«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le « modus operandi » des spoliateurs (12)

L’épreuve de feu du commissaire au lobbyisme et Lettre à Me François Casgrain, Commissaire au lobbyisme du Québec

Power Corporation est-elle au-dessus de la loi ?

Tribune libre de Vigile
mardi 7 février 2012
2 208 visites 14 messages

Le dernier épisode de la guerre Québecor/Power Corp. vient de braquer inopinément les feux sur le Commissaire au lobbysme, Me François Casgrain. En poste depuis le 11 juin 2010, il se retrouve plongé au cœur d’une affaire qui risque d’en faire rapidement une des vedettes de l’information au Québec. Pour un fonctionnaire de carrière comme lui, c’est sans doute la pire calamité qui pouvait lui arriver.

Reprenant les conclusions d’un de mes articles du 11 octobre dernier en y rajoutant un fait nouveau, soit le séjour de Michael Sabia à Sagard en compagnie de sa famille en août dernier, les journaux et la télévision de Québecor ont souligné l’incompatibilité de cette présence avec les exigences de la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbysme.

Comme le précise le site du Commissaire au lobbysme,

« La Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme s’applique aux activités de lobbyisme exercées auprès des titulaires de charges publiques qui œuvrent au sein des institutions parlementaires, et des quelque 300 ministères, entreprises et organismes du gouvernement québécois. »

Sont donc autant visés par cette loi les titulaires de charges publiques comme le premier ministre et les ministres, que les dirigeants des entreprises et organismes du gouvernement québécois tels que la Caisse de dépôt et de placement, ou Hydro-Québec, pour ne s’en tenir qu’à celles-là.

Au cours des deux dernières années, dans plus de 50 textes sur les 300 que j’ai écrits, j’ai eu l’occasion de documenter ici même sur Vigile les agissements du groupe Power dans un certain nombre de dossiers d’intérêt public, et son non-respect systématique des exigences de cette loi. Dans mon texte du 11 octobre, je décrivais la situation en ces termes :

« Mais à partir du moment où Power utilise ses contacts pour s’infiltrer aux plus hauts niveaux dans les sphères décisionnelles de l’État, comme le fait Power par l’entremise de Marc Bibeau ou de la présence de Michel Plessis-Bélair au conseil d’administration d’Hydro-Québec, son comportement se met à soulever de sérieuses questions de transparence, d’influence, et d’éthique pour lesquelles non seulement nous n’avons pas de réponses, mais surtout aucun moyen d’en demander et d’en obtenir.

Le Québec s’est doté il y a quelques années d’un mécanisme pour assurer la transparence des démarches entreprises par les personnes ou les sociétés intéressées à faire des affaires avec l’État. Si vous consultez le registre, non seulement n’y trouverez-vous pas le nom de Marc Bibeau, mais vous constaterez également que le nom de Power Corporation n’y apparaît pas souvent. Faut-il en conclure pour autant que Power n’est pas intéressée aux affaires de l’État ? Bien sûr que « non ». Il ne se passe plus une semaine sans que nous en ayons de nouvelles indications comme j’ai eu l’occasion de le démontrer récemment dans les articles suivants http://www.vigile.net/Quand-les-hyp... , et http://www.vigile.net/Le-Plan-Nord-....

C’est donc la preuve que Power s’y prend autrement, et les faits exposés plus haut, ironiquement avec le concours bien involontaire de La Presse, j’en suis sûr, nous fournissent d’amples indications sur sa façon de procéder.

***

Au fil des années l’appétit de Power est devenu de plus en plus vorace, comme je l’expliquais dans un article récent http://www.vigile.net/L-appetit-vorace-de-l-oncle-Paul. Son envahissement systématique de tous les champs d’activités où est présent le Gouvernement du Québec, et qui affichent un certain potentiel de développement et de croissance, est soit la marque d’une très grande confiance dans sa capacité de récupérer les droits du Gouvernement (qui ne peut lui venir que de la certitude que les dés sont pipés en sa faveur), ou alors d’une tentative désespérée et frénétique de recentrer ses activités à la veille d’une catastrophe imminente, comme pourrait en constituer la crise systémique de l’économie mondiale dont il est question ces jours-ci.

Je suis pour ma part convaincu que nous sommes en face d’une combinaison des deux.

Alors la question se pose : en vertu de quelle exception Power Corporation n’est-elle pas assujettie aux mêmes règles que toutes les autres entreprises lorsqu’elle veut faire des affaires avec l’État québécois ? Le « Seigneur de Sagard » serait-il devenu roi du Québec à notre insu ? S’il l’est devenu, c’est avec la complicité de quelqu’un. Quelqu’un qui lui a ouvert toutes grandes les portes de notre caverne d’Ali-Baba nationale. Quelqu’un qui, sûrement en échange d’une considération quelconque (on se demande bien quelle autre raison il aurait eue de le faire, à moins d’être prêt à admettre que Paul Desmarais est le « gourou » d’une secte et que Jean Charest est tombé sous son emprise !), s’est littéralement mis au service des intérêts de Power en se souciant comme d’une guigne des Québécois et des intérêts supérieurs du Québec.

***

Dans un article récent, j’avais lancé la mise en garde suivante : « Attention ! Un scandale peut en cacher un autre ». La situation que je viens de décrire est un scandale, au même titre que l’est l’infiltration du crime organisé dans l’industrie de la construction et les structures décisionnelles de l’État québécois. Il ne faudrait surtout pas que le côté spectaculaire du second nous fasse perdre de vue le premier, et vous pouvez d’ores et déjà être assurés que tous les moyens seront mis en œuvre pour que ce soit le cas. »

Il semble que dans l’appréciation que je faisais alors de ce qui était ou n’était pas faisable pour dénoncer publiquement tous ces abus, je n’aie pas tenu compte des pouvoirs d’enquête du Commissaire au lobbysme qui viennent de nous être révélés dansun article du Journal de Montréal datant de quelques jours.

J’ai donc décidé de soumettre dès aujourd’hui l’ensemble de mes textes sur Power parus sur Vigile au Commissaire au lobbysme afin qu’il fasse enquête sur la situation, et les lecteurs de Vigile peuvent être assurés que je leur rendrai compte de cette démarche au fil des développements.

***

Lettre à Me François Casgrain, Commissaire au lobbyisme du Québec

Montréal, le 7 février 2012

Me François Casgrain
Commissaire au lobbyisme du Québec
70, rue Dalhousie, bureau 220
Québec (Québec) G1K 4B2

Monsieur le Commissaire,

C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai pris connaissance dans le Journal de Montréal du 3 février dernier de votre intention de vous pencher sur les questions d’éthique et de transparence soulevées par le séjour du président de la Caisse de dépôt et placement, Michael Sabia, et de sa famille, au domaine des Desmarais à Sagard, dans Charlevoix.

En effet, au cours des deux dernières années, j’ai été en mesure de documenter dans plus de cinquante articles dont vous pourrez trouver tous les liens dans un fichier ci-joint le modus operandi du groupe Power et de la famille Desmarais dans une série de dossiers publics qui touchent de près leurs intérêts. Ainsi, dans un texte du 11 0ctobre dernier, j’écrivais ceci :

« Mais à partir du moment où Power utilise ses contacts pour s’infiltrer aux plus hauts niveaux dans les sphères décisionnelles de l’État, comme le fait Power par l’entremise de Marc Bibeau ou de la présence de Michel Plessis-Bélair au conseil d’administration d’Hydro-Québec, son comportement se met à soulever de sérieuses questions de transparence, d’influence, et d’éthique pour lesquelles non seulement nous n’avons pas de réponses, mais surtout aucun moyen d’en demander et d’en obtenir.

Le Québec s’est doté il y a quelques années d’un mécanisme pour assurer la transparence des démarches entreprises par les personnes ou les sociétés intéressées à faire des affaires avec l’État. Si vous consultez le registre, non seulement n’y trouverez-vous pas le nom de Marc Bibeau, mais vous constaterez également que le nom de Power Corporation n’y apparaît pas souvent. Faut-il en conclure pour autant que Power n’est pas intéressée aux affaires de l’État ? Bien sûr que « non ». Il ne se passe plus une semaine sans que nous en ayons de nouvelles indications comme j’ai eu l’occasion de le démontrer récemment dans les articles suivants http://www.vigile.net/Quand-les-hyp... , et http://www.vigile.net/Le-Plan-Nord-....

C’est donc la preuve que Power s’y prend autrement, et les faits exposés plus haut, ironiquement avec le concours bien involontaire de La Presse, j’en suis sûr, nous fournissent d’amples indications sur sa façon de procéder.

Au fil des années l’appétit de Power est devenu de plus en plus vorace, comme je l’expliquais dans un article récent http://www.vigile.net/L-appetit-vor.... Son envahissement systématique de tous les champs d’activités où est présent le Gouvernement du Québec, et qui affichent un certain potentiel de développement et de croissance, est soit la marque d’une très grande confiance dans sa capacité de récupérer les droits du Gouvernement (qui ne peut lui venir que de la certitude que les dés sont pipés en sa faveur), ou alors d’une tentative désespérée et frénétique de recentrer ses activités à la veille d’une catastrophe imminente, comme pourrait en constituer la crise systémique de l’économie mondiale dont il est question ces jours-ci.

Je suis pour ma part convaincu que nous sommes en face d’une combinaison des deux.

Alors la question se pose : en vertu de quelle exception Power Corporation n’est-elle pas assujettie aux mêmes règles que toutes les autres entreprises lorsqu’elle veut faire des affaires avec l’État québécois ? Le « Seigneur de Sagard » serait-il devenu roi du Québec à notre insu ? S’il l’est devenu, c’est avec la complicité de quelqu’un. Quelqu’un qui lui a ouvert toutes grandes les portes de notre caverne d’Ali-Baba nationale. Quelqu’un qui, sûrement en échange d’une considération quelconque (on se demande bien quelle autre raison il aurait eue de le faire, à moins d’être prêt à admettre que Paul Desmarais est le « gourou » d’une secte et que Jean Charest est tombé sous son emprise !), s’est littéralement mis au service des intérêts de Power en se souciant comme d’une guigne des Québécois et des intérêts supérieurs du Québec.

Dans un article récent, j’avais lancé la mise en garde suivante : « Attention ! Un scandale peut en cacher un autre ». La situation que je viens de décrire est un scandale, au même titre que l’est l’infiltration du crime organisé dans l’industrie de la construction et les structures décisionnelles de l’État québécois. Il ne faudrait surtout pas que le côté spectaculaire du second nous fasse perdre de vue le premier, et vous pouvez d’ores et déjà être assurés que tous les moyens seront mis en œuvre pour que ce soit le cas. »

http://www.vigile.net/Power-Corporation-un-Etat-dans-l

Votre intervention rapportée dans le Journal de Montréal me permet de comprendre que j’étais dans l’erreur quand je pensais qu’il n’y avait aucun recours. Je vous soumets donc par la présente ma demande d’examiner le dossier Power dans son ensemble afin de vérifier si des infractions ont été commises à la loi que vous avez charge d’administrer.

Je n’aurai pas la prétention de vous affirmer que tous les textes que je vous soumets comme autant de pièces au soutien de ma requête ont le même caractère probant. Je peux cependant vous affirmer en toute conscience que chacun d’entre eux est absolument indispensable à la bonne compréhension de l’interface entre le groupe Power, le Gouvernement du Québec, et ses diverses entreprises et organismes.

Je tiens cependant à vous préciser que les entreprises du groupe Power ou celles sur lesquelles il exerce un "contrôle et une influence", pour reprendre sa propre terminologie, n’hésitent pas à utiliser des prête-noms et des sociétés-écrans, un usage beaucoup plus répandu en Europe qu’ici. Cela s’explique par la forte présence du groupe Power en Europe depuis une maintenant une bonne trentaine d’années.

Enfin, je me tiens à l’entière disposition de vos enquêteurs pour leur fournir toute explication ou complément d’information dont ils auraient besoin pour mener leur enquête à bonne fin.

Veuillez recevoir, Monsieur le Commissaire, l’assurance de ma plus haute considération.

(signature)

Richard Le Hir
Ministre délégué dans le gouvernement Parizeau.

Commentaires

  • PierreII, 11 février 2012 19h06

    @Bernard Marquis
    ’’Un patron qui reçoit ses employés dans son domaine, mérite notre admiration, le problème, est lorsque ces mêmes employés nient y avoir été reçu.
    Bernard Marquis’’

    Que maintenant Jean Charest et Michael Sabia admettent qu’ils ont séjourné au domaine de Paul Desmarais est donc l’admission qu’ils sont les employés de ce dernier ?
    Si je suis votre logique...
    C’est vrai qu’Sar’gard-mal

  • Bernard Marquis, 10 février 2012 19h35

    Cher monsieur LE HIR,
    Un patron qui reçoit ses employés dans son domaine, mérite notre admiration, le problème, est lorsque ces mêmes employés nient y avoir été reçu.
    Bernard Marquis

  • Ssauvé, 10 février 2012 18h02

    Note : Relire le commentaire de P. Solomon :

    "La monnaie fiduciaire où l’on créer de l’argent a partir de rien a toujours mené vers l’hyperinflation ou vers une dépression économique au cours de l’histoire de l’humanité. Si les indépendantistes veulent se positionner favorable ment après la chute du système monétaire, il est temps que l’on commence a transformer nos économies en monnaie fiduciaire vers les seuls monnaies véritables qui existe, soit l’or et l’argent."

    Enfin, en voilà un qui a compris l’urgence. Cependant, le problème c’est que cette chute n’est pas pour 2016 mais bien avant (et j’espère me tromper). Et si je ne me trompe pas, quelle sont alors aujourd’hui nos options ?

    Nos options, quitte à le répéter encore une fois sur cette tribune, est d’unir nos forces et contourner les médias traditonnels pour se faire entendre. Comment ?

    Dans un premier temps, en faisant l’exercise difficile mais essentiel de cartographier et d’arrimer les offres et les besoins des forces souverainistes. Cela doit se faire par un joueur neutre au sein des camps indépendantistes-souverainistes. Pour le volet communication, prière de m’envoyer un email privé.

    Un site comme Vigile pourrait s’équiper pour lancer un tel exercise. Cette même proposition a été lancée à Cap sur Indépendance, mais le message ne semble pas avoir passé...

    PS : Aucune changement structurel majeur ne s’est fait dans l’histoire sans les jeunes...

  • PierreII, 10 février 2012 16h24

    Mais il n’y a aucun problème d’éthique,voici comment s’explique le premier ministre du Québec Jean Charest :
    Au terme de la réunion des députés libéraux à Victoriaville, M. Charest a admis qu’il s’était rendu et avait couché à plus d’une reprise à Sagard, en compagnie de son épouse Michèle Dionne.

    « À chaque fois, c’était à l’occasion d’activités sociales, il y avait des centaines de personnes et je n’ai pas fait l’objet de lobby », a-t-il défendu.

    Il a affirmé que la famille Desmarais n’a pas « d’influence particulière » sur le gouvernement, et que s’il s’y est rendu plusieurs fois, c’est qu’il « connaît des gens » et qu’il a une vie sociale « comme tout le monde ».

    Selon M. Charest, ses visites ne posent aucun problème d’éthique.

    « Je suis le premier ministre du Québec, et je pense que nous devons avoir confiance dans les gens qui nous représentent et avoir confiance dans leur jugement. »

    Il a aussi défendu le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placements, Michael Sabia, dont le séjour familial à Sagard fait les manchettes depuis plus d’une semaine.
    http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2012/02/20120210-151958.html

    Go Go Johnny Go !

  • Maurice, 9 février 2012 15h51

    Monsieur Le Hir bonjour,

    Votre contribution est sans doute un boulet pour le commissaire au lobbyisme et merci de le faire.

    Mais il faudra que ce commissaire puisse juger si il y a accroc, Deamarais devra y répondre aussi lui qui est le premier ministre du Québec non élu.

    Desmarais est redevable à tous les citoyens du Québec.
    Le commissaire pourrait sûrement enquêter par ailleurs sur Rousseau qui a fait perdre 40 milliards à la caisse et qui a été par la suite engagé par Desmarais et savoir de qui avait acheté des papiers commerciaux contaminés par Rousseau.

    Bon et puis tant qu’à faire enquêter sur Thierry Vandal de l’Hydro à savoir pouquoi, et combien, ce haut serviteur de John James Charest a vendu les parts d’Hydro pour des recherches pétrolières comme à l’île d’anticosti par exemple et ce Vandal doit être redevable à tous les québécois.

  • Philippe Solomon, 8 février 2012 17h29

    Mr Le Hir, Je crois que pour lutter contre Paul Desmarais, les fédéralistes et le pouvoir de l’argent, le meilleur moyen pour les simples citoyens indépendantistes est d’acheter de l’or et de l’argent physique. Je suis persuadé que le système monétaire international où le dollars US et la FED occupent une place trop importante, chutera d’ici 2016. La monnaie fiduciaire où l’on créer de l’argent a partir de rien a toujours mené vers l’hyperinflation ou vers une dépression économique au cours de l’histoire de l’humanité. Si les indépendantistes veulent se positionner favorablement après la chute du système monétaire, il est temps que l’on commence a transformer nos économies en monnaie fiduciaire vers les seuls monnaies véritables qui existe, soit l’or et l’argent.

  • Luc Bertrand, 8 février 2012 12h00

    Merci beaucoup, monsieur Le Hir, pour saisir ainsi le taureau par les cornes au lieu de vous borner à décrier les magouilles de cet État mafieux. C’est malheureusement à peu près le mieux que la plupart d’entre nous pouvons faire pour nous défendre et faire avancer la cause indépendantiste, en l’absence de médias de masse et de mécènes indépendantistes. En espérant que ce commissaire ait un réel pouvoir d’action et de coercition sur tous les acteurs du "système", politiciens comme financiers !

    Cependant, tant que nous demeurons une province du Canada, je crains que Paul Desmarais et fils ne fassent que s’esclaffer lorsqu’ils recevront l’avis de comparution du Commissaire au lobbyisme. Pourquoi ? Parce que Desmarais est effectivement déjà au-dessus des lois québécoises et canadian, car ses protégés (Trudeau, Chrétien, Daniel Johnson fils, Charest et cie) ont déjà placé leurs pions aux instances stratégiques des États canadian et québécois. Quand bien même Me Casgrain parviendrait à monter un dossier béton et s’arrogerait le droit de tenir son bout devant "le Seigneur de Sagard", vous connaissez trop bien le système judiciaire corrompu et biaisé de ce faux pays de marde pour croire gagner notre cause contre cet authentique roi-nègre ?

    Je suis prêt à vous appuyer, Vigile.net et vous, dans cette démarche, mais je vous conseille de penser déjà à loger un appel à l’instance juridique internationale compétente, si elle existe et que Power Corp n’y a pas déjà ses entrées ! Autrement, croyez-moi, cette famille mafieuse usera de tous ses moyens - quasi illimités - pour étirer la cause et épuiser financièrement le mouvement indépendantiste.

  • yvan , 8 février 2012 11h58

    Je tiens cependant à vous préciser que les entreprises du groupe Power ou celles sur lesquelles il exerce un "contrôle et une influence", pour reprendre sa propre terminologie, n’hésitent pas à utiliser des prête-noms et des sociétés-écrans.

    Exactement et monsieur LeHir et vous discuter du fond de la question..alliance camoufflée et prête-noms

    Jean Charest est justement un de ces prête-noms et d’une alliance camouffler avec l’oligarque Desmarais .

    Il agit comme entremetteur de toute les volontés du cheuf Desmarais

    Ce qui est le plus choquant c’est de voir comment Desmarais utilise ses organes de propagande dont La Presse avec André Pratte qui vient a son secours pour blanchir Sabia avant même qu’une enquête indépendante ait été faite sur des allégations sérieuses et sur lesquelles Sabia et Charest devraient s’expliquer.

    Jean Charest as t-il comme premier ministre du Québec coucher au repère de Sagard ..oui ou non ?

    Pourquoi refuse t-il de répondre ?

    Me semble que s’il ne l’avait pas fait il se serait précipiter devant les médias pour l’affirmer.

    Pourquoi laisse t-il planer le doute ?

    La question n’est pas compliqué mais la réponse a l’air ultra compliquer a donner pour Charest.

    Si Jean Charest a coucher a Sagard qu’elle sont les liens qu’il entretient avec l’oligarque Desmarais ?

    La population québécoise est en droit de savoir a qui elle a affaire quand son premier ministre ou le président de la caisse de dépot est convoquer par l’oligarque de Sagard ....n’en déplaise au perroquet savant André Pratte

    Vas t-il falloir être aussi patient pour le savoir que quand Charest as du admettre qu’il recevait en dessous de la table un salaire de son parti en plus de son salaire officiel de premier ministre

    Il y as aussi la chape de plomb du silence sur cette affaire Sabia dans de La Presse et la complicité entre Gesca et Radio-Gescanada qui évite de parler le plus possible de cette grave affaire.

    Gesca et Radio-Canada semble s’être entendu pour ne pas parler de cette affaire sauf pour un éditorial de Pratte qui`as immédiatement absous Sabia en invoquant des motifs qui ne tiennent pas la route pour quiconque veut connaitre la vérité et etre informer de manière objective .

    Gesca est en colère depuis que l’affaire Sabia as été dévoilé par Québécor et Gesca utilise André Pratte qui se sert son poste d’éditorialiste a La Presse comme porte parole de Gesca pour régler ses comptes avec PKP.

    Quand as Radio-Gescanada il est temps de cesser d’être a la remorque de Gesca et de redevenir Radio-Canada .

    Les journeaux de PKP qu’on les aiment ou pas on doit reconnaitre qu’ils ont une audience et un lectorat supérieur a ceux de La Presse .

    Est-ce que Radio-Canada détient un contrat d’exclusivité avec Gesca pour la publicité ?

    André Pratte défend la décision de Radio-Canada de ne pas annoncer dans les journeaux de PKP.

    André Pratte démontre son peu de respect et sa conception élastique quand il s’agit de la gestion et la répartition juste des fonds publiques.

    Tout pour Gesca et rien pour les autres.

    L’oligarque Desmarais doit hocher du bonet et se taper sur les cuisses pas a peu pres quand il lis les tartufferies de son messager éditorialiste.

    Radio-Canada est une société publique qui recoit un financement du gouvernement et elle se doit de répartir sa publicité sans égard aux pressions qui pourraient venir de tiers.

    Personnellement je ne suis pas un amateur des journeaux de PKP mais on doit reconnaitre qu’il as droit autant que Gesca a sa part des dépenses publicitaire venant de Radio-Canada .

    Des alliances inacceptable entre des entreprises médiatique appartenant a un oligarque et des médias financer a même les fonds publiques par nos impots.

    Comme beaucoup de québécois je suis fatiguer de voir Radio-Canada coucher dans le même lit que Gesca.

    J’aime Radio-Canada pour ce qu’il font comme émissions et il y en as d’excellentes.

    C’est au niveau de l’information de RDI et des liens nébuleux entretenus avec les médias de l’oligarque de Sagard que tout se gâte.

    Je suis aussi tané d’entendre le lecteur de nouvelle de Radio-Canada dire immédiatement apres avoir parler du parti québécois ....et maintenant voici une bonne nouvelle.

    Le but de ces alliances est de toute évidence de controler le message et l’information ,taire des situations comme l’affaire Sabia pour arriver a en discuter le moins possible et combattre par la désinformation et la propagande toute velléités des québécois de briser le carcan fédéraliste dans lequel Gesca veut les voir rendre leur dernier soupir pour le plus grand bien des affaires personnelles de l’oligarque Paul Premier.

  • Mona Simard, 8 février 2012 11h32

    Sur Vigile, nous avons eu le rappel du questionnement qu’a pu soulever l’installation du château Marois-Blanchette, domaine dont le couple s’est départi récemment. Nous avons eu droit également au quelques indications sur les habitations dorées qui servent de pied à terre à Charest. Mais pas un mot sur la façon dont s’y est pris Desmarais pour installer son camp de chasse dans Charlevoix. A-t-il obtenu des « terres de la Couronne » ? A-t-il bénéficié d’un dézonage dans une zione verte d’une municipalité ? A combien est évalué le camp de chasse ? Combien de personnes y travaillent ? Est-ce vrai que les organisateurs de ses chasses sont des Belges ? Etc, etc.

  • Maritn Désilets, 8 février 2012 09h35

    J’aime vous lire, mais je n’aime pas ce que je lis. C’est tellement frustrant de comprendre comment le Québec est en train de se faire voler, aider par des gens qui ont eu la confiance des électeurs. Jean Charest ainsi que Lucien Bouchard me répugnent au plus haut point.

    Il me semble que j’ai bien peu de pouvoir pour empêcher ce scandale. Par contre, vous m’avez convaincu de contrer la famille royale Desmarais, j’essayerai d’en convaincre d’autres à mon tour.

  • Marie Mance Vallée, 8 février 2012 08h33

    Vous êtes courageux M. Le Hir ! car Power et ses suppôts se souviendront certainement de votre nom...

    Je suivrai attentivement les résultats de votre démarche.

    Merci !

  • Ghislaine Bussiere, 8 février 2012 05h44

    C’est très très bien M.LE Hir d’avoir posé ce geste
    pour le bien commun des Québécoises et des Québécois.
    Merci infiniment de nous ouvrir les yeux sur toutes
    ces magouilles.

  • Nathalie Grogières, 7 février 2012 20h35

    Bonne idée, Monsieur Le Hir. Et il faudrait ajouter à cela la présence de M. Charest au même endroit. Ce dernier nous fait languir à ce propos, en refusant de dire s’il a couché au château. Quelle différence cela fait-il réellement, qu’il y ait couché ou non ? Les bonnes affaires ne se font-elles pas plutôt autour d’un bon repas bien arrosé ?

    M. Charest dit qu’il faut faire confiance aux gens... Je ne sais pas s’il réalise l’énormité de son invitation. Qui peut encore lui faire confiance ?

  • Mario Goyette, 7 février 2012 17h07

    Citation de Chateaubriand tirée de Mémoires d’Outretombe
    " Plus l’oppresseur est vil, plus l’esclave est infâme."

Écrire un commentaire

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document
Ajouter un document

Éviter les réponses à un autre commentaire, les commentaires s'appliquent au texte seulement.

Pas d'attaques personnelles ni de propos injurieux ou discriminatoires.

Vigile se réserve le droit de refuser tout commentaire sans avoir à justifier sa décision éditoriale.

Veuillez lire attentivement les consignes détaillées avant de soumettre votre premier commentaire.

Consignes détaillées

L’affaire Desmarais
Les soupçons les plus graves

Financement de Vigile

N’hésitez pas à contribuer à sa production

Joignez-vous aux Amis de Vigile

Objectif 2017: 60 000$
7 595$  13%
Paiement en ligne
Don récurrent

Contributions récentes :

  • 23/04 René Ricard : 50$
  • 23/04 Jacques Coulombe Ltée : 20$
  • 22/04 François Dubois : 20$
  • 20/04 André Daoust : 40$
  • 19/04 Jacques Tremblay : 50$
  • 19/04 Simon Garneau: 25$
  • 19/04 Simon Bergeron: 5$
  • 18/04 À la mémoire d'un grand patriote, Bernard Frappier: 10$

Toutes les contributions

Merci beaucoup!

Publicités