«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Une nouvelle forme de colonisation de notre peuple

L’anglicisation de la grande région de Montréal par les sites WEB unilingues anglais

Études des sites WEB dans l’arrondissement de Saint-Laurent

Tribune libre de Vigile
jeudi 26 mai 2016
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L’intégration des immigrants est une question cruciale pour les Québécois francophones, surtout au moment où le gouvernement Couillard repense sa politique d’immigration et vise à augmenter à 60 000 le nombre annuel d’immigrants que le Québec accueille. Selon nous, cet objectif mettrait en danger la primauté du français dans la grande région de Montréal puisque l’application de la Charte de la langue française dans sa forme actuelle est impuissante à garantir l’intégration des milliers d’immigrants adultes qui arrivent surtout à Montréal.

Notre proposition principale se lit comme suit  :

L’intégration des immigrants passe nécessairement par une politique de francisation des milieux de travail ; c’est l’axe principal qui permettra l’intégration des immigrants à la majorité des francophones. 

Opération 2012 contre l’affichage illégal.

Notre recherche portera donc sur la prédominance de l’anglais aux dépens du français dans les entreprises de l’arrondissement de Saint-Laurent, Cette recherche effectuée en février 2016 est en droite ligne avec notre projet de 2012 qui dénonçait les infractions à la loi 101 dans l’affichage externe des entreprises de cet arrondissement. Nous avions alors porté plainte à l’Office Québécois de la Langue Française (OQLF) contre 333 entreprises de l’arrondissement dont l’affichage ne respectait pas le principe de la prédominance du français. 

En 2014, avec de nouveaux règlements sur le traitement des plaintes, le gouvernement enlevait à l’OQLF l’obligation de nous faire part des corrections que 270 entreprises devaient exécuter. La grande majorité de ces entreprises était située dans le parc industriel Saint-Laurent appelé le Technoparc Montréal. Cette opération, associée avec d’autres actions, avait permis de relancer le débat de la prédominance de l’anglais dans les entreprises du grand Montréal.

Opération contre les sites Web unilingues anglais

Actuellement, nous pensons que la réalisation de cette recherche viendra renforcer la volonté des Québécois de protéger le français surtout dans la grande région métropolitaine. Elle permettra de constater que l’anglais, dans les milieux de travail, exerce encore un pouvoir d’attraction chez les immigrants et les incite à choisir de parler anglais.
 
Notre recherche veut analyser les sites Web de 1 627 entreprises dans le secteur de la fabrication et ainsi que celui des grossistes et distributeurs dans l’arrondissement de Saint-Laurent. Nous observerons ces entreprises sous l’angle de l’utilisation du français et de l’anglais. Cette étude n’a pas eu recours à des méthodes d’échantillonnage (aléatoire, stratifié, etc.) ; nous avons plutôt choisi l’examen systématique des sites Web de toutes les entreprises répertoriées entre le 4 et le 15 février 2016. 

L’analyse des sites Web des entreprises de fabrication, des grossistes et des distributeurs dans l’arrondissement de Saint-Laurent sous l’angle de l’utilisation du français et de l’anglais dans les sites Web

Le gouvernement libéral se penche actuellement sur sa politique d’immigration et essaie de mettre sous le tapis la problématique de l’intégration des immigrants à la communauté québécoise francophone. Le gouvernement Couillard veut augmenter le nombre d’immigrants sans se questionner sur la présence et la force d’attraction de l’anglais dans les milieux de travail. Ce mouvement se traduit annuellement par le choix de milliers d’immigrants de vivre en anglais.

Madame Kathleen Weil, ministre de l’Immigration, affirmait en novembre 2015 que : « (… ) un unilingue anglophone ne pouvait aucunement se trouver du travail à Montréal (…) ». Nous démontrerons que beaucoup d’entreprises dans l’arrondissement de Saint-Laurent favorisent l’anglais aux dépens du français dans leurs relations avec leurs clients ou avec la population. Afin de mesurer l’importance de l’anglais dans les entreprises de fabrication, les grossistes et les compagnies de distribution, nous nous sommes intéressés à l’image linguistique que veulent projeter les entreprises dans leur communauté d’affaires.

En plus de l’affichage, le site Web représente un outil efficace et peu coûteux pour les entreprises. Certaines compagnies l’utilisent comme une plateforme de présentation ; cependant la majorité vise à vendre leurs produits en ligne. Nous avons choisi cet angle d’attaque (site Web) pour mesurer la présence des deux langues sur les plateformes des entreprises de fabrication et celles des grossistes et distributeurs dans l’arrondissement de Saint-Laurent.

Développement économique Saint-Laurent (DESTL) se décrit comme « (…) un centre de référence destiné à soutenir et faciliter la réalisation des projets d’implantation, de rétention et d’expansion des entrepreneurs établis à Saint-Laurent ». De façon régulière, cet organisme paragouvernemental recense les entreprises sur son territoire. Ce répertoire est fait à partir « (…) des renseignements contenus dans l’inventaire des bâtiments réalisés par le service de l’Urbanisme. Cet inventaire est réalisé deux fois par année (…), et la mise à jour de la banque de données de Développement économique Saint-Laurent est effectuée à la fin de chaque année ». En fait, le recensement des entreprises fait l’objet de trois répertoires imprimés : Répertoire des entreprises de fabrication, Répertoire des grossistes et distributeurs et Répertoire des entreprises de services. Dans ces répertoires, nous retrouvions le nom de l’entreprise, l’adresse, le numéro de téléphone, le numéro du télécopieur, le nombre d’employés et son code d’activité.

Au début de février 2016, les derniers répertoires publiés remontaient au 2 avril 2014. Selon DESTL, un nouveau répertoire sera publié vers le début de mars 2016. L’utilisation des répertoires de 2016 n’aurait guère d’incidence sur les résultats obtenus par l’étude des répertoires de 2014 car, selon DESTL, les changements en 2016 sont infimes par rapport à la masse des entreprises répertoriées. Nous avons aussi utilisé les informations publiées sur le site Web de DESTL, qui permet des mises à jour régulières. Dans ce répertoire, en plus des informations usuelles que nous avions dans les répertoires imprimés, nous pouvions retracer l’adresse courriel du site Web (si disponible). Toute cette opération a été effectuée à l’aide du moteur de recherche Google français.

L’arrondissement de Saint-Laurent est reconnu pour son réseau d’entreprises. En 2014, DESTL recensait 2 480 entreprises dans les trois secteurs : les entreprises de fabrication (624), les grossistes et distributeurs (997) et les entreprises de services (859). Sur le site internet de DESTL, nous retrouvons 2 496 entreprises au 10 février 2016. Les plus importants secteurs sont les suivants : la fabrication, avec plus 32 000 employés et le secteur des grossistes et distributeurs avec plus de 23 800 employés. Quant au secteur des services, il emploie 22 400 personnes. Ce secteur est plus hétérogène, car il englobe des services publics, des firmes d’avocats et de comptables et nombre d’autres professionnels.

Pour les fins de notre recherche, nous avons décidé de cibler les deux premiers secteurs. Les entreprises de fabrication ont le plus important bassin de travailleurs et le secteur des grossistes et distributeurs constitue un point de jonction entre les produits à vendre et les clientèles qui les achètent (entreprises, magasins de détail et individus). Puisque nous voulions faire une étude exhaustive des entreprises ayant un site Web en opération, l’examen de chaque entreprise que nous retrouvions dans les deux répertoires imprimés ainsi que dans le répertoire sur le site Web DESTL, a exigé un temps considérable. Nous devions examiner 1 627 entreprises sur la plateforme du DESTL et évaluer la concordance des informations avec celles des deux répertoires imprimés de DESTL (1 621 entreprises). La majorité de ces entreprises sont situées dans le Technoparc Montréal.

Résultats de la recherche-action citoyenne

Dans le secteur de la fabrication, 78,5 % des entreprises ont un site Web en opération ; ce taux est moins élevé chez les grossistes et distributeurs, 68,8 %. Globalement, 1 180 entreprises sur 1 627 avaient créé une plateforme soit, 72,5 %. Notre observation a été menée entre le 4 et le 15 février 2016. La proportion des sites Web dits en construction et des sites Web introuvables que n’avons pas retenus dans notre étude représente environ 3 % du total des sites Web.

Chaque entreprise a fait l’objet d’une investigation à partir de l’adresse courriel retrouvée (si l’information était disponible) sur une fiche que le site Web de DESTL garde en mémoire. En outre, lorsque le site Web était non disponible, un autre recherche était lancée avec le moteur Google en utilisant le nom propre Saint-Laurent et le nom de l’entreprise.

Globalement, selon les derniers chiffres avancés par le Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO), anciennement le Centre francophone d’information des organisations, plus de 95 % des entreprises québécoises sont branchées. Mais il y a loin entre le branchement et l’utilisation d’un site Web. Toujours selon CEFRIO, en avril 2014, 60 % des entreprises québécoises avaient des plateformes de présentation et /ou de vente.

Notre recherche permet de constater que les entreprises de fabrication, les grossistes et distributeurs de l’arrondissement de Saint-Laurent ont un taux plus élevé de plateformes de présentation et /ou de vente. Ayant réalisé cette recherche en février 2016, nous pensons que, depuis les deux dernières années, la révolution numérique a accéléré le pas ; ce qui pourrait expliquer l’écart entre les entreprises de Saint-Laurent et celles du Québec (2014).

Selon une typologie des sites Web élaborée à partir de l’utilisation de la langue en lien avec l’affichage en premier de la page d’accueil (en français ou en anglais) et le contenu linguistique, nous regroupions alors tous les sites Web observés.

Cette typologie comprend cinq catégories : les sites Web unilingues anglais, les sites Web affichant d’abord la page d’accueil en anglais, les sites Web bilingues, les sites Web unilingues français et les sites Web affichant d’abord la page d’accueil en français.
Les sites Web dont la page d’accueil s’affichait d’abord en français ou en anglais ont été évalués à partir des adresses courriel des sites Web disponibles sur la plateforme du DESTL. Elles permettaient, selon le cas, d’accéder automatiquement à la page d’accueil en français ou en anglais du site Web. L’accès immédiat au site Web anglais ou français est un choix d’entreprise. Il démontre ainsi la préférence des entreprises de voir apparaître de prime abord la page d’accueil en français ou en anglais. Le site Web était jugé bilingue lorsque la page d’accueil affichait de façon comparable une information en français et en anglais.

Nous donnerons d’abord les résultats selon le type d’entreprises ; le tableau général et l’analyse suivront ensuite. Avant de passer aux statistiques, soulignons quelques faits particuliers découverts par notre étude.

Premièrement, toutes les plateformes en construction sont en français, à part quelques sites Web bilingues. Nous n’avons pas la possibilité de savoir si ces constructions s’éternisent.

Deuxièmement, en février 2016, 45 entreprises dans le secteur de la fabrication et celui des grossistes et distributeurs continuent à utiliser un site Web unilingue anglais, malgré le fait que nous les avions dénoncées, en 2012, lors de notre campagne contre l’affichage. En effet, dans le formulaire de plainte, nous avions parfois mentionné que la compagnie opérait un site unilingue anglais en plus d’avoir recours à un affichage illégal.

Troisièmement, les sites Web affichant d’abord leur page d’accueil en anglais présentent une version française qui va d’une plateforme élaborée au Québec ou au Canada à celle conçue automatiquement par l’outil de traduction créé par Google. Ces sites Web adoptent souvent la traduction de Google (French). Nous avons remarqué que ces sites Web en français contenaient de nombreuses erreurs grammaticales et orthographiques. Par exemple, la page d’accueil devient souvent la page d’acceuil.

Quatrièmement, la majorité des sites Web affichant d’abord leur page d’accueil en anglais avec une version française souvent médiocre, truffée de mots anglais et parsemée de fautes ne respectent pas la clientèle francophone. Au contraire, les sites Web en anglais sont toujours bien écrits. Sur ces sites, l’information sur les produits est de qualité, souvent rehaussée par des catalogues conçus pour la clientèle anglophone. En somme, le contenu informatif et le qualité de la langue dans la majorité des sites Web anglais sont de loin supérieurs, aux versions en français offertes à la clientèle francophone.

Cinquièmement, des dizaines de compagnies, fondées au Québec depuis plusieurs années, ont encore un site Web unilingue anglais pour vendre des produits au Québec. Cette situation anormale va à l’encontre des prétentions de la ministre Weil qui affirme qu’un anglophone unilingue ne peut pas se trouver du travail à Montréal. Il est temps d’alerter la population que ce virage pourrait se faire principalement en anglais.

Finalement, la vente en ligne de produits sur des sites Web unilingues anglais est illégale et interdite dans la Charte de la Langue Française. En 2015 et 2016, la Cour du Québec a condamné quatre entreprises à des amendes parce que, selon l’OQLF, ces entreprises n’avaient pas rédigé en français une publication commerciale sur leur site Web unilingue anglais. Cependant, ces condamnations sont une goutte d’eau par rapport au foisonnement de sites Web unilingues anglais dans la grande région de Montréal.

Exemple d’une forme colonialisme en 2016

De plus, lors d’une vérification faite le 20 mai 2016 avant la conférence de presse avec la SSJBM de Maxime Laporte et le président du PQ de Saint-Laurent, Yves Dumas, j’ai constaté qu’une entreprise qui avait un site unilingue anglais, 123 Compute, sise au 720 Décarie, demandait à ses clients de signer une pétition. Voici la teneur de cette pétition signée, en date d’aujourd’hui par plus de 21 200 Canadians : 

It is time to close down the L’Office québécois de la langue française.
Petition by Murray Levine
To be delivered to Philippe Couillard, MD, Premier Ministre du Quebec

The whole pretext for the creation of the L’Office québécois de la langue française is/was a fallacy. The French language in Canada, nevermind Quebec is not in danger. If the French language thrives in Sudbury, Cornwall, Ottawa, Hawkesbury, St. Boniface, MB, Cheticamp, NS,, throughout New Brunswick and many areas of Canada, it is not in danger in Quebec, the province with the greatest majority of French speakers.

There are currently 21,126 signatures. NEW goal - We need 25,000 signatures ! Dans le préambule à cette pétition, la compagnie 123 Compute qui met en ligne cette pétition pour abolir l’OQLF, cette entreprise pour justifier son lien avec cette pétition écrit sur le sigle de l’OQLF. Elle écrit ceci :"

S’il vous plaît noter qu’en raison de l’Office Québécois de la langue française (OQLF) a déterminé que notre site web n’a pas assez de contenu francais, nous sommes forcés de retirer le site Web pour éviter les amendes. Nous sommes désolés pour les Canadiens qui ne sont plus en mesure de profiter de nos bas prix e-commerce".

En février 2016, les Partenaires pour un Québec français se sont exprimés en commission parlementaire sur la nouvelle politique d’immigration du gouvernement Couillard. Cette organisation affirmait que l’anglais, langue de travail dans la grande région de Montréal était en hausse : « (…) encore à Montréal, la proportion d’individus, travaillant dans le secteur privé généralement et uniquement en français est passée de 62,5 % à 43,7 % entre 1997 et 2010. En 2010, seulement 12 % des travailleuses et des travailleurs utilisaient seulement le français ».

Notre étude exhaustive des sites Web des entreprises de fabrication, des grossistes et distributeurs vient confirmer cette présence massive de l’anglais dans l’arrondissement de Saint-Laurent. Au total, 69,2 % des entreprises utilisent un site Web unilingue anglais ou un site Web affichant d’abord la page d’accueil en anglais. Ces tendances sont similaires tant dans le secteur de la fabrication que celui des grossistes et distributeurs.

Nous aurions pu croire que le secteur des grossistes et distributeurs, dont le marché est essentiellement local, aurait fait plus de place au français puisque la clientèle est majoritairement francophone. Il n’en est rien. Dans ce secteur, les sites Web unilingues anglais et les sites Web affichant d’abord la page d’accueil en anglais, le taux se maintient à 69,2 % ; plus troublant encore, ces entreprises opèrent des plateformes unilingues anglaises dans une proportion de 31,1 % alors que l’addition des sites Web unilingues français et les sites Web affichant d’abord la page d’accueil en français s’élève à seulement à 23,5 %.

En somme, la part des sites Web unilingues anglais dépasse celle de toutes les plateformes unilingues françaises et des sites Web affichant d’abord la page d’accueil en français dans le secteur des grossistes et distributeurs.

Cette utilisation de site Web unilingue anglais n’est pas seulement due aux entreprises qui emploient de 1 à 4 travailleurs. Dans les secteurs de la fabrication et celui des grossistes et distributeurs, au moins 117 compagnies avec plus de 15 employés ont un site Web unilingue anglais. Ces entreprises accaparent 32 % des plateformes unilingues anglaises. Des milliers d’employés francophones et allophones travaillent ainsi dans des entreprises qui utilisent seulement un site Web unilingue anglais pour se faire connaître et vendre leurs produits en ligne.

Le choix des entreprises de faire apparaître en premier la page d’accueil en anglais avant la page d’accueil en français (si elle existe) est un autre indice de la force de l’anglais dans ces entreprises. Si 20,2 % des compagnies indiquent que la page d’accueil est affichée d’abord en français sur leur site Web, pourquoi 38,2 % des entreprises de l’arrondissement de Saint-Laurent préfèrent-elles présenter d’abord la page d’accueil en anglais sur leur plateforme ? Encore là, nous constatons le faible pouvoir d’attraction du français face à l’omniprésence de l’anglais dans les milieux de travail.

Cette recherche n’est pas basée sur un échantillon d’entreprises qui opèrent dans Saint-Laurent. Nous avons voulu aller plus loin en examinant de façon exhaustive les 1 627 entreprises répertoriées par l’organisme DESTL Chaque site Web a fait l’objet d’un examen minutieux et nous avons choisi de les regrouper par catégories. Celles-ci ont été élaborées à partir d’une première évaluation de plus de trois cents sites Web. La typologie tirée de cette première observation nous est apparue comme l’outil méthodologique le plus approprié pour appréhender les principales constantes qui émergeaient de notre examen exhaustif des 1 627 entreprises.

Les résultats sont clairs quoique très alarmants quant à la situation du français dans les entreprises de l’arrondissement de Saint-Laurent. Nous savons que plus de 86 % des immigrants choisissent la grande région métropolitaine de Montréal (Jean Ferretti, Le Québec rate sa cible. Recherche sur l’intégration et la francisation des immigrants, 2016 , Institut de recherche en économie contemporaine). Comment envisager l’intégration et la francisation des immigrants adultes alors que les milieux de travail sont marqués par une exigence de plus en plus fréquente de l’anglais ?

Notre recherche en arrive à une conclusion évidente, Globalement, 69,2 % des entreprises utilisent, en 2016, un site Web unilingue anglais ou un site Web affichant d’abord la page d’accueil en anglais. En ce qui concerne cette dernière catégorie, nous constatons que de nombreuses entreprises ont recours à une traduction automatique de Google (French). De plus, 31 % des entreprises disposent seulement d’une plateforme unilingue anglaise pour informer leur clientèle et la population de leur présence sur le territoire de Montréal et aussi de leur volonté de vendre leurs produits en ligne.

Une vérification faite en mai 2016, nous permet d’avancer prudemment que le pourcentage de sites WEB unilingues anglais se situent encore entre 25 et 30 %. Par l’utilisation du numérique, ces entreprises sont déjà engagées dans la transformation de leurs processus et pratiques d’affaires ; mais ce changement fondamental fait peu de place au français, langue de la majorité des Québécois.

Face à cette situation plus que préoccupante, le gouvernement doit être conscient de la fragilité du français dans la grande région métropolitaine de Montréal. Nier cette évidence et rester passif devant une telle absence de la langue française dans les milieux de travail seraient désastreux.

Devrons-nous attendre de vivre dans une ville bilingue, dans laquelle les francophones seraient minoritaires, une ville qui est encore le moteur principal de l’économie québécoise, mais dangereusement coupée du reste du Québec francophone ?

Commentaires

  • Jean Archambault, 23 mai 2016 13h14

    Cette étude est en fait une opération-action. Déjà les PQ de Saint-Laurent, Crémazie et l’Acadie ont supporté cette recherche et reconnaissent que le travail de sensibilisation et surtout de réveil doit se poursuivre par des actions concrètes. La SSJBM par l’entremise de Maxime Laporte va nous aider à secouer les Québécois et les Montréalais. En outre, il faut que le PQ, comme parti politique se mouille plus dans ce combat.

    jean Archambault

  • Charles Danten, 23 mai 2016 10h13

    Un certain nombre de Québécois francophones ont jeté l’éponge depuis longtemps et acceptent de bon cœur cet envahissement de l’anglais dans certains quartiers de Montréal. Le lavage de cerveau multiculturel, qui commence dès la petite école, porte ses fruits. La population devient de plus en plus abêtie et facile à manipuler.

    Je me suis même fait dire par une personne avec qui j’ai eu un argument à ce sujet que si je voulais des services en français je n’avais qu’à aller dans les quartiers plus à l’est ou à choisir des sites internet en français.

    Les études sont des outils importants pour établir les faits, mais sans une démarche à la racine, c’est un trompe-l’œil, un moyen de ressentir de bonnes émotions sans avoir à changer réellement. D’étude en étude, pendant qu’on continue à espérer le changement, à une date ultérieure non spécifiée, mais très loin dans le futur, le cancer se métastase lentement mais sûrement dans toutes les sphères de la société.

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