«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Avec PKP, l’indépendance est entre bonnes mains

Sur l’élan d’une chronique perfide de Michel David

L’Institut de recherche sur l’indépendance déjà dans la mire des fédéralistes, avant même sa constitution

La grande majorité des études qui auraient dû être faites ne l’ont jamais été

Editorial de Vigile
mardi 23 février 2016
4 270 visites 20 messages

1995

Ceux qui ont vécu le référendum de 1995 comprendront que je ne revienne jamais sur cette expérience de gaîté de cœur. Nommé ministre délégué à la Restructuration, et à ce titre chargé de préparer les études référendaires, j’allais connaître l’année la plus difficile de toute mon existence.

Ma nomination à ce poste était déjà incongrue. Néophyte en politique active, je me retrouvais chargé du dossier politique le plus sensible (et le plus casse-gueule) dans n’importe quel gouvernement du Parti Québécois. Jacques Parizeau ne m’a jamais expliqué pourquoi il m’avait choisi pour cette fonction alors que, dans nos discussions préalables à ma candidature sous la bannière du PQ, il m’en avait clairement promis une autre, beaucoup plus compatible avec mon profil d’affaires.

Et alors qu’il m’avait indiqué que j’aurais quelques années pour préparer les études lors de la rencontre à laquelle il m’avait convoqué à sa résidence de campagne à Waterloo dans les Cantons de l’Est le samedi matin avant l’annonce de la composition du gouvernement, j’allais découvrir deux mois plus tard que je ne disposerais en fait que de 12 mois.

Jacques Parizeau, assurément le plus brillant économiste québécois de sa génération, architecte de certaines de nos plus grandes institutions héritées de la Révolution tranquille, excellent ministre des Finances sous René Lévesque, n’était pas le meilleur des communicateurs. S’il était lui-même fermement convaincu de la nécessité et de la faisabilité de l’indépendance, il avait de la difficulté à comprendre que les Québécois n’en voient pas comme lui l’évidence. Il s’imaginait que quelques études juridiques et économiques suffiraient à les convaincre, sans pour autant comprendre que ni le PQ, ni lui, ni son gouvernement, du fait de leur option, ne pouvaient offrir les garanties d’objectivité et de neutralité essentielles à tout exercice mené sous l’autorité de l’État, avec des fonds publics.

Il ne comprenait pas non plus que se posait également une autre question, celle de l’opportunité de faire l’indépendance dans un contexte donné.

Le PQ a toujours cru qu’il suffisait de vouloir l’indépendance pour qu’elle devienne possible. L’expérience a démontré les limites de cette approche plutôt naïve. Pour que cette possibilité existe, il faut qu’elle soit portée par une conjoncture favorable, autant interne – et c’était certainement le cas en 1995 dans la foulée de l’échec de l’Accord du Lac Meech et du référendum de Charlottetown – qu’externe – et ce n’était pas le cas en 1995 alors que la mondialisation était en plein essor.

Aujourd’hui

Aujourd’hui et dans les années qui viennent, la conjoncture sera au rendez-vous, tant à l’interne qu’à l’externe. Le Canada est menacé de dislocation en raison de mauvais choix politiques qui ont affaibli l’Ontario et le Québec en faveur de l’Ouest en misant sur les matières premières et les services financiers au détriment de la fabrication.

L’appauvrissement économique en résultant affecte la capacité de redistribution du gouvernement fédéral, et cette capacité va se trouver encore diminuée par la crise financière mondiale qui s’annonce. Le ministre fédéral des Finances a évoqué aujourd’hui la possibilité que le déficit atteigne les 18,5 milliards AVANT les mesures de stimulation envisagées qui devraient porter le déficit total à 25 milliards, soit plus du double de ce que Pee-Wee Trudeau avait annoncé pendant la campagne électorale. Et gageons qu’en fin d’exercice, il se situera facilement dans les 30 milliards

Au cours des deux ou trois prochaines années, avec les déficits occasionnés par l’aggravation de la situation dans l’Ouest et les effets de la crise financière mondiale, les déficits annuels friseront les 100 milliards. Pendant combien de temps le gouvernement fédéral sera-t-il capable de tenir ce rythme sans que sa capacité d’agir ne soit remise en question par toutes les parties intéressées ?

Le Canada n’est pas la seule fédération à se retrouver dans cette situation. Il existe une corrélation directe entre la crise de croissance que traversent les pays développés à structure fédérale et l’apparition de tensions entre les partenaires qui menacent la survie des instances fédérales partout dans le monde. L’Europe est particulièrement vulnérable, comme le souligne aujourd’hui presqu’à sa surprise le chroniqueur François Brousseau, qui nous a pourtant habitué à le voir colporter la propagande mondialiste pro-fédérale.

En tout cas, voilà une leçon pour ceux qui pensent et qui professent qu’au XXIe siècle — pour le meilleur ou pour le pire — la nation n’a plus rien à dire dans le monde. Demandez aujourd’hui à un Russe si ça signifie encore pour lui quelque chose d’être Russe. Ou à un Chinois, d’être Chinois. Ou à un Catalan, un Écossais, un Polonais, un Kurde… Ou à un Américain ! Ou à un Britannique ! Poser la question, c’est y répondre.

Il reste encore à Brousseau à découvrir Jacques Sapir, certainement l’homme qui a fait le plus évoluer la pensée souverainiste au cours des 50 dernières années, et dont le futur Institut de PKP serait bien avisé de s’inspirer.

Bien entendu, les fédéralistes canadiens sont à la manœuvre, et, comme à chaque fois que le fédéralisme est menacé, ils multiplient les attaques contre les indépendantistes québécois, ne reculant devant rien, pas même les attaques bassement personnelles ou carrément mal fondées, comme nous l’avons vu ces derniers mois contre Pierre Karl Péladeau, le très menaçant porte-étendard de la cause. Pour avoir goûté à cette médecine en 1995 à cause de mon rôle dans la stratégie référendaire, je sais en reconnaître toutes les variantes, même les plus insidieuses et perfides qui se présentent sous des apparences du commentaire objectif.

Michel David

Nul ne maîtrise mieux ce genre que Michel David, chroniqueur au Devoir et à Radio-Canada. Difficile à cerner en raison de son authentique nationalisme canadien-français sans doute hérité de son père, Raymond David, ancien vice-président de Radio-Canada nommé à ce poste par son ami Gérard Pelletier au moment où ce dernier devient Secrétaire d’État et chargé de Radio-Canada dans le gouvernement Trudeau (juillet 1968), il excelle dans Le Devoir à dissimuler son rôle dans la défense du fédéralisme canadien. Son jeu devient transparent dès que l’on connaît sa filiation. Et lorsqu’on sait que le directeur de l’information télévisée à Radio-Canada est nul autre que Jean Pelletier, le fils de l’ancien ministre Gérard Pelletier, on comprend mieux la place de choix faite qui lui est faite comme chroniqueur sur les ondes de Radio-Canada. L’amitié de Jean Pelletier et de Michel David remonte à celle de leur père respectif.

Sa chronique du jeudi 18 février est consacrée au futur Institut de recherche sur la souveraineté que cherche à mettre sur pied Pierre Karl Péladeau. Intitulée Un emploi périlleux, en voici quelques lignes qui illustrent à merveille son travail de sape :

Est-il normal qu’après des mois de recherches intensives, personne dans la grande famille souverainiste n’ait voulu se porter volontaire pour diriger le futur Institut de recherche sur la souveraineté, à tel point que Pierre Karl Péladeau en soit réduit à payer un chasseur de têtes pour dénicher la perle rare ? De toute évidence, quelque chose semble faire hésiter les éventuels candidats.

Sur le plan légal, il appartiendra à la directrice générale des élections du Québec de déterminer si le nouvel organisme est indépendant du PQ ou s’il doit être soumis aux dispositions de la Loi sur le financement des partis politiques. Peu importe le statut qui lui sera accordé, il est cependant évident que des liens étroits l’uniront au PQ.

Non seulement M. Péladeau assurera-t-il une bonne partie son financement, mais il en a déjà défini le mandat dans sa plateforme durant la course à la chefferie. C’était même le seul élément concret du chapitre consacré à la souveraineté. Ses responsabilités incluront non seulement les questions de contenu, mais également la communication et l’organisation. L’institut sera en outre chargé de « cerner les gestes devant conduire à l’indépendance du Québec », ce qui devrait normalement relever du politique.

Un mandat aussi étendu fera de son directeur un véritable contremaître non élu du projet souverainiste. À ce titre, il sera appelé à travailler en étroite collaboration avec le chef du parti, pour ne pas dire sous ses ordres. M. Péladeau a la réputation d’être un gros travailleur, mais aussi de ne pas mettre de gants blancs avec ses adjoints quand les choses ne vont pas à son goût. Un emploi qui s’annonce périlleux. […]

Vous aurez sûrement remarqué comment, la plume trempée dans le venin, il parvient, en quelques phrases incisives, péjoratives, et globalement dérogatoires, à discréditer autant PKP, que le PQ, le futur Institut, et son directeur qui n’est même pas encore choisi, alors que l’organisme est encore au stade de projet. Et pas un seul mot pour rappeler l’existence de l’Idée fédérale, un organisme du même genre dont je suis régulièrement les activités depuis quelques années, dont les cadres et le site ont été récemment renouvelés, et qui est financé par les contributions des amis du régime avec la bienveillante collaboration du gouvernement fédéral, du gouvernement du Québec et des contribuables vu son statut d’organisme de bienfaisance (depuis ses débuts qui remontent au 5 juin 2009) qui lui permet d’émettre des reçus à fins d’impôt.

L’Idée fédérale a son statut d’organisme de bienfaisance qui nous permet d’émettre des reçus d’impôt. Pour ce faire, tout don au-delà des frais d’adhésion de 10$ donnera droit aux crédits d’impôt offert par le ministère du Revenu du Québec et par l’Agence de revenu du Canada.

Cela veut donc dire que, à titre de contribuable, à votre insu et sans que l’on vous ait demandé votre avis, vous financez l’Idée fédérale depuis 2009. Et, à en croire Michel David, Jean-Marc Fournier et le DGE, le financement de l’Institut de recherches sur la souveraineté, qui n’existe encore que dans la tête de PKP et sur papier, poserait problème ? Vous voyez bien que ça ne tient pas debout, que le camp fédéraliste est d’une mauvaise foi à couper au couteau, et que Michel David est l’un de ses agents les plus fidèles.

Études sur la souveraineté

Cela dit, il est nécessaire de comprendre que la majorité des études nécessaires sur la souveraineté n’ont jamais été faites. En 1995, les fameuses études dont j’ai eu la responsabilité (20 au total) n’étaient qu’une mise à jour des études réalisées dans le cadre de la Commission Bélanger-Campeau après l’échec de l’Accord du Lac Meech. Mise sur pied par Robert Bourassa, cette commission n’a jamais eu le mandat de préparer un référendum sur l’indépendance du Québec. Elle ne visait qu’à convaincre le ROC que le Québec était sérieux dans ses intentions de tenir un tel référendum. À deux exceptions près, l’étude sur l’accession du Québec à l’Accord sur le libre-échange nord-américain (ALENA) réalisée par le cabinet Rogers & Wells de Washington, et l’étude Lamonde et Bolduc portant sur la partage de la dette canadienne advenant la souveraineté du Québec, ces études n’apportaient strictement rien de nouveau au débat.

Or une recension de toutes les études effectuées sur l’indépendance en date du 30 mars 2011 effectuée par le juriste Daniel Turp fait état d’un total de 148 études sur le sujet, comme pour signaler que la question a été amplement débattue et couverte. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Si les études juridiques et économiques abondent, elles sont loin d’être complètes ou même pertinentes dans le contexte actuel, et leur regroupement sur une base chronologique plutôt que par enjeux et disciplines rend leur contribution difficile à évaluer sans une analyse et une lecture approfondies.

Par ailleurs, certaines disciplines sont sous-représentées. C’est le cas notamment de l’histoire statutaire, de la démographie, de la sociologie, ou de la géopolitique (complètement absente). Et surtout, est complètement absente toute trame qui permettrait de relier un diagnostic sur l’état actuel de la situation du Québec et des Québécois à la nécessité et l’opportunité de faire l’indépendance, non pas pour le seul bon plaisir des indépendantistes, mais dans l’intérêt supérieur du Québec et des Québécois, qu’ils soient de souche ou d’adoption.

L’indépendance doit donc être placée dans son contexte, constituer la meilleure issue possible au regard d’enjeux qui doivent s’imposer par leur évidence, nous permettre de minimiser nos faiblesses, maximiser nos forces, contourner les menaces, exploiter les opportunités, en utilisant le seul levier collectif dont nous disposions, l’État québécois, dans la recherche du bien commun. L’État comme levier et non comme entrepreneur, sauf dans les cas où la preuve est faite ou existe que l’entreprise n’est pas la meilleure solution.

Le rôle, la place et le moment du référendum

Le futur institut devra également faire comprendre aux Québécois qu’un référendum constitue la dernière étape d’une démarche d’autodétermination, et non la première, comme le Parti Québécois le croit depuis 1973. L’indépendance est la consécration d’un nouveau rapport de forces. Un référendum ne peut et ne doit donc être tenu que lorsque le rapport de force en rend l’issue positive inévitable, sinon son résultat devient la consécration de l’ineptie et de l’impuissance de ses promoteurs.

Par ailleurs, chat échaudé craint l’eau froide. Avant que les Québécois ne se laissent de nouveau convaincre de l’opportunité de tenir un référendum, le parti qui fait la promotion de l’indépendance devra les avoir convaincus qu’il a bien en mains tous les leviers de l’État, qu’il sait ce qu’il fait et où il va, qu’il agit de manière responsable, que le rapport de forces lui est favorable autant qu’il l’est à l’indépendance, qu’il a un plan solide pour gérer la transition, que la position du Québec se trouvera renforcée à l’issue du processus, et que la situation des Québécois s’en trouvera améliorée.

L’Institut de recherches sur la souveraineté

Voilà le défi de l’Institut de recherches sur la souveraineté. Au simple énoncé de celui-ci, on comprend que les recherches et les études ne constitueront qu’un des axes de son action et que les autres devront par nécessité être le financement, l’information, la communication et l’animation.

On comprend également que ce qu’envisage de faire Pierre Karl Péladeau n’a jamais été fait auparavant, ni en 1980, ni en 1995, et que, sans aller jusqu’à attribuer la défaite du camp du OUI à ces deux occasions au seul facteur de la faiblesse de la démarche, elle y a contribué. En bon gestionnaire, il l’a compris, et il souhaite réunir les conditions de la réussite pour le prochain essai, en sachant qu’il va se dérouler dans un contexte d’agressivité et d’hostilité comme nous n’en avons jamais vu. Un signe que, même si les fédéralistes tentent de convaincre les Québécois du contraire, jamais les indépendantistes n’ont été si proches de leur objectif.

Alors oui, le choix du directeur pose problème, non pas pour les raisons identifiées par Michel David dans sa chronique « fédéraleuse », perfide et malveillante, mais parce que la tâche exige une culture politique très développée, un engagement total à la fonction et à la cause, et une combinaison d’aptitudes, de connaissances, de compétences et d’expériences plutôt rares. Et le fait que Pierre Karl Péladeau s’en soit rendu compte et ait choisi de confier le mandat de trouver la perle rare à une firme spécialisée milite clairement en sa faveur.

Pour paraphraser un vieux slogan publicitaire d’autrefois, avec lui, l’indépendance est entre bonnes mains.

Commentaires

  • Pierre Bourassa, 20 mars 2016 10h56

    L’Institut de recherche sur l’indépendance.

    J’ai un malaise avec l’attitude de rejet du PQ face à Marine Le Pen arrivée en sol québécois.
    Pour avoir suivi l’actualité ces derniers mois,je considère que la France elle aussi est menacée dans sa souveraineté.La gauche ou la droite,peu importe,lorsque tout bascule,le redressement, doit se faire sans attendre et les actions pour y arriver se doivent d’être de force équivalentes aux dommages causés.
    La France est sous l’emprise du sionisme,nous,sous l’emprise du fédéralisme canadien organisé pour nous assimiler à la vitesse grand V.
    Ce point commun se devrait de rallier la France au Québec.Est-ce que PKP aurait eu la même attitude envers Hollande,Valls ou Sarkozy ?J’en doute.

    À moins que quelque chose m’échappe,je ne comprends pas cette attitude.

    Si demain,le F.N. prend le pouvoir,et c’est très possible,à quel support devrons-nous alors nous attendre de la part de la future présidente de la République de France face à notre combat pour sauver l’identité du Québec et acquérir notre souveraineté ?

  • Frédéric Charest, 2 mars 2016 15h21

    Mr. LeHir vos articles sont très enrichissants ! Tout lire et comprendre en profondeur avec tous les liens en annexe forme le substrat nécessaire et souhaité à la réalisation
    de la démoutonnisation des québécois.

    <<"Il est de beaucoup préférable, pour éviter ce genre de jeu, de nommer à la tête de l’Institut une personne qui n’a aucun lien avec les échecs référendaires de 1980 et de 1995.">>

    Une stratégie malheureusement des plus pertinente dans un climat où le manque de discernement est commercialisé et où l’appât du grain ou l’appât du vain prédomine les ondes encore,pour l’instant...Par contre comme consulté...

    @ François A. Lachapelle, 24 février 18h08

    Des calculs intéressant à faire en effet et voici des liens à vos vidéos et plus :

    François de Siebenthal
    https://www.youtube.com/watch?v=uKkuaULKBj4

    Il mentionne l’encyclique "vix pervenit" de Benoît XIV,non trouvable en format simple en français mais documenté ailleurs, voici le texte en anglais : http://www.papalencyclicals.net/Ben14/b14vixpe.htm

    ou traduit de l’anglais au "french"par google :
    http://translate.google.com/translate?hl=&sl=auto&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.papalencyclicals.net%2FBen14%2Fb14vixpe.htm&sandbox=1

    Oncle Bernard
    http://anti-lecon.com/extraits.html

    tel que vu dans l’excellent documentaire d’ici : "L’encerclement"
    http://www.encerclement.info/

    la banque du canada et le ministre des finances vs. le peuple :http://www.comer.org/
    et
    https://www.youtube.com/watch?v=XSHMgb327aU

  • Normand Paiement, 26 février 2016 07h38

    Monsieur Le Hir,

    Je suis persuadé que vous sauriez tenir tête à tous les Jean-Marc Fournier du Québec !

    Quant à vos compétences, je ne doute pas qu’elles trouveront à s’exprimer tôt ou tard dans d’autres instances que l’IRAI. Et peu importe, au fond, qui dirigera cet institut, cette personne ne manquera pas d’être la cible des fédéralistes de tout poil...

    Bonne chance pour la suite des choses !

    Cordialement,

    Normand Paiement

  • Gilles Verrier, 24 février 2016 23h02

    Merci Monsieur LeHir pour cet éditorial fort pertinent.

    Il reste encore à Brousseau à découvrir Jacques Sapir, certainement l’homme qui a fait le plus évoluer la pensée souverainiste au cours des 50 dernières années, et dont le futur Institut de PKP serait bien avisé de s’inspirer.

    Brousseau ne citera pas Sapir à moins que ce dernier accède à l’actualité québécoise. Ne rêvons pas. Sapir correspond au profil idéal, celui de n’avoir rien eu à faire avec les deux référendums. De surcroît il n’est même pas Québécois. Quoi de mieux pour diriger un Institut scientifique, puisque la science n’a pas de patrie. Ceci dit, l’homme ne serait pas une proie facile pour les vautours fédéralistes, ne pouvant être facilement taxé de partialité. Et, comme nul n’est prophète en son pays, il est Français, économiste de renom, sans être consensuel pour autant, il est comme vous le dites « l’homme qui a fait évoluer le plus la pensée souverainiste depuis cinquante ans ». Il serait dommage que des chercheurs de tête ne voient pas cet homme qui dépasse le peloton d’une tête !!!

    Je ne partage pas toutes les idées de Jacques Sapir mais je suis d’accord avec l’opinion que vous en avez. Pour la réflexion du lecteur, j’ai regroupé ici quinze de ses textes les plus pertinents à propos du souverainiste et du fédéralisme tirés de son blog Russ-Europe.

    http://gilles-verrier.blogspot.ca/2016/02/quinze-textes-de-jacques-sapir-sur-la.html

  • Diane Gélinas, 24 février 2016 20h08

    Je rappelle ici votre éditorial du 31 juillet 2015 :

    « Le pris très élevé de notre ignorance de l’histoire »
    « Si les conclusions de cette étude avaient été connues en 1995, le OUI aurait pu l’emporter »
    Le Québec est en position de force, et les Québécois n’en savent rien.

    http://vigile.quebec/Si-les-conclusions-de-cette-etude

    EXTRAITS : « ...Le nouvel institut de recherche sur l’indépendance que s’est engagé à créer Pierre Karl Péladeau aura un travail considérable à faire pour documenter la situation exacte du Québec dans ses rapports avec le reste du Canada depuis la Confédération, notamment au chapitre des coûts qu’il assume et des bénéfices qu’il en retire, et sensibiliser les Québécois à l’incidence de ceux-ci sur leur avenir...
    ...Il est d’autant plus important qu’il n’y a pas prescription sur les dettes que se doivent les États entre eux, même si les États créanciers sont libres, au moment et dans les circonstances qui leurs conviennent, d’effacer la totalité ou partie de la dette d’un État débiteur, une mesure malgré tout assez rare, habituellement réservée aux cas où il existe une très forte disparité dans les moyens et la richesse des deux États concernés et où l’État créancier a un intérêt quelconque à poser un tel geste... »

    Incluant l’étude de décembre 2000 par Pierre Corbeil, Ph.D., Drummondville, La dette fédérale dans une perspective historique (PDF)

  • François A. Lachapelle, 24 février 2016 18h08

    Mon propos se situe dans le DOSSIER MONNAIE DU QUÉBEC.

    Je fais un lien entre 3 points dont les 2 premiers sont extraits de l’excellent texte de Monsieur Le Hir, le 3e venant d’un vigilen.
    a) « Le PQ a toujours cru qu’il suffisait de vouloir l’indépendance pour qu’elle devienne possible. L’expérience a démontré les limites de cette approche plutôt naïve. »

    b) « Au cours des deux ou trois prochaines années, avec les déficits occasionnés par l’aggravation de la situation dans l’Ouest et les effets de la crise financière mondiale, les déficits annuels friseront les 100 milliards. »

    c) commentaire d’Yves Corbeil sur les traités de libre-échange : « M.Le Hir, qu’en est-il de toutes les ententes et braderies que ce gouvernement a fait et continue à faire. Sera-t-il possible de renverser tout cela ou serons-nous pris avec des contrats qui nous priverons de ressources, de revenues et d’indépendance d’opération dans notre propre pays car il nous appartiendra qu’en parti. »

    Résumé : lier naïveté du peuple AVEC la prochaine crise financière mondiale AVEC les traités de libre-échange qui détruisent l’autonomie des États au profit d’un gouvernement mondial qui s’impose de plus en plus.

    Je présente une autre trilogie : gratuité de l’air que nous respirons AVEC la gratuité de l’eau que nous buvons AVEC l’utilisation d’une monnaie "gratuite" présidant aux échanges entre les citoyens.

    Par monnaie gratuite, je signifie une monnaie sans intérêt. Ce le système des intérêts qui crée l’inflation ou la déflation. Sans intérêt, fini la déflation ou l’inflation.

    Je sais, passer d’un système à l’autre n’est pas simple. Ici, je pense au peuple grec qui vit avec un taux de chômage de 25%. En passant, plusieurs savent que la Grèce n’aurait jamais dû intégrer la zone euro, elle l’a d’ailleurs fait avec de faux chiffres économiques.

    Je saute, je brusque et je men excuse : la cepitalisme néo-libéral est un échec. Je suggère deux vidéos-documentaires : a) " Oncle Bernard — L’anti-leçon d’économie " et b) " Un banquier suisse parle " du nom de François de SIEBENTHAL.

    La Suisse se tire bien d’affaires côté bancaire avec sa devise : le Québec peut-il s’en inspirer à sa façon ?

  • Richard Le Hir, 24 février 2016 17h33

    Commentant l’annonce de la mise sur pied du nouvel Institut de recherche sur l’autodétermination des peuples et des indépendances nationales (IRAI), Jean-Marc Fournier « a suggéré que Richard Le Hir devrait prendre le poste à la tête de l’IRAI, un clin d’oeil aux études économiques sur un Québec indépendant réalisées en 1995 par celui qui était alors le ministre délégué à la Restructuration dans le gouvernement de Jacques Parizeau. »

    Vous avez été quelques uns à avoir l’amabilité de suggérer que je devrais être nommé à la direction du nouvel Institut. Le commentaire de Fournier constitue une toute petite indication de la façon dont le camp fédéraliste pourrait utiliser une telle nomination. Ils passeraient leur temps à refaire le procès des études de 1995, à ressortir des articles de l’époque, et ils brouilleraient les cartes avec la connivence des journalistes et médias à leur solde.

    Il est de beaucoup préférable, pour éviter ce genre de jeu, de nommer à la tête de l’Institut une personne qui n’a aucun lien avec les échecs référendaires de 1980 et de 1995.

  • Chrystian Lauzon, 24 février 2016 16h51

    Bonjour Me Le Hir !

    Que Jean-Marc Fournier vous propose à titre de directeur de l’Institut sur la souveraineté, voilà qui révèle la popularité médiatique de Vigile (mésestimée) au point que des clowns au gros nez rouge libéral des fédéraleux utiles y viennent assidûment s’informer… pour vrai, le Vrai. On sent déjà à travers cet énoncé public le frémissement de la menace et de l’appréhension changer définitivement de camp à la vue d’un lieu-liant plantant la Cause dans le territoire du Québec, tel un statut d’État-Nation en marche vers son identité réelle affirmée aux yeux du monde, tant du sien propre que ceux de l’international.

    Ce serait un honneur et un gage de probité pour la Cause que vous acceptiez un tel poste, que vous méritez amplement de par votre investissement si sincère, profond et orienté vers la libération des peuples, le Vôtre d’abord et ceux d’ailleurs.

    À tout le moins, sans votre conscience politique et celle de Jean-Claude Pomerleau, cet institut n’aura pas toute sa tête (et surtout ses pieds sur la terre de l’Action) et ses moyens stratégiques de fait pour faire de Nous un pays libéré, libre.

  • Richard Le Hir, 24 février 2016 13h18

    Un lecteur obligeant m’informe que Michel David serait marié à Katia Gagnon, journaliste à La Presse ! Le « federal compact » serait tissé encore plus serré que je ne le pensais.

    Richard Le Hir

  • Yves Corbeil, 24 février 2016 09h25

    Excellent tout cela et j’espère que c’est la voie ’’rapide’’vers le pays ça presse.

    M.Le Hir, qu’en est-il de toutes les ententes et braderies que ce gouvernement a fait et continue à faire. Sera-t-il possible de renverser tout cela ou serons-nous pris avec des contrats qui nous priverons de ressources, de revenues et d’indépendance d’opération dans notre propre pays car il nous appartiendra qu’en parti.

    Ça m’inquiète de voir aller Couillard avec sa bande de bouffon et l’accélération à venir de cette destruction advenant que l’institut pour ses fruits assez tôt.

    Pouvez-vous nous rassurer à ce sujet.

    Merci,

  • Michel Guay, 24 février 2016 07h46

    Bonjour

    Avec 65% des citoyens du Québec qui ne votent pas Couillard cet institut à toutes les chances de réussir toutes les études nécessaires pour bien informer .
    Nous payons à Ottawa 50% de nos impôts et 100% de la plupart des fonds consolidés et des investissements internationaux et les médias ne parlent que des miettes de la péréquation BS .
    Les voleurs nous volent systématiquement et cela impunément .
    Pourtant nous devons avoir des très bons économistes ?

    Michel Guay

  • gaetan genest, 23 février 2016 21h59

    Calme ,cordiale, positif, professionnel et réfléchi.
    Nous avons le gros bout du bâton.
    Merci pour ce texte.

  • Jean-Pierre Potvin, 23 février 2016 20h54

    Monsieur Le Hir,

    Je souhaite seulement que l’Institut ne soit pas dirigée par un johnsonniste genre !

    Cordialement,
    Jean-Pierre Potvin

  • Pierre Bourassa, 23 février 2016 16h56

    ’’L’Institut de recherche sur l’indépendance déjà dans la mire des fédéralistes, avant même sa constitution’’

    À 5 minutes 55 de l’émission du 21-02-2016 de Ici Laflaque,vous pourrez admirer la façon dont Chapleau-Radio-Canada traite le sujet de l’Instutut de Recherche sur l’Indépendance du Québec,en ridiculisant l’idée elle-même,Pierre Karl Péladeau,ainsi que tous les jeunes qui seraient tentés d’y adhérer.
    La charrue passe dans le ciel avant même d’avoir aperçu le premier flocon.C’est la technique de la stérilisation des esprits.
    Émission du 21 février 2016
    http://laflaque.radio-canada.ca/emission/resume/93

  • Robert Guénette, 23 février 2016 14h24

    L’institut de recherche sur la souveraineté est sans nul doute le projet le plus prometteur qui puisse être réaliser en autant que l’on ne se contente pas de seulement démontrer les avantages économiques d’un Québec indépendant.
    Plusieurs autres aspects doivent aussi y être étudiés avec franchise, rigueur et transparence afin d’apporter toute la crédibilité nécessaire à cet institut.

    Plus nous avançons avec cette idée, plus nous nous apercevons que le but référendaire s’en éloigne pour faire place à la SOLIDARISATION NATIONALE et par une déclaration par l’assemblée nationale à la majorité, affirmant que le Québec est une nation, et libre de son destin en vertu du droit international à l’autodétermination des peuples.

  • Carol Morissette, 23 février 2016 12h22

    Pourquoi ne pas faire comme l’Islande ,Les référendums sont fait pour être
    pipée, Chrétien a conseiller la reine pour le référendum en Écosse et vous
    s’avez très bien ce qui c’est passer.Quand Guy Laliberté a tenter d’installer son cirque à Montréal, les libéraux ont fait peur aux Québécois en disant que ce serait seulement des B.S. qui iraient jouer au casino et nous avons cru ça.Guy
    voulait nous enrichir avec le cirque et le casino qui devait attirer beaucoup de
    touristes mais voilà on a tuer le projet dans l’œuf comme on a fait en 95 avec le référendum. J’ai travailler comme scrutateur en 95 et j’ai passer par les maisons
    pour enregistrer les gens qui pouvait voter, plein de gens possédait leur citoyenneté canadienne et ne s’exprimait n’y en Français ou l’Anglais. Vivre le Québec libre de tout ces parasites.Ce qui ce passe au Collège Maisonneuve ;ce n’est que la pointe de la banquise.

  • Jean Claude Pomerleau, 23 février 2016 10h45

    La souveraineté, une affaire d’État

    Et, pourquoi la géopolitique est incontournable

    La démarche du mouvement souverainiste reposait depuis le début sur le postulat que le Canada était un un État démocratique et qu’il allait se soumettre à la décision du Québec. Le corollaire de ce postulat était qu’il suffisait de produire un argumentaire rationnel sur les avantages de la souveraineté, gagner le débat et rallier une majorité, pour que le changement de statut du Québec devenait effectif.Or, la réaction de l’État canadien a démontré à l’évidence qu’il n’entendait pas se conformer à cet idéal démocratique.

    Le défi du mouvement souverainiste est de s’ajuster à cette réalité : passé de l’idéalisme à la realpolitik.

    Ce défi est d’abord celui de l’Institut de recherche sur l’indépendance.

    L’erreur serait de limiter son champs d’action à la seule production d’un argumentaire (rationnel) sur les avantages de la souveraineté.

    En fait son champs d’action porte sur un ensemble de considérations qui débordent largement le cadre de référence auquel le mouvement s’est confiné depuis le début du projet, qui nous a mené au cul-de-sac actuel.

    Il faut revenir à la base de ce qu’est la souveraineté : le changement de statut d’un État, dans le cas du Québec de province à État souverain.

    Et comprendre ce qui y mène effectivement : la souveraineté n’est pas un souhait mais bien une sommes. Ce changement de statut survient quand les forces du statu quo ne peuvent le contenir.

    La mission de l’Institut de recherche sur l’indépendance doit donc se définir en fonction de ce premier constat : « L’État, la voie royale » (P K Péladeau)

    Sa mission serait de produire des stratégies (et tactiques) ayant pour objectif le changement de statut de l’État du Québec.

    Donc, le grand thème de l’institut serait , un penser l’État en profondeur pour produire une doctrine d’État, laquelle serait l’assise d’une doctrine politique claire,

    Doctrine politique claire, dont l’absence depuis le début du mouvement explique le cul-de-sac actuel.

    Pour ramener le projet dans la réalité. Il faut faire de la souveraineté, une affaire d’État.

    Pourquoi la géopolitique est incontournable pour notre projet. Parce que cette discipline est la seule à faire de l’État l’objet premier de son étude. Difficile de s’en passer.

    JCPomerleau

  • Emilien Arseneault, 23 février 2016 10h07

    J’ai joué le rôle de DOC pour trois élections provinciales et une fédérale et suis disponible pour un rôle dans cette équipe à n’importe quel titre.

  • Jean Brilland, 23 février 2016 09h32

    Excellente idée que celle de monsieur Paiement : Monsieur Le Hir, "compte tenu de votre expérience, de vos connaissances et de votre motivation, avez-vous songé à poser votre candidature au poste de directeur du futur Institut de recherche sur la souveraineté ?"

  • Normand Paiement, 23 février 2016 07h06

    Monsieur Le Hir,

    Puissiez-vous dire vrai lorsque vous écrivez : « Avec PKP, l’indépendance est entre bonnes mains » !

    Cordialement,

    Normand Paiement

    PS - Compte tenu de l’acharnement des fédéralistes à combattre PKP, le PQ et le projet souverainiste, quelle devrait être, selon, la meilleure attitude à adopter de la part des indépendantistes ?

    PPS - Compte tenu de votre expérience, de vos connaissances et de votre motivation, avez-vous songé à poser votre candidature au poste de directeur du futur Institut de recherche sur la souveraineté ? En effet, qui d’autre que vous serait le mieux placé pour mener à bien les tâches que vous venez de définir ?...

Écrire un commentaire

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document
Ajouter un document

Éviter les réponses à un autre commentaire, les commentaires s'appliquent au texte seulement.

Pas d'attaques personnelles ni de propos injurieux ou discriminatoires.

Vigile se réserve le droit de refuser tout commentaire sans avoir à justifier sa décision éditoriale.

Veuillez lire attentivement les consignes détaillées avant de soumettre votre premier commentaire.

Consignes détaillées

Pierre-Karl Péladeau, indépendantiste
Un bâtisseur !

Financement de Vigile

N’hésitez pas à contribuer à sa production

Joignez-vous aux Amis de Vigile

Objectif 2017: 60 000$
10 905$  18%
Paiement en ligne
Don récurrent

Contributions récentes :

  • 16/06 Richard Carrier: 50$
  • 16/06 Marc Labelle: 50 $
  • 16/06 Les Amis de Vigile : 350$
  • 16/06 Jacques Bergeron: 100$
  • 16/06 PeeWee Troodeau: 100$
  • 15/06 Réal Coutu : 50$
  • 15/06 Serge Labossiere: 100$
  • 12/06 Michel Pauzé: 25$

Toutes les contributions

Merci beaucoup!

Publicités