse » au Québec, mais soyez certain, qu’à travers cette intuition collective qui sommeille, qu’elle se rapproche beaucoup plus de la Réalité, que nos petites spéculations rationnelles !

    Illusions !?!? Non pas avec la dichotomie des « référendistes » et des « souverainistes » ! Là vous voyez très clair…, c’est une illusion…, un amuse-gueule pour endormir la galerie, et qui ne fait qu’entretenir le jeu, le système de prédation et le perpétuer ad vitam aeternam dans le temps !

    Mais avec les redressements que vous proposez entre autres, comme voie de sortie !

    Alors, ces redressements ne sont pas différents de la dichotomie précédente !

    La solution recherchée n’est pas de vouloir mieux progresser vers le précipice, ni d’améliorer la cadence et l’efficience de ce système moribond vers le précipice, mais de l’abattre, carrément, absolument !

    Pas par nous, en tant qu’acteur, que personne, mais en tant qu’Esprit qui transcende notre personne impuissante !

    Il n’y a aucune puissance dans l’ego !

    Il ne s’agit plus ici de ménager la chèvre et le chou ! De tergiverser ! De négocier ! De fantasmer ! De divaguer ! De s’engager, encore et encore, dans un cul de sac éternel ! Cela est stupide !

    Mais de renoncer, de capituler, de réaliser que nous ne pouvons rien faire de cette manière, d’en faire le sacrifice ; afin que d’autres Forces présentent en nous interviennent enfin !

    Le barrage fuit de toutes part, il ne s’agit plus de colmater les brèches, de rafistoler la cabane, infestée de mites, de pourritures, et qui s’écroule naturellement sans notre intervention !

    S’entêter…aujourd’hui, est bête, est une illusion !

    Notre ego doit se faire démanteler par notre Esprit Universel !

    Le « Je me souviens c’est ça ! »

    Il n’y a plus rien à faire avec ce système ! Gardons notre énergie ! Rions et applaudissons !

    Il s’écroulera ! Que nous mettions notre grain de sel ou pas ! Et c’est une excellente chose !

    Alors, il faut au contraire, se retirer, s’intérioriser, lâcher le morceau, lâcher prise avec ce théâtre grotesque ; le réfutez en bloc !

    Le jeu est pipé !

    Ce système a été mis en place depuis des milliers d’année, jamais nous n’aurons, comme vous dites, « la puissance », pour changer quoi que ce soit à ce fouillis monumental !

    Jamais nous de pourrons changer réellement la bête en nous et à l’extérieur de nous, et qui n’est qu’une projection globale, de toutes nos ignorances individuelles, à partir de la bête en nous ou à l’extérieur de nous !

    Il faudra qu’un tiers intervienne !

    Cette Puissance ne viendra donc pas de nos egos avec les meilleurs intentions du monde, de nos petites volontés personnelles, de notre bonne volonté, de notre bonne conscience, de nos petits efforts, de notre bonne foi, de nos coups d’épée dans l’eau, mais d’une Puissance Intemporelle qui transcende nos petites volitions personnelles, au-delà de nos visions matérielles, bien horizontales, superficielles, éphémères, temporelles…

    Cette Puissance Infinie sera Réelle, et elle sera d’un Ordre Verticale Supérieur, où l’Esprit Universel de Chacun interviendra ; balayant sur son passage toute l’infrastructure du nouvel ordre mondial.

    La Parousie des dieux ne sera pas le nouvel ordre mondial, ni l’Indépendance du Québec comme nous le concevons terre à terre, dans un futur quelconque plus ou moins éloigné !

    Le symbolisme de nos prophètes était beaucoup profond !

    Et sa nature était d’un ordre qui transcende le temps !

    Le feu de la Saint-Jean-Baptiste est un Sacre, un Baptême de Feu !

    Comme exemple, je termine ici, voici la Poésie d’un l’un de nos prophètes : Émile Nelligan !

    Le Vaisseau d’Or

    C’était un grand Vaisseau taillé dans l’Or massif.
    Ses mâts touchaient l’azur sur des mers inconnues ;
    La Cyprine d’Amour, cheveux épars, chairs nues,
    S’étalait à sa proue, au Soleil Excessif.

    Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
    Dans l’Océan trompeur où chantait la Sirène,
    Et le naufrage horrible inclina sa carène
    Aux profondeurs du gouffre, immuable cercueil.

    Ce fut un Vaisseau d’Or, dont les flancs diaphanes
    Révélant des trésors que les marins profanes,
    Dégoût, Haine et Névrose ont entre eux disputés.

    Que reste-t-il de Lui dans la tempête brève ?
    Qu’est devenu mon Cœur, navire déserté ?
    Hélas ! Il a sombré dans l’abîme du Rêve !

  • Le Survenant, 17 septembre 2016 21h14

    Le Québec a mûri mais je m’ ennuis de l ’innocence des années préréférendaire.Je vous aime tous quand même aujourd’hui compatriote mais respirer un bon coup aller faire un pow wow chez les indiens aimer les comme des frères embrasser la terre , sortir de votre tête un instant.Je suis content de voir vos analyses .j ai foi en vous .Un tiens vaut mieux que deux tu auras ...Une province exemplaire deviendra un pays soyez en certain !!!

  • Pierre Bouchard, 16 septembre 2016 20h57

    Je n’espère rien de la part du PQ pour la suite des choses, et je m’attends au pire. Vous avez raison, nous avons besoin d’une révolution des mentalités, c’est toute l’ampleur du problème.

    Seule Martine Ouellet propose de cesser la fausse représentation, le non discours. On est indépendantiste alors on l’assume et on procède. C’est la seule raison pourquoi je souhaite qu’elle devienne chef.

    Pour ma part, depuis quelques temps enfin, les choses sont claires :

    Le PQ au pouvoir doit utiliser l’État pour construire l’État et pour cela, il doit en solliciter le mandat aux élections. À chaque élection, systématiquement, puisqu’il est là pour ça.

    Le moment venu, après un ou plusieurs mandats au pouvoir, lorsque l’État sera assez effectif pour réclamer sa naissance (ex. : la majorité des institutions judiciaires et policières respectent les orientations, les politiques et les ordres du gouvernement), un référendum ou une élection pourra être déclenché pour que la population se prononce.

    Ce que les référendistes réclament, c’est la première étape, la permission de commencer à procéder. Les élites péquistes veulent un référendum comme une permission pour se battre. Ils devraient pourtant en solliciter le mandat à chaque élection, purement et simplement. Ne pas promettre un référendum, promettre de construire en présentant les plans lors des élections. Et en disant aux bonhommes setter que le référendum viendra lorsque le pays sera sur le point de naitre.

    Le référendum viendra à la fin, après les travaux menés par le PQ, la population pourra se prononcer sur du concret. Que le PQ cesse sa fausse représentation et se présente de la même manière à ses militants, à la population, et au monde, aux élections et en tout temps.

    Comment faire, est-il possible d’espérer qu’une élite allumée et déterminée surgisse un jour ? Le PQ sera peut-être mort en 2019, c’est probablement la seule façon d’en extirper le noyau de carriéristes, d’opportunistes et d’usurpateurs.

    Votre conclusion le dit bien, nous avons besoin d’autorités décomplexées : « Pour en sortir par le haut, il faudra que de nouvelles valeurs habitent ceux qui font de la politique. Il faudra aussi que les politiciens indépendantistes cessent d’avoir honte de leur identité. Une honte encouragée et présentée comme « progressiste » à l’aune des valeurs du déracinement prêchées par tous les haut-parleurs de l’hyper classe mondialiste. »

  • François Ricard, 16 septembre 2016 19h51

    M. carmicgael,
    Nerci pour le ,lien
    On peut y lire :
    Néanmoins, certains référendums d’indépendance ayant une majorité favorable à l’indépendance du territoire concerné n’aboutissent pas à l’indépendance dudit territoire, qui dépend, en effet, de sa reconnaissance par les autres pays.
    Vous croyez qu’un référendum gagné à l’arraché, 50%+1, nous vaudrait la reconnaissance des autres pays ?
    Les nations Unies sont une confrèrie. Le Canada est un membre important de cette confrérie. cette confrérie aura à coeur de protèger le Canada.
    Et puis mon point était que par un pays, pas un, ne s’est vu octroyer son indépendance suite à un référendum serré. Pas un. Voilà matière à réflexion.

  • Gaston Carmichael, 16 septembre 2016 17h12

    « Quel pays (pas quels pays) a acquis son indépendance suite à un référendum gagné à 50%+1 ? »

    Pourquoi se limiter à un seul pays ?

    https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%...

  • François Ricard, 15 septembre 2016 16h27

    micheline St-Pierre Otis,
    Quel pays (pas quels pays) a acquis son indépendance suite à un référendum gagné à 50%+1 ?

  • Normand Bélair, 14 septembre 2016 21h12

    « Think outside the box »
    Penser en dehors de la boîte ! Il est plus que temps !
    Je trouve donc le PQ rendu bonasse et bon joueur ! Trop bon joueur même.
    Qu’aimons-nous au juste de nos politiciens ?
    Des gens solides, un peu baveux, mais pas trop, effronté mais poli.
    Je ne peux m’empêcher de penser du soir au Métroplois, lors de l’attaque terroriste pré-méditée de Bain... quelle fut la réaction de Pauline Marois ?
    Retourner sur la scène et presque danser la danse à St-Dilon !
    Quelle erreur ! Quelle manque de stratégie !
    Jamais un président chef d’état serait retourné sur scène !
    Jamais !
    Vous énumérez des points essentiels en lieu de s’obstiner sur un « maudit référendum » qui viendra EN TEMPS ET LIEU ! De lui-même, tout naturellement, quand ça sera le temps.
    Pas dans un 1e mandat, ni dans un deuxième promis promis ; mais quand le PQ aura fait ce qui doit être fait pour en arriver là.
    J’ajouterai un autre point :
    CHAQUE NOUVELLE LOI DEVRAIT ÊTRE ÉCRIT « comme si le Québec était déjà un état »avec des exemption, en attendant !.
    En plus chaque loi devrait gruger un peu plus les pouvoirs du fédéral qui s’arroge par défaut . Et a chaque fois laisser le fédéral aller en cours - gaspiller là son énergie pendant que nous, nous construisons notre état.
    Le garder occuper pendant que nous faisons « les vraies affaires » !
    En plus, il faut un chef qui répond du tac au tac à chaque intervention du fédéral sur TOUS les domaines.
    Il faut du front tout le tour de la tête, pas nécessairement de grandes théories, mais des gestes pratico-pratique...dans tous les domaines qui nous définie sans se morfondre en fantôme invisible à chaque fois qu’on parle d’immigration...

    Bon voilà...

    Merci pour ce texte inspirant !

  • micheline St-Pierre Otis, 14 septembre 2016 18h02

    Je suis renversée par tant d’élucubrations autour d’un désir quasi maladif d’éviter

    un référendum, Est-ce que les pays qui ont acquis leur indépendance l’ont fait sans

    référendum ? Si vous nous en présentez quelques uns, on pourra réfléchir à

    cette avenue.

    La peur, je crois, malheureusement, qu’elle vient autant de votre camp que du

    camp des soi-disant référendistes.

    Avec ça, le PQ et surtout le Québec tournent en rond. Vive le petit Québec province !!!!

  • Blondin Michel, 14 septembre 2016 15h34

    Monsieur Gilles Verrier,

    J’ai bien lu et tenté de vous comprendre. Il n’était pas utile de dire qu’il y a des gens hostiles aux changements, surtout en politique.

    Cela fait 20 ans que le Parti Québécois cache dans le placard à balai son option qui exige de passer par un référendum. Le rendre efficient et efficace, le rendre effectif dans son sens juridique, n’a pas fait l’objet d’un iota d’action, mais un déluge de paroles.

    Je comprends votre réclamation et au moins demandez-les pour l’essentielle.
    Ce serait donc nouveau de l’actualiser. En cela vous semblez être réfractaire qu’il soit enfin mis au centre du terrain politique en plus du centre du programme. Il l’est depuis 48 ans avec des modalités différentes, mais fondamentalement les mêmes.

    Le programme politique se renouvelle mais pas l’essence qui fait l’existence du Parti.À savoir briser les barrières juridiques d’enfermement. Vous suggérez presque de les conserver pour un temps. C’est un renoncement qui n’a de précédent qu’après l’acte d’union législatif.

    Ne pas bâtir le pays du Québec est un gage d’enfermement dans des lois qui ont été faites pour emmailler les parlants français et continuer l’œuvre de J.G. Lambton. !982 n’est que la continuité d’une pseudo-fédération.

    Puis, de votre texte je vous sais sensible et intelligent à ces propos que j’énonce et qui est sans autre intérêt que la recherche du meilleur chemin pour assurer la pérennité de la nation québécoise. Mais aussi, vous savez que même les fédéralistes se drapent des mêmes intentions.

    Là où le bât blesse, c’est qu’ils en tirent un profit sur tous les plans à notre place. Depuis le 10 février 1763 du traité signé par le Roy de France qui « cède et garantit à sadite Majesté britannique en toute Propriété le Canada avec toutes ses dépendances… » nous a mis en fragilité. Il est clair que cette cession de terre a été transformée en une sorte de droit du colonisateur sur les colonisés, contrevenant aux droits internationaux de ses habitants, par l’Ordonnance britannique du 17 septembre 1764.

    (Un petit détour pour dire qu’il est surprenant que plusieurs indépendantistes croient encore de nous avons été conquis. Ce point de vue, qui ne respecte pas les documents juridiques, est celui des fédéralistes.)

    Il n’y a que deux chemins juridiques et démocratiques pour faire l’indépendance (Le terme international et reconnu par le Canada est sécession) ou plus précisément comme processus de bâtir un pays : le référendum et un décret solennel, de son Assemblée représentante dans le présent régime britannique. Le deuxième n’est pas prisé et sa pertinence limitée. D’une certaine façon, il est utilisé pour ses pouvoirs mais restreints.

    Ce sont les chemins obligés de l’autodétermination de la nation, le chemin pour bâtir le pays
    Il n’y a qu’une alternative de réponse à bâtir le pays. On prend l’autoroute où on prend le bord des chemins graveleux louisianais.

    Alors, si je n’ai point lu comme il se devait, trouvez-m’en un autre chemin ?
    En pratique le référendum est le seul chemin incontournable il est dans le processus d’accession à l’indépendance. Si vous ne voulez pas de référendum vous ne vous activez pas pour bâtir un pays mais pour autre chose. Ce autre chose ce n’est pas l’essence du Parti Québécois mais un accessoire. La gouverne pour l’indépendance rien d’autre, est le pacte fondateur.

    Du point de vue du renvoi sur la sécession du Québec jugé par la Cour suprême du Canada (20 août 1998) dont le Québec n’a pas voulu reconnaître, de toute évidence, le droit à juger de la question, il est sorti notamment, qu’il a reconnu l’obligation du gouvernement canadien de négocier dans une situation ou le processus référendaire serait « clair ».

    De plus, de mémoire, le référendum est l’outil démocratique de la sécession le plus utilisé intéressant et reconnu, les cinquante dernières années,
    D’autre part, votre texte soutient que d’assumer pleinement ses pouvoirs selon la constitution et ses coutumes légitimées pour assurer la survivance de la nation québécoise dans toutes ses dimensions est le chemin à suivre.

    Si tel est le cas, ce qui me semble, ce n’est que du provincialisme dans le carcan juridique de la constitution actuelle. Pourquoi dire autrement. Peut-être vouloir dire plus en politique, mais pas dans le cadre juridique.
    Or c’est le juridique qui donne la puissance. Bien sûr aussi les coutumes fondent la légitimité du pouvoir, mais le droit, par ses lois et applications, par la force si nécessaire, est le fondement de la puissance dont vous vous réclamez.

    Alors, il n’y reste qu’un chemin incontournable pour bâtir le pays.

    Michel Blondin

  • Jean Claude Pomerleau, 14 septembre 2016 12h36

    Le difficile changement de paradigme

    Un texte admirable à inscrire sur le grand thème du difficile changement de paradigme : de l’idéalisme à la realpolitik

    Deux fois dans notre histoire des idéalistes ont menés un combat vers l’indépendance et avec les mêmes résultats : la défaite des Patriote de 1837-38 a mené à l’Acte d’union de 1840, celle des souverainistes en 1980 a mené à la Constitution de 1982.

    Deux statuts, avec le même objectif : la négation de notre nation dans le but de son assimilation. Les statuts résument et portent l’histoire.

    Il est temps et urgent de sortir les idéalistes du Quartier général.

    La souveraineté est une affaire d’État. Elle survient quand les forces du statu quo ne peuvent la contenir.

    Pour le moment, le constat qui s’impose, c’est que la stratégie référendaire (sans garantie d’effectivité) a inscris notre nation dans un déclin chronique.

    Il est temps de changer de paradigme si on veut bâtir un rapport de force favorable, la première condition pour le changement de statut d’un État.

    JCPomerleau

  • Marcel Haché, 14 septembre 2016 09h48

    « D’abord, je m’élève contre les frères jumeaux que sont le provincialisme et le référendisme. Opposés en paroles, ils se complémentent dans la fuite en avant. » Gilles Verrier.

    Je le crois aussi depuis très longtemps. Votre texte est magistral.

    Si le temps n’est pas encore venu de « dire » ce qui doit être dit, notre nation ne pourra plus rien « faire » bientôt.

    M’est arrivé souvent aussi d’évoquer l’idée d’un Redressement National. Cette nécessité en appelle une autre : d’abord cette redoutable nécessité d’un redressement du parti québécois lui-même. Qu’est-ce à dire ? C’est-à-dire ceci : mettre fin au jeu des idéalistes et des carriéristes ensemble, toute une nébuleuse de péquistes et de péquisteux, qui s’amusent comme larrons avec le jouet Indépendance.

    L’Indépendance n’est pas un jouet. Et Nous (la nation) ne sommes pas une gang de ploucs non plus. Nous sommes qui Nous sommes. Et ce que Nous sommes n’a rien, mais rien à voir avec le West Island…

    La « province de Québec » étant la prison constitutionnelle de notre nation, la « gouvernance souverainiste » n’a pas dit encore son dernier mot…

  • Peter Benoit, 14 septembre 2016 08h25

    Je pense qu’il y a une urgence nationale : Le PQ doit reprendre le pouvoir coûte que coûte et les indépendantistes doivent reconnaître que le référendum est devenu une arme de destruction massive aux mains des fédéralistes pour détruire la nation québécoise.

    Pour les fédéralistes, le référendum permet d’atteindre plusieurs objectifs à la fois :

    1) Mobiliser leurs troupes au maximum devant la menace existentielle de destruction de leur pays, surtout en période d’élections. Ceci est d’autant plus important que les Libéraux ont peu de membres ;

    2) Permettre au Parlement fédéral et la Cour suprême d’intervenir avec une rhétorique légaliste pour délibérément complexifier et obscurcir le processus d’indépendance ;

    3) Et, surtout, EMPÊCHER LES INDÉPENDANTISTES D’EXPLIQUER LEUR PROJET.

    Pour preuve, il suffit de retourner à l’éprouvante campagne électorale de 2014 pour constater l’efficacité de la stratégie des fédéralistes à la fois simple et percutante : On martèle le thème du référendum à outrance (Quelle sera la question ?, Quand le tiendrez-vous, etc.) pour en faire l’enjeu de l’élection.

    Par la suite, devant le manque de préparation évident, il s’agit de pourfendre le projet d’indépendance avec la question qui crée le plus d’incertitude possible, comme on l’a vu en Écosse : Quelle monnaie allez-vous utiliser ? Et si le Canada vous disait non, que feriez-vous ? Pensez à l’intervention de Claude Castonguay.

    Enfin, la cerise sur le "sundae", comme les Libéraux contrôlent l’état mur à mur, pourquoi pas une intervention d’un sbire du DGE qui annonce l’impression "probable" de bulletins de vote du référendum imminent...

    À mon avis, il faut revenir à la case départ, écarter le référendum du prochain mandat et faire campagne en 2018 sur des thèmes porteurs et consensuels :

    1) Énergie-Est et la politique énergétique dans son ensemble ;

    2) La faible croissance économique et de l’emploi ;

    3) La question identitaire ;

    4) La corruption et la collusion généralisées ;

    5) Etc...

    Avec son élection en 2018, le PQ doit résolument accomplir les tâches suivantes :

    1) Nettoyer les écuries d’Augias avec le congédiement de centaines, voire de milliers de parasites fédéralistes incrustés dans l’état québécois dans les meilleurs délais ;

    2) Préparer (l’IRAI ?) le livre blanc d’un Québec indépendant dans toutes ses facettes avec des plans par secteur : Quelle sera la monnaie utilisée ? Quelle doit être la politique d’immigration, etc... ;

    3) Procéder à une vaste consultation populaire dans toutes les villes et régions du Québec avec tous les Québécois (francophones, anglophones, autochtones et néo-québécois) ;

    4) Proposer une constitution québécoise ;

    5) Et, finalement, tenir s’il y a lieu un référendum pour entériner le tout !

  • François Ricard, 14 septembre 2016 07h27

    Depuis le dernier référendum, nous sommes quelques membres à avoir constamment exiger une re-fondation du PQ. Plutôt de nous atteler à cette tâche qui s’impose, nous avons préféré changer de chef. Et le critère promordial de notre choix : son opinion sur le référendum.
    Il y a un Québec en marche que le PQ ignore totalement. Le visage et l’âme même de ce Québec sont façonnés par les autres. Le PQ, tout centré sur son référendum, ne particpe aucunement à ces changements dans la société. Le référendum, un simple outil, est devenu l’objectif premier du parti. Le PQ est totalement déconnecté de la réalité politique québécoise. Au point qu’un Alexandre Cloutier nous prie de nous adapter aux nouveaux-arrivants plutôt que le contraire.
    M. Verrier, vous indiquez à ceux qui veulent re-penser le PQ des pistes à suivre fort valables. Puisse votre intervention réveiller de nombreux indépendantistes qui sont prêts à aborder la politique de façon réaliste.

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