«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Un terrible constat d’échec

L’enquête Mâchurer ira jusqu’au bout, promet le patron de l’UPAC

jeudi 4 mai

(Québec) Le patron de l’UPAC, Robert Lafrenière, jure que l’enquête Mâchurer, qui cible notamment l’ex-premier ministre Jean Charest et l’ex-grand argentier Marc Bibeau, ira jusqu’au bout.

La fuite médiatique « d’une déloyauté totale » de documents concernant l’enquête a mis Robert Lafrenière hors de lui. Devant les parlementaires, jeudi, M. Lafrenière a assuré avoir pris des mesures pour minimiser les risques d’autres coulages, mais ne peut garantir de l’ampleur de la fuite dont son organisation a été victime.

Mais qu’à cela ne tienne, si la fuite a « distrait » ses enquêteurs, elle ne les a pas « déstabilisés », a affirmé le commissaire. Il promet que l’enquête Mâchurer mènera au dépôt d’un dossier au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), chargé de déposer des accusations.

« Celui qui a fait la fuite n’a pas gagné, a affirmé M. Lafrenière. Cette enquête-là va se rendre jusqu’à sa conclusion. »

L’échéancier initial pour le dépôt d’accusation n’a pas été respecté. Le commissaire explique qu’une enquête parallèle a permis de dénicher des informations pertinentes à Mâchurer sur un ordinateur perquisitionné. Les défendeurs utilisent tous les recours juridiques à leur portée pour empêcher que cette information soit utilisée contre eux, « comme c’est leur droit », a expliqué M. Lafrenière. Mais il n’y a « aucun blocage », a assuré le patron de l’UPAC.

Le commissaire assure par ailleurs qu’aucune immunité ne protège les politiciens. En fait, dit M. Lafrenière, lorsque des allégations concernent un élu, l’enquête est priorisée. En somme, être un élu est considéré comme un « facteur aggravant », a dit M. Lafrenière.

« Il n’y a personne au-dessus des lois, a assuré le commissaire. Les résultats sont là. Il n’y a pas d’immunité pour personne. »

Le patron de l’UPAC est d’ailleurs dubitatif devant les affirmations du président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, sur deux élus libéraux pour lesquels les accusations seraient bloquées. Il assure n’en avoir jamais entendu parler. « Pas du tout, a dit M. Lafrenière. Je dois dire qu’on a fait des recherches lorsqu’on a entendu ça. Ce que décrivait M. Francoeur ressemblait à notre business. Il a parlé d’écoute électronique. On a reculé avec la SQ et on n’a rien trouvé. »

Les documents coulés sur Mâchurer proviennent vraisemblablement de l’UPAC, convient le commissaire. Deux enquêteurs indépendants planchent présentement à dénicher « le bandit qui a fait ça ». Une centaine de personnes travaillent sur l’enquête. M. Lafrenière évoque la possibilité d’un piratage. Depuis la fuite, les systèmes informatiques des différentes branches de l’UPAC ont été cloisonnés.

« Les documents (coulés) m’ont interpellé au plus haut point, a dit M. Lafrenière. Je n’ai jamais vu ça. Immédiatement, on a pris les mesures. On a isolé l’informatique le plus possible. »

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