«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Vigile remet ce texte en ligne dans le contexte du débat actuel sur l’immigration

Ce qu’il ne faut absolument pas que vous sachiez

L’immigration coûte au Québec 4 milliards $ par an !

Ça fait cher pour acheter des votes au PLQ et au PLC

Editorial de Vigile
dimanche 22 mars 2015
22 309 visites 13 messages

NDLR : la rédaction de Vigile a jugé opportun de remettre ce texte en ligne dans le contexte du débat actuel en commission parlementaire.

Le souvenir cuisant des propos malheureux de Jacques Parizeau sur « l’argent et les votes ethniques » le soir du référendum de 1995 est revenu hanter le Québec cette semaine, et c’est le candidat à la chefferie du PQ Pierre Karl Péladeau, un néophyte sur l’enjeu piégé de l’immigration au Québec, qui en a fait les frais.

Lors du débat des candidats à l’Université Laval tenu il y a quelques jours, il a établi un lien entre le vote des immigrants et les hésitations des Québécois à s’engager sur la voie de l’indépendance en suggérant que la situation risquait de devenir irréversible. Il était loin d’être le premier à le faire. L’un des tout premiers, fin 1995 ou début 1996, avait été le député Libéral de Laurier, Christos Sirros, lorsqu’il avait déclaré : « Le désir d’indépendance des Québécois pour l’indépendance va s’éteindre avec l’immigration. »

Quand même incroyable que quand un député Libéral tient de tels propos, la chose passe dans le beurre de la rectitude politique, et que quand c’est un député péquiste qui le fait, il devient automatiquement suspect de nationalisme ethnique, comme a eu l’indécence grossière de le suggérer ce salopard de Couillard qui nous tient lieu de premier ministre !

Pierre Karl Péladeau n’avait pas à s’excuser. Il a raison. En effet, dans un article paru en décembre 2013, dans la foulée de la démission du Bloc Québécois de la députée Maria Mourani qui avait justement utilisé cet argument du nationalisme ethnique à propos du projet de Charte des valeurs du gouvernement Marois pour justifier sa démission, j’avais écrit un article pour Vigile dans lequel j’expliquais en quoi son accusation était sans aucun fondement, et comment la situation qui prévalait au moment du référendum en matière d’immigration avait changé du tout au tout.

Dix-huit mois plus tard, les événements survenus depuis mon analyse n’ont fait qu’ajouter à sa pertinence. Je me permets donc d’en reprendre quelques extraits qui justifient les titres du présent article :

« Cela dit, il faut comprendre que la situation en 2013 [et c’est encore plus vrai en 2015] est très différente de ce qu’elle était en 1996 au moment de l’adoption de ma motion par l’Assemblée Nationale. Le contexte n’est plus du tout le même. Le projet de Charte des valeurs vise à rassurer les Québécois sur une évolution démographique et sociale dans laquelle ils ne se reconnaissent pas, et ils n’ont aucune confiance, à très juste titre comme je l’ai démontré dans un article récent, et comme mon analyse est confirmée ici, dans la capacité du modèle multiculturel à les protéger contre ce qu’ils perçoivent comme un envahissement et une dépossession.

En cela, ils ne sont guère différents des Anglais, des Européens du Sud, et notamment des Français, dont les gouvernements ont ouvert toutes grandes les portes à l’immigration pour favoriser prétendument une croissance rapide de leur économie.

Mais hélas, les recettes qui ont fonctionné dans le passé ne fonctionnent plus aujourd’hui. Tant qu’il s’agissait d’ouvrir les portes aux ressortissants issus du même bassin de civilisation et de culture, l’immigration s’est révélée facile et très utile.

Mais lorsque l’immigration en provenance de pays de ce bassin a commencé à se tarir, les dirigeants politiques, aveugles à toute autre réalité que la croissance du PIB, ont pensé que les humains étaient tous interchangeables, et se sont lancés dans ce que j’appellerai, pour les fins de cette démonstration, l’immigration panachée. Quelques dizaines de milliers de ceux-ci, quelques dizaines de milliers de ceux-là, un zeste d’une autre provenance, et on brasse le tout pour la plus grande joie et le plus grand profit des promoteurs immobiliers de banlieues et des opérateurs de grandes surfaces. Je caricature, mais à peine.

Les problèmes de tous ordres n’ont pas tardé à apparaître. Les problèmes liés à l’étalement urbain, au transport en commun, à l’accroissement de la demande de services sociaux et de santé, etc. Les bénéficiaires des politiques de l’immigration s’en déchargent bien entendu sur l’État qui est justement là pour ça, n’est-ce pas ? C’est ce qui nous vaut ces situations détonantes qui sont en train d’éclater un peu partout dans le monde. Et la difficulté se présente partout de la même façon. Certaines communautés ne parviennent pas à s’intégrer ou le font difficilement à cause de différences trop grandes en termes d’éducation, de niveau social, de culture, de langue et de valeurs.

Le Canada a connu un exemple parfait de ce genre de drame d’intégration avec l’affaire Shafia lorsque les valeurs traditionnelles des membres de sexe masculin d’une famille sont entrées en conflit avec celles de leur milieu d’accueil, et se sont soldées par un crime « d’honneur » (sic) au cours duquel quatre membres de sexe féminin de la même famille ont trouvé la mort.

Bien entendu, des drames de cette ampleur ne se produisent pas tous les jours, mais pour un seul comme celui-là, combien d’autres plus petits qui laissent des cicatrices, physiques ou psychologiques, tant sur les immigrants eux-mêmes que sur leurs milieux d’accueil ?

Et la crise économique que nous vivons depuis maintenant cinq ans ne fait qu’aggraver les choses. Dans un contexte où les finances publiques sont serrées et les déficits s’accumulent, les choix et les réflexes de solidarité deviennent plus difficiles. La prospérité est facile à partager, mais quand vient le temps de répartir la misère, le réflexe humain naturel est de limiter la solidarité aux siens les plus proches.

L’immigration coûte 20 milliards par an au Canada !

Ainsi, au Canada, une étude récente de l’Institut Fraser, intitulée « Canada’s Immigrant Selection Policies : Recent Record, Marginal Changes, and Needed Reforms » commentée largement au Canada anglais, mais à laquelle Vigile a été le seul média au Québec à faire écho, révélait que l’immigration imposait aux contribuables canadiens un fardeau budgétaire additionnel de 20 milliards $ par an.

La somme est colossale, et pour le Québec seulement, elle s’élève au minimum à environ 4 milliards $ par an, largement de quoi remettre en question, sur sa seule base économique, le bien-fondé de nos politiques d’immigration, sans même parler des conséquences sociales, culturelles, linguistiques et politiques.

On comprend dès lors que les apôtres du multiculturalisme au Québec se soient bien gardés de diffuser une telle information dans le contexte du débat sur la Charte des valeurs, car cette étude nous place devant une conclusion à laquelle il n’y a pas moyen d’échapper : ce sont les mauvaises décisions de nos dirigeants politiques en matière d’immigration ces vingt dernières années qui sont à l’origine de ce sentiment que partagent une majorité des Québécois d’être menacés dans leur identité et dans leur survie en tant qu’entité distincte. »

Quatre milliards $ par an au Québec seulement ! De quoi construire trois CHUM à chaque année ! Si le Québec n’avait pas à supporter une telle dépense, non seulement ne serait-il pas en déficit, mais il engrangerait plutôt un confortable surplus. De quoi supporter sans peine les centres à la petite enfance, les bibliothèques de nos écoles, et apporter les améliorations nécessaires à la situation des urgences dans nos hôpitaux, pour ne parler que des cas les plus criants évoqués dans le contexte de la politique d’austérité du gouvernement Couillard.

Quatre milliards $ par an pour acheter les votes du PLQ et du PLC et rendre difficile l’affranchissement du Québec de sa tutelle fédérale et sa démarche vers l’indépendance ! « Vous n’êtes pas écoeurés de mourir, bandes de caves ? ».

Vous croyez que j’exagère ? Lisez plutôt cet extrait d’un communiqué diffusé par l’institut Fraser le 30 septembre 2009 à l’occasion du lancement d’un ouvrage collectif de son équipe de recherche intitulé « The Effects of Mass Immigration on Canadian Living Standards and Society » :

« Depuis 1990, le taux annuel d’immigration du Canada est le plus élevé au monde, menant à une hausse de la population de 3,9 millions de personnes entre 1990 et 2006. Cette immigration massive a eu des conséquences profondes sur les conditions économiques, démographiques, sociales et politiques du Canada, nuisant au bien-être des Canadiens en général, y compris les immigrants des vagues précédentes », a affirmé Herbert Grubel, senior fellow de l’Institut Fraser et co-auteur du livre.

Malheureusement, la plupart des Canadiens sont insuffisamment informés quant à ces conséquences en partie à cause d’un code de rectitude politique qui tend à associer au racisme tout examen des politiques d’immigration et également parce que le système électoral canadien récompense les politiciens qui appuient le taux élevé d’immigration actuel...

...« L’immigration est sans aucun doute l’un des enjeux politiques les plus importants auxquels le Canada doit faire face. Afin de mettre en oeuvre les changements nécessaires aux politiques d’immigration et de garantir le bien-être de tous les Canadiens, les politiciens doivent entreprendre une discussion raisonnée sans craindre d’offenser certaines clientèles électorales, » a affirmé M. Grubel.

[Mes caractères gras]

Non, PKP n’avait vraiment pas matière à s’excuser. Qu’il se soit senti obligé de le faire témoigne on ne peut plus éloquemment de la profondeur de notre sentiment collectif d’aliénation.

Commentaires

  • Danielle Murthen , 12 février 06h32

    Je voudrais venir immigré dans votre pays c’était mon rêve de toujours

  • JD, 3 février 20h22

    Vous avez écrit :
    "... Le souvenir cuisant des propos malheureux de Jacques Parizeau sur « l’argent et LES votes ethniques » le soir du référendum de 1995 ..."

    Quand on utilise des guillemets pour citer quelqu’un, la moindre des choses serait de le citer correctement...! Et surtout de ne pas amplifier ses propos malheureux...!

    Parizeau avait dit : « on a été battu, au fond, par quoi ? Par l’argent pis DES votes ethniques, essentiellement »

    LES votes ethniques = TOUS les votes ethniques
    DES votes ethniques = certains votes ethniques, un certain nombre de votes ethniques

    À lire : http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/723550/jacques-parizeau-dix-citations-marquantes

    Et SURTOUT ceci : http://www.ledevoir.com/non-classe/142227/lettres-fausse-citation

  • Pierre Bourassa, 25 octobre 2016 13h05

    Le coup de massue final ?

    Les deux conseillers économiques de Trudeau qui proposent d’accroître vivement l’immigration pour que le Canada atteigne 100 millions de population en 2100
    Intervenants : Mario Dumont, Commission Curzi-Dumont et Pierre Curzi
    http://www.985fm.ca/lecteur/audio/les-deux-conseillers-economiques-de-trudeau-qui-pr-339095.mp3

  • D. Dufresne, 18 octobre 2016 04h23

    Le Canada a joué un role majeur dans la destruction de la Libye (30 000 bombes larguées sur la Libye, des milliers de morts, destruction des écoles, des hopitaux, de l’université, du réseau électrique, de la grande et seule reserve d’eau potable).

    Mais les médias minables, par leur silence, refusent d’en parler. Ils préfèrent passer leur temps à traiter les Québécois de racistes. MONSTRES !

    Même chose pour la Palestine. Et les milliers de morts et de réfugiés, cela a valu le coup, comme dit Mrs Albright du CFR-Otan.

    Donc les politiciens traitent les Québécois de RACISTES. Non mais, quels menteurs et manipulateurs. Amis des memes laches qu’aux E.-U. :

    Why Some Liberals Just Don’t Get It

    ’’If I don’t like it, it must be racism’’

    Philip Giraldi
    October 18, 2016

    _

    ’’Many (refugees) wind up in temporary government run camps before escaping and heading north so the word going back through the grapevine to friends at home is that Europe is now wide open.

    Unlike the flaccid Europeans, the North African governments have a much clearer vision of what is occurring and would like to see the European Union pick up the immigrants at sea and immediately return them to their points of embarkation, mostly in Libya, thereby removing incentives to migrate. Repeat as necessary and sooner or later the message will be read loud and clear. Shutting down the escape route at its end point will also close all points down the line, which would appear to be a sensible strategy both for Europeans and Africans but Europe appears to be gripped by fear that it is not being humane enough even as it commits cultural suicide.

    So conservative Africans believe that culture and identity, national borders and security for citizens do matter even if heavily propagandized politically correct Europeans do not.’’

    Tiré de :

    http://www.unz.com/article/why-some-liberals-just-dont-get-it/

    Le Canada en Libye, création d’une crise migratoire avec des bombardements humanitaires :

    The West holds responsibility for the migrant crisis

    August 4, 2015
    By Scott Taylor

    [...] Ironically, the biggest conduit for this human traffic is through Libya. The NATO-led intervention in Libya in 2011 was supposed to be a nice, clean little victory for freedom-loving Libyans. Western media had already demonized President Moammar Gadhafi as a crazy despot, so naturally anyone wanting to overthrow him must be a really good guy. At least that’s what Canada’s then foreign affairs minister wanted us to believe.

    [...]
    Unfortunately for all those western leaders responsible for regime change in Libya, the rebels never stopped fighting. The Islamist militias refused to disarm and massive atrocities, particularly against sub-Saharan black Libyans, abounded. The country quickly plunged into a failed state, gripped by total anarchy.

    [...]

    Ironically, a Libya back under the functioning control and authority of Gadhafi’s son would turn off the spigot of human traffic now flowing into Europe.

    http://espritdecorps.ca/on-target-august-4-2015/2015/8/4/the-west-holds-responsibility-for-the-migrant-crisis

    Donc les Québécois sont ’’RACISTES’’ ??? Accusations sans fondement par des criminels, voleurs et manipulateurs qui par leurs crimes de guerre ont créé ces crises migratoires ????

    _

  • J-G. Deslauriers, 17 octobre 2016 18h46

    Très intéressant (en anglais) :

    - QUI a créé ces ’’crises’’ migratoires ; d’ou viennent les réfugiés, et pourquoi ont-ils fui leur pays ;

    - Comment certains agents sont insérés parmi ces réfugiés par les profiteurs de la guerre.

    - On laisse ces agents commettre des actes crapuleux, afin de donner une raison aux profiteurs de la guerre d’intervenir ensuite, de façon soi-disant ’’humanitaire’’.

    - Le cout à long terme sera infiniment plus élevé, il ne sera pas juste monétaire, on parle ici de CRIMES DE GUERRE.

    The Generators, Agent Provocateurs & Opportunists of the Refugee Crisis

    http://www.boilingfrogspost.com/

    En terminant, voici une phrase tirée de l’article ci-dessous, sur les interventions canadiennes en Syrie. 1.5 milliard de dollars à la CBC-Radio Canada (taxes et impôts) pour leurs mensonges quotidiens.

    If killing civilians is a ‘war crime’ for the Russians and Assad loyalists, then we are hypocritical to refer to civilian casualties caused by our own and allied military actions as merely ‘collateral damage’.

    On Target : Western Wartime Hipocrisy

    October 3, 2016

    By Scott Taylor

    http://espritdecorps.ca/on-target-western-wartime-hipocrisy

  • Jean-Jacques Nantel, 6 octobre 2016 03h46

    Si l’immigration massive, qui nous est imposée par les fédéralistes pour détruire notre peuple, coûte vraiment 4 milliards par année au Québec, alors j’en conclue que la meilleure façon de réduire cette facture est de ne jamais faire l’indépendance en ne faisant jamais de référendum.

    Est-ce que quelqu’un voit quelque chose d’illogique dans cette proposition ?

  • Sylvie Hamel, 14 septembre 2016 10h52

    Je n’ai rien contre l’immigration et d’aider des gens qui fuient leur pays pour cause de sécurité... mais il faut aussi protéger notre patrimoine, notre culture, nos valeurs et notre langue... Il n’est aucunement question ici de racisme ou d’assimilation, mais plutôt d’adaptation. Ce qui se passe à l’intérieur de quatre murs, cela ne nous regarde pas. Par contre, si cela affecte et devient un "danger" pour la civilisation québécoise, alors il faut se protéger et protéger ce pourquoi nos ancêtres et les gens avant nous se sont battus. Si les immigrants ont fui la tyrannie et la guerre qui sévissent dans leur pays, pourquoi veulent-ils reproduire le même schéma chez nous, leur terre d’accueil ? Le gouvernement provincial doit absolument mettre en place des barêmes , un encadrement et des programmes à cette fin... Ce n’est pas à nous, peuple québécois, de s’adapter à ceux qu’on accueille, mais l’inverse... N’oublions la maxime qui dit : Si tu vas à Rome, fais comme les Romains... C’est une question de respect et non de racisme ! De plus, ce même gouvernement, qui dépense notre argent pour lequel on trime dur, afin d’accueillir les immigrants, nous parle d’austérité et laisse les aînés vivre dans la pauvreté, n’accompagnent pas adéquatement nos enfants qui sont notre avenir... Il y a de quoi se poser de sérieuses questions sur la crédibilité et la gestion de ce gouvernement...

  • Marcel Haché, 10 septembre 2016 19h32

    La profondeur intellectuelle ? C’est d’abord lire et distinguer entre immigrant et immigration…

    Voyez-vous, M. Capuano, c’est avec les services d’immigration que peut s’organiser un génocide culturel, dernière étape de la paralysie politique de toute une nation.

    Certes, les immigrants ne sont pas consentants à aucun génocide. Ils y ont parfois eux-mêmes échappés dans leurs pays d’origine ! Mais cela n’est pas suffisant ou ne devrait pas l’être, à leur donner le droit à la citoyenneté. Et « cela » ne les exempte pas non plus de ce qui de devrait être un devoir de s’assimiler.

    Hélas, ils ne s’assimilent pas tous, c’est le moins qu’on puisse dire, ou si lentement lorsqu’ils le font (lorsque par miracle ils ne Nous sont pas hostiles…) que cela participe à notre paralysie politique. Les services d’immigration savent tout cela. L’institution fédérale le sait parfaitement aussi, ce que vous semblez ne pas savoir.

    Céline Dion est adorée partout. Elle détient déjà plusieurs nationalités. Est-ce que les anglais ou les allemands lui courent après sur la rue pour lui donner leur citoyenneté ? Ne mêlez donc pas maman Dion à vos élucubrations. On jase.

  • Normand Bélair, 10 septembre 2016 17h38

    Il suffit de regarder les États-Unis, la France et l’Angleterre avec leur taux bas d’immigration pour constater que le Québec minoritaire au Canada n’a pas le luxe de continuer avec les taux actuels d’immigration.
    Si on transpose les chiffres des trois pays cités plus haut, on arrive à un chiffre rentre 24 000 et 40 000 immigrants pars année, PAS 50 000, PAS 52 000 NI 60 000 par an !
    Comment un peuple minoritaire peut ils intégrer des immigrants ?
    Avons-nous un cas d’espèce dans le monde pour nous aider à faire les bons choix ?
    Accueillir moins ne veut pas dire, fermer les frontières, c’est simplement le droit d’exister sans se faire envahir par des gens qui vont défendre des valeurs autres que des valeurs québécoises.
    Partout sur la planète on protège d’abord les populations déjà en place, avant d’ouvrir sur des chiffres irréalistes basés sur ...rien !

  • Yves Capuano, 10 septembre 2016 01h39

    @Monsieur Haché
    Nous n’avons pas besoin des immigrants ? Ha bon, et que voulez-vous leur faire ?
    Le simple fait de faire une telle affirmation en dit long sur votre profondeur intellectuelle. Serge Fiori, fils d’immigrant italien, fier indépendantiste et gourou de toute une génération de souverainiste. Nous avons besoin de lui ; mais nous n’avions pas besoin de son père ?

  • Marcel Haché, 9 septembre 2016 09h12

    @ Yves Capuano.

    Nous n’avons pas « besoin » d’immigration. Ce sont les services d’Ottawa et les sous-fifres de Québec qui ont « besoin » d’immigration.

    Si l’immigration était un tel « besoin » des populations canadiennes et québécoises, des entreprises privées locales se chargeraient à profit de combler ce « besoin ».

    Dès lors que les services publics cesseraient d’intervenir sur ce marché artificiel de l’Immigration, ce marché se rétrécirait comme peau de chagrin. Que l’état canadien cesse de donner à tout vent la citoyenneté à toutes les cohortes qui la réclament, que ce soit au nom du principe de la « réunion des familles » ou celui du droit d’asile à l’égard des réfugiés politiques, souvent des réfugiés économiques, les sources d’immigration se tariraient d’elles-mêmes, et rapidement. Bien de ces nouveaux canadiens ne vivent pas au Canada, comme on l’a déjà vu lors du rapatriement de ces « canadiens » qui vivaient toujours au Liban mais qui, devant la guerre imminente, réclamaient d’Ottawa qu’il les rapatrie.

    Foutez-Nous donc la paix avec les « régions qui se vident ». Si les régions se vident des « souches » parce qu’ils ne peuvent plus y vivre, c’est se moquer de Nous que de prétendre qu’il suffirait d’y envoyer nos nouveaux arrivants pour qu’elles revivent. Soupoudrer artificiellement les régions d’une immiggration dont Nous n’avons pas besoin, cela équivaudra à étendre le West Island aux régions. Cette stratégie-là convient parfaitement aux fédéralistes

  • Yves Capuano, 8 septembre 2016 19h16

    Nos régions se vident, le Québec des régions est en train de devenir un parc de personnes âgées et vous voulez réduire l’immigration ? Comment nos régions vont-elles survivre sans immigration ? Voulez-vous forcer les femmes à faire des enfants ? Il y a actuellement moins de 200 personnes à l’île d’Anticosti, un territoire absolument merveilleux. Vous rendez-vous compte ?

    J’ai expliqué dans mon article http://vigile.quebec/Pour-une-plus-grande-immigration
    pourquoi cet argument du coût de l’immigration est une fumisterie.

    Il existe un énorme problème au Québec dans la compréhension de l’importance de l’immigration dans la société québécoise. Le principal problème de tous les analystes est de mettre tous les immigrants dans le même bateau, quelle que soit leur provenance, leur langue, leur culture, etc... Ensuite , on parle d’augmenter ou de diminuer "les immigrants" comme s’il s’agissait d’un seul bloc homogène, ce qui ne correspond pas du tout à la réalité. Comment peut-on analyser de la même façon l’impact d’un immigrant français de France, par exemple, avec un immigrant du Laos ? Or , quand on parle de réduire l’immigration, sans plus de nuances, comme le fait un François Legault par exemple, on risque fort de diminuer les chances de voir les français de France arriver ici, alors qu’il s’agit ici d’une immigration purement francophone, qui va non seulement s’intégrer facilement au Québec, mais qui va aussi augmenter la présence francophone à Montréal. Avec une population québécoise de souche francophone qui préfère la banlieue au centre-ville, l’immigration française de France est essentielle au caractère francophone de Montréal. On peut étendre ce raisonnement à tous les immigrants qui adoptent le français comme langue de vie à Montréal, quelle que soit leur provenance. Le principal problème de l’immigration québécoise provient de l’incompétence des fonctionnaires québécois eux-mêmes.

    Premièrement on accepte comme résident permanent une grande quantité d’immigrants ne parlant pas le français. Cela est incompréhensible et inadmissible. Cela démontre toute l’incompétence du ministère de l’immigration du Québec.

    Une grande quantité de ces immigrants arrivent par regroupement familial. Il faut tout simplement cesser de donner automatiquement la résidence permanente à ces immigrants dès leur arrivée s’ils ne parlent pas français en arrivant. Il faut leur donner la résidence conditionnelle à l’apprentissage du français dans une période de 2 ans. Bien entendu, ceux-ci devront recevoir les moyens financiers pour apprendre le français. Ils pourraient d’ailleurs recevoir cette aide dans leur pays d’origine avant d’arriver ici. Mais ils devront passer ici des tests de français conditionnels à l’acquisition de leur résidence permanente canadienne.

    On pourrait aussi permettre le regroupement familial par les résidents permanents seulement à ceux qui parleraient déjà le français.

    Un autre groupe, choisi par le Québec souvent en fonction de leurs qualifications, soit les immigrants économiques , arrive ici en parlant davantage l’anglais que le français. Cela est tout simplement un apport direct à l’anglicisation de Montréal. Il est impensable de croire qu’un immigrant arrivant ici en parlant mieux anglais que français ne se joindra pas à la communauté anglophone s’il arrive à Montréal.On ne devrait JAMAIS accueillir ce genre d’immigrants à Montréal, sauf dans des cas de pénurie extrême de main-d’oeuvre spécialisée.

    Une autre cause de l’anglicisation de Montréal dont on entend moins parler est la présence de canadiens anglais provenant des autres provinces canadiennes à Montréal.
    Évidemment il sera impossible de contrôler cette immigration inter-provinciale sans faire l’indépendance du Québec mais on pourrait tout au moins s’assurer que ceux-ci vivent bel et bien au Québec en résidence principale s’ils veulent avoir le droit de vote.

    Bref, il y a bien des façons de contrôler la francisation des immigrants mais nous ne le faisons pas par incompétence.

    Comment expliquer qu’on laisse les immigrants se concentrer à Montréal à environ 75% alors que nos régions se vident ?

    Encore une fois, la résidence permanente conditionnelle viendra résoudre ce problème. Installe-toi en région sinon tu n’auras pas ta résidence permanente dans deux ans.C’est tout.

    On parle du problème des immigrants provenant de pays musulmans. On n’a qu’à en sélectionner moins si ceux-ci persistent à ne pas s’intégrer ici. Mais , de grâce, ne mettez pas tous "LES IMMIGRANTS" dans le même bateau.Encore une fois, c’est le gouvernement du Québec qui fait les lois et qui ne met pas ses culottes en permettant le port de vêtements religieux dans le cadre d’un travail laïque.

    J’ai également expliqué dans mon article
    http://vigile.quebec/Etre-ne-au-Quebec-pour-voter-au

    pourquoi l’immigration ne devrait pas être un frein à la réalisation de la souveraineté du Québec. Il suffit de faire voter les gens nés au Québec...

  • J. Béchard, 8 septembre 2016 06h48

    Je pense que le but final est le suivant : l’’ÉLITE’’ (voleurs et menteurs d’ici et d’autres pays) veut s’approprier : ressources naturelles, terres, et Saint-Laurent comme voie de transport. Et distribuer dans certains pays le Fonds monétaire (FMI), ou profiter de l’USAID, ce qui requiert certains ’’échanges culturels’’ et une coordination par l’ACDI.

    Pourquoi les imigrants ne comportent-ils pas un grand nombre de médecins et d’ingénieurs et techniciens qualifiés, pour désengorger notre système, et INNOVER ICI ? Le but semble plutôt d’utiliser des immigrants pour établir des liens avec leurs pays dans le seul but d’ALLER Y VOLER LES RESSOURCES.

    On admet des immigrants dans les secteurs de la coiffure, des soins dans les CHSLDs, ou dans les secteurs de la danse ou agricole, ou on les utilise pour participer à des etudes pour tester des medicaments comme des rats de laboratoire.

    Mais sont-ce des emplois qui permettent vraiment aux immigrants d’améliorer leur sort ? Avec les bas salaires qui vont avec, ils ne peuvent s’offrir une maison ou un loyer, dont les prix gonflés par toutes ces bulles financières des prédateurs de l’immobilier et des assurances, sont devenus exorbitants, et non abordables.

    Donc il ne leur reste souvent comme alternative, que d’envoyer un peu d’argent à leur famile, et finalement ces immigrants sont tentés de repartir car l’hiver leur est souvent difficile à supporter.

    _En outre, considérant, ces FAITS :

    - nos vieux sont laissés à eux-mêmes, on semble vouloir se débarrasser d’eux au plus vite pour s’approprier leurs terres ; ils sont laissés seuls, sans visite, dans leurs couches.

    - la classe moyenne est écrasée, complètement étouffée par les taxes et les impôts, et par la lenteur d’un lourd système rendu dysfonctionnel et totalement inefficace ;

    - les jeunes sont abrutis par une piètre éducation de plus en plus mediocre, ces jeunes qu’on veut garder idiots, et sortir au fond le plus vite possible de l’école, pour les enfermer dans des emplois peu utiles dans lesquels ils n’auront pas d’espoir d’améliorer leur sort (à moins d’en finir dans les restants : vendeur d’assurance, d’immobilier, ou de bagnole, ie gestionnaires d’un système de plus en plus absurde, inhumain, et sans aucun respect de la vie, seul le vol, le mensonge, et le profit comptent pour ces prédateurs misérables).

    Donc pour terminer : je pense que l’on est en train de saboter nos systèmes et institutions.

    Le but ultime doit être de permettre aux gens d’ici et aux immigrants d’améliorer leur sort, non d’enrichir une certaine ’’élite’’ qui ne respecte RIEN. Par ’’élite’’ je désigne ces pédateurs, manipulateurs, menteurs et voleurs, qui n’ont aucun respect pour les immigrants ni pour nous.

    Merci de m’avoir lu.
    _

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