«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

S’est-il suicidé, se cache-t-il, ou a-t-il été liquidé ? À qui profite sa disparition ?

L’ex-numéro deux de l’escouade Marteau reste introuvable

vendredi 3 janvier 2014

Les recherches pour tenter de retrouver Éric Martin, disparu lundi, n’ont donné aucun résultat à ce jour. L’homme est policier à la Sûreté du Québec, a confirmé le corps policier, hier. Il s’agit de l’ex-numéro deux de l’escouade Marteau, qu’il a quittée en 2011. Un départ qui avait causé de grands remous.

M. Martin a quitté son domicile de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles vers 22h30 lundi, ne portant qu’un pyjama et des pantoufles.

« C’est quelqu’un qui avait des tendances suicidaires, donc on peut présumer que la personne a mis fin à ses jours. Mais tant qu’on ne l’a pas retrouvé, on ne le sait pas », a expliqué Daniel Lacoursière, du Service de police de la Ville de Montréal.

Les policiers ont multiplié les recherches mardi aux abords de la résidence du policier.

« Les berges ont été faites par les policiers et les pompiers, des vérifications ont été faites avec l’hélicoptère de la Sûreté du Québec, on a patrouillé sur la piste cyclable en VTT et les pistes du centre nature pas loin ont été ratissées par des motoneiges... On en est là », a précisé M. Lacoursière. Devant l’impasse, le SPVM s’en remet maintenant au public, dans l’espoir de voir un témoin se manifester.

Éric Martin a été chef opérationnel de l’escouade Marteau jusqu’en 2011. Il était le pilier de l’escouade et était très respecté et aimé de ses collègues. La nouvelle de sa disparition a semé la consternation chez plusieurs policiers, selon nos informations.

Lorsqu’il avait quitté Marteau pour aller diriger l’Unité mixte d’enquête sur le crime organisé autochtone (UMECOA), certaines sources avaient indiqué à La Presse qu’il avait plutôt été « tassé ». La SQ avait nié ces allégations et affirmé qu’il s’agissait d’une promotion.

Son départ était survenu peu après la publication d’un article de La Presse à propos d’allégations d’ingérence politique dans les enquêtes de Marteau.

Des enquêteurs se seraient plaints que leur travail était orienté vers le monde municipal afin de les éloigner des sphères du pouvoir à Québec. La SQ avait de nouveau démenti ces informations.

En janvier 2013, M. Martin a pris un congé sans solde pour aller travailler comme directeur de la sécurité de la Banque Royale. L’institution financière a confirmé à La Presse qu’il occupe toujours cette fonction.


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