«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Selon un modus operandi bien connu

L’empire Power Corp profitera d’un investissement majeur de la Caisse

Le fonds Sagard met en vente sa participation dans Alvest

La Caisse de dépôt et placement du Québec pourrait une fois de plus rapporter gros à Power Corporation. L’investisseur cherche à acheter la française Alvest, détenue par l’empire Desmarais. Évaluée à 820 millions d’euros (1,2 milliard $ CAN), elle ne valait que 350 millions euros (506 millions $ CAN) lors de son achat par Power il y a deux ans.

À peine 24 mois après en avoir pris le contrôle, le fonds Sagard, filiale de Power, met en vente « une participation importante au capital d’Alvest ».

L’entreprise spécialisée dans la fabrication d’équipements aéronautiques, aussi présente au Canada, en Chine et aux États-Unis, a vu sa valeur bondir pendant cette période, selon le magazine économique français Challenges.

Outre la Caisse et la société d’investissement privée Ardian, deux autres géants de l’investissement se sont montrés intéressés par l’entreprise, dont le groupe Carlyle. Mais c’est la Caisse et Ardian qui ont remporté la mise.

« Notre équipe est heureuse que des investisseurs [...] comme la Caisse et Ardian envisagent de nous rejoindre au sein du capital du groupe », a déclaré le président d’Alvest, Jean-Marie Fulconis.

Si la transaction entre la Caisse, Ardian et Alvest va de l’avant, Sagard et l’équipe de direction de l’entreprise (qui détient 30 % des actions), « réinvestiraient significativement au capital de la société ».

La Caisse à la rescousse ?

Pressée de questions, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) n’a fourni aucun renseignement sur les pourparlers, tels que la valeur de la transaction, la taille de la participation qu’elle pourrait prendre ou le risque qu’elle encourrait.

Les liens entre Power et la CDPQ ne datent pas d’hier. Rappelons que l’ex-PDG de la Caisse, Henri-Paul Rousseau, a été recruté par Power peu de temps après son départ.

Son successeur Michael Sabia entretient lui aussi des liens avec les Desmarais.

Il avait d’ailleurs choisi de tenir sa première rencontre avec une quinzaine de dirigeants de grandes entreprises québécoises au siège social de Power Corporation à Montréal, au lendemain de sa nomination.

Nombreuses transactions

C’est sans compter de nombreuses transactions entre les deux sociétés.

En mai dernier, la Caisse avait annoncé la vente de ses actions dans Lumenpulse à un consortium dirigé par Power Corporation, quelques jours avant de prêter 107 millions $ à Potentia Renewables, aussi détenue à 100 % par le conglomérat de la famille Desmarais.

Power Corporation n’a pas donné suite aux demandes d’entrevue du Journal.


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