«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Sans le moindre souci pour le point de vue des provinces

LIBRE-ÉCHANGE

L’UE et le Canada scellent leur accord

vendredi 18 octobre 2013

BRUXELLES - L’UE et le Canada ont conclu vendredi l’accord de libre-échange, négocié depuis 2009 et censé accroître de plus de 20% les échanges commerciaux entre les deux zones, a annoncé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso aux côtés du premier ministre canadien Stephen Harper.

Cet accord « ouvre une nouvelle page dans les relations entre l’UE et le Canada », a affirmé M. Barroso lors d’une conférence de presse à Bruxelles, saluant « le premier accord de libre-échange avec un pays du G8 ».

M. Harper a, lui, parlé d’un « grand moment » et d’un « accord historique » pour son pays, qui va accéder à un marché de 500 millions de consommateurs.

Cet accord « est ce qui se fait de mieux en matière d’accord (...), il créera de nouvelles opportunités des deux côtés de l’Atlantique. Il accroîtra les échanges commerciaux et les investissements, générant ainsi croissance et emplois, dans l’UE comme au Canada », a souligné la Commission, même si des « aspects techniques et juridiques » restent à finaliser.

Une fois entré en vigueur, l’accord de libre-échange dopera de 23% les échanges commerciaux entre les deux zones, soit près de 26 milliards d’euros (36 G$ CAN). Pour l’UE, cela se traduira par 12 milliards d’euros (17 G$ CAN) par an de Produit intérieur brut, selon des chiffres avancés par Bruxelles.

Grandes lignes

Les détails de l’accord n’ont pas été dévoilés, mais il aborde dans les grandes lignes l’accès aux biens et aux services, la transparence et la protection des investissements, la coopération dans la réglementation ainsi que l’ouverture des marchés publics.

Avant d’arriver à cet accord, Européens et Canadiens ont négocié pendant quatre ans. Nombre des questions ont donné du fil à retordre aux négociateurs, comme celles des médicaments génériques ou des services financiers. Mais c’est sur la question des produits laitiers et de l’ouverture du marché européen au boeuf canadien que les deux parties se sont livrées à un bras de fer.

Au final, Ottawa a accepté de doubler le quota de fromage européen admis sans droits tarifaires, en échange d’un plus grand accès au marché européen pour les producteurs de boeuf canadiens. Une concession qui a permis de débloquer le dossier mais ne fait pas que des heureux.

Conscient que les producteurs de fromage canadiens vont subir des « pertes minimes et temporaires », M. Harper s’est engagé à leur fournir une « compensation ».


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Accord de Libre-Échange Canada - Union Européenne
Court mais percutant !


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