«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Il casse un pot et le répare

Justin et le bilinguisme

Il y a un peu de hargne...

Tribune libre de Vigile
vendredi 30 décembre 2016
433 visites

Il n’y a pas à dire, lorsque Justin Trudeau nous parle de bilinguisme il se sert de ses tripes et de ses convictions politiques profondément fédérales. C’est clair ! Lui-même avoue avoir été « baveux » en passant un commentaire sur le bilinguisme qui en a fait sourciller plus d’un.

Lorsque l’animateur Patrice Roy lui demandait s’il appuyait l’idée de désigner Ottawa ville bilingue, il a répliqué en demandant si Gatineau serait prête à en faire autant. « J’étais en train d’être baveux, là. Ça, je l’avoue », a candidement poursuivi M. Trudeau. Pour réparer les pots cassés il a tenu à assurer qu’il ne fallait pas y voir une critique de la politique du Québec en matière de langues officielles.

« Pas du tout, pas du tout ! Non, non, non. Le Québec doit être français d’abord pour que le Canada puisse être bilingue », a laissé tomber le premier ministre, se présentant comme un ardent défenseur et promoteur de la dualité linguistique. « J’ai été prof de français à Vancouver, je sais à quel point c’est important, le bilinguisme », a-t-il fait valoir.

Savez-vous quelle aurait été ma réponse personnelle à M. Trudeau ? « Gatineau sera officiellement bilingue lorsque Toronto le sera ». Entre vous et moi, il passera beaucoup d’eau sous les ponts et M. Trudeau ne sera plus premier ministre depuis longtemps quand Toronto recevra officiellement son titre de ville bilingue.

Justin Trudeau a réitéré que la décision entourant la désignation bilingue de la capitale nationale appartenait aux élus municipaux d’Ottawa et non au gouvernement fédéral. « L’idée de faire une ville ou une autre une ville bilingue, ça appartient à la ville elle-même », a-t-il soutenu.

En vertu de la Charte de la langue française, les municipalités peuvent être reconnues bilingues lorsque plus de la moitié des résidants de leur territoire sont de langue maternelle anglaise. La Ville de Gatineau est bien loin du compte. Selon les données du dernier recensement de 2011, 11 % de la population a déclaré l’anglais seulement comme langue maternelle.

Nous pourrions peut-être conclure par une tempête dans un verre d’eau avec Justin.
N’oublions pas que le maire d’Ottawa, Jim Watson, s’est prononcé contre l’idée que Ottawa soir désignée ville bilingue à plusieurs reprises.

Cela laisse plutôt un goût amer.

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