«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

L’immigration

Une réflexion à courte vue

Tribune libre de Vigile
mercredi 17 juin 2015
1 006 visites 8 messages

Dans mes articles précédents (note1), j’ai démontré :

1) que l’indépendance, avec toutes les libertés décisionnelles et les pouvoirs qu’elle apporte, ne nous dit pas à quoi ressemblerait le Québec comme pays. L’indépendance est en aval d’un projet rassembleur pour le Québec. Elle est un moyen et non la fin. Le même constat s’applique avec le fédéralisme ;

2) que le Québec actuel n’a pas de projet de société.

Le gouvernement Couillard, dimanche le 15 juin 2015, considère hausser tout de suite les seuils d’immigration. Certains craignent une hausse soudaine et ses impacts sur le statut du français au Québec. D’autres reprochent au premier ministre son opinion dogmatique qui nous fait comprendre qu’il n’y a pas de dialogue possible.

Le Devoir, 16 juin 2015 (note 2)
« Toutes les personnes qui oseront poser des questions, formuler des objections, proposer des choix autres que ses prétendues « évidences » seront dépeintes comme des êtres étroits d’esprit, voire tentés par le racisme. Ruse rhétorique perverse doublée d’un sentiment de supériorité (Je connais le monde moi, Monsieur, j’ai travaillé à l’étranger) ».

Pour justifier leurs inquiétudes sur la hausse de l’immigration, les opposants (note 2 & 3) soulèvent les arguments suivants :
1) une hausse des seuils d’immigration pourrait fragiliser davantage le français ;
2) les structures d’accueil sont insuffisantes pour ceux et celles qui choisissent de venir au Québec ;
3) les coupures budgétaires dans les programmes de francisation ;
4) la future politique d’immigration, actuellement en préparation, revoit à la baisse le nombre de points accordés aux candidats quant à la connaissance du français ;
5) l’approche globale n’est pas présente. On regarde juste le discours économique Il ne se prononce pas sur le nombre idéal à atteindre ;
6) la conclusion de M. Couillard semble découler d’un simple préjugé économico-démographique. Des chercheurs, Benoît Dubreuil et Guillaume Marois, ont, dans un livre étoffé, Le remède imaginaire (Boréal), critiqué la thèse selon laquelle le Québec, aux prises avec un vieillissement et une pénurie de main-d’oeuvre, n’aurait « pas le choix » d’augmenter les seuils d’immigration ;
7) proportionnellement, accueille plus d’immigrants que des pays comme les États-Unis et la France
8) la hausse non avouée des seuils d’immigration est de contrer un éventuel référendum sur la souveraineté.

Et pour atténuer certaines de ses inquiétudes, certains proposent :
1) un dialogue avec la société avant de prendre des décisions qui pourraient fragiliser encore davantage le français au Québec ;
2) propose d’offrir aux candidats à l’immigration un certificat de sélection temporaire. Ils auraient trois ans pour s’intégrer et apprendre le français. À la fin de cette période d’essai, ils passeraient un test. Après un deuxième échec à ce test, ils seraient renvoyés ;
3) le nombre d’immigrants à accueillir devrait être fixé en fonction des outils qu’on est prêt à mettre à leurs dispositions pour s’intégrer au travail et pour apprendre le français.

Toutes ses inquiétudes, ses suggestions & réflexions pertinentes sont dans un horizon court terme. Elles ne nous permettent pas de voir à quoi ressemblerait le Québec dans 50-75 ans.

De 2006 à 2011 le nombre d’immigrants à augmenter de 29,9% ou de 654,000(8,8% de la population du Qc) à 850,000 (11%).

La population du Québec en 2056 pourrait varier entre 7,7 millions (cas d’une situation démographique défavorable) et 11 millions (cas d’une situation de très forte croissance).

Dans une démarche de réflexion à long terme (50-60 ans) voici les questions que, entre autres, nous nous poserions :
1) Quel devraient être la population et la courbe démographique optimales & soutenables le futur du Québec ?
2) Quel devrait être la répartition géographique de la population du Québec ?

Pour répondre à ces questions, les variables économiques, sociales, environnementales, la disponibilité des ressources, la qualité de vie, population mondiale... devront être prises en considération. Ce n’est qu’après avoir répondu à ces questions fondamentales que nous pourrons établir une politique à long terme d’immigration, d’accueil et d’intégration.

J’ai utilisé cet exemple concret pour démontrer à quel point nous prenons des décisions fondamentales sans vision & pour mieux faire comprendre la démarche que je propose pour nous donner le futur que nous voulons.

Note 1 :
1) Vers le futur que nous voulons, partie 3
http://vigile.net/Vers-le-futur-que-nous-voulons
2) Vers le futur que nous voulons, partie 2
http://vigile.net/En-route-vers-le-futur-que-nous
3) Vers le futur que nous voulons, partie 1
http://vigile.net/PQ-rallier-la-majorite-autour-de
4) PQ, où vas-tu ?
http://vigile.net/PQ-ou-vas-tu ?
5) Le Québec n’a pas de vision
http://www.lapresse.ca/debats/commentaires-du-jour/201108/18/01-4426986-le-quebec-na-pas-de-vision.php

Note 2 Imprudence dogmatique
16 juin 2015 Antoine Robitaille Le Devoir
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/442848/couillard-et-l-immigration-imprudence-dogmatique

Note 3
Immigration : l’opposition critique Couillard
http://journalmetro.com/actualites/national/793885/immigration-lopposition-critique-couillard/

Commentaires

  • Marie-France Legault, 30 juin 2015 09h12

    Il faut être très prudent et circonspect vis-à-vis des nouveaux arrivants. Il n’est pas question de racisme d’islamophobie, d’homophobie. Il faut s’informer sur les nouveaux citoyens : leurs antécédents, leur dossier, leurs orientations politiques. Le Canada ne doit pas devenir le "refuge" des radicaux et fanatiques religieux...sous prétexte d’ouverture.
    Je crois qu’il faut être "radical" dans nos valeurs et ne pas avoir honte de les proclamer : liberté d’expression ne veut pas dire laxisme, libertinage. Propager la haine, les discours haineux ne font pas partie de la liberté d’expression.
    Pourquoi être peureux, angoissé, anxieux ? Ceux qui propagent la haine, qui tuent, qui assassinent n’ont peur de rien. Ils profitent de nos appréhensions pour frapper partout sur la planète.

  • Robert J. Lachance, 20 juin 2015 07h57

    « que le Québec actuel n’a pas de projet de société. »

    Le Québec est un territoire, une province parmi d’autres d’un pays lié depuis des siècles à la Grande-Bretagne comme colonie d’un empire auquel la guerre de 1939-1945 a mis fin à la demande intéressée des États-Unis. Je tiens ce dernier détail de Robert Dutil, La Juste Inégalité : Essai sur la liberté, l’égalité et la démocratie, 1995.

    Sous Duplessis, le Québec s’est instruit et sous Lesage et suivants éduqué. Le Québec a vécu la Révolution tranquille. La Révolution tranquille s’est-elle réalisée selon un plan projet ? Pas à ma connaissance. La Révolution tranquille a été la résultante de milliards de coïncidences non-planifiées et cumulatives. La population du Québec subirait actuellement sa contre révolution plutôt que sa Révolution tranquille 2.0, je dirais.

    Un territoire n’a pas d’autres projet de société que celui de s’offrir ou non comme lieu de réalisation pour ceux personnels de ses habitants, à tous en principe ; plus concrètement à 125 élus d’une part et à 75 d’autre part, enchaînés à des partis, auxquels pourraient être ajouter les élus municipaux, en particulier Régis Labeaume et Denis Coderre. La récente course à la chefferie au PQ nous a permis d’en apercevoir cinq ou six axés sur l’indépendance.

    Je mets ici en lien celui d’un libre-penseur, l’avocat Guy Bertrand et son Projet Libre-Nation.

    http://republiquefederaleduquebec.com

  • Robert J. Lachance, 19 juin 2015 13h17

    Jacques Henripin, 1926-2013 n’était pas Jacques Parizeau, 1930-2015 ; mais boursier à la même époque autrement que lui ; et économiste instruit en Europe un peu comme lui.

    Revenant, avec le temps, plus sensible à l’évolution de notre force de travail et de régénération en trop vaste pays qu’à l’économie provinciale du Québec présente et à venir.

    Jacques Parizeau à qui l’on rend public moulte hommages sur le blogue de Jean-François Lisée, avec sa permission. J’en suis fier. J’en suis fier, mais pas encore au point d’avouer comme Jean-Martin que je l’aime. Il me reste une petite gêne comme on dit chez nous. La différence d’âge aurait dit Doris Lussier, 1918-1993, de son vivant.

    Je préfère nommer Monsieur Belette vibrante, sans jamais avoir été scout. Ça fait jeune et différent de Caméléon narcissique. À qui profite passer de l’instruction à l’éducation ? Aux femmes, mais pas à toutes. Les femmes sont l’avenir de l’homme chantait un autre moustachu. Ricet Barrier, 1932-2011 ? Georges Moustachi, 1934-2013 ? Georges Brassens, 1921-1981 ? Non, non, non ! Jean Ferrat, 1930-2010.

    Jacques Henripin est l’auteur de Souvenirs et réflexions d’un ronchon, 1998.

    http://classiques.uqac.ca/contemporains/henripin_jacques/souvenirs_ronchon/souvenirs_ronchon.html

    En matière d’immigration, page144 et suivantes. « Les immigrés sont certes un enrichissement ; ils ne sont cependant pas des substituts aux naissances. Au bout du compte, une société n’est plus seulement enrichie par les apports nouveaux ; elle est remplacée par un échantillon des sociétés de la terre. Et l’on ne peut deviner par quelles luttes certains groupes ethniques ou linguistiques domineront les autres. Il est peut-être plus sage de faire ses enfants soi-même. mais il y faudra une contribution de la société beaucoup plus importante que par le passé. »

    En page 137, en matière d’évolution des groupes linguistiques, ... ce sont les mouvements migratoires (surtout entre les provinces) qui jouent le rôle le plus important dans l’évolution de la proportion des divers groupes linguistiques ; ces mouvements migratoires l’emportent sur tous les autres facteurs pris ensemble ; ils défavorisent fortement les anglophones au profit des francophones et c’est bien pour cela qu’il fallait s’attendre, en toute probabilité à une augmentation du pourcentage des francophones. Ce qui s’est réalisé. Mais c’est vrai, ce n’est pas une assurance pour l’éternité.

  • Robert J. Lachance, 18 juin 2015 13h34

    « J’ai utilisé cet exemple concret pour démontrer à quel point nous prenons des décisions fondamentales sans vision & pour mieux faire comprendre la démarche que je propose pour nous donner le futur que nous voulons. »

    Pas nous, nos élus. Nuance énorme.

    Vouloir le futur est instinctif chez l’animal depuis la nuit des temps et pas encore illégal mais de moins en moins. Notre présence encore sur la Terre-Mère en dépend. Notre empreinte, c’est autre chose.

    Brouter le présent sans plus est monarchiquement constitutionnel, républiquement démocratique et un moindre mal pour une majorité d’électeurs, donc, de députés. Une mine de conversations et d’écrits pour l’alternative.

    L’humain est un animal.

    - Raisonnable ?

    - Grégaire !

    https://www.youtube.com/watch?v=vak8zaa-tLI

    ou

    (ajouter le point manquant après les www après avoir copier, le cas échéant)

    https://www youtube.com/watch ?v=aHA_xQ1mtsA

    https://www youtube.com/watch ?v=z0FUHDGnk28

  • Marcel Haché, 18 juin 2015 07h42

    La tactique politique de Couillard, qui consiste à bavasser que le Québec serait en manque de main d’œuvre, cette tactique et cette fraude intellectuelle s’inscrivent dans une stratégie bien plus large, consistant à bloquer et empêcher tout déplacement de l’électorat des nouveaux arrivants vers le P.Q. de P.K.P. Ce qui est visé par le cancre partisan qui Nous sert de premier ministre, c’est une faute quelconque, une malencontreuse déclaration de P.K.P. à l’égard du thème de l’immigration.

    Partisannerie de bas étage ! Bien digne de Couillard, à genoux devant Mc Gill et tout le West Island !

    Vrai hélas, mille fois hélas, que le P.Q. n’a jamais su parler aux nouveaux arrivants.
    Vrai hélas, dix mille fois hélas, que le P.Q. ne sait pas encore Nous parler.

    Si le P.Q. savait Nous parler, tout l’électorat des nouveaux arrivants, dont on peut déplorer qu’ils n’écoutent (pour le moment) que les sornettes provenant du West Island, tout cet électorat méfiant commencerait à écouter ce que le P.Q. aurait à Nous dire.

    Je crois pour ma part que tous ces électorats « ethniques » ne demanderaient pas mieux que de se joindre Nous. Mais ils ne se joindront jamais à Nous, ni à nous les indépendantistes, si nous-mêmes ne savons pas jaser entre Nous…

  • Henri Marineau, 18 juin 2015 03h29

    Le dernier argument de Philippe Couillard concernant une augmentation du nombre d’immigrants sur le territoire du Québec pour contrer une pénurie de main d’œuvre vient d’être contredit par une étude remise au ministère de l’Immigration par les chercheurs Brahim Boudarbat et Gilles Grenier.

    En effet, selon les deux chercheurs, « Rien ne prouve que l’économie a besoin de beaucoup plus d’immigrants pour se développer…Nous recommandons de maintenir les niveaux d’admission actuels soit autour de 50 000 immigrants permanents par année », tout en ajoutant que pas moins de 42 % des nouvelles demandes à l’aide sociale sont faites par des immigrants, une affirmation confirmée par le ministère de la Sécurité du revenu.

    Devant ces faits plutôt révélateurs, il y a lieu de s’interroger sur les véritables raisons qui animent les velléités de Philippe Couillard d’augmenter le seuil de l’immigration. Et, à cet effet, je pose l’hypothèse suivante : considérant le fait accompli que la très grande majorité des immigrants votent pour le parti libéral au moment des élections provinciales, le premier ministre ne voit-il pas, par sa proposition, une occasion en or d’augmenter son pourcentage de votes ? Et, par la même occasion, un moyen de contrer les effets d’un « oui » à l’occasion d’un prochain référendum ?...Des questions que nous devons nous poser sur les dessous de l’immigration, version Couillard !

  • Francois Janvier, 17 juin 2015 20h39

    Derrière la question de l’immigration au Québec se cache la problématique de la survivance du peuple québécois en tant qu’entité francophone fortement majoritaire en Amérique du Nord.

    Pour contrer notre assimilation et notre anglicisation progressive, le Parti québécois pourrait adopter une politique démographique équilibrée. Cette politique devrait comporter deux grands volets basés sur des nombres d’immigrants et de naissances généralement bien acceptées par les différentes composantes de la société.

    Le premier volet consisterait à autoriser au Québec entre 30 000 et 35 000 immigrants par année ( au lieu du 50 000 à 55 000 actuel). Au prorata de la population ce nombre serait encore supérieur au nombre d’immigrants autorisés aux Etats-Unis et en France. Cette réduction aurait pour avantage de permettre une plus grande sélection des immigrants et une plus grande intégration de ceux-ci. Ce nombre serait probablement suffisant pour répondre à court et moyen terme à nos besoins en main-
    d’œuvre ( si tel n’était pas le cas comment alors expliquer les hauts taux de chômage chez certaines communautés ethniques et le départ de nombreux québécois vers les autres provinces ; il y a d’ailleurs là un important bassin de main-d’oeuvre à retenir).

    Le second volet consisterait en une politique nataliste qui pourrait faire passer le nombre de naissances au Québec à environ 105 000 par année ( au lieu du 89 000 actuel). Il faudrait pour ce faire s’inspirer des politiques familiales scandinaves beaucoup plus généreuses. Par exemple en Norvège le congé parental de base est de 49 semaines rémunéré à 100% du salaire, en Suède il est de 13 mois à 80% du salaire (des extensions de ces congés sont possibles à moindre revenu) ; il y a aussi d’autres mesures comme de longs congés parentaux pour les maladies d’enfants, la possibilité de réduire ses heures de travail, etc.

    Une telle politique nataliste profiterait à toutes les régions du Québec. Elle serait également très attractive auprès de deux clientèles plus éloignées du PQ soient les jeunes et les communautés allophones.

    Bien entendu cette politique nataliste engendrerait des coûts. Idéalement elle devrait se faire dans un Québec indépendant ; en étant indépendant une partie de nos impôts pourrait aller à cette politique familiale au lieu de débourser pour avoir un gouverneur général, des sénateurs, deux premiers ministres, deux députations, deux ministères de l’agriculture, deux ministères de l’environnement, etc.

  • Michel Charlebois, 17 juin 2015 07h45

    ...il n’est point de moyen plus assuré, pour conserver un pays de nouvelle conquête, que d’envoyer des colonies dans quelques endroits qui soient comme les clés du pays ; car il faut user de cette politique, ou bien vous serez obligé d’y entretenir de grosses garnisons. Les colonies ne coûtent presque rien au Prince ; et il ne fait du mal qu’à ceux qu’il dépouille de leurs terres et de leurs maisons, en faveur des nouveaux habitants qu’il y envoie. Quant à ceux qui perdent leurs biens, et qui ne sont que la plus petite partie de l’Etat conquis, il n’y a rien à craindre de leur part, vu qu’ils sont dispersés et pauvres ; et tous les autres qu’on a laissés en paix chez eux, y demeurent sans penser à troubler l’Etat, dans la crainte d’être chassés à leur tour, comme leurs compatriotes. Je conclus donc que ces colonies sont avantageuses en plusieurs choses : elles ne coûtent rien ; elles sont moins à charge au pays ; et enfin, ceux qui en souffrent, étant pauvres et dispersés, ne sont pas en état de se venger du mal qu’on leur a fait...

    Le prince, Nicolas Machiavel

    À Laurent le Magnifique
    Fils de Pierre de Médicis

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