«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Une attitude déloyale assumée

L’immunité des lobbies partisans de la destruction nationale

Un coût moyen de plus de 25 G $ par année

Tribune libre de Vigile
mardi 5 janvier 2016
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« Il y a des moments dans la vie que se taire se transforme en une culpabilité. Parler, une obligation, un devoir civil, un défit moral, un impératif catégorique duquel l’on ne peut pas s’évader. » Oriana Fallaci (auteure du bestseller La force de la raison )

Au Québec, le crime politique réalisé par le financement illégal des partis, la comptabilité créative destinée à receler la dette publique, les déficits manipulés des gouvernements ainsi que la délinquance organisée visant à spolier les ressources fiscales, économiques et naturelles de l’État québécois, ont un prix de décapitalisation des finances publiques (supportées principalement par la classe moyenne travaillant et produisant dans le secteur privé) de plus de 25 milliards $ par année depuis 1985 (7 % du PIB). Un montant global dépassant les 750 milliards $.

Face à ce constat de déloyauté politique et de gestion des finances de l’État commises hors la loi et exécutées par les gouvernements successifs qui se sont alternés au Pouvoir depuis cette date, combien de ministres, sous-ministres, députés ou hauts fonctionnaires ont été sanctionnés par la Justice et incarcérés ? Aucun !(1). Cette immunité politique(2) qui a pour objet de les protéger des actes illégaux organisés, est une sorte de police d’assurance que se sont donné les partis et leurs complices en instaurent l’actuel régime antidémocratique et corrompu. Dans un tel contexte politique de corruption institutionnalisée, d’escroquerie et saccage de fonds publics, de trafic d’influence et d’omerta, ceux qui jouissent de l’immunité savent qu’ils ont un privilège personnel qui les place au-dessus des lois.

Alors, Il importe de signaler que la corruption organisée est relativement inexistante dans les pays (les États scandinaves sont l’exemple)(3) où l’immunité est restreinte et encadrée dans la juridiction ordinaire, étant de plus renforcée par la séparation stricte des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, puisque l’autorisation du parlement n’est pas requise pour mener l’enquête judiciaire ni pour poursuivre un parlementaire. Seule l’inculpation ou l’arrestation nécessitent l’approbation de l’assemblée concernée. En France et dans d’autres pays hautement corrompus, cette même procédure politico-judiciaire est en vigueur, mais l’immunité parlementaire est une sorte de lettre de marque , comme un sauf-conduit vers la prospérité frauduleusement acquise(4).

Par conséquent, sans la séparation stricte de ces trois pouvoirs, l’immunité sera instrumentalisée par les partis politiques véreux et leurs sbires en raison de la dynamique du dysfonctionnement de l’État qui ne peut sécréter que des mécanismes facilitant le phénomène de la corruption organisée en légiférant de manière détournée. Une pratique mafieuse pouvant ainsi exécuter en toute impunité des lois contraires aux intérêts nationaux, faisant bénéficier ceux qui les corrompent. C’est-à-dire, l’élaboration de stratégies destinées à la spoliation des fonds publics, à la dotation de privilèges exclusifs sans le consentement de l’électorat ainsi qu’à l’implantation d’ingénieries de déconstruction sociétale par l’effet des flux migratoires, comme au Québec, visant à réduire le poids politique et socioéconomique des nationaux, leur faisant perdre la majorité requisse pour réaliser la pleine indépendance de leur patrie.

Une question plus importante pour le sujet qui nous occupe consisterait à se demander pourquoi l’État québécois est l’objet d’un tel dysfonctionnement administratif des moyens politiques, financiers et socioéconomiques. L’une des raisons est que les lobbies partisans à l’Assemblée Nationale ont érodé les traditions nationalistes et patriotiques caractéristiques de la démocratie au Québec, les remplaçant par une culture institutionnalisée de la corruption et du népotisme.

L’État québécois a atteint le stade où il ne peut même pas produire ses propres moyens de fonctionnements démocratiques afin de lutter contre ce cancer destructeur et de ruine collective. Pour l’éradiquer il faut une approche politique de convergence radicale des nationalistes afin de pouvoir solutionner les multiples problèmes affectant la démocratie et l’appareil administratif de l’État impliquant de nombreux systèmes, lesquels changent continuellement et interagissent entre eux. Cela explique que ce phénomène de la corruption en système est comme une sorte de métastase inoculée soumettant la collectivité à un état de vulnérabilité et de lente agonie sociétale.

En définitive, les lobbyistes partisans de la destruction nationale siégeant au Parlement du Québec ont trahi le serment de loyauté envers le peuple québécois par une attitude déloyale consciemment assumée, telle que décrite antérieurement, tout le contraire du serment d’allégeance au roi ou à la reine du Canada impliquant la soumission au Pouvoir centraliste d’Ottawa. Un comportement qui prouve que cette soumission n’est qu’une supercherie politique, une affaire d’intérêts économiques particuliers, d’attitude préméditée antipatriote et d’omerta. Donc, il s’agit seulement d’un engagement politique vicié et délétère qui ne produira que le dysfonctionnement de l’État menant à la ruine collective, à la perte des valeurs qui ont façonné le Québec et, en fin de compte, à la destruction nationale.

Si aux élections générales de 2018 ces lobbyistes partisans de la destruction nationale sont à nouveau réélus, il est assuré que le Québec aura perdu à tout jamais la possibilité de pouvoir réaliser son indépendance nationale. Cette souveraineté ne s’acquière pas avec la supercherie, la trahison et le carriérisme politiques, sinon avec une détermination nationaliste et patriotique. Avec ce statut quo de représentation politique maintenu délibérément par ces lobbyistes , le peuple québécois continuera à être soumis au pouvoir monarchiste et aux lois arbitraires d’Ottawa, au lieu de l’être à un vrai Pouvoir démocratique qui lui-même se sera donné à travers l’adoption d’une Constitution Républicaine. Le sens commun et l’opportunité historique de l’exercer a toujours été l’un des moyens les plus efficients pour réaliser la PLEINE LIBERTÉ NATIONALE des peuples. Un devoir de fierté collective et de pragmatisme politique !(5). C’est-à-dire, se réaliser politiquement en optant pour une constitution républicaine socialement humaniste, équitablement solidaire et électoralement participative où la démocratie s’exercera de manière directe à travers des référendums (l’arme politique la plus redoutable pour contrer les imposteurs et spoliateurs). Il convient d’ajouter que l’actuel système électoral uninominal étant en vigueur au Québec est de loin le plus démocratique qui soit, malgré la dérive nationale dont cet État-nation fait face depuis les 30 dernières années.

Les pays qui ont adopté le scrutin à la proportionnelle sont submergés dans la corruption organisée, l’anarchie politique, le saccage des fonds publics et le népotisme particratique , puisque ce mode électoral antidémocratique donne aux partis un système typiquement mafieux, dont les listes électorales fermées et bloquées sont contrôlées par de vrais capos de la politique. Ce même système électoral antidémocratique fait que les électeurs n’ont pas la possibilité de rejeter des candidats impliqués dans des affaires illégales, puisqu’en échange de leur silence le parti concerné va leur donner la possibilité de se faire réélire. En outre, c’est dans ce système de scrutin à la proportionnelle que les trois pouvoirs de l’État, législatif, exécutif et judiciaire, sont les plus imbriqués dans le monopole du Pouvoir et la corruption institutionnalisée rendant difficile l’émergence d’une majorité stable et cohérente.


*. Depuis la fondation du PQ, les députés péquistes siégeant à l’Assemblée Nationale du Québec (ANQ) ont doublement trahi le peuple québécois en prêtant ces deux serments contradictoires et politiquement antagonistes, dû à la raison d´être de ce parti :

Le serment de loyauté envers le peuple québécois :
« Je, (nom du député), déclare sous serment que je serai loyal envers le peuple du Québec et que j’exercerai mes fonctions de député avec honnêteté et justice dans le respect de la constitution du Québec. »

Le serment d’allégeance au roi ou à la reine du Canada :
« Je, (nom du député), jure [déclare solennellement] que je serai fidèle et porterai vraie allégeance à Sa Majesté la Reine Elizabeth II. »

1. Dans l’Histoire parlementaire du Québec il y a eu seulement un seul député expulsé du Parlement du Québec, et ce fut en 1802. Cet extrait nous révèle les détails de cet unique cas depuis cette date jusqu’à aujourd’hui :

Un expulsé
Enfin, le seul député accusé qui fut formellement expulsé de la Chambre est Charles-Jean-Baptiste Bouc. Élu en 1796, il fut condamné en 1799 pour « fraude de blé ». Expulsé de la Chambre en 1800, il se fait réélire par la suite. En 1802, ses pairs adoptent une loi pour le déclarer « inhabile et incapable d’être élu, de siéger ou de voter comme membre de la Chambre d’Assemblée ». Quelques années plus tard, il est emprisonné pour « intrigues criminelles ».

Pour connaître d’autres députés inculpés d’actes illicites et condamnés ou démissionnaires de leur siège sans être expulsés de l’Assemblée Nationale, consulter Députés et accusés

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/333713/deputes-et-accuses

2. Pour en savoir davantage sur la prolifération de l’immunité dans presque tous les secteurs administratifs de l’État québécois, consulter l’article de Marc Bellemare (ex-ministre de la Justice et démissionnaire du Gouvernement PLQ-Charest en raison de la corruption régnante dans ce parti), intitulé Maudite immunité
http://www.barreau.qc.ca/pdf/journal/vol34/no5/immunite.html

3. Les pays scandinaves toujours en tête du classement des moins corrompus du monde : Corruption internationale : la France moins bien notée par l’ONG Transparency
http://www.lemonde.fr/international/article/2014/12/03/corruption-vertu-le-20e-rapport-de-transparency-international_4533141_3210.html

4. Pour plus de détails sur la corruption organisée par les députés français et leurs complices, voir Listes des 57 CONDAMNÉS toujours EN POSTE au Gouvernement ou au Parti Socialiste
http://revolte.exprimetoi.com/t745-listes-des-57-condamnes-toujours-en-poste-au-gouvernement-ou-au-parti-socialiste

5. L’exemple de libération nationale de l’Islande n’est qu’un parmi tant d’autres : Référendum islandais de 1944
https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9f%C3%A9rendum_islandais_de_1944

Commentaires

  • Marcel Haché, 6 janvier 2016 08h11

    « …ce cancer destructeur et de ruine collective. Pour l’éradiquer il faut une approche politique de convergence radicale des nationalistes… » J.L.Perez-Martel

    Aux grands maux, les grands moyens !

    Les p’tits moyens n’ayant pas suffi depuis 50 ans de niaisage, jusqu’à avec la lénifiante troupe de choc de Pauline Marois, l’heure n’est plus au ratatinement des moyens. Cette heure est définitivement passée.

    Comme cette proposition passéiste de déposer tout de suite la maudite Question d’un référendum, dont par ailleurs il faudra bien reconnaître, tôt ou tard, mais plus tôt que trop tard… que l’électorat n’en veut pas.

    Comme si la gang à Couillard avait besoin en plusssse que nous lui fournissions maintenant la Question pour rester au Pouvoir… Maudite misère misérable.

    Seul l’État a assez d’envergure pour porter une Cause d’envergure. Si nous, les indépendantistes, avions l’envergure que nous croyons avoir, que nous méritons pourtant d’avoir puisque c’est nous qui avons raison, fait longtemps que nous aurions cessé de « dire » pour « faire » ce qu’il y a à faire une fois rendus au Pouvoir. L’électorat ne s’attend pas et ne permettra pas que nous tenions une Messe référendaire afin de distribuer encore de l’encens sur ce qui pue. Je puis me tromper, évidemment, mais je crois qu’il tolérerait facilement que les indépendantistes mettent des gants de boxe et fassent la job (dans l’État) que les rouges ne feront jamais…… On jase.

  • François A. Lachapelle, 5 janvier 2016 22h29

    Vivement la constituante pour écrire la Constitution de la République du Québec. N’attendons pas après Philippe Couillard qui n’a pas l’âme à la démocratie . . .

    Bravo Pérez-Martel pour votre analyse fine et détaillée de la nuisance des lobbys. Vous avez raison d’écrire je cite : «  qui lui-même ( le peuple ) se sera donné à travers l’adoption d’une Constitution Républicaine. Le sens commun et l’opportunité historique de l’exercer a toujours été l’un des moyens les plus efficients pour réaliser la PLEINE LIBERTÉ NATIONALE des peuples. »

    Aux indépendantistes impatients, courage. Nous devons faire en sorte de penser aux plus jeunes qui nous suivent. Nous leur devons le fruit de notre courage. Il en faut du courage pour vaincre nos adversaires intérieurs et extérieurs.

    Nos adversaires savent très bien qu’il est une possibilité que la sécession du Québec signe la mort du Canada. Cette possibilité est affirmée sans haine et sans amertume : ce ne peut être qu’un fait historique bénéfique pour tous qui marquera le changement de la garde des profiteurs qu’il ne faudra pas remplacer par d’autres profiteurs !

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